Arsenal – Chelsea (1-2) : La Gunners Academy attend la suite

Retour vers l’ère Wenger

Salut vous tous,

Bienvenue en l’an I de l’ère Arteta. Le beau Mikel, fraîchement débarqué dans le panier de crabes de Colney, a pu profiter d’un petit cherry en apéritif et attaque déjà son premier plat de résistance, en l’occurence le voisin londonien vendu à un oligarque russe. Va-t-on enfin arriver à déboîter ces cuistres à qui nous avons servi de paillasson en finale de la Ligue Europa ? Spoiler, non.


THE GAME : Same old story…


On attendait Arsenal au tournant après ce qu’on avait entrevu contre Bournemouth et on n’a pas été déçus. Motivés comme jamais, hargneux au pressing, nos Gunners paraissent vouloir réduire les Tuniques Bleues en poussière. Après cinq minutes, David Luiz tente un ciseau sur un corner d’Özil. Quelques minutes plus tard, un nouveau coup de pied de coin de l’Allemand est dévié par Chambers sur Aubameyang, qui fusille Kepa d’une tête plongeante à bout portant (1-0, 12e)

Loin de relâcher leurs efforts, nos joueurs étouffent complètement les Blues, qui peinent à ne serait-ce que sortir de leur camp. Quatre minutes plus tard, Nelson centre pour Aubameyang qui remet au point de pénalty pour Lacazette (je sens les académiciens de Ligain frissonner à la lecture de ces trois derniers mots), lequel tergiverse et permet à Rudiger de revenir. Peu avant la mi-temps, Aubam a lui aussi l’occasion de doubler la mise, mais ne fait trembler que le petit filet.

En face, la première mi-temps a viré au chemin de croix. Devant l’incapacité de son équipe à construire ne serait-ce qu’un Kinder Surprise, Lampard décide de faire entrer Jorginho. Couplé à une baisse de régime d’Arsenal, cet ajustement tactique permet de renverser le cours du match, la qualité de passe de l’ancien napolitain permettant à Chelsea de remonter rapidement, ce qui est d’autant plus facile quand les Gunners évoluent quinze mètres plus bas que lors du premier acte. Logiquement, Chelsea parvient à se montrer de plus en plus dangereux, mais notre défense tient le choc et laisse entrevoir la possibilité d’une clean-sheet dans un gros match pour la première fois depuis la naissance de Yoda. 

Ah pardon, j’oubliais, on est Arsenal et on affronte Chelsea. Donc évidemment qu’on craque sur deux buts évitables : un coup-franc de Mount, sur lequel Leno passe au travers, permet d’abord à Jorginho d’égaliser (1-1 83e), avant qu’Abraham ne conclue un contre sur lequel notre défense ne fait que reculer par un tir en pivot à la Gerd Muller (1-2, score final)

Quand Arteta avait dit venir avec des idées et l’envie de renouer avec l’équipe joueuse qu’il a connue, il n’a pas menti. Cette façon de dominer, sans parvenir à tuer le match, avant de se faire punir en contre, en perdant au passage un joueur en pleine bourre pue la saison 2013-2014. Blague à part, les intentions sont là, on sent où Mikel veut amener l’équipe et bon sang ce que ça paraît kiffant. A confirmer contre Manchester.


THE BÂCHES :


Leno (2/5) : Quand Mikel te demandait de t’inspirer de Szczesny, il ne parlait pas de son passage à Arsenal. Ceci dit, on va éviter de saquer un portier qui nous a sauvé les fesses tant de fois cette saison

Maitland-Niles (2+/5) : Du mouvement, de la percussion, des progrès notables en défense, Arteta arriverait-il à en faire quelque chose ?

Chambers (4/5) : Il part pour faire un match de daron, avec une passe décisive à la prime, il semble dans la forme de sa vie et il se pète. So Arsenal… Remplacé par Mustafi (2+/5), plutôt inspiré, jusqu’à ce qu’il décide de reculer jusqu’au Pays de Galles sur le but d’Abraham. On notera également son choc tête contre tête sur un corner avec Rüdiger, histoire de rappeler que l’espace aérien anglais n’a jamais souri aux Allemands.

David Luiz (2+/5) : Voir Mustafi.

Saka (3/5) : Pour un môme forcé de jouer à un poste auquel il n’a quasiment aucun repaire, force est e constater qu’il a suivi les consignes et plutôt bien tenu son couloir. Avec en prime, une attitude tranchante sur les contres.

Torreira (4/5) : Vous dites ? Il a joué en 6 et a rayonné dans l’entre-jeu ? Alors ça, personne ne l’avait vu venir.

Guendouzi (2-/5) : Le moins inspiré de nos milieux, qui aurait dû être exclu au bout de trente-cinq minutes.

Nelson (2+/5) : Toujours pas fan du garçon, mais je reconnais qu’il s’est défoncé. Remplacé par Pepe (non noté), qui n’a rien pu faire en cinq minutes.

Özil (3/5) : Le chef d’orchestre semble avoir retrouvé sa baguette depuis l’arrivée d’Arteta. Et bon sang, qu’est-ce que c’est beau à voir. Remplacé par Willock (non noté), à deux doigts de doubler la mise à quinze minutes de la fin.

Aubameyang (4-/5) : Buteur, encore. A la remise pour Lacazette, encore. Hyperactif, toujours. Il ne gommera probablement jamais les carences dans son jeu, mais son efficacité demeure redoutable.

Lacazette (2/5) : Il aurait dû tuer le match à la demi-heure de jeu. En confiance, jamais il ne contrôle et le ballon part en lunette. Ceci dit, vu sa performance contre Manchester, il devrait rapidement retrouver le chemin des filets.


IF NOTE :


  • Je n’ai pas parlé du fait que Jorginho aurait dû prendre un deuxième jaune peu avant son but égalisateur, parce que Guendouzi aussi aurait dû rentrer aux vestiaires avant tout le monde.
  • Toutefois, nous ne sommes pas les seuls à avoir ragé contre la façon qu’a eu Chelsea de tuer le rythme à coups de fautes d’antijeu, même Philippe Auclair en a parlé. Bon en vrai, ça n’a servi à rien, Manchester a fait pareil, sans qu’aucun carton jaune ne soit dégainé.
  • Je vous ai dit que Cazorla avait marqué lors du dernier match de Villareal ?
  • Pas d’avis d’en face pour le moment, la Blues Academy étant toujours en hibernation, mais si vous voulez entendre parler d’un autre club londonien, nos voisins du Nord bénéficient désormais d’un comité d’académiciens.

Sur ce, bise sur vous, et l’ami Ray Parloir arrive bientôt pour vous parler de Manchester. Et n’oubliez pas les deux boutons ci-dessous.

Johny Kreuz

Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

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