Paris SGEL / Analanta (2-1) – La Porte de Saint-Choupo Académie livre ses notes

Il est de retour. IL-EST-DE-RETOUR. Sorti du long brouillard dans lequel nous a plongé.e.s le virus, le sauveur est revenu de l’empire des morts pour sauver Paris-Saint-Germain-en-Laye. Perdus dans les limbes du néant fouteballistique, ses camarades-joueurs ont soudain revu la lumière, au moment le plus critique, lorsque le héros a été ressuscité dans un éclair extraordinaire. En quelques touches de balle, il a redonné vie à son équipe, et a racheté son salut auprès des saintes divinités de l’UEFA. La mort a soufflé son haleine putride dans le cou de Thomas Tuchel et de ses ouailles, mais quelqu’un était là pour lui donner un Mentos : s’extirpant avec la grâce d’un albatros du grand maëlstrom de l’oubli, Éric-Maxim Choupo-Moting a frappé. Et il aura coûté 222 miyions de moins que Némarre, dites donc.

 


LA RENCONTRE


 

Au moment de préparer ce mâche CAPITAL (c’est marqué en capitales pour mieux comprendre comme il est capital) pour l’avenir de son équipe mais surtout pour le sien, notre camarade-entraîneur n’a pas été gâté. Après l’attentat œdipien de papa Perrin sur le p’tit Kiki, la suspension de l’Angelito, les blessures de Kurzatruc et Kilo Terreur, et enfin celle autrement plus embarrassante du beau Marcoco (sur un choc à l’entraînement avec Choupo, le hasard fait décidément bien les choses), la Veuve Scoumoune allait jusqu’à jambiser notre bon Thomas. On ne s’étonnera donc pas de cette  compo bancale à souhait.

 

Némarro-centrimse

 

En face, il y avait la haïpe de la Botte du moment, avec un onze qui coûte même pas un Némarre au rabais. Autant dire un ramassis de pauvres, sans moyens mais avec des idées : du 3-4-3 résolument offensif, du pressing haut ses morts, du jeu rapide en triangle, bref, la meilleure attaque ritalienne des deux dernières saisons.

Face à la menace, la recette est simple : il faut savoir résister à la pression, et exploiter à fond de cinquième les espaces laissés derrière. Mais sans notre Marcoco national, maître-ès-sorties de balle, et sans ce bon vieux Kiki, petit prince de la profondeur, la partie est tout de même pas gagnée d’avance. Devant ce constat, Thomas s’en remet à son meilleur atout : ce sera Némarre ou rien.

Le début de mâche confirme le scénario attendu : tandis que les Berlingamais jouent haut et pressent fort, Némarre déploie des trésors d’efforts et de technique pour assurer à la fois les sorties de balle, les transitions et la finition. Les occasions se succèdent des deux côtés, mais le score demeure inchangé du fait de la maladresse du numéro 222 dans le dernier geste et des beaux arrêts du goal de PSGEL.

Ce bon Navasse est d’ailleurs l’un des seuls de son team à s’illustrer en dehors du meneur à crête huppée, qui ne peut compter ni sur ses compères d’attaque aussi invisibilisés que la cause antiraciste à l’Assemblée, ni sur ses camarades du milieu, qui auraient clairement préféré avoir sa classe plutôt qu’avoir la leur (ils sont un peu just). Derrière, si la charnière centrale tient bien le coup, les latéraux souffrent face aux combinaisons ritaliennes et leur apport offensif s’en ressent.

À la demi-heure de jeu, c’est sur l’une de ces combinaisons que l’Analanta ouvre le score : tchic-tchac, droite-gauche-droite, enroulée du pied gauche,  hoplà, lulu opposée, 1-0, de toute bÔté. Passons les détails de la fin de la première période, ainsi que du début de la seconde, lesquelles se déroulent grosso modo sur le même schéma.

Avec l’heure de jeu arrivent deux nouvelles données dans l’équation : Kiki rentre sur le terrain ; Papoute Gomez, maître à jouer adverse, en sort. Dans les minutes qui suivent, l’Analanta, au bord de la rupture physique, recule inexorablement, alors que le siège de la surface ritalienne s’organise. Pour autant, la cage des Bleunoirs reste inviolée, ce qui relève du miracle avec autant de forceurs.

À la fin du temps réglementaire, alors que les griffes du destin s’apprêtent à se refermer sur le cou frêle et coudé de Thomas, le miracle s’accomplit enfin : enveloppé d’un halo blanc comme mes fesses en plein hiver, Saint-Choupo crochète, rentre intérieur et centre pour Némarre au second poteau. Le 10, après un petit cafouillage, centre en retrait pour la Marquigne, 1-1, explosion de vide dans le stade.

Deux minutes plus tard, Némarre a le ballon à gauche de la surface, il lance Mbappoute en profondeur, son ballon en retrait est comme aimanté par l’aura iridescent de Choupo qui la pousse au fond avec une dextérité qui n’a d’égale que la maladresse crasse dont il avait fait preuve dans ses mâches précédents. 2-1, le destin de PSGEL est scellé, ce sera une demie contre les Boches. Merci qui ?

 


LE SOVIET REVENU D’ENTRE LES MORTS


 

Kélore Navasse (4/5) : C’est un mec très bien. Dommage qu’il soit blessé, hein ? (remplacé à la 79e par Serge Riche, profiteur)

Kilo Terreur (2/5) : Note moye’ pour un mec moye’.

Titi et Kim (3/5) : Il y a eu le but bien sûr, et pas mal de soucis dans le domaine aérien, mais mis à part ça, ça a bien tenu, et si le cirque Zapata n’a pas eu lieu, c’est bien grâce à eux.

Jean Bernard (2+/5) : Ce fut dur, mais on a quand même passé quelques bons moments.

La Marquigne (2/5) : Dans le dur pendant une grande partie du mâche, et puis la montée qu’il faut pour aller chercher le but.

Andrérrerra et Guégueye (2/5) : Même rôle de bouche-trou du miyeu. Ni plus, ni moins (remplacés à la 73e par la Drax et Parédesse, un cran au-dessus niveau technique, tout de même).

Némarre (5/5) : On pourrait lui reprocher son manque criant d’efficacité, mais avec tout le travail qu’il a abattu pour littéralement porter son équipe en première mi-temps, ce serait franchement déplacé. Trop cher à l’achat cependant – ça, ça n’a pas changé.

Pablo Sarabisaoudite (1/5) : Il avait une carte à jouer dans la profondeur, il ne l’a pas prise, bon (remplacé à la 60e par Kiki, épouvantail à défenses trop hautes).

Icaro Maurdi (erreur de casting/5) : Rendez-nous Cavanouille. Maintenant (remplacé à la 79e par Saint-Choupo, tout a déjà été dit).

 

Rdv semaine pro contre les nouveaux riches d’Allemagne de l’Est,

Et louons encore les grâces de Saint-Choupo,

La bise anale,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

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