La Calcio Académie vous raconte la 25e journée de Serie A (21-22)
Ciao ragazzi,
ho chiuso la porta
e dalla bocca mi escono maledizioni
su ogni azione spregevole che vi ho visto commettere
e urlo sempre più forte mentre la rabbia prende il sopravvento.
che la peste vi cancelli
che un terremoto vi distrugga
che il mare vi sommerga
che un incendio vi riduca in cenere
che tutti sprofondiate nell’abisso senza redenzione
e che vi spazzi via una mano divina scesa dal cielo.
maledetti siano i tuoi pianeti appesi al soffitto
maledette Vaiano e la Siberia
maledetti siano gli esseri umani creati dal fango
maledetto il frutto del ventre tuo,
Gesù, io vi maledico
maledetto sia il padre nostro e l’eterno riposo
maledetta ave maria
maledetti i giorni sulla croce e i cori degli angeli per tutta l’eternità
maledetto il mondo come uno specchio, stai lontano da me
maledetto il vostro insanabile dolore
maledetto dio
maledetti, maledetti tutti
tutti per l’eternità !
tra il dolore e il nulla io scelgo il nulla.
Voilà en substance la bonne humeur dans laquelle le monde nous met. Pour les plus curieux d’entre vous qui ne parlent pas la langue de Roberto Baggio, y’a quand-même des outils pour traduire et surtout, des outils pour écouter Hate & Merda, incroyable duo sorti de Florence (qui si l’on fait abstraction de son club de foot est une ville incroyable).
Bon, un peu de calcio tout de même dans ce monde de brutes. Il y avait deux chocs dans le devant du haut du classement, et s’il y a eu des coups d’éclats dans ces matches (notamment ce qui pourrait être le but de la saison), on a eu droit à des résultats qui n’arrangent personne. Enfin, sauf le Milan bien sûr.
Et pour le reste et bien vous découvrirez par vous même, non mais oh.
Hellas – Udinese (4-0) :

Barak et les siens ont fessé l’Udine avec 4x moins de tirs. Très fort.
Atalanta – Juve (1-1) (vu par JB) :
Le coup de canon de Malinovskyi n’aura pas suffi. Dans un match plaisant, dans un stade chantant, la Dea a pourtant tout essayé. Mais Szczesny, la barre transversale, le dos de De Ligt et d’autres petites choses n’auront eu cesse de se mettre sur la route des tre punti pour l’une des équipes les plus sexy de la Botte. Côté bianconero, c’est la même chose. Sauf que c’est souvent Sportiello qui s’est mis en travers de leur chemin. Vlahovic n’a pas marqué, puisque c’est Danilo qui a sauvé les miches de la Vieille Dame en égalisant dans les arrêts de jeu d’une tête début de crise ? Côté positif, on notera les guilis dans le bas du ventre que nous font les trois du devant, de bonne augure pour la suite. Ça et la quatrième place qui reste nôtre, bien entendu.
Buteurs : Malinovskyi (76e) pour la Dea, Danilo (90e+2) pour la Juve.
Atalanta – Juventus (1-1) (vu par Kiki) :
C’est une histoire que vous connaissez tous. L’histoire d’une équipe menée au score, à deux doigts d’être breaké, et qui trouve, dans les dernières secondes, les ressources nécessaires pour égaliser. Depuis l’arrivée de Vlahovic, la Juve semble avoir retrouvé du jeu. Le serbe s’est fondu (savoyarde) dans le collectif. Il sert de relais et d’appui. Il ne lui manque pour le moment que la finition. La Dea, quant à elle, s’en remet à ses individualités. Malinovskyi sort son costume de lumière Il inscrit tout d’abord un but absolument superbe. Sur un coup franc décalé à vingt cinq mètres des cages bianconeri, l’Ukrainien décoche une frappe à décalotter un puceau. Et il ne s’arrête pas là le bougre. Il met alors le bouillon à toute la défense piémontaise et offre caviar sur caviar.
Pour Malinovskyi et en solidarité avec les Ukrainiens, cliquez sur le résumé
Mais la Juve ne serait pas la Juve (sans les arbitres mais ce n’est ni le lieu ni le sujet) sans ses retours dans les dernières secondes. D’une tête rageuse, Danilo arrache l’égalisation. Le score est plutôt logique. La preuve, tout le monde est déçu : Gasperini rouspétera contre l’arbitrage et la Juve regrettera ce quart d’heure d’absence. La quatrième place reste pour le moment en possession des hommes d’Allegri.
Buts : Malinovskyi / Danilo
Genoa – Salernitanale (1-1) :
Ils n’avaient pas le droit de perdre, alors ils n’ont pas joué. Ou peu en tout cas. Tout, sauf un. Mattia Destro nourrira longtemps des regrets. Après avoir donné l’avantage à son Genoa, il aura eu deux occasions franches de doubler la mise et ainsi donner une victoire déterminante pour la suite de la saison au Grifoni. Mais les dieux du foot, comme tous les dieux, sont des trous de balle. Alors Mattia n’a pas réussi, et son Genoa non plus. Et comme le Venezia a gagné, et bien l’écart se creuse un peu plus et les perspectives de maintien fondent comme neige (vous savez ce truc blanc des temps anciens) au soleil (vous savez ce gros feu dans le ciel qui nous tuera).
Buteurs : Destro (32e) pour le Genoa, Bonazzoli (45e+1) pour la Salernitanale.
Empoli – Cagliari (1-1) :
Le stade Castellani sonnait légèrement creux. La réception de Verone n’a visiblement pas passionné les foules en toscane. Les tifosi présents ont pu apprécier une rencontre de football animée. On imagine forcément leur déception à la fin du match quand Pavoletti égalise en véritable renard des surfaces. Il ne suffit pas de dominer pour remporter les matchs. Pourtant les locaux avaient fait du bon travail. Bajrami, notre chouchou, part seul en contre attaque. Il fixe la défense et sert Pinamonti dans la surface. L’attaquant prêté par l’Inter est en forme. Il inscrit son neuvième buts de la saison grâce à un enchaînement parfait. Cragno ne peut rien faire, la frappe est imparable et Empoli mène au score.

Il ne faut pas prendre les Sardes que pour des jambons…
Cagliari courbera l’échine. Les sardes savent le faire. En fin de match, Walter Mazzari décide de tenter le tout pour le tout. Keita et Pavoletti entrent en jeu. Vous connaissez la suite. Les coéquipiers de Joao Pedro sont même passés tout prés d’arracher la victoire dans les ultimes secondes. Le nul est somme toute plutôt logique. L’hellas reste neuvième et les Azzurri bien calés au milieu de tableau à une distance raisonnable de la zone rouge.
Buts : Pinamonti / Pavoletti
Napoli – Inter (1-1) :
L’Inter marque un point heureux en Campanie. Dominé et bousculé, les hommes d’Inzaghi ont réussi à égaliser juste après la pause. La défense napolitaine était encore aux vestiaires. Dzeko, revanchard, ne se laisse pas prier. Opportuniste, il récupère la balle juste devant Ospina et sans faire de détail, il ajuste le pauvre colombien, bien seul pour une fois.
Pourtant le Napoli avait su y faire. Profitant d’une erreur du néerlandais De Vrij (pas spécialement rassurant avant d’affronter Salah et ses frères), Insigne ouvre le score sur peno. Le Napoli bouscule alors l’Inter comme peu d’équipes ont pu le faire depuis le début de la saison. Privé de ballon et acculé sur son but, les nerazzurri semblaient condamné à perdre. Si l’Inter ne méritait certainement pas de perdre le derby la semaine dernière, l’Inter ne méritait probablement pas de recoller au score au stade Maradona ce samedi.
Dans le dernier quart d’heure, les débats s’équilibrent. Le nul n’arrange personne mais il permet au Napoli de rester dans le coup et à l’Inter d’envisager Liverpool avec une note d’optimisme. Il en faudra pour tenter de renverser les reds.
Buts : Insigne / Dzeko
Spezia – Fiorentina (1-2) :
Il ne faut jamais abandonner. Ça sera assurément la leçon de ce match. Pour son retour en Ligurie, Vincenzo Italiano se devait de gagner pour recoller avec les places européennes. Après un début de championnat prometteur, les Florentins peinent à confirmer touchés, il est vrai, part la perte de Vlahovic et les protestations des tifosi en colère.
Après deux ans d’absence en Serie A, Piatek pensait bien inscrire son premier but sur peno. Il a tenté l’option roublardise en ralentissant sa course d’élan pour tromper Provedel. Le gardien spezzino ne s’est pas laissé avoir en partant du bon coté. Trop court, il est sauvé malgré tout par son poteau. On se dit alors que le pauvre Piatek va traîner son loupé tout le match. Mais quelques minutes plus tard, le marocain Maleh (pas trop fatigué par la CAN) le sert parfaitement. Piatek contrôle et trompe cette fois ci Provedel de prés.
Si la Spezia ne désespère pas, il faut bien reconnaître que les actions se font plutôt rares. Mais on peut toujours compter sur les Toscans pour se tirer une balle dans le pied. Amrabat en voulant temporiser perd le ballon dans son propre camp. Agudelo en profite et part en chevauchée. Il fusille le pauvre Terracciano. Le colombien lance enfin sa carrière. Il n’aura pas réussi au Genoa, il réussira ailleurs.

On a trouvé un tifoso florentin franchement enchanté par la victoire des siens
Amrabat sera finalement le héros du jour. Il rattrape sa boulette en toute fin de match en inscrivant le dernier but de la rencontre d’une frappe lointaine. C’était une Fio version Maroc Connexion. Vincenzo Italiano peut encore offrir l’Europe aux Tifosi. Il faudra bien ça pour tourner la page et en écrire une nouvelle.
Buts : Agudelo / Piatek et Amrabat
Lazio – Bologne (3-0) :
Logiquement, la Lazio en a foutu 3 aux rossoblù de Bologne. Immobile y va de son but hebdomadaire, et aurait même pu s’offrir un doublé-triplé sans un gros gardien en face de lui. Zaccagni lui est à la création et à la finition, puisqu’il s’offre un doublé. Luis Alberto et Milinkovic Savic marquent peu mais les autres prennent le relais. Cette Lazio de Sarri est bizarre, alternant le très bon et le très mauvais, cette saison devait être celle de la consécration pour Luis Alberto, le maestro coaché par un Mister qui aime le ballon, il n’en est rien et la Lazio reste la Lazio que l’on connaît, capable de perdre bêtement et foutre une branlée 5 jours après.
Il ne faudra pas se louper en Europa League puisque les Laziale affronteront deux fois le FC Porto en une semaine.
Buteurs : Immobile sp, Zaccagni x2
Torino – Venise (1-2) :
Quelle lourdeur. On l’a écrit, et répété depuis maintenant plusieurs saisons. On en a notre claque de cette VAR qui tue le foot, et qui en l’occurrence refuse un but égalisateur à Belotti à la 89e pour un milimètre. Stade en liesse, joueurs surchauffés comme quand on marque à la 89e. Et c’est refusé, pour un demi orteil. C’est triste pour le Toro, triste pour Belotti qui aurait pu retrouver un peu de confiance en lui (et en son avenir dans un autre club).
Venise avait bien fait le taf, avec deux beaux buts et une cinquième victoire de la saison qui ne leur permet malheureusement pas de sortir de la zone rouge …
Buteurs : Brekalo ; Haps, Crnigoj
Triste Belotti à crête, qui ne score plus, animal en voie de disparition, comme le plaisir fort et immédiat d’un but lorsqu’il est refusé par la VAR.
Sassuolo – Roma (2-2) :
La Roma jouait gros à Sassuolo, et la Roma risquait surtout très gros. Les hommes de Mourinho ont échappé au pire, et le Mou à davantage de critiques qu’il n’en subit déjà …
Cristante égalise à la 94e après un match assez fou avec du rouge, du but refusé, … grâce à la goal line technology d’une belle tête sur corner.
Abraham avait mis un péno, Smalling un csc et Hamed Traoré qui remplace Boga en qualité de super dribbleur un beau but.
Côté Roma, pas grand-chose de net, de construit, d’intéressant pour une équipe de ce standing qui doit mieux faire. Et pourtant à seulement 6 points de la 4e place rien n’est fini, une succession de victoires et tout s’envole pour le Mou. Encore faut il qu’elle arrive et qu’ils ne perdent pas des points bêtement contre les « petits » du championnat contre qui les gros s’envolent à chaque fois.
Réponse à Verone dans une semaine. Pas le « petit », le plus abordable, loin de là.
Buteurs : Smalling csc, Traoré ; Abraham, Cristante
Milan – Samp : (1-0) :
Match de 12h30 le dimanche, match de l’ennui, vous en avez l’habitude maintenant, nous aussi.
Encore plus dur quand l’ennui se combine à la méchante gueule de bois, mais c’est une autre histoire de rhums arrangés bus tard dans la nuit quelques heures plus tôt, qui n’a rien à voir avec Mike Maignan et Rafa Leao.
On a déjà dit beaucoup sur le Milan de cette saison, jeune, séduisant, assez inconsistant selon les joueurs alignés (et les blessés du moment). Aujourd’hui c’est Maignan qui se signale encore. Comme dans le derby, c’est peut être l’homme qui change le match en lançant parfaitement Rafael Leao pour une passe décisive de 70 mètres. Le portugais se révèle réellement cette saison, passant dans une autre dimension, celle des très bons joueurs européens, dont la vitesse et la finition sont des atouts excellents pour tout grand club qui a une ambition. Il reste 3 mois et beaucoup de matchs, la fin de saison verra les différentes équipes de tête se battre jusqu’à la fin, et on est ravi de ce suspens en tête de la Serie A, car oui, le Milan est repassé 1e.
Buteur : Leao
Note Artistique de la journée 4/5 :

Quelle introduction. Pour un privilégié de la sueur du front à qui il reste 2 jours à Tahiti, je peux vous le dire : oui il y a de belles choses pour se raccrocher et non la vie c’est pas de la merde.