Estoril Praia – Porto (1-0) La Dragão Livre la moitié

Frôler mais éviter un drame qui ferait revivre le Heysel, Hillsborough, Furiani ou Demba-Diop, c’est toujours un soulagement. Mais voir qu’aucune autorité ne prend la mesure des risques c’est à vous dégouter.

Bom Dia,
« C’est le match de l’année, en pleine saison, je ne vais pas fermer le stade car il est construit sur un terrain agricole inconstructible, et que le tremblement de terre à 11h du matin a fait des fissures dans la structure. On doit recevoir les 5000 supporters de Porto! »

Voilà ma vision, suite aux déclarations deux jours plus tard de la position des officiels.
Bref il y avait un match que l’on devait remporter car nos poursuivant ont gagné aussi et nous mettent la pression.

O Equipe :

Sergio décide de faire tourner chez le dernier pour préserver tout le monde.
Maxi, Layun, Felipe débutent alors que Marcano, Brahimi et Corona sont mis au repos.

O Jogo :

On commence la partie sur un rythme de sénateur. Mais genre Gérard Larcher hein.
En face Estoril essaie de jouer haut pour mettre la pression notamment sur Reyes dont les relances sont aussi efficaces que celle de François Hollande.
Au bout de dix minutes on n’a toujours pas frappé et le seul danger a été Marega lancé du milieu de terrain mais contré par la sortie du gardien à 30 mètres. Il faut attendre la quinzième et un rush de Marega qui voit sa frappe bloquée en deux temps par le gardien. A la seizième Reyes en retard concède une faute et un jaune. C’est un coup franc excentré qu’Eduardo claque dans la lucarne de Sá pris par surprise. Eduardo > Belliveau.

Bref on essaie de réagir mais Estoril couvre bien sa profondeur. Sans Brahimi il manque la touche technique pour changer le rythme.
On se fait une énorme occasion avec Layún qui trouve Ricardo sur l’aile dont le centre parfait dans les six mètres est repris par Aboubakar mais Ribeiro sort le ballon à la one again.
On met de plus en plus la pression mais l’excès d’individualisme de Marega ou les imprécisions dans les 30 derniers mètres font que l’on ne met pas assez de pression sur la défense.
On a des éclairs comme à la 40e quand Aboubakar lance Marega qui centre pour Layun mais le mexicain se déchire comme un californien avec un glaucome.
Une dernière occasion sur coup franc pour Estoril à laquelle on répond par une double occasion pour Marega : une frappe repoussée en corner et une tête au-dessus (sur le corner donc).
Il est à noter que le Ribeiro le gardien d’Estoril a pris un jaune pour gain de temps.

Mi-temps :

Et donc ? Et Donc… Les supporters de Porto signalent à la garde civil et aux pompiers des fissures dans la tribune qui se lézarde de plus en plus. La RTP qui diffuse le match reprend le direct sur une pelouse envahie par les supporters qui sont descendus dans le calme.
Les autorités essaient de faire compléter les tribunes latérales mais se rendent compte que c’est impossible.
Il est alors décidé de faire évacuer les supporters par leur tribune tranquillement deux par deux.
La scène est surréaliste, les ultras remontant du terrain deux à deux vers les escaliers pour ressortir du stade dans le calme et encadrés par la protection civile et les pompiers.
Au bout de vingt minutes la RTP filme la tribune qui a des fissures qui sont visible environ tous les 10 sièges…

Bref Le match ne reprend pas, les derniers supporters sortent, le speaker annonce que la décision a été prise de reporter la seconde mi-temps.

La situation : La ligue voulait faire reprendre le match le lendemain, mais Porto a refusé, le match était lundi et Porto reçevait Tondela vendredi.
La ligue a programmé le match le 22 février entre les deux tours de Ligue des champions, sauf que Porto ayant mis une réserve pour terrain non conforme, la commission n’a pas étudié le recours.
Depuis les journaux lisboètes attaquent Porto qu’ils accusent d’avoir besoin de « réclamer une victoire sur tapis vert car incapable de gagner chez le 18e », et laissent entendre que les supporters ont exagéré et tout fait pour arrêter le match.
Bien évidemment, la part de responsabilité d’Estoril, d’un stade qui part en ruine, ça, ce n’est pas le problème….Enfin je ne vais pas donner de leçon car Amiens-Lille ce n’est pas plus glorieux il me semble.

Donc peut être que je ferai la suite des aventures merveilleuse de cette académie, si elle a lieu un jour.

BA

Homerc

Né un soir de mai 1987 devant une talonnade devenu mythique. Tranchant comme Couto, précis comme une trivela de Quaresma, Dingue comme Futre #Troll #Sexe #RockNRoll

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