Saint Etienne – Rodez (0-2) : l’Aligot Académie se met au Vert.

On peut s’accorder de temps à autre, un peu de verdure, mais gardez la main légère.

« Je connais des centaines de recettes par cœur, des plus grands chefs. Ma puissance culinaire est sans limites ! Combien de fois je dois vous dire que c’est susceptible un Stéphanois, qu’il ne faut pas lui faire de la peine… Il faut pouvoir le regarder dans les yeux »

Quel plaisir de retrouver après une victoire en Coupe de France le terrain de Saint Etienne, aussi appelé « Chaudron » par les cuisiniers cultivés. Vous savez, quand ça parle bouffe, ça me connait. Et là, j’y ai trouvé le terrain idéal au potage de cet après-midi.

Le Stéphanois est une viande tendre, très à la mode dans les années 70. Un peu passé aujourd’hui, il reste malgré tout facile à travailler et très goutu si le plat est réussi

Les ingrédients :

Recette un peu classique qu’il est nécessaire de revisiter « à l’aveyronnaise ». De beaux légumes et surtout des saucisses bien grasses et fortes.

La recette :

La première partie de la recette consistera à faire mijoter les Verts afin de les fatiguer. C’est pourquoi quatre corner d’entrée de jeux leur montrera qui on est et que la Ligue 2, c’est pas chez mémé même si la viande a le même goût.

Ne pas oublier une bonne dose de bon gros sel typiquement stéphanois, une spécialité de chez eux depuis quelques années maintenant.

Plat très salé donc, c’est pourquoi l’hydratation restera primordiale. Je vous proposer d’arroser tout ça avec des boissons traditionnelles telles que de la 8.6 du patron ou alors de la Faxe 10° en canette de 1L pour les plus aventureux.

Une fois que le Chaudron est bien chaud, bien salé et surtout prêt à laisser des espaces, n’hésitez pas à contre attaquer et en planter un bien net bien propre que même un végétarien avalerait goulûment tellement c’est bien fait (0-1, 54e).

Une fois que ça prend et que L’Entrée des Gladiateurs de Julius Fucík résonne dans le Chaudron, vous pouvez tout à fait rajouter un petit coup franc qui va venir assaisonner le plat de toute beauté grâce à un petit genou Vert qui traine, ce qui permet de rajouter saveur et amertume (0-2, 60e).

Voilà ! Votre plat est bien salé, bien amer, bien « mes-supporters-partent-dès-la-60e-parce-qu’ils-ont-le-seum-à-la-belge », c’est PAR-FAIT.

Il ne vous reste plus qu’à servir à vos convives, qui apprécieront cette belle victoire avant la trêve.

Les notes du Chef :

Mpasi (5/5) : véritable muraille comme à son habitude, c’est lui qui a mangé tous les ballons.

Vandenabeele (4/5) : la touche de miel qui a apporté son excentricité au plat, un délice.

Raux-Yao (4/5) : a rajouté de l’asperge au bouillon, un délice à tous les instants.

Senaya (5/5) : le piment du plat, celui qui lui fait relever toute sa saveur. Surgit au bon moment et tout juste assez fort.

Chougrani (4/5) : je pensais qu’un chou entier aurait été de trop, j’ai eu tort.

Abdallah (5/5) : toujours un plaisir de voir un cuistot si rapide et performant.

Boissier (3+/5) : l’eau du bouillon sans qui rien n’aurait de goût

Rajot (5/5) : quel geste, quelle patate !

Danger (4+/5) : sors les crocs pour tout dévorer.

Corredor (5/5) : le meilleur ingrédient. C’est lui le secret pour toujours être de bon goût.

Depres (4/5) : a bien lié la sauce sans que ça tranche.

Bref :

Merci à l’ASSE de nous avoir laissé leur Chaudron à disposition pour une recette ambitieuse mais clairement délicieuse, qui s’apprécie d’autant plus que beaucoup veulent y goûter.

Un plat qui fait des heureux partout en France, où chaque club vient ajouter sa touche à chaque visite. Hâte de revenir la saison prochaine, si les Choletais ou les Sedanais ne trouvent pas le Chaudron sur le chemin.

Ciao et allez le RAF !

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