Paris SGEL / RB Leibniz (3-0) – La Porte de Saint-Cloud Académie aime les mâches sans retour

 

Le retour est un peu à l’aller ce que la procréation est au coït. Une seule petite faute d’inattention, un seul oubli coupable, et c’est tout le travail fort jouissif de se faire plaisir pendant l’acte qui se trouve ruiné par l’arrivée d’un affreux marmot criard – aussi connu sous le doux nom d’ « élimination aux buts à l’extérieur » -, 1 ou 9 mois plus tard, selon les cas.

Chez Paris-Saint-Germain-en-Laye, on s’est fait une spécialité de ce genre de mauvaises surprises. La fameuse capote qui pète est ici tout sauf une légende urbaine, et la progéniture d’éliminations bâtardes des parisiano-saint-germanois est devenue légion. Lorsque PSGEL vient, le soir venu, border ces horribles rejetons, fruits de sa propre déconfiture, de ses erreurs passées et sans cesse répétées à l’identique, PSGEL sanglote tristement. Il entretient probablement l’espoir inavouable de pouvoir appliquer un gros édredon sur le visage pourtant paisible de ces douloureux traumatismes sur pattes, de mettre un terme à leur misérable existence pour enfin effacer le fardeau de leur souvenir.

Pourtant PSGEL, amant fier et conquérant, étalon aux magnifiques attributs (dont Némarre serait le turgescent apex), a tout pour être heureux. Sûr de ses forces, de ses qualités, il sait donner du plaisir à ces messieurs et dames, et laisse rarement ses amant.e.s insatisfait.e.s lorsque l’enjeu est de taille. Quelques-unes de ces étreintes passionnées sont demeurées célèbres : on se souviendra de cette Catalane, d’une beauté sûre et matûre, rencontrée un soir de Saint-Valentin et qui avait ployé sous les virils va-et-vient du bel éphèbe parisien – lequel par quatre fois était revenu à la charge après l’orgasmique coup de rein -, ou encore de ce beau diable anglais, subjugué de plaisir dans son propre lit par l’éreintante endurance de son amant d’un soir…

 

Seulement voilà. Niquer comme un dieu, c’est une chose, mais il faut savoir faire attention. PSGEL a eu une, deux, trois, mille mauvaises surprises à force de fourrer son chibre aux quatre vents. Depuis, après chaque sensuelle chevauchée, PSGEL vit dans l’angoisse, dans l’attente de la mauvaise nouvelle qui doit venir inévitablement un mois plus tard. Devant ses yeux vitreux défilent les images des immondes sextuplés que lui a pondu la vieille Catalane prétendûment ménopausée il y a quelques années et pour lesquels il paie toujours une douloureuse pension de quolibets ; et quand ce n’est pas une progéniture imprévue, c’est l’affreuse MST que lui a refilé le perfide mancunien l’an passé, et dont il garde encore les stigmates christiques sur son membre autrefois fier et désormais impuissant.

Depuis ces malheureux épisodes, Paris Saint-Germain-en-Laye en est réduit à avoir peur de l’ombre de son propre sexe. Cette année, lorsqu’il s’est retrouvé dans le lit de ce colosse teuton blond aux yeux bleus, jeune éphèbe aux muscles aussi saillants que son impressionnante virilité, PSGEL a été dominé par la peur. Le plaisir en berne, à l’image de son zgeg, il a à peine résisté aux sévices de l’aryen libidineux.

Ce n’était pourtant pas une si terrible humiliation, mais dans l’esprit traumatisé du petit libertin parisien, le scénario était déjà tout tracé : un mois plus tard, il aurait une nouvelle fois à constater l’apparition d’affreux boutons sur son joli petit gland, et il serait reparti pour un an d’impuissance chronique, à rester assis au fond du club échangiste en regarder son sexe demeurer désespérément flaccide devant le spectacle orgiaque de la grande partouze européenne.

 

Sauf que, pour une fois, ça ne s’est pas passé comme d’habitude. PSGEL ne s’est pas réveillé avec le quique tout rouge, ou avec la photo d’un test de grossesse positif. Tout était toujours à sa place, il n’y avait rien de plus ou de moins. PSGEL avait serré les fesses, et c’était passé : le gros Allemand en sandales était parti en embarquant son goût discutable pour le jaune, sans demander son reste. Tout simplement. La seule véritable surprise, c’est qu’il n’y en avait pas eu.

Le beau Parisien ne savait pas comment réagir, il ne savait plus comment profiter simplement de ce plaisir sans conséquences. Il en a sans doute trop fait, il a crié un peu fort et ça a sonné un peu creux, mais sa joie était sincère, il avait réussi à vaincre le signe indien. Son sexe se dressait déjà d’impatience, il avait retrouvé l’envie de tout niquer sur son passage, comme un bon gros forceur des familles.

Il ne sentait d’autant plus pisser qu’après ce dénouement heureux, le club échangiste où il avait ses habitudes a instauré de nouvelles règles sanitaires : contraception obligatoire pour tou.te.s, pas de bisous sur la bouche, désinfection intégrale des divers tubes, jouets et orifices toutes les demi-heures.

Bref : PAS DE MÂCHE RETOUR. Du sexe sans lendemain, de la baise sans se poser de question, sans suites et sans conséquences, entre gens joyeusement consentants. Du sexe pur et dur, débarrassé de ses oripeaux moraux et de ses contraintes procréatrices. Merde, je sais même plus si je parle de cul ou de fouteballe moi avec tout ça.

 

Alors PSGEL s’en est donné à coeur joie, son esprit libéré d’un énorme poids. Bien sûr, il a fallu se remettre un peu dans le bain, ça faisait si longtemps qu’il attendait ça qu’il en était devenu fébrile, l’amant transi. La jeune Italienne qu’il a rencontrée tantôt, encore pucelle il y a peu, a bien failli le surprendre avec son surprenant Kama-Sutra digne d’une quadragénaire. La jeune dévergondée était diablement souple et d’un enthousiaste vénéneux, mais la fatigue a finalement eu raison d’elle. À l’expérience, à l’endurance, PSGEL a fini par lui rappeler qui de l’élève ou du professeur devait avoir le dernier mot dans cette affaire. Nul doute qu’elle reviendrait sous peu pour en redemander, cette belle Bergamasque : la jeune fille avait la soif d’apprendre.

Pour PSGEL, la machine était lancée. Rien ne pouvait plus arrêter l’ardent élan de ses étreintes passionnées. Cette fois, c’est un jeune androgyne qui a succombé à ses charmes. Un nouveau riche Est-Allemand, en quête de sensations fortes dans les milieux libertins les plus raffinés. PSGEL l’avait rencontré via un site pour amants bien membrés. Il se souvient encore de son pseudonyme, digne d’un featuring Booba-Kaaris dans un octogone orgasmique sans règles (entre couilles, donc) : Marcel Sabitzer. Des noms comme ça, ça ne s’invente pas.

Il n’a pas regretté de s’être déplacé, le petit jeune. PSGEL l’a littéralement soulevé, sans lui laisser le temps de respirer une seconde. Du plaisir, en veux-tu, en voilà, des tartines de plaisir, en giclées, en gelée, en suées. Le fébrile Parisien plein de doutes et de traumas s’était enfin mué en une machine orgasmique, sûre de son irrésistible aura. Tou.te.s succombent à ses innombrables talents. Jusqu’à quand ?

 


LE SOVIET-ÉTALON


 

Vergio Rico (3/5) : En attendant le retour de Keylorgasme, on se satisfait très bien de ce bel Espingouin.

Thilo Kékétte (2+/5) : Le seske sans riquse.

Titi & Gros-bidet (4/5) : On ne le répètera jamais assez : l’hygiène des parties intimes, c’est important. Surtout quand on ne sait pas où nos partenaires ont bien pu aller foutre leurs muqueuses avant de les frotter aux nôtres. Et avec ces deux-là derrière, on est sûr de ne rien laisser passer, pas même la transphobie.

Juan Biroute (3+/5) : S’il a tendance à bander un peu mou pour la banale levrette domestique du week-end, Little Big Juan ne prend jamais plus son pied que pendant les grandes orgies européennes. Et un pion de plus, un.

Marquique (4/5) : Non content d’avoir tenu la baraque dans un milieu de terrain bien fourni, notre beau latino s’est fendu d’une ouverture du score toute en détente verticale, le corps dressé dans une triomphante érection pour pénétrer les filets encore vierges. De l’émoustillage comme on l’aime.

Leandro Parlesfesses (3+/5) : Esthète à la palette toujours plus complète (remplacé à la 83e par Juju la Drax, joli minois).

Ander Herreragnoutes (3+/5) : Aboyeur en chien, saute sur tout ce qui bouge et remue la queue (remplacé à la 83e par le beau Marcoco, soleil de mes nuits sombres)

Némarre (3/5) : Je suis fatigué de trouver de nouveaux surnoms, lui était fatigué d’avoir tout fait tout seul pendant le mâche d’avant. Sauf qu’il a pu se reposer sur ses coéquipiers cette fois-ci (alors que je n’ai pas cette chance, parce que je suis seul et triste). Deux poteaux cependant.

Ange de Marie (5/5) : Avec tous les enfants que cet angelot peut faire dans le dos d’une défense, tu m’étonnes que Joseph se soit fait cocufier par l’Esprit Saint. Je serais pas surpris si on m’apprenait que le petit Jésus est né avec les oreilles de Philippe Gildas (remplacé à la 86e par Pablo Sarabeau, ou presque).

Mbappette claquée (3/5) : Comme un daron cisgenré capitaliste se contente généralement d’une bonne vieille levrette claquée pour son rapport hebdomadaire avec bobonne, sans beaucoup plus de réflexion, Kiki s’est grosso modo borné à foncer droit devant, sans réussite pour cette fois. Après, il le fait très bien, hein. Maître-ès-levrettes le ptiot. Mais il nous a quand même habitué.e.s à un peu plus de créativité (remplacé à la 86e par Saint-Choupo, qui n’a pas eu besoin d’être le sauveur ce coup-ci).

 

Rdv bientôt pour l’orgie de votre vie, ambiance boulard allemand,

Des bisous les bigoûts,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

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