Atletico – Juventus (2-2) la Bianconero Académie nous a offert une mi-temps de football, et c’est déjà bien.

ANDIAMO A ISTANBUL


Ciaù ragazz’

Que les choses soient claires, c’est pas en jouant comme des amibes manches à couilles qu’on va aller à Istanbul. C’est complètement nul. Mis à part 45 minutes contre le Napoli, on a nié jusqu’à l’existence même du football. C’est à se demander si Rudi Garcia n’a pas revêtu un costume de peau trop grand pour lui pour ressembler à Sarri. La seule chose qui me fait penser que ça n’est pas encore arrivé, c’est l’absence d’arrogance en conférence de presse (pour le moment en tout cas). Franchement ON EN A PLEIN LE CUL. EN MAJUSCULES OUI MONSIEUR.

Dougie chez le docteur, place à Juanito. Sinon on change pas une équipe qui… Enfin on change pas quoi.


Si vous voulez qu’on parle de foot, va falloir faire des académies vintage. Parce que là on n’est pas partis pour en voir. Faut dire aussi qu’en termes de sparring-partner, l’Atleti du Cholo c’est pas la panacée.

(Ces lignes ont été écrites avant que la médecine le discours de mi-temps du coach ne fasse effet).

Autant vous dire que l’équipe qui est remontée sur la pelouse pour la seconde période n’avait rien ou presque à voir avec les onze plots de chantier de la première. Meilleure dans les transmissions, mais surtout dans les intentions. Pas difficile de faire mieux que rien. C’est donc fort logiquement que Cuadrado a ouvert la marque d’une jolie frappe enroulée dans la lucarne d’Oblak (0-1, 48e). Moi qui pestais de le voir commencer à la place de Dybala ou de Bernardeschi, ou même du slip de Camoranesi, il m’a bien fait fermer ma gueule. Pour ce soir en tout cas, elle est bien trop grande pour pouvoir le rester trop longtemps. Les bonnes intentions offensives ça aide pour marquer des buts. Les prémices du Sarrismo version piémontaise (pas la salade, suivez un peu bordel) sont là. Faudrait que ça commence dès la première minute pour voir un peu. Sûr que ce serait mieux, peut-être même qu’on finirait par gagner des matches. Parce que si Blaisou a bien fini par marquer un joli but de la tête à force de se projeter comme un crevard (0-2, 65e), il a fallu retomber dans nos travers par la suite. À commencer par les phases arrêtées. Savic s’est défait du marquage pour saucisser le cul de Szczesny avec un poignard (oui bon hein) à peine cinq petites minutes plus tard (1-2, 70e). Rien de bien grave, ça fait jamais que quatre buts encaissés sur CPA depuis le début de la saison. On reprend sur un faux rythme, on sent qu’on en a encore en réserve et qu’on peut refaire le break. Soudain, Pipita déborde sur l’aile droite . Il aperçoit Cricri seul au second poteau qui appelle le ballon. En toute logique, ça fait passe forte et but. Non ? Vraiment pas ? Eh ben non. Pipita force à mort en tirant sur Oblak. Mais quel connard, sans déconner. La RAIE de grande qualité de Szczesny dans la foulée ne changera rien au destin. Le destin qui nous dilate la rondelle amoureusement comme à chaque fois en nous laissant marquer, deux fois même, pour mieux nous carrer. Un doigt de Savic d’abord, parce qu’on n’est pas des sauvages. Puis la tête d’Hector Herrera à la dernière minute, comme ça, sans prévenir (2-2, 90e). Saloperie de destin. Cricri manque le but de la victoire alors qu’il reste à peine quelques secondes à jouer. La Juventus quitte le terrain avec la tête dans le cul (celle d’Herrera donc) et l’impression d’avoir loupé le coche.

De notre côté, on se dit qu’en jouant au football pendant 90 minutes, y aurait peut-être moyen de faire quelque chose de sympa. Et qui sait, on pourrait même finir à Istanbul à la fin de la saison.


LES NOTES

SZCZESNY (3-/5) : Une raie sur le côté dans les cheveux, des raies un peu partout dans ses six mètres, mais deux pions dans la besace à la fin.

DANILO (2/5) : Alex Sandrine de droite.

BONUCCI (3+/5) : Aurait dû provoquer un pénalty. Aurait pu empêcher les buts de Savic et Herrera. Aurait dû rester au Milan, mais a préféré revenir à Turin. Bon il a pas été mauvais, plutôt bon même, mais ça m’arrache la gueule de le dire.

DE LIGT (3/5) : Commence à comprendre l’italien. De bonne augure, même si j’aimerais bien le voir sauter pour prendre un ballon de la tête une fois. Je suis sûr que ça pourrait l’aider.

ALEX SANDRO (3+/5) : Continue à nous donner de l’espoir avant de nous trahir et de redevenir médiocre dans deux mois. On connaît la chanson.

PJANIC (3+/5) : Les réglages sont à affiner, mais on dirait qu’on va avoir droit au meilleur de Mire. Faites-donc comme moi, croyez-y à fond. Comme ça on sera tous déçus en même temps. Au pire, Sarri inventera RAMBO en regista. Et le pire c’est que ça marchera.

KHEDIRA (2/5) : Fatigué du voyage à Florence, Sami a fait son âge. On dirait que les choses rentrent dans l’ordre en somme. Remplacé par BENTANCUR qui a marqué des points. C’est pas un but certes, mais c’est déjà bien.

MATUIDI (toujours pareil/5) : Cette fois c’est la version avec un but.

CUADRADO (4/5) : Le bon Juanito, celui qui fait tout bien. Pourvu qu’il ne se pète pas…

HIGUAIN (2-/5) : Ah, l’égoïsme de l’attaquant… Gros con va. J’aurais aimé voir DYBALA plus longtemps, lui et sa soyeuse patte gauche.

CRISTIANO RONALDO (3-/5) : Bon même si c’est pas un quadruplé c’est pas grave. Même un petit but à la 95e, on prend.


On joue contre la lie de la Botte samedi, les turbo-droitards de l’Hellas. On va faire en sorte de les poutrer pour pas laisser trop de marge à l’Inter. On verra s’il y a une académie, puisque c’est la foire agricole au pays et qu’à 18 heures on sera sûrement allongé sur des tables de bar, la bouche sous un cubi de génépi.

FINO ANAL FINE,

Roberto.


Ah ! Et n’oubliez pas de cliquer sur les boutons juste dessous. Pour que vive l’alterfoot.

Roberto Bettégras

Gérontophile lubrico-bakouniniste.

4 commentaires

  1. mais le Bentancur là, c’est pas lui qui fait de la merde 2 fois sur le premier but que vous prenez ?
    perte de balle + faute (de mémoire de mec ayant bu)

    • Je crois que j’aimerais bien y aller en effet. En plus la dernière finale de Champion’s là-bas a quand-même régalé. Mais bon, on est tellement des losers qu’on serait capables de jouer le rôle du Milan.

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