Manchester United – Arsenal (0-1) : La Gunners Academy lance sa saison

Braquage à la Londonienne

Salut vous tous,

Un deuxième confinement qui n’en est pas un, la réélection de Trump, Jean-Michel Blanquer toujours au gouvernement, quelle meilleure période pour envisager un retour des chroniques du Pinder FC ? Surtout que les supporters d’Arsenal sont aussi agréables aux autres suiveurs du football qu’un séjour en réa, on est donc parfaitement dans le thème.

Ce dimanche, nos joueurs se sont rendus dans une destination habituellement à mi-chemin entre Canossa et R’lyeh pour nous, à savoir le théâtre des rêves de Manchester United. Aucune victoire chez notre ancien rival pour le titre (à l’époque où Ryan Giggs profitait encore des repas de famille le dimanche) depuis 2006, avec en prime des équarrissages mémorables (remember le 8-2), des drames, des miracles de De Gea… Tout ceci fait que le Gooner de base attend autant le déplacement annuel en terre mancunienne qu’un académicien le résultat de son éthylotest.

Cette fois pourtant, un petit espoir est de mise : certes Arsenal ne met pas un pied devant l’autre devant, mais United semble également attendre à chaque match un miracle de ce bel homme de Rashford et De Gea s’inspire de plus en plus de son compatriote Kepa Arrizabalaga. Surtout, à l’instar de Mikel Arteta, on imagine bien Ole Gunnar Solskjaer s’entendre dire au moment de sa nomination : « je ne mentirai pas sur vos chances de survie, mais vous avez ma sympathie ».


THE GAME :


Peut-on vraiment parler de match ? Les deux équipes nous ont en effet davantage servi un porridge froid réalisé deux jours avant et oublié dans un cellier qu’un plat étoilé. Au cours de cette première mi-temps fade, quoique légèrement dominée par Arsenal, la plus belle occasion est à mettre à l’actif des Raides et Vils quand Rashford distille une merveille d’ouverture pour Greenwood, qui bute sur Leno. Peu avant la pause, un bon pressing de Lacazette permet à Willian et Aubam de combiner, mais la frappe du Brésilien heurte la transversale.

Au retour des vestiaires, les Rouges Diables, visiblement secoués par Solskjaer, se montrent plus agressifs et font dérailler l’Artetrain. Wan Bissaka croit ouvrir le score après une remise de Greenwood, mais Tierney dévie sa tentative. Comme souvent cette saison, Arsenal procède par contre, mais Aubameyang, pourtant bien servi par Lacazette, ouvre trop son pied pour tromper De Gea.

C’est alors que l’impensable survient peu après l’heure de jeu. Willian lance Bellerin dans la surface et Pogba semble accrocher notre vegan préféré (après Marcel Picon). Chose incroyable, jamais vue à ma connaissance, Michel Doyen décide alors de… donner pénalty pour Arsenal. Le temps de vérifier le contenu de ma bière, Aubam a déjà pris De Gea à contrepied (0-1, 68e).

Je vais l’encadrer

Décidément peu inspiré, notre bon Michel va oublier un pénalty évident pour les Raides et Vils. Le karma a de toute façon choisi son camp car même un improbable carambolage Van De Beek – Elneny – tête de Leno – poteau, ne permet pas à Manchester d’égaliser et Arsenal fête sa première chez un grand d’Angleterre depuis la naissance de Bukayo Saka.

Une victoire volée à Old Trafford, la meilleure défense du championnat et un sourire vu sur le visage de Lacazette, ne serait-ce pas cela, le Monde d’Après ® ?


THE BÂCHES :


Leno (3+/5) : Un seul arrêt à faire devant Greenwood (la parade/commotion ne compte pas) et Bernd l’a bien réalisé. Le portier allemand est en train de s’imposer lentement mais sûrement comme un taulier à ce poste et on ne peut que s’en réjouir.

Holding (2+/5) : Le placement, ça va, mais j’ai peur qu’il se fasse prendre de vitesse par Maradona au cours de la commémoration des quarante ans de la guerre des Malouines.

Gabriel (3/5) : A échoué au challenge « Josip Simunic » consistant à être averti trois fois en une rencontre. Mais Mike Dean n’est que le pâle successeur de Graham Poll.

Il y avait cent fois péno

Tierney (3+/5) : Le meilleur argument pour l’intégration de l’Écosse dans l’Union européenne.

Elneny (4/5) : Le joueur de club idéal. Limité, mais un engagement et une mentalité irréprochables. On se demande chaque année pourquoi Mo est toujours dans l’effectif, ce qui ne l’empêche pas de nous faire taire en se rendant indispensable dans la rotation. Bravo et merci.

Partey (4/5) : On a enfin trouvé une brute au milieu, capable de s’imposer physiquement et de servir de rampe de lancement. Il devrait donc en toute logique se faire les croisés en décembre.

Bellerin (2+/5) : Du mieux, avec notamment de belles projections, mais le repli, pour Hector, c’est simplement la base de l’origami.

Saka (2+/5) : Il commence à tirer la langue, mais qui peut sérieusement lui en vouloir ?

Willian (3-/5) : Enfin un match correct, avec du jeu vers l’avant, des remises et des combinaisons avec les attaquants. Feu de paille ou réveil ? On en parle au 3216. Remplacé par Maitland-Niles (non noté), pour gagner du temps en fin de match.

Aubameyang (3+/5) : Il a cru avoir été mis au chômage technique du fait du confinement remis en place par Boris Johnson. La DRH d’Arsenal l’a toutefois rappelé d’urgence pour tirer le pénalty, tâche dont il s’est acquitté sans problème. Remplacé par Mustafi (non noté, voir Maitland-Niles).

Lacazette (3-/5) : Encore une fois cantonné dans le rôle ingrat de « pivot qui doit remiser tout en esquivant les coudes adverses », Alexandre a parfaitement joué le jeu et permis au bloc équipe de remonter un paquet de fois. Plus qu’à marquer, et tout le monde sera content. Remplacé par Nketiah (non noté), pour tenter d’amener de la vitesse en fin de match. Raté.


IF NOTE :


  • L’avis d’en face vous est proposé par ce bel homme qu’est Luke Seafer, c’est ici
  • Arsenal remonte à la neuvième place, avant d’affronter Aston Villa. La cote pour la Masterclass d’Emiliano Martinez est à 1,0001.
  • Tu vois les boutons ci-dessous ? Alors tu attends quoi pour cliquer.

BA sur vous, et à très bientôt dans la PL Academy

Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

2 commentaires

  1. Très belle composition en forme de cœur. Ou de gland. Peu importe, dans les deux cas c’est de l’amour en barre.
    BA

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