La PL Academy vous présente la 2e journée

A peine le temps de s’habiller de manière républicaine que bim! la Premier League est de retour. Deuxième journée donc, avec l’entrée en lice des équipes mancuniennes, trop occupées lors de la première journée (si vous l’avez manquée, c’est ici) pour l’une, à ne pas être active sur le marché des transferts, pour l’autre, à satisfaire les besoins du pire ennemi de Fred Hermel.


Everton 5 – 2 West Bromwich Albion


Si Everton n’a pas fait de détail en 2e mi-temps, West Brom leur a donné du fil à retordre en première. L’ouverture du score de la pépite Diangana dès la 10e minute donne le ton, même si les Toffees ne s’en laissent pas compter. C’est d’abord Calvert-Lewin qui égalise sur un cafouillage dans la surface des Baggies, puis James Rodriguez qui donne l’avantage aux Caramels Mous Dégueulasses*, d’une belle frappe croisée juste avant la mi-temps. Le Colombien trouve toutefois le temps de provoquer Kieran Gibbs avant le coup de sifflet, et voilà que ce dernier répond d’une baffe des deux mains dans la tronche. Carton rouge qui sanctionne plus la bêtise du geste que sa dangerosité et qui fait disjoncter Bilic, exclu à son tour pour avoir proféré des menaces de tortures sexistes à l’encontre de la mère de l’arbitre Mike Dean.

Tentant de se remettre dans le bon sens à 10, West Brom égalise dès l’entame de seconde période sur un coup franc somptueux de Matheus Pereira sur lequel Pickford refuse de sortir les bras, figure de style que le gardien anglais maîtrise à la perfection dans la plus pure tradition british des gardiens nuls à braire. À peine le temps de dire ouf que Keane redonne l’avantage aux Liverpuldiens sur un coup de pied arrêté, gros défaut des Baggies sur ce match. Calvert Lewin en profite ensuite pour ajouter deux autres buts en 5 minutes à l’heure de jeu, se hissant devant Salah en haut du classement des buteurs.

Les hommes du Mister Ancelotti ont l’air prêts à viser plus haut, en tout cas ils jouent en équipe.

* : le service traduction, après s’être longuement penché sur la question, nous a livré sa traduction la plus fidèle possible du terme Toffees. En cas de désaccord, nous vous invitons évidemment à tester vous-même les Quality Street, pour la peine.


Leicester 4 – 2 Burnley 


Après leur succès lors de la J1, les Foxes ont enchaîné face à une résistante équipe de Burnley. Alors que Wood ouvrait le score au bout de 10 minutes de jeu (après avoir débarrassé le numéro 2 de Leicester à coups de coudes sans que l’arbitre ne bronche), l’inévitable Vardy semait la zizanie de l’autre côté du terrain et servait Castagne (toujours le meilleur nom) puis Barnes pour une égalisation rapide.

Au retour des vestiaires, Tielemans, l’ancien pensionnaire de Monaco, délivre un amour de ballon pour Castagne dont le centre finit en CSC. Les Foxes pensaient avoir fait le plus dur après que le jeune James Justin a fait le break à l’heure de jeu, mais c’était sans compter la tête d’un défenseur bordeaux réduisant le score à un quart d’heure de la fin. Finalement, c’est Praet qui boucle le match en envoyant une belle lourde dans les cages de Burnley.

Au terme d’un match somme toute plaisant et animé à défaut d’avoir été un sommet technique ou une affiche de prestige, les comptes : deux succès d’affilée pour Leicester qui commence bien sa campagne nationale, et une défaite pour Burnley pour son entame de PL, le match reporté des Clarets face aux Ed Woodward Globe Trotters n’ayant pas encore été joué.


Chelsea 0 – 2 Liverpool


Ahhhh qu’elles sont jolies les tronches tristes de Franck Lampard, laï laï laï !”. Après 45 minutes assez pauvres – légèrement dominées par Liverpool – le match bascule : Christensen ceinture Mané qui filait défier le portier des Blues. Carton jaune d’abord, parce que l’arbitre est nul. Carton rouge après VAR, l’arbitre ayant dû prendre 2 minutes devant un écran pour constater que déstabiliser un joueur partant seul face au gardien équivalait à l’annihilation d’une action de but (jaune ou rouge ? La question est vite répondue.)

Bref : à 11 contre 10, les Reds reviennent du vestiaire à fond et ne perdent pas de temps. Sur une très belle action collective, c’est Mané qui ouvre le score d’une jolie tête croisée. Quelques minutes plus tard, la catastrophe Kepa enfonce les Blues : sa passe pour son défenseur est trop molle et téléphonée, un Sadio Mané agressif intercepte et conclut. Emballé c’est pesé. Alisson détournera un pénalty de Jorginho après l’heure de jeu, histoire de ne jamais relancer le match.

Deux matchs et deux victoires pour les Reds, qui iront la prochaine journée affronter Arsenal, équipe présentant le même bilan. Thiago a fait ses premières 45 minutes : de la soie. Quant à Lampard, il a encore du pain sur la planche (et de la mauvaise foi à revendre), mais faut pas se mentir non plus : mieux vaut affronter les Blues maintenant que dans 3 mois.

Elle est pas belle, la vie ?

Leeds 4 – 3 Fulham


Nous l’avouons sans détour : lorsque la confirmation de la promotion de Leeds est tombée, nous avons expérimenté pour la première fois un priapisme collectif (mais sans croiser les regards, calmez-vous). Il faut en effet s’appeler Jouzé et/ou avoir micro ouvert sur RMC pour ne pas se réjouir de l’arrivée de Marcelo Bielsa en Premier League. 

Après nous avoir offert un premier festival contre la meilleure équipe du monde (Didier, bordel, rends le clavier), les Whites retrouvent un autre promu, avec Fulham. Une équipe bielsiste face à Alphonse Areola, cela ne pouvait que faire des étincelles. De fait, Leeds a marqué quatre fois sur ses… cinq premières frappes cadrées. En face, un doublé de l’inévitable Mitrovic et un but de Reid ont évité aux Londoniens de débuter la saison avec un goal average digne de la dette étudiante américaine.

Sept buts marqués pour autant encaissés en deux matches, un jeu toujours aussi léché, le moins que l’on puisse souhaiter à cette équipe est de se maintenir, avec une belle marge pour permettre à l’effectif de souffler en fin de saison.

Et d’une !

Manchester United 1 – 3 Crystal Palace


S’exposer dès l’ouverture, c’est peut-être ce qui pouvait arriver de mieux à Solskjaer alors qu’il reste deux semaines de mercato. Privé des joueurs qu’il a demandés, négligé par une direction de voleurs patentés trop obsédés par l’idée de se remplir les poches, le coach mancunien doit attaquer la saison avec un groupe totalement rincé, sans préparation, dont le capitaine a passé une partie de ses vacances dans une geôle grecque. Rien d’étonnant alors à voir Crystal Palace venir faire sa loi à Old Trafford.

L’ouverture du score dès la 7e minute de Townsend ne réveille pas des Raides apathiques et absolument dépourvus de toute idée de ce qu’ils fabriquent ici cet après-midi. L’entrée de la seule recrue Donny Van de Beek à la place d’un Pogba qu’on ne dirait pas franchement remis du Covid, redynamise un poil le jeu des rouges diables, mais tout cela n’a guère d’impact puisque sur une main de Lindelöf signalée par le VAR (l’arbitre n’avait évidemment rien vu dans l’action), Crystal Palace double le score. Tardivement, Van de Beek trouve le chemin des filets mais cela ne change rien puisque sur un énième contre que la défense mancunienne tend à contenir n’importe comment, Zaha ajoute un 3e et dernier but qu’il dédicace à David Moyes.

Un Manchester United 3e de PL la saison dernière s’incline donc face au 4-4-2 des âges anciens de Roy Hodgson et face à Jordan Ayew : elle va être longue, cette saison pour les Raides et Vils.


Arsenal 2 – 1 West Ham

Et si la plus belle réussite de Mikel Arteta était d’avoir appris à Arsenal à gagner en jouant mal ? Car les Gunners ont été longtemps pris dans le piège tactique tendu par… David Moyes. Ainsi, Aubameyang a été sevré de ballons pendant toute la première partie du match, mais le Gabonais a profité de sa seule opportunité pour délivrer une passe décisive à Lacazette.

Comme (trop) souvent avec les Gunners, l’ouverture du score est synonyme de relâchement défensif, tant l’arrière-garde semble persuadée qu’à force de se faire envahir, elle va finir par développer une immunité de groupe. Michel Antoine profite de ces errements pour égaliser avant la pause, et aurait même pu donner l’avantage aux Marteaux, sans l’intervention de la Lenoxychloroquine (la barre, quoi).

Il faudra patienter jusqu’à la 86e minute de ce match pénible pour assister au but de la victoire, grâce à un petit bonbon de Saka pour Ceballos, lequel permet à Nketiah de marquer dans le but vide. 2-1 score final et pour la vingtième fois, Arsenal reste invaincu contre David Moyes (Optallanpoteau).


Southampton 2 – 5 Tottenham


Le plan du Mou consistant à attendre les Saints pour les flinguer dans leur dos grâce à des contres rapides a parfaitement fonctionné au Saint Mary’s Stadium. C’est plus facile quand on a des joueurs comme Son, imparable à la finition et auteur d’un quadruplé, et Kane, qui en plus de marquer, déclenche sa tête chercheuse pour se muer en quadruple passeur de classe mondiale.

Les Spurs n’auront pas toujours face à eux des équipes qui s’acharnent à jouer haut comme celle d’Hasenhüttl, jusqu’à l’absurde dans ce match.

De leur côté, les Saints accusent un sérieux déficit de talent au milieu et ne pourront pas toujours compter sur la forme étincelante d’un Danny Ings, auteur d’un doublé aujourd’hui, dans la continuité de la saison précédente. On sait que les équipes de Mourinho ont tendance à surperformer, il faudra beaucoup de travail à celle d’Hasenhüttl pour réussir à entrer dans la surface adverse sans exposer sa défense comme lors de ce match.


Wolverhampton 1 – 3 Manchester City


Premier match de la saison pour les Citizens, toujours entraîné par El Calvitico. Les stars en bleu ciel affrontent les hommes de Nuno, auteurs d’une belle saison l’an passé et toujours chiants à jouer. Aussi, Pep s’en est remis à la tactique favorite de Manchester – la ville ne faisant qu’un quand il s’agit de tricherie footballistique – à savoir le pénalty. De Bruyne en obtient un (absolument légitime, Saïss, le défenseur, ayant taclé à peu près 22 secondes trop tard) et le transforme.

Dominateurs, les Citizens font le break après une action en une ou deux touches, conclue par Foden. Il faudra attendre le retour des vestiaires pour voir l’équipe affiliée à 99% à Jorge Mendes se montrer dangereuse : après plusieurs tentatives, les Wolves réduisent logiquement la marque de la tête. Mais le rythme retombe quelque peu et, finalement, une frappe détournée de Gabriel Jesus dans le temps additionnel scelle le match.

Après leur succès en J1, les Wolves échouent face à un adversaire simplement supérieur – certains auraient aimé que les Citizens y laissent des points. City commence donc sa PL par une victoire assez tranquille, qui sera à confirmer dans une belle affiche puisque Pep & Co iront au King Power Stadium défier Leicester dans l’une des rencontres à suivre en J3.


Newcastle 0 – 3 Brighton


La roue a vite tourné pour les Toons après leur victoire inaugurale chez West Ham. Dès la 7e minute, Newcastle est mené 2-0 à Saint-James Park, à cause d’abord d’un tacle pas méchant mais pas beaucoup plus malin de Saint-Maximin dans sa surface qui offre un penalty à Maupay. Le même voit ensuite la défense s’ouvrir en grand devant lui, ce qui n’a pas dû faire bien plaisir à Steve Bruce, et lui laisser tout le loisir de doubler la marque, ce qu’il fait ma foi plutôt bien. Encore un excellent match pour le Français qui se voit récompensé du titre d’homme du match en ajoutant même un assist en fin de partie pour Connolly.

Côté Nouveau-Château, on n’a rien vu mis-à-part une absence totale de tir cadré, de liant entre milieu et défense et la légende Andy Carroll remplacée à la mi-temps. Un match à oublier pour les Magpies, mais on vous l’a annoncé, il devrait y en avoir bien d’autres de ce tonneau cette saison…

Un certain consultant de PL sympathisant de la Jouzé Académie ne voit pas de carton rouge à 1’30

Aston Villa 1-0 Sheffield

Visiblement mal remis de son abandon lors du dernier Tour de France, Egan ne met que onze minutes à faire basculer la partie. Sur un long ballon de Mings à destination de Watkins, l’Irlandais demande en effet un échange de maillot un poil prématuré à l’attaquant des Villans qui filait au but. Ce sont pourtant les Blades, en contre, qui se montrent les plus dangereux et obtiennent un pénalty pour une faute de Targett sur… Basham, défenseur central monté aux avants-postes. Mais Lundstram oublie que face à lui se dresse un Emiliano Martinez en forme olympique. L’Argentin déploie ses ailes de bel homme et sort le pénalty. Une tête de Konsa plus tard et Bauke MolleVilla remonte la 9e place du classement. Sheffield pour sa part reste à hauteur de Manchester United avec zéro point.


The table : Leicester prend les devants à la différence de buts, West Brom Père Fidalbion lanterne rouge et toujours aucun match nul après deux journées.


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Edgar Allan Poeteau

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