Tottenham – Arsenal (1-1) : La Gunners Academy frustrée

Où Aubameyang se transforma en Richard Gasquet servant pour le match.

Salut vous tous,


Supporter Arsenal, c’est s’assurer d’éviter de tomber dans la monotonie. Il y a un mois, nous autres Gooners aurions à peu près tous signé avec notre sang pour un match nul, tant l’écart entre les deux équipes paraissait important. Quand tout à coup, Laurent Koscielny s’est à nouveau affirmé comme le patron de notre défense. De son côté, Mkhitaryan a suivi l’appel de la maturité initié par sa pilosité crânienne. Et surtout, Mesut Özil semble avoir enfin trouvé un terrain d’entente avec Unai Emery pour rejouer au football. Tous ces ingrédients réunis amènent au coup d’envoi de ce match nos Gunners à seulement quatre points de notre encombrant voisin.

C’est donc avec la confiance de pouvoir réussir quelque chose de chouette dans le nouveau White Hart Lane le stade de la FA qu’Arsenal s’avance pour ce North London Derby. Du moins, jusqu’à ce que tombe la composition, laquelle est plutôt exempte de surprise, si ce n’est la titularisation de Guendouzi (sans toutefois que quiconque ne crie au scandale) et surtout, cette hérésie, cette insulte à tous les dieux du football, ce motif de rétrogradation immédiate en Championship : la présence de Mustafi en tant que latéral droit. J’atteins un tel niveau de désespoir le concernant que j’en viens à me dire que j’aurais préféré voir Jenkinson débuter. ON EN EST LA.

L’objet du délit

ZE GAME :

Amateur de jeu de possession, passe ton chemin. Arsenal opte en effet en début de match pour la tactique du dos rond, en attendant qu’une ouverture se présente. Cette ouverture finit par se présenter sous la forme d’un retour de karma terrible pour Harry Kane.

Le meilleur attaquant du championnat anglais de l’histoire du multivers hérite ainsi d’un bon ballon à l’entrée de la surface. Plutôt que de frapper, il préfère s’excentrer et attendre une faute qui ne vient pas. Au contraire, le triple mur Sokratis-Monreal-Xhaka s’abat sur lui et sur la contre-attaque, Lacazette lance Ramsey pour un face-à-face avec Lloris. Le lâcheur gallois décide alors de mettre le portier français sur les fesses pour mieux pousser le ballon au fond des filets (0-1, 15e).

Satisfaits d’avoir ouvert le score quasiment sur leur première action, les Gunners décident de fermer la boutique. Hormis un but de Kane logiquement annulé pour hors-jeu(.net), les Spurs se montrent dans l’ensemble peu dangereux. Il faut attendre la quarante-quatrième minute pour assister à la première inflation slipométrique du côté des Gooners, avec un double arrêt de Leno devant Eriksen, puis Sissoko.

Au retour des vestiaires, Arsenal se montre un peu plus incisif et Lacazette doit encore se demander comment, à la suite d’un superbe centre en retrait pour Monreal, il a réussi à rater le cadre, seul dans la surface. Un manque de réalisme qu’Arsenal passe près de payer cher quelques secondes plus tard quand, à la suite d’un coup-franc d’Eriksen, Mustafi, à la surprise générale, rate complètement son déménagement et effectue une splendide remise de la tête pour Trippier, qui rate le cadre.

Voyant que les Spurs n’y arrivent pas tout seuls, M. Taylor décide alors de leur venir en aide en deux temps. D’abord, en n’expulsant pas Danny Rose lequel, pour mettre son sponsor en valeur, a imprimé la marque de ses crampons sur le torse de Leno. Ensuite, dix minutes plus tard, en accordant un pénalty pour une faute de Mustafi sur Kane, pourtant hors-jeu au départ de l’action. Evidemment que le meilleur tireur de pénalty du championnat n’allait pas trembler (1-1, 75e).

COMMENT le juge de touche fait-il pour ne pas le voir ?

Malgré ce coup du sort, Arsenal aura pourtant l’occasion de tuer le match. Sur un contre, Mkhitaryan délivre un super délice fondant Wonka à la guimauve pour Aubameyang, qui semble légèrement accroché par Sanchez et obtient un pénalty. Bien qu’ayant subi lui-même la faute, l’ancien Dijonnais décide de se charger lui-même de la sentence. Laquelle, au vu de la frappe, s’apparentait plutôt à un coup de règle en mousse sur les doigts de l’élève venu armé en classe. Qu’il rate son pénalty, soit, ça arrive, mais au moins, à une minute de la fin, on veut voir un pruneau, pas un tir d’unijambiste anémique bon sang. Ah et on passera sur la tentative de Vertonghen de venir suppléer son gardien (ainsi que sur le rouge de Torreira, pour une faute sur le joueur qui aurait dû être expulsé).

Non, rien. Si, je vous jure, c’est ce qu’a dit M. Taylor

Autant ce résultat nul paraît plutôt logique vu la physionomie du match, aucune équipe ne se démarquant particulièrement, autant chaque fan d’Arsenal est ressorti avec la rage d’être passé si près du hold-up parfait. Surtout contre l’ennemi juré, concurrent direct pour le Top 4 qui plus est. Bref, espérons que nos joueurs vont vite arriver à se reconcentrer sur la C3.


ZE BÂCHES :

Leno (4/5) : Cette double parade, mes aïeux… Bernd a peut-être enfin signé son match-référence contre un gros : propre au pied, excellent sur sa ligne… Dommage qu’il ait fini par céder face au meilleur tireur de pénaltys du championnat.

Mustafi (0-/5) : A réussi un geste historique, à savoir concéder un pénalty sur un joueur hors-jeu. Entre ça et sa remise de la tête magnifique pour Trippier, Shkodran mérite donc une note en conséquence.

Sokratis (4-/5) : A encore réussi à museler Harry Kane dans le jeu. Son association avec Koscielny fonctionne, et, même s’il est plutôt limité dans la relance, sa hargne fait plaisir à voir.

Koscielny (4/5) : Tiens donc, Koscielny a encore réussi un excellent match contre un gros. Comme l’a dit le Père Fidalbion dans sa dernière Acad, le Boss compense parfaitement ses capacités physiques déclinantes par une anticipation et une lecture du jeu dont peu de joueurs disposent. Plus que jamais, on attend sa statue devant l’Emirates.

Harry Kane entre Koscielny et Sokratis

Monreal (4/5) : Un latéral qui sait défendre, et dont certaines montées amènent l’adversaire à sacrément suer du SIF. La rumeur actuelle veut que le Barca souhaiterait en faire le remplaçant de Jordi Alba. Ne fais pas ça, Nacho, tu vaux mieux que ça.

Guendouzi (3-/5) : Omniprésent au milieu de terrain, le minot a quand même plusieurs fois joué avec le feu devant sa défense. C’est probablement pour cela qu’Unai l’a remplacé par Torreira (2/5), dont l’expulsion était certes sévère, mais va nous conduire à passer trois matches sans lui. Autant dire qu’on serre déjà les fesses pour Manchester.

Xhaka (3+/5) : Son match aurait pu s’arrêter très rapidement, en raison d’un tacle de boucher qui fait encore râler Mauricio Pochettino (voir ci-dessous). Et cela aurait été tout à fait dommage, tant une nouvelle fois il a brillé dans la régulation du jeu.

Mkhitaryan (4/5) : La résurrection de Mkhi continue, avec encore une fois une activité débordante et cette passe pour Aubameyang en fin de match, qui méritait mieux que ce qu’en a fait son ancien coéquipier du BVB.

Ramsey (4/5) : Il a encore planté à Wembley, au terme d’un contre rondement mené. Dommage que Luke Perry ne s’en soit pas remis. Remplacé par Özil (non noté), moins en vue que lors de sa dernière sortie, mais qu’Unai semble vouloir de moins en moins laisser au placard.

Iwobi (2+/5) : Comme d’habitude, Alex a martyrisé son vis-à-vis sans trop savoir quoi faire du ballon derrière. Et je ne sais pas qui va attendre le plus : Monreal qu’Iwobi vienne l’aider à défendre ou Kassim Abdallah que l’arbitre siffle hors-jeu(.net) ?

Lacazette (2/5) : Match paradoxal pour notre attaquant, inspiré quand il s’est agi de lancer Ramsey sur le premier but, beaucoup moins lorsqu’il avait une occasion en or de doubler la mise. Et visiblement, Emery n’a pas apprécié son attitude au moment de sa sortie. I have a bad feeling about this. Remplacé par Aubameyang (1/5), qui n’a eu qu’une occasion et on connaît la suite.


IF NOTE :


  • Notre ami Mauricio Pochettino, qui réclame depuis samedi à cor et à cri l’introduction de la VAR en Premier League (si si, alors qu’il était encore farouchement contre il y a un mois), a déclaré que son équipe était supérieure dans tous les compartiments du jeu à Arsenal. Ce doit être pour ça qu’ils ont pris un point en deux matches contre nous, allez savoir. 
  • D’ailleurs, en parlant du coach d’en face, une bonne partie de la presse anglaise loue son discours guerrier à la mi-temps du match. Pour faire match nul contre une équipe largement supérieure, donc.
  • Je n’ai pas parlé non plus de Sanchez qui s’est essuyé les crampons sur Koscielny en fin de match. Je vous laisse deviner sa sanction : un indice, elle se situe au même niveau que celle subie par Kane après son coup de boule contre Chelsea.
  • Enfin, terminons tout de même sur une note positive, à propos d’un joueur dont vous avez déjà entendu parler dans ces colonnes. Ça se passe par ici.
  • Ah pardon, j’ai failli oublier, l’ami Ray Parloir a aussi parlé de nous autres, supporters français d’Arsenal, dans son vrai boulot avec un salaire et tout (droite). Par .

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Johny Kreuz

Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

Un commentaire

  1. Mustafi m’a bien fait marré sur ce match lorsqu’il centrait. Mes des parpaings quoi! Des grosse quiches super forte direct en tribunes. Ce mec est vraiment footballeur?

    Sinon même si Unai tiens bien sa barque je commence sérieusement à en avoir plein le cul de sa gestion de certain hommes dont Lacazette.
    « I have a bad feeling about this » mais c’est exactement ça.. ça va mal finir.
    Au lieu de critiquer ces deux meilleurs buteurs face à la presse, il devrai se taire vu ces choix foireux de compo et son mauvais coaching. Lui aussi n’a pas été bon lors de ce derbis.

    Merci pour l’acad!!

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