PSG – ASSE (2-1) : la Forez Académie n’a pas eu honte

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Les yeux dans les yeux.

Le mâche résumé en une phrase : « Alors peut-être ? »

Un déplacement au Parc n’est jamais facile, surtout quand on s’appelle Sainté. 12 ans et 25 mâches toutes compétitions confondues sans victoire, pas besoin d’en dire plus. Après une prestation très convaincante face à Reims, est-ce que cette rencontre face à Paris n’arrive pas trop tôt ? Le spectre d’une raclée qui pourrait détruire le maigre capital confiance accumulé plane au-dessus des têtes stéphanoises, et j’avoue ne pas être très confiant avant d’aborder ce mâche.


La compo :

Larsonneur (cap)

Appiah – Batubinsika – Nadé – Pétrot

Mouton – Ekwah – Bouchouari

Cafaro – Stassin– Davitashvili

Toujours ce 4-3-3 classique, et Horneland reconduit quasiment la même équipe que face à Reims. Le seul changement : Davitashvili qui prend la place de Boakye sur l’aile gauche.


Le mâche :

Un parcage plein avec de la pyro, des tifos qui insultent Sainté en face : pas de doute, ce retour en terres parisiennes était attendu des deux côtés. Sainté démarre très bien son mâche, avec un jeu en mouvement intéressant et surtout l’intention de ne pas subir la pression recroquevillé en défense. On aime ce qu’on voit ! Les Verts sont même à deux doigts d’ouvrir le score, mais un retour d’Hernandez combiné à une passe un peu molle de Stassin empêchent Sainté de marquer. Malheureusement, en face, il n’en faut pas beaucoup pour faire mal, et Dembélé laissé en un-contre-un face à Pétrot se fait plaisir et envoie une sacoche au ras du poteau de Larsonneur pour ouvrir le score (1-0, 13e). Paris reprend la main, et enfonce le clou sur un pénalty de Dembélé (2-0, 23e). La « faute » de Pétrot nous laisse un goût amer : son bras traîne en arrière et la balle lui arrive dessus sans qu’il ait le temps de l’enlever. Ce genre de faute est sifflée systématiquement, c’est un peu naze. Barcola pense avoir fait le break mais la VAR nous sauve en lui donnant une faute un peu imaginaire juste avant sa frappe. 2-0 à la mi-temps, ça aurait pu être pire, mais le score ne reflète pas forcément la partie. En deuxième mi-temps, Sainté continue de vouloir jouer et réduit la marque sur coup-franc par Davitashvili (2-1, 64e). Paris reste un cran au-dessus et conservera son avantage jusqu’à la fin. Les Verts n’ont pas démérité, ils repartent avec une défaite, mais aussi la certitude que le maintien peut passer par le jeu. Prochaine rencontre qui va sentir le sang face à Nantes, à domicile : c’est ce genre de mâches qu’il ne faut pas louper.


Les notes :

Larsonneur (3/5, convaincant) : il a été très sollicité en première mi-temps, un peu moins en deuxième, et son mâche est dans l’ensemble plutôt bon. Il ne peut pas grand-chose sur les buts encaissés, et pour une fois, ses relances au pied n’ont pas toutes fini en touche.

Appiah (2/5, Averell) : il a souffert face à Barcola et Mayulu, on l’a beaucoup moins vu aux avant-postes que face à Reims. C’est un peu l’histoire du grand qui se fait tabasser par les petits, Averell face à 2 Joe Dalton.

Batubinsika (3/5, retour réussi) : oui, car il a été formé au PSG sans jamais jouer en équipe première. Comme souvent, il a été propre, n’a pas raté grand-chose et a bien muselé Ramos puis Dembélé ou Barcola dans l’axe.

Nadé (3/5, la grosse cote) : si vous aviez misé quelques bitcoins sur « Nadé fait un bon match au Parc face à Paris », vous êtes maintenant millionnaire. Sorti de nulle part, mais installé solidement. Et dire qu’on a failli le laisser partir libre en fin de saison dernière…

Pétrot (2/5, digue écroulée) : seul face à Dembélé et Hakimi (merci Zuriko), il a souffert et s’est offert quelques glissades sur les crochets dévastateurs de ses vis-à-vis. La mentalité stéphanoise chevillée au corps, il n’a jamais lâché… sauf quand il était pris de vitesse

Ekwah (3/5, renaissance) : j’avais déjà noté son bon mâche face à Reims, il a confirmé face à une opposition plus relevée. Récupération, relance et tête toujours levée, il a fait un gros mâche. Attention quand même à quelques prises de risques inutiles pas loin de la surface

Bouchouari (3/5, trop de risques) : pas évident d’exister face au milieu parisien, mais il l’a fait. Très présent à la récupération, il s’est aussi projeté devant pour apporter le surnombre. Deux bémols : il n’arrive jamais à se mettre en position de frappe, et faut arrêter de vouloir dribbler quand on est dans sa surface (le but refusé à Barcola est très gentil pour nous).

Mouton (2/5, un peu juste) : un peu en-dessous par rapport à ses collègues du milieu, il reste intéressant par son activité incessante au milieu. Bon, il en faudra peut-être plus pour rester titulaire. Remplacé à la 63e par Amougou (non noté) qui s’est remis à courir et qui a peut-être compris qu’il avait intérêt à se montrer avec le nouveau coach.

Cafaro (1/5, fraude) : aucun impact, aucune occasion, aucun charisme. Mathieu, c’est un peu le verre d’eau tiède qu’on te sert avec ton café : fade. Remplacé à la 46e par Boakye (2/5, muscle tes courses), qui se fait manger à chaque fois ou presque qu’il est lancé en profondeur, la faute à sa conduite de balle de mec bourré.

Stassin (2/5, pas là où on l’attend) : une passe molle et c’est tout. Il dézone pour toucher la balle, se montre disponible pour participer à la construction, mais n’est jamais à la conclusion.

Davitashvili (3/5, moui) : certes, il marque sur coup-franc, ce qui ne nous arrive jamais ou presque. Mais bon, il peut dire merci à Donnarumma pour son plongeon d’otarie et le placement douteux de son mur. Sinon, on voit qu’il aime bien garder le ballon pour lui, et qu’il ne défend pas beaucoup : Cristiano spirit. Remplacé à la 87e par N’Guessan (non noté), difficile de juger sur si peu de temps.


La question minitel :

La question minitel a une pointe de regret quand même.

On a vu le coach passer d’une colère explosive à de grands sourires avec Zuriko. Et puis ce regard… T’as clairement pas envie que le mec te passe une soufflante, le « hair dryer » de Ferguson c’est un pet foireux à côté. Mon Léo qui a vu les vagues lui exploser à la tronche tout le mâche, bien non aidé par Zuriko qui préférait rester devant : la solidarité géorgienne sans doute. 3e place pour Zuriko justement qui, en plus de ne pas défendre, ne voulait pas partager le ballon : la solidarité géorgienne sans doute. Enfin, les supporters du Parc ne sont pas repartis les mains vides : vu le nombre de ballons qui ont fini dans les tribunes, il fallait attention à ne pas trop regarder son portable quand Dembélé ou Doué frappaient.

Roland Gromerdier

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