Réal madridiste / Paris SGEL (2-2) – La Porte de Saint-Cloud Académie revient pour vos beaux yeux

Salut les frères staloches,

 

On va pas commencer à perdre du temps en retrouvailles larmoyantes. Me revoilà, je vais bien, et toi ? Non, me dis pas que tu as fini par oser demander cette augmentation de 0,8 centimes à ton connard de patron (pléonasme) ? Et tu t’es endetté pour 3 générations pour ce petit pavillon à Déprime-en-Beauvaisis, mais c’est formidable ça, et comment va la petite dernière, voilà, c’est pas la peine d’insister, hein.

Du nouveau pour Paris Saint-Germain-en-Laye, je crois pas qu’il y en ait eu depuis… Depuis quand, déjà ? Bref, toujours les mêmes bails, morray. Thomas, en bon amoureux des voitures allemandes, nous conduit tout ça comme une belle Merco, en faisant doucement ronronner le moteur, sans monter directement dans les tours comme la première Lambo de nouveau riche venue.

Nan, PSGEL, c’est une bonne grosse berline bourgeoise. Elle en a sous le capot, mais elle fait pas de bruit, elle avance tranquillement en cachant bien ses gros chevaux aux jarrets saillants sous sa carrosserie lustrée. Pas d’écarts, pas de pneus qui crissent au démarrage, pas de dérapages, même contrôlés. Paris SGEL, c’est la bourgeoisie qui se respecte, et qui sait se faire respecter tranquillement, qui fait passer la pilule à la populace sans forcer, comme une social-démocratie bien huilée. Tu lâches quelques points chez des sans-dents de province une fois de temps en temps, histoire de maintenir l’illusion du contrat social de ses morts, et tu avances quand même : un 2-0 par-ci, un 2-1 par là, et à la fin tu es toujours au sommet de la chaîne alimentaire, et c’est toujours les gilets jaunés le Dijon FCO qui descend en Ligue d’eux. C’est beau, une république qui fonctionne.

 


LA RENCONTRE


 

C’est pas comme ces monanarchistes de Madrid, là. Du tape-à-l’œil, de la poudre aux yeux (de perlimpinpin, bien sûr), ça roule des mécaniques et à l’arrivée, que tchi. Une grosse cylindrée blanche éclatante qui démarre au quart de tour, qui te roule dessus avec le moteur qui turbine à plein régime pendant 80 minutes, deux buts pas moches du tout… Y a sonne-per au milieu côté Ouest Side, tout le monde se fait bouffer par Iscasse-couilles, ça se met à jouer dans les coins, et ça se retrouve au trou comme des boules de billard.

Mais la grosse berline parisiano-saint-germanoise, elle a du répondant, et elle te remet tout ça à sa place fissa, fessée déculottée en trois minutes chrono : une cagade du gardien belgien (mais où est la Sainte Aréole ?) et un but de renard de Kiki, une reprise pleine lucarne de Sarrabiata lourdement chargée en piment pour les yeux de Fred Hermel, et hop, le tour est joué. Les entrées de Némarre et Dragster ont donné des solutions dans l’axe, et les choix de Thomas ont payé. PSGEL s’est laissé faire, PSGEL a pris des buts, PSGEL a tout juste joué un quart d’heure, mais PSGEL est toujours premier dans les charts. On est dans le foute-jeu, on a créé le produit, mon gars.

 


LE SOVIET LOURDEMENT CHARGÉ


 

Kéké Navasse (4/5) : Les frappes adverses étaient lourdement chargées, et c’était son tour de s’en charger. Brillamment.

La Meunière (1/5) : Une passoire qui a au moins le mérite de bien présenter. Tellement perméable qu’en fin de match Marcelo ne prenait même plus la peine de le dépasser avant de centrer. Passeur décisif malgré lui, cependant.

Tito Silva (2/5) : ACAB cependant.

Prunelle de Quimperlé (2/5) : Une pâle copie.

Jean Bernard (2/5) : Oui, ben, c’est kif-kif, hein.

Idrissa Ganache (1/5) : MC, sincèrement, tu fais pas le poids ; t’as jamais brillé depuis le match aller, nous on se rappelle pas de toi.

(Remplacé à la mi-temps par Némarre (2/5) : si t’es pas numéro 10 à Paname, t’es la banane du siècle)

Marki (1/5) : Souvent dépassé, jamais dans le rythme, Momo a besoin d’une nouvelle prod pour retrouver ses rimes.

Marco (1/5) : On a vidé les douilles de son chargeur, scié les chicots de son pit.

Ange de Marie (1/5) : Esquive les ballons comme Keanu Reeves.

(Remplacé à la 75e par Juju Dragster, l’homme de l’intérieur (mais non, pas Castaner, rhooo))

Mbap-p-p-pé (3+/5) : Mention honorifique pour avoir été le seul à jouer les forceurs sur la défense adverse, et le bonus pour son but de gredin, comme une faciale sur le gras nez de Courtois, cum laude.

Icardouille (1/5) : Une bonne grosse douille.

(Remplacé à la 75e par Pablo Sarrabiata, les poches vides, les cojones pleines)

 

Bisous les kheys,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

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