Paris SGEL / FC Mezze (1-0) – La Porte de Saint-Cloud Académie poursuit sur sa lancée

J’suis tout seul en ce moment à la Porte de Saint-Cloud Académie. Sont tous partis les loustics, les vieux de la vieille, les camarades-coreligionnaires-truc. Bon y a eu le corona bien sûr, mais j’crois qu’en vrai de vrai je sentais un peu trop fort pour eux la poiscaille et le ferrugineux. Ça doit avoir un lien avec mon régime pescitarien. Ou avec ma vie sexuelle en vase clos, allez savoir (faut bien réduire les cas contacts, hein).

Mais j’me plains pas, j’suis bien content. Seul dans mon bouge, une main sur la souris de l’ordi, l’autre sur la souris morte qui traîne au fond du paquet de chips au fromage, j’me marre bien en rematant les derniers mâches de Paris-Saint-Germain-en-Laye. Karl me regarde du haut de son buste en stuc, perché sur la bibliothèque. Il a pas l’air de se fendre la poire, le bougre. Faut dire que j’me suis un peu assis sur la doctrine ces derniers temps. L’infiltration trotskanale est comme qui dirait au point mort, voyez.

Mais c’est qu’c’est trop drôle ce début-fin de saison de fouteballe au goût rance de fin de race. J’ai plus la tête aux masses laborieuses. On s’fout un peu du Grand Soir et du paradis socialiste quand tout est déjà en train de se débander ici-bas, que toutes les ouailles de la chapelle néo-libérale se jettent dans les rues par les portes par les fenêtres (quand ils sont pas occupés à jeter plutôt des Arabes et des Noirs à la Seine) en hurlant au collapse imminent de ce monde de merde.

Je suis peut-être en train de rater le coche. C’est peut-être maintenant, quand tout fout le camp, qu’il faudrait préparer l’après. Le vrai monde d’après, celui qui ne veut pas être encore plus méprisant monétisant excluant réprimant que celui d’avant. Peut-être que c’est maintenant qu’il faudrait les sortir de la paille les fusils la mitraille les grenadeuh. Le problème c’est qu’y a que les fachos qu’en ont aujourd’hui, des armeuh. Et y a qu’eux qui y appellent, merde alors.

Nan mais de toute façon j’m’en fous. J’suis devant le foute. J’regarde les mâches de PSGEL. J’me marre bien.

 


LE SOVIET COLLAPSO


 

Kélore Navasse (3/5) : Un retour qu’il fait du bien par où ça passe, et pas seulement à sa plus grande admiratrice.

Colin Bagdad (3/5) : Un volume de jeu aussi juteux que la pulpeuse jeunesse de ce petit bout de chou tout choupinou.

La Marquigne (2+/5) : Un retour qu’il fait pas forcément mille bien parce que c’est quand même pas mal passé dans l’axe, et pour les relances à la zob on repassera. Mais on retiendra la magnifique transversale pour l’Angelito sur le but libérateur en toute fin de mâche.

Abdiallo (0/5) : Avec un premier carton au bout de 30 secondes de jeu, ça s’annonçait pas sous les meilleurs auspices. Et bingo : un bon gros mâche de merde passé à souffrir ses morts face à la paire d’incisifs attaquants allemands lorrains mosellans sénégalais d’en face, au point de se faire exclure sur une intervention somme toute assez banale sur l’un d’eux.

Michel la BAC (1/5) : Pas très juste, pas très vif, pas très spontané. Un peu daubé, en somme (remplacé à la 63e par Jean Bernard, venu apporter tout ce que l’autre n’apportait pas, y compris une sale rupture du ligament croisé, et donc un mâche fini à 9 contre 11. Décidément, la saison s’annonce magique : le corona, les expulsions, les blessures… Ça part avec trois latéraux à gauche, 10 jours plus tard il en reste à peine la moitié d’un. Quel karma claqué au sol. Je bande).

Andrérera (2/5) : Vous avez remarqué le nombre de plis pleins de sueur que ce gars peut avoir sur le front quand il hausse les sourcils ???

Idrissa Ganache (3+/5) : Et ben voilà, tu vois quand tu veux mon grand. Gegenpress, projections sur les ails, récup’ au forceps, omniprésence sur les seconds ballons… Is this the black Matuidi ? (remplacé à la 84e par un p’tit jeune bien en jambes)

Juju la Drax (2+/5) : L’homme de la dernière minute. Celui qui commence à taffer à un quart d’heure de la fin de journée après avoir passé son temps à traîner sur des sites pornos gay, et qui s’agite tout d’un coup quand l’horloge s’apprête à finir son tour de cadran. Un beau dribble, une passe presque décisive, une tête bien placée sur un ballon repoussé dans le temps additionnel, on remballe, on efface l’historique, merci, de rien, au revoir messieurs-dames.

 

 

Pablito (1+/5) : Les mâches se suivent et se ressemblent pour Pablito. Y a de la bonne volonté, mais on ne peut pas s’empêcher de se dire que son espérance de vie dans le onze titulaire s’amenuise à chaque minute qui passe. L’acharnement thérapeutique a ses limites (remplacé à la 68e par Kimpemboum, revenu à toute berzingue après l’expulsion pour casser du Messin et sauver des balles de but dans les pieds des méchants).

Ange de Marie (5/5) : Comme quoi, on a été mauvaise langue. Oui, il a été tout flingué contre les Marseillois. Mais Angelito n’a pas dit son dernier mot. Il a même carrément pris le jeu à son compte tout au long de la partie, alterné jeu long, jeu court, intérieur, extérieur, centres, ouvertures en profondeur, appels… Il a combiné avec à peu près tous ses coéquipiers : les bonifiant, parfois ; nous démontrant à quel point ils étaient nuls par rapport à lui, surtout. Et puis, au bout du bout, ce petit bijou de contrôle en extension pour récupérer la transversale de Markiki, et centrer directement pour le but que la Drax plante après que le goal adverse ait repoussé une première fois la balle devant Icardoche. Bien joué champion.

Icardoche (2+/5) : Un énième retour de péroxydé contaminé à Ibiza. Et c’était pas si dégueu que ça. Après, il fallait pas s’attendre à le voir sortir de la surface adverse et participer au jeu, quoi. Mais contre MessSSsse, ça suffit. Quelques jolies têtes, quelques reprises à bout portant repoussées par un gardien fort en jambes, et une présence devant le but qui a fini par payer sur le but de raccroc en fin de mâche.

 

Allez hop, ça c’est fait, et à bientôt pour la suite de cette saison DANTESQUE,

N’oubliez pas qu’il faut œuvrer pour le monde de l’anal d’après, bande de réfractaires,

Trotskanalement,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

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