Juve – Sampdoria (3-0) La Bianconero Académie n’est pas prête.

Ciaù ragazz’,

L’espoir qui nous envahit à l’aune de cette nouvelle saison est proprement insupportable. Nous exécrons tout ce qui peut, de près ou de loin, nous immerger dans ce sentiment factice qu’est le bonheur. Et pourtant avec l’arrivée d’un prophète à la barbe soyeuse, fort d’un idéal de jeu que son passé de grand joueur a nourri toute sa vie durant, nous nous surprenons à envisager la foi comme une belle et bonne chose. Soudain, le rêve d’un monde aux lueurs plus douces, où notre équipe jouerait un football léché certes, mais surtout sensé, n’est plus un rêve amer gravé dans le marbre puis imprimé dans un quelconque livre saint. Non, l’espoir empoisonne de nouveau nos cœurs faibles. Peste soit de la chair et de ses vices faiblards, elle qui est si désintéressée de notre esprit qu’elle va même jusqu’à y inviter cette immonde déviance qu’est la foi. Et cette dernière de ne pas demander le reste avant d’accomplir son œuvre évidemment ! Non, il est déjà trop tard. L’homme devenu dieu – mais surtout coach – est la source de nos délicieux maux. Nous le savons et pourtant, nous croyons. Nous l’aimons même.

Peste soit de la chair.



LES NOTES


SZCZESNY (3+/5) : Va falloir apprendre à relancer court MAIS propre. Parce que sauver nos miches en sortant des arrêts réflexes ça ça va il sait toujours faire.

DANILO (4/5) : Incroyable dans ce système, comme une trace de pet bactérien dans l’atmosphère vénusienne.

CHIELLINI (3+/5) : Viendra le temps où la roublardise ne suffira plus à cacher le poids des ans, mais ce jour n’est pas encore arrivé.

BONUCCI (4+/5) : Le joueur de football a été parfait. J’ai décidé de ne plus parler de l’homme ici, c’est une perte de temps (connard).

FABROTTA (4/5) : Certains puceaux ont la jouissance facile. Fabrotta lui fait partie des besogneurs discrets mais efficaces qui ne ratent pas leur première fois. Et le plaisir est bien au rendez-vous.

CUADRADO (4-/5) : Une paire de mauvais choix ne remettent pas en question son talent… tant qu’ils ne coûtent pas le match.

McKENNIE (5/5) : Les médecins du club ont dû commencer à lui implanter des cellules souches d’Edgar Davids. Tout suit donc son cours.

RABIOT (5/5) : Mother fu(n)cKer.

RAMSEY (5/5) : A trouvé sa guerre. Homme du match pour le plaisir des myions de gooners qui nous lisent et qui font partie du pool de rédaction de la Jouzé Académie.

KULUSEVSKI (5/5) : Certains puceaux ont la jouissance facile. Kulusevski lui a procuré de multiples frissons à la Vieille Dame en la besognant façon traîneau lapon de Nikkaluotka.

RONALDO (4+/5) : OK je force comme un connard, mais il n’a jamais rien lâché jusqu’à son but, ni même après.


On a vu du football. Un incroyable football même, au vu de ce qu’on s’est tapé la saison dernière. Onze joueurs tous impliqués dans chaque phase de jeu, qui pressent ensemble, qui permutent sans arrêt, qui jouent en première intention… Cristiano a été mis dans de bonnes conditions un sacré paquet de fois, McKennie-Rabiot-Ramsey ont massacré leurs vis-à-vis, Kulu a marqué pour sa première… Bref, le football est revenu à la Juve. Il est bel homme, il s’appelle Andrea Pirlo.


FINO ANAL FINE,

Roberto.

Roberto Bettégras

Humain, donc ordure.

Un commentaire

  1. C’est beau cette montée de sève comme aux premiers jours. Beau et excitant. Je reviendrai (oui, je suis venu).

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