Red Star – Amiens (3-3) : La Jules Rimet Académie dépoussière l’armoire à trophées

Red Star Football Club vs. Sporting Club Amiénois : trois partout
Football Association, Championnat National – trente-quatrième et dernière journée
Stade de Paris, Saint-Ouen – temps frais – pelouse en bon état
env. trente cent supporters

Le vainqueur du Championnat était déjà connu avant le match. Cette confrontation n’eut lieu donc que pour le plaisir du jeu et permettre à l’avant Lefaix de remporter le trophée tout symbolique de meilleur scorer de la division.

C’est désormais chose faite puisque avec deux nouvelles réalisations, le redstarman obtient un total de vingt-et-un goals, à égalité avec le burgien Sané, le tout sans aucun penalty-kick.

Le match en lui-même se déroula dans une ambiance de kermesse bon enfant. Ce n’était pas encore le quatorze juillet mais pétards et autres feux de Bengale étaient de sortie pour célébrer comme il se doit le nouveau champion du National. Les vingt-deux footballeurs offrirent un spectacle de qualité puisque pas moins de six goals auront été scorés pour l’égalité parfaite entre les deux teams. A un goal du picard Poyet, Lefaix répondit doublement et de belle manière, suivi par le géant Kanté pour le trois à un avant que Pouye et Nsaame ne rétablissent l’équilibre entre les partis.

Les mauvaises langues souligneront là un relâchement coupable des arrières audoniens, mais lorsque le titre est acquis et que les congés se présentent, il n’est pas aisé de conserver un sérieux qui n’a jamais fait défaut aux moments cruciaux de la saison.


L’équipe :

Fin de saison oblige, certains redstarmen se voyaient mis au repos (tandis que d’autres iront renforcer l’équipe réserve à la lutte pour le maintien). C’est le cas du gardien Planté, irréprochable sur la saison, remplacé par le jeune Allain.
L’arrière Marie était exempté pour cette dernière, son avenir au club étant incertain.

Une ligne arrière remaniée, certes, mais de belle facture – jugez-en par vous même – où le polyvalent Hergault, les valeurs sûres Fournier et Seidou côtoient le capitaine et désormais retraité Allegro.

Allegro qui conclut ici de la plus belle des manières ses quatre années au sein de la team, il s’en eut fallu de peu qu’il ne score une dernière fois pour l’Étoile rouge.

Les milieux et les avants offrirent moins de surprise, puisque le vétéran Fardin, l’habile Makhedjouf et le remuant Beziouen prenaient place dans une charnière à trois, alimentant de ballon la team de scorers « maison » Bellion, Tinhan et Lefaix.

Nous décidons de leurs mettre cinq sur cinq à tous, en remerciement de leur saison.

Les substitutes :
La fédération, dans une nouvelle tentative de dévirilisation du sport roi, autorise le remplacement dans le jeu de maximum trois footballeurs. Il est malheureux de constater que, chemin faisant, les dirigeants d’équipes acceptent ce genre d’antijeu, dénaturant par là même tout ce qui fait l’esprit de ce sport, à savoir l’affrontement viril dans les règles de l’art de onze players contre onze sur la plaine consacrée.
Le mal étant fait, il y a fort à parier que dans les années à venir, nous verrons mettre en place des tactiques de remplacement des footballers non blessés pour des joueurs jugés plus « frais » au détriment évidemment de l’esprit de combat, du spectacle et du jeu.

Nous n’aborderons donc pas plus ce sujet, que nous réprouvons.

L’arbitre :
M. Guillard n’a pas eu de grandes interventions à faire, et c’est ainsi que nous apprécions les arbitres, favorisant le jeu et délaissant ce sifflet dont certains usent à tort et à travers tel un agent des boulevards. Aucun carton n’aura été distribué, soulignant s’il le fallait le fairplay dans lequel s’est déroulé la rencontre ainsi que le bon jugement de M. l’arbitre (chose rare, qu’il faut ici souligner).

Autour du match :
Encore une fois la fédération, sourde aux critiques pourtant légitimes d’une population avertie, fait les choses mal et la cérémonie de remise du trophée fut d’une lenteur propre à endormir un sénateur. Le public ne fut par ailleurs pas invité à partager l’allégresse du titre avec les redstarmen. Quelques poulbots réussirent cependant à se frayer un passage vers les joueurs mal protégés par un service d’ordre de peu de présence.

Dans la division, il est à noter que le Paris Football Club rejoint le Red Star en Division 2. Serait-ce les prémices d’un renouveau du Football professionnel en région parisienne ? En effet, si en Football Rugby, les clubs du Racing et du Stade Français sont solidement installés en division une, cela fait longtemps que le Paris Saint-Germain Football Club est bien seul dans la première division de Football Association.
Commençons déjà par stabiliser nos équipes en Division 2, mais une chose est sûre, les regards portent déjà vers le haut.

Concernant le stade du Red Star en division 2, c’est le flou le plus total. D’aucuns avancent la possibilité d’aménagements du stade de Paris dans un délais d’un an minimum. L’on parle du stade de France (en la commune voisine de Saint-Denis) pour accueillir le club le temps nécessaire des travaux, du Stade Jean Bouin de Paris XVIème, voir du Stade Duvauchelle de Créteil. Non, messieurs de la fédération ! Ce n’est pas ainsi que l’on favorise le sport auprès des jeunesses populaires. Sachez-le, l’âme du Red Star est dans les faubourg ! Le Red Star c’est le stade de Paris, rue de la Chapelle à Saint-Ouen !

P. Molise, pour Le Hors-Jeu, parution irrégulière.
Pour toute réclamation, s’adresser au journal qui transmettra.

Porthos Molise

Supporter historique du Red Star depuis 1897, Père fondateur de la Jules Rimet Académie avant que l’Etoile Rouge ne redevienne tendance auprès des hipsters d’HorsJeu (les horjpsters). Ethnographe de comptoir et amateur d’excès lipidiques, j’ai contemplé le visage de Dieu. Il est gros et il s’appelle Jean-Jacques. En exil depuis que le Red Star est une équipe professionnelle qui gagne.

14 commentaires

  1. Vieux comme un bon fernet-branca.
    Je constate cependant que le service relecture sacrifie au jeunisme actuel en modifiant le mot « footballer » en « footballeur ». Quel manque de délicatesse.

  2. Hip hip hip hourra pour le Red Star et ses vaillants joueurs. Pardon : jouers.

  3. Il reste un « footballer » dans le texte. Le service relecture est encore indécis sur son âge et sait rester jeune dans sa tête.

  4. En revanche Porthos est toujours aussi vieux jeu. Cela fait longtemps qu’on ne dit plus division 1 ou division 2. Pourquoi pas fait revivre les groupes A et B de la D2??

  5. C’est la DIVISION 2 ! Et le RED STAR, A JAMAIS LES PREMIERS champions de division 2.

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