Saint-Etienne – Nîmes (0-1) : La Costières Académie en route vers sa destinée

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Lundi dernier, après mon footing matinal (oui, je ne bosse pas le lundi, mais ce n’est pas le sujet), je pris ma douche puis montait dans ma chambre me changer, pour constater que le chat avait chié sur le lit. Complètement sur le lit, au milieu, de façon ostensible, un symbole extrêmement fort, une sorte de défi ultime, c’était presque aussi insultant qu’une interview de Rani Assaf. Les chats, nom de Dieu. Cet animal dont l’instagrammabilité récente a rendu toute critique impossible, et dont pourtant l’inutilité et la nocivité sont chaque jour rendues plus éclatantes que la veille. Et qu’on ne me sorte pas les arguments habituels, dont le risible « Ah mais c’est un animal très propre ». À quel moment, au juste, la sagesse populaire a-t-elle vrillé au point de considérer qu’un animal qui se lèche lui-même le trou du cul pour se laver est un animal propre ? Toujours est-il que piqué au vif, humilié, excédé, agressé dans mes sens et mon honneur, je décidai que la vengeance serait terrible. Aussi, depuis ce lundi fatidique, je commence mes journées par un rituel matinal simple : je termine mon café et vais chier dans la litière du chat.

Voilà, les mecs. Voyez dans cette regrettable histoire ce que vous voulez y voir : une métaphore de la vie ou de la guerre au Proche-Orient, ou simplement une parabole rédemptrice d’un type fatigué que la vie s’impose à lui. Merde à la fin. Arrêtons de tolérer l’intolérable.


Relégable en National, abandonné par son illustre président (je sais plus si je vous ai déjà parlé de lui), le NO se présentait à Geoffroy-Guichard avec une bonne grosse tronche de victime. L’ASSE, pas au mieux non plus en L2, venait pour sa part juste de se séparer de Laurent Battles. Parfait, pense-t-on alors : nous sommes passés maîtres dans l’art de relancer les clubs en détresse, avec pour dernière illustration la belle branlée expiatoire offerte à Versailles et à son nouveau coach (Montpelliérain, comme il se doit, autant boire le calice jusqu’à la lie). Fidèle à son habitude, Frédo Bompard prépare le match en faisant la gueule, à peu près aussi motivant qu’un Olivier Dussopt sans protéines ou qu’un Gérald Darmanin sans logement social, en assurant toutefois qu’on n’irait pas à Sainté en « victime expiatoire ». Il avait déjà dit ça avant la défaite au Red Star, nous voilà donc rassurés. Mais après tout, on est au-delà de l’inquiétude.

LE MATCH

L’équipe est en 4-3-3, avec le retour de Doucouré l’intermittent, aligné en attaque avec Ngakoutou : les deux permettent, à défaut de savoir jouer au foot, de faire souffler ce pauvre Mbina, bien esseulé en pointe ces derniers temps. Le reste est à peu près notre équipe type. Notons aussi que c’est Ondoa dans les cages, ce qui n’est pas franchement rassurant après ses dernières performances.

ONDOA

SBAÏ – DIOUF – MENDY – SY

MEXIQUE – DOUKANSY – PICOULEAU

NGAKOUTOU – MBINA – DOUCOURE

Entame complexe, avec des Verts appliqués et d’évidence meilleurs que nous : on commence à subir, ce qu’on fera plutôt bien durant tout le match. L’inattendu se produit suite à un ballon de récup’ conservé par Mbina. Après un relai avec Mexique, le ballon arrive sur Sbaï côté droit, dont le centre en cloche au point de péno trouve Picouleau lancé : reprise de volée du gauche limpide, c’est simple, c’est beau et c’est 0-1 (19e). Le reste du match fut globalement pénible, Sainté ayant eu l’essentiel de la possession. Cela étant, les vrais moments de flip ne furent pas si nombreux, et Mbina aurait même pu doubler la mise avant la pause. On notera aussi un début de 2e période plutôt en maîtrise, et une solidité défensive retrouvée. Au final une victoire même pas imméritée, et le fol espoir d’un joli parcours en Coupe. Notons que notre dernier parcours mémorable, avec la demie-finale de 2005 (avec parmi les victimes, déjà Sainté, puis Ajaccio, Nice et Sochaux), est aussi la dernière fois où on avait réussi à sortir des adversaires d’un niveau supérieur. C’est le signe qu’on est en route vers la finale, à n’en pas douter.


LES GARS

ONDOA (3+/5). Le premier clean-sheet pour tonton Fabrice, qui a fait les arrêts qu’il fallait faire en deuxième MT. En espérant qu’on ne revoit plus son frère jumeau paraplégique.

SBAÏ (3/5). Une passe dé, de l’activité offensive et pas mal d’allers-retours.

DIOUF (3+/5). Etonnamment solide.

MENDY (4/5). Solidement étonnant.

SY (1/5). S’est copieusement fait pisser dessus par Dieye, il est sorti à la MT pour préserver nos chances et sa santé mentale. Remplacé par BURNER, grand retour de Pat’ la burne qui a mieux bloqué le couloir.

DOUKANSY (2+/5). En souffrance quand Sainté remettait le pied sur le cuir, il a quand même colmaté pas mal de brèches.

MEXIQUE (3/5). Son retour va faire du bien dans l’entrejeu.

PICOULEAU (4/5). Un but classieux pour un de nos rares joueurs de ballon. Sorti blessé pour LAURENS, loin d’être transcendant.

NGAKOUTOU (2/5). Globalement assez inoffensif, il a au moins la lucidité de laisser le ballon pour Picouleau sur le but.

DOUCOURE (1/5). Un body language à mi-chemin entre Droopy et Gérard Larcher.

MBINA (3+/5). Le type qui doit se démerder avec des longs ballons et des peintres à côté de lui.


LA SUITE

La suite, c’est d’abord une affiche qui fait moins envie avec la réception de GOAL FC aux Antonins (mourir). Côté Coupe, si on pouvait choisir, on dirait objectif demie-finale en sortant Montpellier sur un but litigieux. Et si on pouvait descendre en N2 dans le même temps pour accélérer le départ d’Assaf, alors là on signe tout de suite. Allez, la bise va.

Karoud

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