Monaco Porto (0-3) La Dragão est revenu en 2004

« Vous n’allez pas mettre Porto au niveau de Monaco quand même! »
P. Bouby, l’ÉquipeTV. Jour du match, 19H.

Bom Dia,
Pour la seconde journée de la Ligue des Champions, les Dragões se déplacent en terre monégasque. Si en France, les médias ont parlé avec nostalgie de la finale de 2004 avec le tremolo des regrets (non, mais les mecs se sont fait défoncer tout le match et te le vendent comme Saint Étienne et les poteaux carrés), au Portugal, non. On est mi-figue, mi-raisin en se disant que le match de Besiktas, on est simplement passés à travers… Nos démonstrations de force en championnat ne sont pas anodines.
Bref Sergio a annoncé  la couleur en conférence de presse, on vient pour montrer qui est Porto, reprendre notre place sur l’échiquier européen.

O Equipe :

SERGIO OLIVEIRA!!!
Putain, OK, la compo, c’est un 4-3-3 avec dans le couloir droit Marega et en 8 Sergio « Caralho » Oliveira. L’ex-enfant prodige, qui a un bilan de 0 minutes jouées depuis le début de championnat, est titulaire.
Soit Sergio est un génie, soit on va mourir.
porto

O Jogo :

Le jeu commence, on se place haut.
Monaco veut nous presser dès la première relance, ce qui tombe bien pour eux, car on veut relancer tout les ballons et on manque de se faire punir quand à la 4e minute, Brahimi, après avoir récupéré le ballon dans les pieds de Sidibé, le passe plein axe à Ghezzal qui trouve Falcao. Heureusement, le Colombien frappe dans les gants d’Iker.
On ne panique pas et on garde notre plan de jeu. Relance, patience, éclater sur les ballons récupérés haut.
Les 10 premières minutes sont un round d’observation, chaque équipe tente de déstabiliser l’autre sans vraiment se livrer. On se crée une occasion sur une touche à la 7e, avec un beau cafouillage dont le contre voit Diakhaby se retrouver seul sur un centre qu’il smashe de la main avant de prendre un jaune (9e).
A partir de là, nos sorties de balle sont précises comme des tirs de sniper.
Une mèche est allumée à la 12e, Aboubakar prend Glik de vitesse mais est trop court sur le centre de Marega. Derrière Brahimi met le feu dans la surface et il faut une intervention de Jemerson pour sauver les meubles.
Installés au milieu, on s’approche de la surface mais on ne trouve pas la dernière passe.
19e : Falcao en faisant faute sur Ricardo s’ouvre l’arcade ; parfois, il y a une justice.
On domine le match, on est clairement les patrons. Felipe mange Diakhaby, Telles a étouffé Ghezzal, Brahimi pisse sur les Monégasques.
On arrive à la 30e minute. Contre de Herrera, Brahimi décale Sergio qui centre pour Marega mais sa tête n’est pas assez puissante.
Dans la foulée, combinaison en touche. Le ballon arrive sur Danilo qui enchaîne contrôle-volée. Benaglio repousse sur Aboubakar, qui s’y reprend à deux fois pour conclure pendant que la défense de Monaco s’est lancée dans l’intégrale Vanessa Del’Rio, 30 ans de carrière. 0-1.

 

33e : Fabinho prend son jaune pour sa troisième boîte de la soirée.
34e :  Herrera prend son jaune syndical.
38e : Nouveau décalage sur Marega qui prend sa chance, mais c’est à côté.
On a mis la machine en place, on alterne le jeu haut et bas pour presser et exploser en sortie de balle, ce qui met de suite le feu dans la défense monégasque, pas habituée à cette intensité. On concède quelques corners en fin de mi-temps mais sans danger pour Iker.

Mi-Temps :

Le coup de Sergio Conceição fonctionne, notre jeu est en place avec une alternance digne de notre rang. On aurait pu se montrer plus tranchant, mais il va falloir garder le rythme et en mettre un second.

Monaco sort Diakhaby pour Carillo.

On repart sur un bloc bas pour éclater à la récupération en aspirant Monaco.
On s’applique à la relance quand le ballon arrive à Iker, sans pression.
Point YAPAPENO : Jorge, débordé, a donc le droit de se jeter sur Marega pour l’empêcher de frapper en lui coupant la course.
Alors qu’on n’a pas eu un corner en première période, on en obtient trois de suite, malheureusement sans conclure.
C’est maintenant Monaco qui essaie de jouer en contre en nous laissant la balle, mais le rouleau compresseur est lancé.
Alors que Monaco ne s’approche plus de notre surface Brahimi lance Marega qui se défait de Glik et Jemerson mais frappe sur Benaglio (59e).
62e : Sergio prend un jaune.
66e :  Danilo prend un jaune.
Récupération de Brahimi qui lance Marega. Moussa donne parfaitement à Aboubakar qui fusille Benaglio. 0-2 (70e).

71e : Sortie d’Aboubakar pour Layún et Brahimi pour Corona.
Monaco profite de la réorganisation pour lancer Lopez qui centre, Falcao reprend de volée mais sur la barre. Josse en bon Lyonnais s’attarde quatre fois dessus comme si c’était un titre.
Marega continue de faire de Glik sa chose en passant avant-centre. On passe en 4-5-1 avec Corona et Layún dans les couloirs.
83e : Sidibé prend son jaune pour un coup de coude sur Marega.
86e : Sortie de Sergio Oliveira pour Reyes.
Centre de Corona pour Marega, Benaglio repousse la frappe ainsi que la tentative suivante d’Herrera. Marega décale Layún qui finit. 0-3.

O Dragoes :

Casillas (3/5) Deux parades, deux sorties et une sérénité digne du Dalaï Lama.
Ricardo (4/5) Lemar, Jorge, Lopez… Qu’importe l’adversaire tant qu’on les met dans sa poche.
Felipe (4/5) Tel la grande muraille de Chine , il a repoussé les hordes de Mongolegasques.
Marcano (4/5) Pas perdu un ballon, pas perdu un duel.
Telles (3/5) Rachon transformé en saucisson tonton.
Danilo (4/5) Nicolas le jardinier, ratisse tout et fait pousser les buts à la volée.
Sergio (3/5) Cobra, l’aventurier de l’Espace. Sorti de nulle part, c’est SER-GIO.
Herrera (4/5) Harceleur, relanceur, défenseur, un couteau suisse mexicain.
Brahimi (5/5) Chirurgien, il a procédé à l’ablation des reins du milieu de Monaco, et il a raté sa première relance pour donner une leçon sur toutes les autres.
Brahimi

Quand tu présentes des excuses pour les reins et genoux amputés.

 

Marega (5/5) Glik, Glik, je n’ai plus dignité, j’ai trop croisé Marega.
Marega

Quand tu marches sur la défense du champion de France.

Aboubakar (5/5) Du pressing ici, un doublé par là, une danse pour se remettre le public dans la poche. Quelle soirée.
Aboubakar

Quand tu dévoiles un doublé à toute l’Europe.

 

O Banco :

Layún (3/5) Rentré pour verrouiller, finir par marquer, de « pourquoi pas » à « cerise sur le gâteau ».
Corona (3/5) N’a pas laissé le couloir droit se refroidir, lâche le centre qui amène le troisième but.
Reyes (Não Bigode) A participé à la fête, trop bien, il arrive à la fin en pleine partouze et il est accueilli.

Remarque à la con :

Bravo, en plus d’être incompétent sur l’arbitrage, est incompétent sur les analyses : Sergio Oliveira est donc dans le même registre que Danilo, on rêve.
Merci à tous les supporters de Nantes devenus fans de Monaco un soir, pour insulter Conceição et Porto, et disparus au coup de sifflet final.

FC Nantes

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Beijos anal, Homerc

Homerc

Né un soir de mai 1987 devant une talonnade devenu mythique. Tranchant comme Couto, précis comme une trivela de Quaresma, Dingue comme Futre #Troll #Sexe #RockNRoll

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