Juventus – Manchester United (1-2), la Bianconero Académie n’est plus invincible.

Salut les zèbres,

 

J’avais préparé un truc rigolo, un détournement de la Raide et Vile Académie. Mi château de Luke Seafer et épais rideaux de velours, mi PIMP des diablesses de Sir Bobby. Le problème, c’est que j’avais anticipé une victoire de la Juve. Mais le karma est bel et bien le nouveau bras vengeur de Luke Seafer, qui doit jubiler en sirotant des whiskies japonais avec Sir Bobby en caguant derrière les épais rideaux de velours, Versailles style.

 

En vrai on jouait plus en 4-4-2 avec Cuadrado à droite au milieu et Bentancur à gauche. Mais ça tout le monde s’en fout.

 

Comment en est-on arrivés là ? Une première mi-temps dominée (mais pas gagnée) où Khedira touche le poteau (34e) et où Cuadrado force De Gea à sortir une RAIE réflexe (34e aussi). Pas mal de frappes mais peu de cadrées, on serre les dents et on se dit qu’en continuant à faire du jeu, on finira par être récompensés.

Mais adopter un mode de pensée irrationnel, celui de la posture romantique qui consiste à croire que la beauté est récompensée, ne peut qu’inévitablement nous pousser dans l’abîme. Non pas parce que ce serait une erreur, mais plutôt parce que l’ADN de notre club est en contradiction avec cette approche. Je vous la sors de temps à autre ici, mais la maxime de Boniperti qui fait office de devise du club, c’est  »Vaincre n’est pas important, c’est la seule chose qui compte ». La manière ne compte pas, le résultat oui. Et l’émotion que procure la victoire n’a pas d’égal.

On ne boude tout de même pas notre plaisir lorsque Dybala envoie une douceur sur la barre transversale de De Gea à la cinquantième minute, lui qui semble avoir retrouvé son football et qui donne au moins autant de plaisir que ce qu’il en prend.

La lumière vient de Bonucci qui nous offre (mais surtout à Cricri quand même) une délicieuse ouverture de 40 mètres que le Portugais reprend de volée en enfonçant la cage de De Gea (1-0, 65e). La suite ? Une putain d’avalanche d’occasions manquées. Cuadrado, Pjanic par trois fois (!), Cricri d’amour…

Vous connaissez l’épilogue. Le coup-franc de Mata (1-1, 86e), la Fellainisation (alors qu’il y avait tellement mieux à faire en se servant de quelques lettres de ce mot qui n’existe pas) sur le lointain coup-franc de Young, Fellainisation qui pousse nos défenseurs à la faute, et Alex Sandrine à l’autogoal (1-2, 90e).

Les carottes ne sont pas cuites, loin s’en faut. Mais elles sont crues et fermes, et on s’est assis dessus sans beurre.

 

LES NOTES

SZCZESNY (3-/5) : Le grand polonais a plutôt fait le taf pourtant, mais ça n’a pas suffi.

DE SCIGLIO (3/5) : Pas autant catastrophique que ce que j’attendais. C’est déjà pas mal. Mais rendez-moi mon Portugais supersonique s’il vous plaît. BARZAGLI a pris sa place pour la toute fin, sans empêcher les méchants de marquer et de gagner. Bof.

CHIELLINI (4/5) : José à eu de la chance que Giorgio ne le voit pas faire le malin, il lui aurait fait rupter les sphincters façon Maubeuge.

BONUCCI (4/5) : Deux passes décisives, dont une au bout du suspense pour ALEX SANDRINE (1/5) qui nous poignarde le cul.

PJANIC (2/5) : Il a été vraiment bon en début de match, mais il rate TROIS putain occasions de faire le break. Il a quand même l’avantage d’avoir un QI football largement positif, au moins autant que ce que celui de CUADRADO (2/5) est négatif. Bataille et Fontaine (si l’un des deux était intelligent).

BENTANCUR (3+/5) : Du miel. On s’en tartinerait les parties si on n’avait pas peur de se les faire croquer. Ses mauvais choix des précédents matches semblent être derrière lui. À confirmer dimanche en nous faisant gagner.

KHEDIRA (2/5) : La vitesse de Mitroglou, la finition de N’jie, la condition physique de Diawara un samedi vers quatre heures du matin et la gueule du mec qui tient le kebab où tu vas à la même heure complètement plein. Marseille la nuit. Remplacé par MATUIDI qui s’est fait un petit réveil musculaire avant les 30 bornes de ce weekend.

DYBALA (4/5) : Sexy pour rien, comme si Charlize Theron était nonne.

CRISTIANO RONALDO (3+/5) : Un superbe but, une célébration qui je l’espère n’existera plus jamais après ce soir, mais on perd à la fin alors merde.

 

Je ne m’attarderai pas sur José. Son football est sur la fin, et ce sursaut s’apparente plus au plaisir que prend un nonagénaire pendant un toucher rectal qu’à une étreinte chaude et passionnée.

Oui, l’anal tient une place importante, et non j’ai pas dépassé le stade. Sinon pourquoi écrirais-je ici ?

On reste premiers, rien d’inquiétant. On compte sur les joueurs pour avoir une réaction d’orgueil ce weekend et enfoncer non pas des carottes mais des putain de butternuts géantes dans le fondement des rossoneri.

 

FINO ANAL FINE,

un baccio nel culo.

Roberto Bettégras

Pharaon Gérontophile. Bianconero Académie. l'Académie des Poteaux Bizarres.

7 Comments

  1. Ban bravo vous vous faite Mourinhé et gnagnagna il est sur la fin, et gnagnagna faudra pas faire la surprise s’il la ramène comme ça à Manchester cette ligue de champions

    • Je ne voulais pas m’attarder sur lui mais je suis obligé de le faire, quelle époque… Vous chérissez le souvenir de son passage à Porto et je le comprends, il a fait quelque chose d’esseptionnel. Même ses saillies époque Inter me faisaient rire, jaune certes, mais là ça ressemble vraiment à un baroud d’honneur de la filsdeputerie. Il est mort à l’intérieur depuis le Real.

      Après j’aurais fait la même chose que lui on est bien d’accord. Et je maronne parce que je suis du côté des perdants. Voilà tout.

    • J’entends bien. Je ferai la même chose quand vous sortirez lamentablement de la compétition.

      (Vous allez la gagner, et vous l’aurez lu ici en premier).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.