Vieille Dame – Jeunes Garçons (3-0), la Bianconero Académie ne se cache plus.

Il est vrai que j’aurais pu avoir le bon goût de vous épargner ce jeu de mot éculé, ou au moins de ne pas vous le balancer dès le titre. Mais bon, vous me connaissez. Pourquoi raterais-je une occasion de décevoir ?

 

Salut les zèbres,

 

Neuf sur neuf. Nous n’avons rien connu d’autre que la victoire depuis le début de la saison, et ce quelle que soit la compétition. De l’incroyable capacité à gagner dans la durée ou de l’arrogance que procure notre ineffable supériorité, laquelle est arrivée en premier ? Pour vous la faire courte, on est en plein cercle vertueux et ça a l’air parti pour durer. Il y a bien un gros caca (la déjection, pas le talentueux académicien des Verts) posé devant le ventilateur, mais le fil de la prise est coupé et le réparateur en congés. On peut raisonnablement penser que lorsque le ventilateur sera prêt à souffler de toutes ses forces pour disperser la merde aux quatre vents, on sera déjà trop loin pour recevoir autre chose qu’un petit peu de straciatella sur le bout des chaussures.

Une invincible Juve accueillait donc les Young Boys de Berne de Guillomoaro, et ressortait pour l’occasion son 3-5-2 qu’on avait bien aimé contre Bologne.

Szczesny

Barzagli (C)              Bonucci                  Benatia

Cuadrado                                                                              Alex Sandro

Pjanic                  Matuidi

Bernardeschi

Dybala                     Mandzukic

 

Il n’aura pas fallu bien longtemps pour que le monde (en tout cas celui qui a eu assez de goût pour regarder ce match) ne se rende compte de notre puissance. Alors oui, les Young Boys, c’est pas non plus un grand d’Europe. En attendant on a six points en deux matches, et notre troisième adversaire est atteint d’une terrible maladie, l’année 3 de Mourinho. On boude pas notre plaisir. À quoi bon ? On va y aller dans quinze jours, Cristiano va planter quelques buts et faire renvoyer José, qui n’aura que ses 30M£ de parachute doré pour se consoler. Mais tirons quelques enseignements de ce match si vous le voulez bien.

 

LES QUELQUES ENSEIGNEMENTS À TIRER DU MATCH SI VOUS LE VOULEZ BIEN.

 

– Dybala a enfin digéré sa Coupe du Monde FIFA Coca-Cola® et sa préparation physique. De volley à la réception d’une sublime ouverture de Bonucci (1-0, 16e), de Lensois après que le gardien bernois ait repoussé une praline de Matuidi (2-0, 33e), puis à bout portant après un décalage de Cuadrado (3-0, 69e), Paulo aura rarement aussi bien porté son surnom de La Joya.

– Le 3-5-2 semble vraiment être le système dans lequel on s’épanouit le mieux. Il faudra vite l’essayer contre une vraie équipe de football (et avec des vrais latéraux).

– Khedira n’est plus blessé. Il a remplacé Pjanic à la 70e. On va voir s’il arrive à retrouver sa place dans le XI de départ vu la bonne dynamique actuelle (qui en doute, sérieusement ?)

– Chie dur, chie mou, mais chie dans le trou.

C’est gratuit comme j’aime, ça n’a aucun rapport avec le match, c’est parfait.

 

LES NOTES

 

SZCZESNY (3/5) : Le chômage, la Pologne, les idées reçues. Dans l’ordre que vous voulez. J’ai l’impression que ça va être ça toute la saison ou presque.

BARZAGLI (3/5) : Les vieux radotent même leurs performances.

BONUCCI (4/5) : Un gros match face à dégun, mais surtout une ouverture d’anthologie pour le premier but comme on veut en voir tous les weekend.

BENATIA (3/5) : Il revient tranquillement dans le beau game, attendons-nous à le voir besogner des génitrices sous peu.

ALEX CUADRANDRO (meh/5) : Return of the meh.

 

PJANIC (3/5) : Autrement dit la note que tu mets à un mec dont tu as du mal à te remémorer la performance quand tu écris 24h et beaucoup de vin plus tard. Le grand KHEDIRA est sorti de l’infirmerie pour les vingt dernières minutes.

MATUIDI (3+/5) : Pareil que Pjanic, mais il a quand même été impliqué sur le deuxième but, alors un petit plus. Parce que oui, je fais ce que je veux des notes. EMRE CAN a pris sa place histoire d’élargir un peu la poche à bite de son slip.

BERNARDESCHI (3-/5) : Une capacité exceptionnelle à faire la différence, seulement surpassée par une capacité exceptianale à foirer le dernier geste. Allez Fredo sors-toi les doigts et redevient le Florian Thauvin du riche.

DYBALA (5/5) : Une érection à vous en faire malozizi. On l’avait entrevu depuis un ou deux matches, le Paulo qui te fait payer ta place au stade est de retour.

MANDZUKIC (3+/5) : Il n’a pas marqué, mais ça intéresse qui ? Ceux qui l’aiment connaissent sa valeur, et ses détracteurs diront encore qu’il ne sert à rien. Je les invite gentiment à se faire cuire le fondement, et je leur laisse même le choix du mode de cuisson. Remplacé par MOISE KEAN. Putain j’ai longtemps attendu son entrée pour faire un jeu de mots au potentiel humoristique discret, mais finalement rien. À la prochaine Moïse.

 

FINO ANAL FINE,

un baccio nel culo.

Roberto Bettégras

Gérontophile alcoolique et dégarni. On dit que je ressemble à Matteo Salvini, mais pas politiquement.

2 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.