Et Un, et Deux et Trois, La Penn Ar Bed Académie ramène son Ostie de Tryptique

Mèch Tuyot fait aussi des entrevues

C’est une double mini académie qui s’approche de chez nos cousins de là bas pas dans la ville de chez l’ami Mauricio, mais je suis à Québec Ville. Pas de notes des joueurs, j’ai pas pu voir les matchs autrement que sur les Multiplexes, donc quasiment Rin, vous aurez le droit à des observations et un petit Bonus en compensation.

Brest – Bastia 2-0

  • Un match assez tranquille, voir complètement chiant pour ceux qui y ont assisté.
  • Une composition dictée encore une fois par les absences de Lesoimier et Grougi.
  • Deux buts marqués coup sur coup en tout début de match, suffisant pour se mettre à l’abri face à des Corses plus que limités, mais ça fait du bien, c’était pas arrivé un match gagné sereinement depuis très très longtemps.
  • Un Ramaré taille patron et un Dernis malin qui se rend enfin utile.
  • On reste dans la première partie du classement, c’est positif, mais comme d’habitude ça s’enflamme pour rien
  • Une volonté apparente de ne pas aller chercher plus de but, pour se « préserver » vu qu’on enchaîne les matchs alors qu’aller forcer le destin pour que Verdier finisse par en cadrer une, la mettre au fond et qu’il enchaîne.

Le Coach de l’attaque Brestoise, circonspect devant les habitudes de Verdier face aux buts

Laval – Brest 2-1

  • J’ai pu écouter le match à la Radio, c’est mieux que rien, grâce @Radio_Tango, très bons commentaires, sympas et assez honnêtes apparemment n’hésitant pas à le dire quand les fautes des leurs étaient évidentes même si le public entier sifflait. Bon pour la programmation musicale, c’est moins à mon goût, mais c’est un autre problème. Merci beaucoup à eux.
  • Le Live-Tweet de @AllezBrestLive, merci aussi.
  • Les Images du Multiplexe, en tout et pour tout 2 minutes, buts compris.
  • Dupont choisi de reconduire le 433 avec Dernis à gauche, Lesoimier à droite, et garde Perez dans l’axe même si celui ci montre des signes de fatigue et que Grougi excellent depuis le début de la saison dans le 442 en soutien de Verdier n’est plus suspendu.
  • Grougi commence donc sur le Banc.
  • Absence de dernière minute, Traoré le meilleur défenseur Brestois depuis le début de la saison blessé laisse sa place dans le 11 titulaire à Martial, pour une fois qu’une charnière commençait à jouer ensemble plus de 2matchs d’affilé, même si je ne suis pas fan de cette association Traoré-Falette beaucoup trop lourde.
  • Si la défense Brestoise était un chat…

  • Une première partie de match équilibrée avec des demi-occasions pas dangereuses pour les Brestois
  • Un but de Bekamenga dans une défense Brestoise qui le regarde tranquillement faire, une belle frappe du gauche sur laquelle Thébaux ne peux strictement rien, elle arrive vite et il est masqué.
  • On subit toute la fin de la mi-temps, assommés par ce but, apparemment avant aussi vu la passivité de la défense sur l’action.

Si la défense Brestoise était un chien…

  • Une égalisation chanceuse de Verdier, sur un centre venu de la droite et Lesoimier, en pleine extension il glisse, et du bout du pied touche la balle qui prend une trajectoire étrange et trompe Van Haemel. C’est mieux que rien, c’est tout ce qu’on lui demande, foutre des buts, la façon m’importe peu.
  • Un bon coup franc de Verdier, et Pandor à peine entré (pour Lesoimier, blessé) rate le ballon repoussé, il était peut-être HorsJeu mais c’est pas une raison, celle là doit aller au fond et c’est tout.
  • A partir de là on va plus toucher un ballon et Laval va faire le siège du but Brestois, Thébaux semble en sortir des belles, quelques tentatives de contre mais c’est tout.

L’impressionnante force de Frappe Brestoise vue côté Lavallois

  • Ce qui doit arriver arrive, but pour Laval, tout le côté droit est aux fraises, la défense centrale c’est encore pire, et Thébaux pas au mieux, c’est au fond par Baby, c’est mérité.
  • La fin c’est plus proche du 3e que d’une égalisation Brestoise.
  • On est 8e, à notre place, dans le ventre mou qui ne va pas tarder à se dessiner, défaite interdite Vendredi à le Blé contre Créteil.
  • Encore une leçon de Maître Dupont qui se prive sans raison de son joueur le plus efficace, et qui fait ses remplacements tardivement pour surtout ne rien changer dans un match où rien ne va, ça coute rien d’essayer.

Les Consignes de Dupont

Puisque je suis sympa, je te mets une petite interview exclusive que j’avais prévue en cas de Multiplexe…

Le Stade Brestois affronte le Stade Lavallois, comme on risque encore de ne rien voir du match à cause du multiplexe BeIn et de l’impossibilité de trouver un lien correct fourni par nos amis d’Al Jazeera sur l’ensemble des internets, je suis parti sur le terrain, interroger l’un des rouages essentiels pour un bon match de Football, c’est donc sur le Campus de Québec, à l’Université Laval que je suis allé rencontrer Benjamin, Benjamin est but de football.

Bonjour Benjamin, comment vas tu ?

Bien, plutôt bien aujourd’hui, j’ai travaillé un peu sur l’heure de midi, en bénévole, c’était des étudiants qui profitent de leur pause pour faire un peu de sport, bonne ambiance c’était détendu, je devrais reprendre le travail en fin d’après midi pour les entraînements.

IMG_20130924_190008Si si là c’est un entraînement, le gros en noir au milieu dirige la séance.

Ma première question sera, pourquoi But, qu’est ce qui t’as amené à faire ce choix de carrière ?

C’est comme une tradition familiale, vous savez dans le Sud-Ouest les gros font du Rugby, dans la famille comme on est plutôt larges de front et carrés des épaules c’est assez naturellement qu’on se tourne vers le poste de But, c’est mon arrière arrière grand père qui a commencé, il était titulaire à Sochaux lors du titre de 1938, une belle histoire, et puis il a disparu pendant la guerre.

N’est ce pas un poste trop ingrat ?

C’est sur qu’on parle peu de nous, ou souvent pour des mauvaises raisons, les fameux poteaux rentrant ou sortant immérités, les chocs contre les gardiens, c’est pas vraiment nous qui décidons, après le fameux épisode des poteaux carrés, vous savez avec les Verts là, on a beaucoup subit, moi directement non, mais mon père et mes oncles, des agressions, des insultes, c’était terrible. Ils en parlent souvent lors des réunions de famille quand les bouteilles se vident..

Mais vous n’y êtes pour rien,

Non c’est sur, mais c’est toujours plus facile d’accuser les éléments extérieurs, une pelouse trop grasse, une chaleur intense, moi je renvoie des ballons et je supporte un filet, je sais que je ne suis pas parfait, que Bako Koné fait mieux le poteau que moi, que les balles rebondissent plus intensément sur les contrôles du tibia de Cheick Diabaté, mais de toute façon depuis la convention collective signée en 77 après Hampden Park on a plus le droit d’agir.

Vous y prenez du plaisir tout de même ?

Oui évidemment, sinon ça ferait longtemps qu’on aurait tous arrêté, il y a des bons moments, j’ai un cousin qui bosse pour l’OL, il entretient une relation particulière avec Jérémy Toulalan, au fil des entraînements ils sont devenus très amis, même lorsqu’il est parti en Espagne ils ont gardé contact, après quand Jérémy lui rend hommage en match c’est une fierté pour lui.

IMG_20130924_190131Arme-Anti réalisateur de merde, les révélateurs de HorsJeu intégrés au terrain

Revenons à toi Benjamin, que fais tu ici à Laval, l’aventure outre-Atlantique, l’envie de neuf ?

C’est une longue histoire, j’étais but titulaire au Stade Michel Hidalgo pour Sannois Saint-Gratien, comme j’étais jeune et plutôt performant j’ai commencé à avoir des sollicitations, j’étais un peu perdu, j’ai donc pris un agent, un des premiers qui s’est présenté, il avait l’air sympa, je ne me suis pas méfié.

(Benjamin hésite un instant, il soupire puis reprend)

Et là c’est l’erreur que j’ai fait, je l’ai écouté, il m’a monté la tête, des contacts, jusqu’en Ligue 1 apparemment, pas du haut de tableau, mais des gros noms, le FC Sochaux, vous imaginez, sur les traces de mon aïeul, même comme remplaçant, c’était trop beau, évidemment tout ça était faux, mais j’y ai cru, au final il m’a montré une offre concrète de Laval, numéro 1 bis qu’il disait.

Et là qu’est ce qui s’est passé, l’euphorie ?

Et bien je me suis renseigné, vous savez la géographie c’est pas trop mon truc, j’ai regardé, ça avait pas l’air terrible Le Basser, puis j’en ai parlé autour de moi, plusieurs amis qui trainent pas mal sur Twitter se sont excités à cette annonce, pour eux être But à Laval c’était comme une consécration, je comprenais pas trop pourquoi, ils en parlaient comme si c’était aussi bien qu’au Vélodrome, au Parc des Princes ou même au Camp Nou.

J’ai donc signé, pour 3ans.

Et finalement, te voilà ici, But à Laval au Canada.

Une belle leçon, toujours lire les petites lignes des contrats, c’était bien un contrat de But à Laval, mais à l’Université Laval, à Québec, au début j’étais perdu, j’ai beaucoup tremblé, un nouveau pays, loin de ma famille, mes amis, dans un pays qui ne jure que par le Hockey, Lynda Lemay et la cuisine de Ricardo

Après une discussion avec les dirigeants d’ici j’ai décidé de rester, les conditions salariales étaient bonnes et ils ont su me convaincre de tenter l’aventure et de me libérer au bout d’un an si jamais ça n’allait toujours pas.

IMG_20130924_185810Benjamin avec son ami Marc André poteau titulaire du Rouge et Or

Tu entames ta deuxième saison ici, qu’est ce qui t’as fait rester ?

A peu près tout, c’est vraiment génial, pas de prise de tête, personne n’a le melon, même les poteaux de Football Américain sont sympas, pourtant ils auraient de quoi prendre la grosse tête, 60 matchs que le Rouge et Or est invaincu à Domicile ! Vous imaginez ça 60 matchs ?

Les terrains sont de bonnes qualités, l’Hiver on passe en intérieur, c’est chauffé, puis bon, c’est plus souvent des filles qu’on voit c’est pas désagréable.

On prend moins de coups, non pas qu’elles cadrent mieux, mais elles ont mêmes du mal à me toucher les montants et quand c’est le cas c’est moins douloureux (rires)

Quand j’étais jeune à l’ESSG j’ai servi d’entraînement à Stéphane Carnot, on dirait pas comme ça, mais une sacrée frappe, parfois il se faisait des séries où il touchait les poteaux et la barre à la suite, 17 d’affilé son record, un sacré joueur.

Donc oui, pas mal de filles, et les mecs aussi, toujours plus détendus, ici pas un va venir te mettre un coup de pied gratuitement après une frappe ratée, personne pour déchirer le filet, écrire des conneries sur les poteaux, on sent le respect du matériel.

Et le petit plus c’est bien entendu les entraînements des Cheerleaders, parfois quand la fatigue arrivent elles craquent et c’est atelier pole dance…

Mais dans un club qui n’a d’yeux que pour le ballon ovale et les passes en avant, n’as tu pas envie de retrouver l’Europe et le Haut Niveau ?

L’Europe non, je ne pense pas, j’ai commencé ma nouvelle vie ici et j’y suis bien, on discute actuellement d’une prolongation, ça devrait se faire, je bosse mon Anglais aussi, un conseil du coach de l’équipe une, on sait jamais qu’il m’a dit, la MLS n’est pas loin, signer à l’Impact serait parfait, je resterai proche de mes nouveaux amis, et puis le Stade Saputo est assez sympa.

Merci pour tes réponses Benjamin, je te souhaite le meilleur pour la suite de ta carrière de But à Laval, et plus haut peut-être, et je passerai taper quelques balles avec toi d’ici peu.

Avec plaisir.

 

 

 

 

4 thoughts on “Et Un, et Deux et Trois, La Penn Ar Bed Académie ramène son Ostie de Tryptique

  1. Magnifique hommage à stephane Carnot, c’est beau. J’aurais quelques questions pour Benjamin plus tard, notamment sur l’affaire Sébastien Frey en equipe de France. Je pense que le but du match n’est pas du tout clair, pour dire vrai, j’avais l’impression que le but avait fait une poussette. Sans doute un nouveau match arrangé

  2. Magnifique hommage a Stéphane Carnot. J’aurais quelques questions pour Benjamin plus tard. Notamment sur l’affaire Sébastien Frey en équipe de France. J’avais l’impression que le but du match n’etais pas tres clair, pour dire vrai, j’avais l’impression qu’il avait donné une poussette à Sébastien . Sans doute un nouveau match truqué

  3. Ah mon telephone est vrmt tout pourri. Je peux te laisser un enième commentaire racontant la meme histoire avec des mots différents si ça te dit.

  4. « Une égalisation chanceuse de Verdier, sur un centre venu de la droite et Lesoimier, en pleine extension il glisse, et du bout du pied touche la balle qui prend une trajectoire étrange et trompe Van Haemel. »
    L’école Denis Balbir.
    Sinon, c’est bieng, surtout en l’absence de visionnage.

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