La Calcio Académie vous raconte la 20 et 21e journée de Serie A (21-22)

Ciao ragazzi,

Que dire de plus sur la vingtième journée de Serie A qui n’ait pas encore été dit ? Des cas de Covid partout ou presque, des matches annulés mais d’autres maintenus alors qu’il y avait des cas, des équipes interdites de se déplacer mais sommées de jouer… un florilège de ce que la Lega peut faire de pire en matière d’organisation. Mettons un gros tas de manches à couilles, bouilleurs d’enfants, pédo-racisto-pizzananasistes avec des jolis costumes Armani sur mesure et voyons ce qu’ils sont capables de pondre de pire. Ragazz’ i ragazz’ : la Lega !

Niveau ballon, on a tout de même eu droit à une victoire du Diavolo face à ce pauvre Jouzé qui n’en finit plus de se rapprocher de son parachute doré du côté de la Roma, D’un match fou du côté de l’autre club de droite de la ville, qui arrache le nul à la maison au bout du suspense face à un Empoli qui n’en finit plus de surprendre son petit monde. On a aussi eu un Juve-Napoli qui confirme que les partenopei sont sur courant analternatif et que le scudetto se jouera entre les frères ennemis de Milan, un Sassuolo-Genoa qui confirme que sorti de ces deux villes et des quelques amoureux du calcio ce match n’intéresse plus grand monde (la hype De Zerbi étant parti se battre contre les hordes fascistes en Ukraine, ou avec je sais jamais) et une paire de victoires à l’extérieur pour Cagliari et l’Hellas qui maintiennent la Spezia et la Samp’ juste au-dessus de la ligne de flottaison de l’eau des toilettes dans laquelle barbote gaiement la Salernitanale accompagnée du Genoa et de Cagliari, donc.

Hellas – Salernitanale (1-2) en une image :

Roma – Juve (3-4) :

Par tous les états. Par tous les trous aussi, si faites partie des tifosi de la Roma, auquel cas je vous suggère de vous noyer dans la nostalgie des années 2000 et d’ignorer ce que votre club est devenu. Bref, ce match m’aura fait passer par tous les états. La haine d’abord, pour Rugani qui n’a pas réussi à s’imposer à Rennes (on embrasse Marco Grossi qui doit bien se réjouir de ne plus avoir ce furoncle au cul) et qui vient donc polluer l’axe central de notre défense. Mais pas pour défendre sur les corners, non, plutôt crever (ce qui est assez à propos pour un furoncle je vous l’accorde). Le père Abraham en tout cas ne s’est pas fait prier pour lui passer devant et catapulter un boulet de canon au fond des filets. L’amour ensuite, pour Paulo Dybala et l’intérieur de son pied gauche que j’aurais envie de couvrir de tendres baisers. L’enculerie qui certes n’est pas un sentiment, mais c’est le mot qui me vient à l’esprit quand on encaisse un tir dévié. La colère quand Fredo Chiesa, mon amour, a dû sortir en boitant bas et qui ne rejouera vraisemblablement pas avant les vendanges dans le Piémont, la faute à ces putain de croisés. La stupeur quand Pellegrini a marqué un superbe coup-franc qui aurait dû sceller nos chances de ramener ne serait-ce qu’un point de la ville éternelle. Oui mais voilà, la Juve reste la Juve, et la Roma la Roma. Dix minutes de trou d’air romain d’un côté et de turgescence académique de l’autre suffiront à votre serviteur (sa Vieille Dame nous souffle dans l’oreille que ça fait même 30 % plus long que d’habitude) pour noyer le monde dans une explosion de ‘’joie‘’. Entre le but de Locatelli mon amour, celui de Kulusevski (enculerie renversée du plus bel effet), celui de DE SCIGLIO BORDEL, et l’arrêt du rigore consécutif à la main + carton rouge de De Ligt… J’ai bien crû crever. Mais au final, ma Juve remporte une victoire capitale pour la course à l’Europe et rapproche encore un peu plus le Mou de son parachute doré.

Buteurs : Abraham (11e) Mkhitaryan (48e) Pellegrini (53e) pour la Roma, Dybala (18e) Locatelli (70e) Kulusevski (72e) et De Sciglio bordel (77e) pour la Juve.

Empoli – Sassuolo (1-5) :

Les locaux sont vraiment très Empoli. Ils ont laissé leurs hôtes repartir avec les 3 points en leur offrant les antipasti, l’entrée, le plat, le dessert, le café et même un verre de Limoncello (oui, au congélateur, on sait, merci). Sassuolo s’est vengé avec la manière de sa défaite à domicile de l’automne dernier. Les toscans ne peuvent pas se plaindre de l’arbitrage. Le match du pauvre Manuel Volpi est pourtant bien discutable. Il expulse Mattia Viti pour deux fautes en une minute (dont la dernière est franchement loin d’être indiscutable) et valide le but du KO malgré les protestations appuyées de la défense (appelons là ainsi) d’Empoli. Mais franchement, à quoi bon se plaindre de l’arbitrage quand tu rends une copie aussi dégueulasse ?

Empoli, un problème, une solution et un nouveau problème

Scamacca, une nouvelle fois sur le banc, rend une copie parfaite, un doublé et une passe et des gestes de génie. On a un peu de mal à comprendre pourquoi il cire le banc journée après journée. Peut-être que le coach a très envie qu’on le félicite sur ses choix ? Les neroverdi continue leur parcours en montagne russe, prochaine étape contre l’Hellas à domicile.

Venise – Milan (0-3) :

Milan décimé, Milan amoindri mais Milan victorieux.
En l’absence de : Kessie, Bennacer (CAN), Castillejo, Tomori, Romagnoli, Calabria, Kjaer (blessés ou covid), c’est un Milan remagné qui se rend en vaporetto de l’aéroport de Venise au stade Pier Luigi Penzo.
Notons ici notre totale furie devant ce ridicule voyage en avion entre Milan et Venise qui sont éloignés d’à peine 250km …
Bref, Theo Hernandez est le seul titulaire de cette défense et c’est aussi l’homme du match.
Leao envoie (grâce à Theo) une galette à Ibra dès la 2e min et met le Milan sur de bons rails. C’est Leao lui-même, qui manquait terriblement au diavolo et qui donne sur un plateau à Theo l’occasion de doubler la mise dès la reprise du second acte avant qu’il ne prenne le ballon avec autorité pour tirer un pénalty que Ibra ne tirera pas (et ne manquera pas).
Facile, Milan revient des fêtes avec le covid, la Can mais aussi 6 points en 2 matchs.

Buteurs : Ibrahimovic, Theo Hernandez x2.

Genoa – Spezia (0-1) :

Le Genoa est bien parti. Ils y mettent une telle volonté qu’ils vont forcément réussir leur coup. Balayé, dominé et ridiculisé par Lo Spezia Calcio, le Genoa attend la moitié de la seconde période pour avoir une première occasion. D’une frappe mollassonne, Destro loupe lamentablement son face à face. Avec une seule victoire en vingt et un match, le Genoa ne parvient même pas à occuper la tête du classement à l’envers. Même dans le ridicule, ils parviennent à trouver meilleurs qu’eux.

Sheva se livre dans « Domenica Italia » et c’est terriblement émouvant

Thiago Motta sauve sa peau et gagne quelques jours de répit, jusqu’à sa prochaine défaite. L’ancien parisien a passé les fêtes à lire les rumeurs. Il n’a pas dû être super rassuré à voir son contrat détaillé dans la presse pour calculer quel serait le meilleur jour pour le licencier. En attendant, Spezia gagne chez leur voisin.

Classement du Championnat de Ligurie
1. Sampdoria 6 Pts – 2 Matchs Joués
2. Spezia 4 Pts – 3 Matchs Joués
3. Genoa 1 Pt – 3 Matchs joués

Reste à Jouer : Sampdoria-Genoa et Spezia-Sampdoria

Pas de miracle, le Genoa est aussi pathétique et lamentable dans le décompte du championnat Ligure. La Sampdoria est toute proche de remporter le titre suprême et absolument inutile.

But : Bastoni (l’autre)

Napoli – Sampdoria (1-0) :

Le Napoli reste dans le coup. Pourtant, à la 30e minute de jeu, on craignait le pire pour les hommes de Spaletti. Insigne doit sortir du terrain et quitter momentanément le monde du foot. Ses adducteurs ont pensé à lui. C’est simplement une préparation en douceur avant de rejoindre les terrains de la MLS et Toronto. C’est con, il avait encore de belles heures devant lui mais la perspective de savourer une poutine (aucun rapport avec Valdimir) en regardant du Hockey une main dans le slip et sans décalage horaire était trop alléchante. Politano le remplace sur les champs. Pour la sampdoria, ce (pas très grand) remplacement n’augure aucune amélioration notable. Ils nee gardent toujours pas le ballon, ils ne se procurent toujours pas d’occasion et ils subissent en connaissant par avance le sort qui leur est promis.

99 Buts d’Insigne (il faut passer les quelques secondes de pub), c’est presque plus chouette que son jubilé à venir. Un petit bonbon

Ils n’avaient pas tort. Petagna exploite un ballon anodin au point de pénalty et tente une reprise que nous qualifierons d’acrobatique. Elle n’est pas vraiment belle mais elle est spectaculaire et termine surtout au fond des filets et c’est bien l’essentiel. Ce but suffira aux deux équipes.

But : Petagna

Inter – Lazio (2-1) :

La Var est décidément drôlement généreuse. Elle nous offre chaque semaine le plaisir de glisser une blague dans votre académie préféré ou bien encore, elle nous donne l’occasion de prodiguer quelques menues leçons philosophiques. La technologie ne sera jamais une réponse face à cette quête inaccessible contre l’injustice. Certains parleront d’un problème de méthode, d’hommes ou d’outils mais la réalité est tout autre. L’expérience dépasse les frontières exsangues de l’Italie. La bonne recette n’existe pas. Qu’est-ce qu’une erreur manifeste ? Comment est placé le révélateur ? Quand arrêter une action ?
Le match de dimanche soir est un formidable exemple. Lautaro Martinez se voit refuser un but pour quelques millimètres. Difficile de le percevoir à l’œil nu, et pourtant l’erreur est jugée manifeste et le but est refusé. A l’heure de jeu, Zaccagni se croit dans Street Fighter, il écrase la cheville de Barella avant de poursuivre son action et de tailler dans le vif Brozovic. L’arbitre donne un rouge puis annule prétextant s’être trompé de joueur. Finalement la VAR n’intervient pas. Elle ne juge pas l’erreur arbitrale manifeste. Moralité : A ne plus vouloir se tromper, on ne fait plus que ça.

Le résumé en vidéo

En dehors de ces péripéties arbitrales, l’Inter préserve avec la manière sa place de leader. Malgré une belle poussée en fin de match la Lazio ne parvient pas à égaliser. L’Inter de Limone Inzaghi fait semaine après semaine une très forte impression. Si elle parvient à passer l’hiver sans trop de dégâts, ça sera compliqué d’aller la chercher.
Buts : Bastoni et Skriniar / Immobile

Udinese – Atalanta (2-6) :

Que dire de ce match et de cette flopée de buts.
Que dire que vous ne savez pas encore ?
Rien je pense … Allez, pêle mêle, des informations que vous connaissez déjà si vous nous lisez régulièrement :
– L’Atalanta est une machine à buts.
– Tout le monde marque pour la Dea, du défenseur à l’attaquant.
– Luis Muriel marque toujours ses buts, et pourtant il est sur le départ.
– L’Atalanta encaisse beaucoup de buts (3e meilleure attaque et seulement 6e défense)
– Pasalic est un milieu exceptionnel, 8 buts-6 passes dès le 10 janvier, rien que ça.
– La lega est bête et a fait jouer malgré la dizaine de cas positifs pour les joueurs de l’Udinese.
Bref, voyez en images la montagne de buts inscrits dans ce match.

Torino – Fiorentina (4-0) :

C’est ça la Fiorentina, capable de marquer 4 buts contre le Milan et en prendre 4 contre le Torino … Malgré Vlahovic (pas encore parti), la Fio n’a pas existé et le Torino avait plié le match à l’heure de jeu.
La Fio reste 7e au classement et le Torino 9e qui sont deux belles places pour ces habituées du ventre mou.

Cagliari – Bologne ( ) :

Avec une flopée de covidés, c’est Bologne qui s’impose dans le match des rossoblù.
Avec des poteaux de chaque côté, un bonbon de coup franc en lucarne par Orsolini (sur le départ vers Séville ?), les sardes remportent un match importantissime au bout du bout du bout.
Cagliari sort la tête de l’eau, 17e, et ne touche plus les fesses de la Salernitanale 20e … avant de jouer la Fiorentina et l’Atalanta. Bon courage.

Note Artistique de la journée (3/5) :

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