Rennes-Brest (2-2, 5-4 tàb.) : la Breizhou Académie est (encore) qualifiée

The neverending Story

Salut les asticots,

Veuillez m’excuser pour la non-académisation de la balade face à Nîmes, mais j’étais déjà en vacances, occupé à me taper la cloche en famille. Cette cinquième victoire consécutive – la quatrième de suite à domicile vous noterez – a permis aux Rouge et Noir de passer les fêtes au chaud dans la première partie de tableau. Vu le mois de décembre supersonique, on en serait presque venus à regretter la trêve. Sitôt les festivités terminées et les cadeaux moches revendus, le football a repris ses droits sous une des formes les plus romantiques qui soient : la Coupe de France. Et c’est un nouveau derby breton qui se profile, avec la réception de Brest. Les vrais contre les faux bretons, la crêpe contre la galette, les nuls contre les bons.

La composition :

Le Stade Rennais étant toujours qualifié dans les quatre compétitions dans lesquelles il était engagé en début de saison (!!), La Stéph’ avait choisi de faire tourner un peu mais pas trop. Parce que faut pas déconner non plus, se faire sortir face à une équipe de L2 ça ferait mauvais genre.

Le match :

Dès l’entame du match se met en place un schéma qui sera globalement celui des 120 minutes à venir : les hommes de Stéphan ont le ballon et essaient d’en faire quelque chose de potable, ceux de Furlan ne l’ont pas et tentent de l’empêcher de rentrer dans leur but.

En première période, les débats sont plutôt équilibrés. La domination rennaise est stérile car les locaux ont du mal à trouver des combinaisons rapides devant et se heurtent à une défense brestoise très regroupée et concentrée. Evidemment, les visiteurs ne crachent pas sur les contres et son en cela bien aidés par notre défense, visiblement encore en vacances : 25e minute, Autret se promène entre les plots rennais avant de servir Charbonnier, qui marque en deux temps après une intervention bien molle de Koubek. Rennes 0-1 Brest.

On ne se décourage pas pour autant, mais on n’est pas meilleurs devant ni derrière, la preuve à quelques minutes de la pause, où, sur un coup franc excentré, Charbonnier est laissé absolument seul au point de pénalty. L’attaquant a le temps de piquer un petit roupillon, ajuster son slip et tromper Koubek de la tête, que la défense rennaise n’a pas bronché. Rennes 0-2 Brest.

Là, on se dit que ça commence à sentir le sapin, sauf que les Rouge et Noir ont la bonne idée d’égaliser dans la minute qui suit. Zeffane trouve Hunou qui marque de la tête. Rennes 1-2 Brest. À la pause Brest est en tête mais les coéquipiers d’André ont évité le naufrage.

Au retour des vestiaires, ils font même mieux : 49e minute, Sarr hérite d’un ballon mal dégagé par la défense pour accélérer aux abords de la surface et battre Léon d’une frappe sèche à ras de terre. Rennes 2-2 Brest.

À partir de cet instant, le match bascule dans la quatrième dimension : les Rennais monopolisent le ballon, tandis que les Brestois ne doivent leur salut qu’à leur gardien, Donovan Léon, qui fait le match de sa vie. Je n’ai pas compté, mais le portier a dû réaliser une dizaine d’arrêts, sauvetages, duels remportés, etc. Les supporters rennais comme brestois ont dû passer une demi-heure plus tendue qu’un moule-burnes italien, tandis que le téléspectateur lambda s’est fait une belle fournée de pop-corn bien chaud devant ce hourra football.

Toujours est-il qu’au terme des 90 minutes, Gallos et Bretons sont à égalité. Les prolongations seront du même acabit, mais ne donneront rien de plus. Place aux tirs aux buts.

Un exercice dans lequel les Rouge et Noir sont ridicules depuis au moins deux saisons, tandis que le gardien adverse est en feu et le nôtre autant en confiance qu’Eric Zemmour à Barbès.

Et la séance démarre exactement comme on l’imaginait : par un arrêt de Léon face à Poha. But brestois, but rennais, but brestois, nouveau raté de Bourigeaud 10 mètres au dessus de la cage. On est tous résignés, sauf que. Après un nouveau but de chaque côté, Koubek stoppe le tir de Diallo, qui pouvait qualifier Brest. Siebatcheu allume la lucarne, tandis que Butin, sur une nouvelle balle de match, trouve la barre. Da Silva, Court et Zeffane réussissent leur tentative, avant que Koubek ne sorte de nouveau le tir de Weber et qualifie le Stade Rennais. Alors là, si on avait parié sur un scénario comme celui-ci…

Avoir joué 120 minutes ne fait pas nos affaires, vu la semaine et le mois qui nous attendent, mais les joueurs de Stéphan ont montré du caractère et eu le brin de chattoune qu’il fallait pour se qualifier.

Les joueurs :

Koubek : 4/5. Il n’a pas réalisé un grand match, entre un jeu au pied hasardeux et des sorties sans panache (cf le premier but brestois), mais il est le héros de la séance de tirs au but. Je suis content pour lui, espérons que ça lui redonne confiance.

Zeffane : 3/5. Pas son plus mauvais match, puisqu’il n’a pas eu besoin de défendre. Il se fend même d’une passe décisive pour Hunou et marque un tir au but plein d’autorité.

Da Silva : 3-/5. Encore un match plein, de belles interventions, mais en tant que vice-capitaine et patron de la défense, sa responsabilité est engagée sur les deux buts.

Gélin : 2/5. Il faisait illusion la saison dernière au côté de Gnagnon, mais là ses carences apparaissent au grand jour.

Bensebaini : 3/5. Un match correct, toujours autant de déchet offensivement. Remplacé par Traoré (75e, 4/5), entré dans le match comme papa dans maman, à coups d’accélérations dans tous les sens et de combinaisons volontaires mais maladroites.

Johansson : 2/5. Je ne l’ai pas trouvé génial hier, peu d’apport offensif sans pour autant avoir su ou pu gérer les quelques contres brestois.

André : 3/5. Sur sa lignée, notre capitaine a réalisé un match plein, sans pour autant sortir du lot. Remplacé par Poha (106e), qui nous a gratifiés d’une relance de la tête dans l’axe et qui a loupé son tir au but, même si l’envoyer lui en premier était sans doute une connerie.

Sarr : 4/5. Il poursuit sur sa lancée de la fin d’année avec un nouveau but et des accélérations qui ont laissé les Brestois en slip.

Léa-Siliki : 2/5. C’est pas qu’il est dénué de qualités, hein. Mais alors niveau intelligence de jeu, on dirait une poule avec un couteau. Il frappe quand il faut passer, passe quand il faut frapper, s’entête dans des échanges impossibles… Au moins il se donne et il percute. Remplacé par Del Castillo (85e), qui fait preuve de bonne volonté mais continue de s’empêtrer dans ses dribbles, ça fait un peu de peine à voir.

Bourigeaud : 3-/5. J’ai hésité à lui mettre 2, tant son tir au but raté m’a agacé. Il est dans une spirale infernale sur ce plan, c’est terrible. Mais il confirme avoir retrouvé son niveau de la saison passée, et ses coups de pied arrêtés sont une bouffée d’air comparés à ceux de Grenier.

Hunou : 3/5. Premier buteur de l’année, il a encore montré son sens du placement et son opportunisme. Remplacé par Siebatcheu (62e, 2/5), que je n’ai franchement pas remarqué.

Prochain match dès mercredi en coupe de la Ligue contre Monaco.

ALLEZ RENNES

Marco Grossi

Marco Grossi

Un commentaire

  1. C’est super bien payé pour Koubek car les 2 TaB sont très mal tirés. Par contre, j’ai trouvé André très bon, une vrai lessiveuse: le pressing brestois était pas mal mais je pense qu’ils ont rarement voire jamais récupéré le ballon dans ses pieds à lui.

    Après, c’était un super match; dégouté pour le résultat, surtout après y avoir cru mais sur les 20 premières minutes de la 2e periode on a bien vu que Rennes était supérieur; d’ailleurs si on échange les 2 attaquants il y a surement 4-0 pour Rennes. Quand même très fiers des brestois qui auraient largement leur place en L1, faut pas craquer maintenant.

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