Seattle – Montréal (1-0) : L’Impact Académie livre ses notes

Et si on pouvait voyager dans des mondes parallèles ? La même Terre, au même moment, mais dans des dimensions différentes ? Bienvenue dans Sounders, l’immonde parallèle

Fin mars 2016, Mauro Biello, un entraîneur de génie, crée sans le vouloir un appareil qui ouvre un vortex donnant accès à un nombre infini de monde parallèles. La même planète, les mêmes personnes. Et pourtant, tout est différent. Et si le Canada avait gagné la Coupe du monde ? Et si la MLS n’avait jamais existé ? Et si votre pied faible était finalement votre pied fort ?

Lorsqu’un problème survient lors du tout premier voyage, Mauro et ses joueurs, le divin Patrice Bernier, le général de la défense Laurent Ciman ou encore le bel homme aux crochets de velours Nacho Piatti, suivant aveuglément leur entraîneur dans le vortex, se retrouvent coincés dans un monde où chaque match, quel que soit son contenu, se déroule exactement de la même manière que le précédent.

Tous ces « Glisseurs » doivent dès lors voyager de monde en monde, de match en match, en espérant très vite retrouver la victoire.

L’alignement

Confused Mallace.

Les mêmes joueurs ont traversé pour la première fois le vortex du professeur Biello. Mais dans cet univers parallèle, la composition de l’Impact de Montréal est la même, à un petit détail près : Calum Mallace, aspiré alors qu’il s’entraînait à ne pas suer en jouant, se retrouve pogner sur le banc de touche. À sa place, Kyle Bekker, qui n’a besoin d’aucun maquillage pour intégrer cette série B.

Le Matchauricio

Là où la franchise québécoise a débarqué, tout est pareil, mais tout est différent. Ici, les gens ne portent plus des chapeaux de cowboys comme à Dallas, mais sont affublés de ridicules barbes de hipsters et de coupes de cheveux qui feraient dresser le membre de Laezh Dour. Sur cette Terre où les couleurs naturelles ont disparu pour laisser la place à un vert fluo des plus irréels, le football a gardé ses droits. « Mais alors, qu’est-ce que cet endroit a de si différent ? », se demande Mauro Biello à voix haute.

Car tout a semblé bien similaire à ce qu’il s’est passé au Tegzas aux yeux de l’entraîneur-chef lors des premières minutes du match face à Seattle. Après 20 seconde de jeu, il fallait un miracle pour empêcher l’ouverture du score, comme à Dallas quand Laurent Ciman sauvait sur sa ligne d’entrée. Deux fois en deux matches, l’Impact a évité de peu de commencer la rencontre comme dans un porno réussi, par une bonne vieille scène de cul aléatoire qui dissipe tout doute quant à l’éventualité d’un scénario léché.

Mais malgré les barbus et les symboles Xbox qui peuvent laisser penser que l’Impact a atterri dans un trip halluciné où barbier et bon goût ont disparu, ce qu’il se passe sur le terrain depuis la 30e seconde est bien différent. Montréal, à défaut d’être transcendant, joue correctement. Certes sans se créer maintes occasions, mais sans en concéder non plus, la défense étant bien mieux protégée qu’à Dallas par le milieu défensif.

Ça a duré comme ça pendant tout l’épisode de la semaine. Avec un temps autour de l’heure de jeu, l’Impact aurait pu/dû prendre l’avantage s’il avait été un poil moins timide au moment de conclure, sans avoir besoin d’un malentendu. Mais voilà, le script était déjà rédigé : dans ce monde cruel, tous les efforts seraient vains. Il a suffi d’une absence, d’un oubli. Comme le pet lâché sans réfléchir un jour de coulante.

À dix minutes du terme, mon Real à moi se tire une balle dans le pied. Triste écho spatio-temporel d’un univers que l’on croyait avoir quitté. Mais alors que l’arbitre donne les trois coups de sifflet, l’Impact parvient à entrouvrir un vortex, une porte. Et sous la pression du nombre et les coups de butoir, l’orifice fripé que l’on pensait infranchissable s’ouvre doucement comme une fleur au printemps, puis devient béant et aspire sur son passage dix-huit joueurs et tout un staff vers un monde meilleur espéré.

Hit pause button.

Un pack de Montréal

Evan Bush (2/5) : Il a dû rester pogné entre deux mondes, dans une dimension parallèle où se déroulait à contretemps un match de football. Egaré dans une funeste temporalité, réminiscence d’un passé où le gardien pouvait prendre le ballon à la main sur une passe en retrait, Evan a aussi erré dans l’espace comme une âme en peine, abandonnée des siens, dont nul ne peut entendre les appels au secours ni les appels de balle.

Donny Toia (3/5) : Oulalalala mon bon ami, oulalala… Il est passé à un cheveu, à un poil de cul frisé d’une performance internatianale, lui qui chante la vie sur son côté gauche. Mais patatras ! Pas toi, pas maintenant, pas après tout ce que tu as fait ! Toi qui voulais monter au firmament, tu as ripé sur la dernière marche et en t’accrochant au maillot qui passait par là, tu as entraîné dans ta chute un empire. Mais voilà que les mots dépassent les faits… N’empêche, quelle faute à la con. Pour une équipe qui souffre sur coup de pied arrêté, c’est comme sortir sous le feu des snipers avec un gilet réfléchissant.

Laurent Ciman (3/5) : Par défaut, Lolo récupère la performance internatianale de Donny. Pas d’exploit pour le Belge à Seattle mais surtout pas d’erreur, encore une fois. Sur tous les ballons comme le gars sur qui toutes les meufs se jettent en soirée, le beau Ciman les repousse d’un geste du membre comme s’il voulait se débarrasser d’un moustique. Dommage que l’analité de notre défense en zone nous coûte un but, bien qu’avec une individuelle je ne pense pas que l’ancien du Standard aurait été au marquage du nabot Dempsey.

Victor Cabrera (3/5) : Quelle discrétion en ce début de saison, mais dans le bon sens du terme. Bien en place, attentif et sérieux : un bon employé sous les yeux du contremaître Ciman. Il a même eu le temps de se faire un petit maté et de se gratter les couilles au milieu de la deuxième demie, en toute décontraction. Lui aussi doit être assez frustré de prendre un pion aussi con, après tant d’efforts.

Hassoun Camara (2/5) : Hassoun retrouve le rythme petit à petit. Après un match difficile à Dallas, il a mis un peu de temps à rentrer dans son match, enchaînant pertes de balle et déchet technique. Ça a été de mieux en mieux passée la demi-heure de jeu, jusqu’au dernier quart où la fatigue a commencé à se faire ressentir.

Kyle Bekker (3/5) : Le Canadien n’a pas fait le match de l’année, mais quand on compare son rendement à celui de Calum Mallace, qu’il remplaçait samedi, il n’y a pas photo. Beaucoup plus actif, agressif sur l’homme comme dans un porno gay, il aura bien gêné les milieux des Sounders, soulageant sa défense qui avait pris cher au Tegzas. Après, ne nous emballons pas. Pas de quoi se taper un rassis ou sauter des meufs de joie, mais quand même, c’était mieux.

Eric Alexander (3/5) : Typiquement le genre de joueur qui va me casser les burnes pour écrire mes Académies. Quatrième match consécutif et toujours à peu près la même chose à dire sur Alexander. C’est un joueur qui fait son boulot, ni plus, ni moins pour le moment. Assez discret, assez propre, pas d’esbroufe ni (Patrick) fioritures. Pas un gamechanger non plus. Bref, à peine de quoi me donner une mi-molle, mais loin d’être assez pour me mettre au garde-à-vous.

Nacho Piatti (2/5) : J’ai vécu un vrai cauchemar. J’ai vu mon Nacho, pris en double contre son gré pendant 90 minutes, sans qu’il ne puisse se défendre, sans qu’il ne puisse se défaire de la contrainte. Et vous savez ce que ça fait de voir l’homme qu’on aime subir de telles sévices ? C’est comme, évidemment, pour Harrison Ford sans Indiana Jones 4, ou Harrison Ford dans le dernier Star Wars… ou Harrison Ford dans le 5e Indiana Jones à venir. Purée mais il aime ça en fait… Bref, c’est donc avec une grande tristesse que je remets la performance anale du week-end à Nacho. J’étais beaucoup plus joyeux lors de ma performance anale du week-end avec Mauricette.

Harry Shipp (2/5) : Bien fixé lui aussi par les Sounders, il a eu l’intelligence de descendre chercher des ballons plus bas dans son camp et a essayé de les remonter, sauf qu’il n’y avait pas grand monde pour les recevoir. Piatti serré de près, Oduro peu disponible, c’est logiquement avec Ontivero qu’il a pu le plus combiner à l’avant. Encore pas mal d’erreurs techniques aussi pour Shipp, ce qui n’a pas vraiment aidé au mouvement.

Lucas Ontivero (3/5) : J’ai vraiment hâte que tu mettes ton but. Tu as presque tout fait aux joueurs de Seattle, même si tu as parfois un peu trop tenté de faire la décision tout seul. Mais cette envie et ce dynamisme ont fait plaisir à voir. Sur le front de l’attaque, Ontivero fut clairement le meilleur joueur côté Impact. Il ne lui manque plus qu’une bonne occasion pour planter son pion et il sera lancé. Sûr. 

Dominic Oduro (2/5) : Pas passé loin de la performance anale, notamment parce qu’il n’a absolument pas pesé sur la défense des Sounders, et cela a été flagrant à l’entrée de Jackson-Hamel, bien plus remuant et emmerdant pour l’opposition, comme quand ta gonzesse gigote des fesses pendant une levrette. Dom a été moins bien dans ce match, comme Piatti, sûrement un brin de fatigue après les efforts de ces deux-là lors des premiers matches. Ça va revenir.

Les substituts

Anthony Jackson-Hamel : On peut le faire démarrer s’il vous plait ? Il bouge beaucoup et sait désarçonner une défense bien en place.

Patrice Bernier : Plaisir de le revoir sur le terrain. Avant le moment où on ne touche plus une bille ça serait encore mieux.

Johan Venegas : Très bonne entrée. Mérite lui aussi un départ. Il a trouvé et créé des espaces en foutant un peu le bordel chez les Sounders. Ça j’aime.

Galaxie Drogba

Avez-vous des nouvelles de cet homme ?

Le tableau

Tout va bien, Toronto est toujours derrière.

C’est tout pour cette semaine les p’tits loups. On se retrouve dès ce week-end pour un remake de la demi-finale de conférence contre Columbus. Poutrons-les (Claude) allègrement et repartons de l’avant.

Becs anaux,

Mauricio Vincello.

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Mauricio Vincello

Vraie fausse légende du soccer montréalais (ou l'inverse), Mauricio Vincello, après une carrière bien remplie sur les terrains des Amériques, a décidé de prendre sa grosse plume pour conter au commun des mortels les folles aventures de l'Impact de Montréal.

2 Comments

  1. « J’étais beaucoup plus joyeux lors de ma performance anale du week-end avec Mauricette. » Parle-nous en plus alors.

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