US Città di Palermo – Internazionale (0-1) : « lungo e duro »

Quelque chose a changé. Nous ne pouvions pas rester ces nazes qui se font sans cesse reprendre ou pire qui perdent contre des équipes luttant pour ne pas descendre. L’Inter ce n’est plus ça. Avant, je craignais plus que tout ces déplacements à Palerme, Udinese ou Sassuolo. Pourquoi? Parce qu’on était les champions du monde pour offrir des points bêtement à ces formations qui se font régulièrement ouvrir le fion aux quatre coins de l’Italie, mais qui deviennent exceptionnelles lorsqu’elles nous rencontrent. Je n’ai pas parlé de l’Atalanta parce que là bas c’est perpetuel niveau anal, notre bête noire munie d’un gode de 50 centimètres qui nous explose le fion chaque saison. Palerme c’est pareil, la dernière victoire de l’Internazionale en Sicile remonte à Septembre 2010. Depuis, soit nous avons arraché vaillamment le nul ou nous avons sombré. Ce dimanche, je peux vous dire que j’avais préparé plusieurs strings car je savais que j’allais éclater de la cordelette pendant 90 minutes.

En décembre, j’avais coché ce mois de janvier comme étant « primordial » voir même décisif dans la quête d’une qualification en Ligue des Champions en mai prochain. Pour rappel, le dernier à avoir inscrit un but à l’Inter en C1 s’appelle Brandao. Autant dire que je ne suis pas très fier. Cette soirée là, l’OM avait sorti l’Inter en 8ème de finale avant d’échouer comme une merde devant le mur de Bavière. Qu’est ce que j’aurais aimé que l’Inter passe pour un énième duel contre le Bayern, leur bête noire. Mes « Milito, Cambiasso, Zanetti, Samuel ou Sneijder » auraient tellement mérité jouer une dernière belle compétition ensemble en Ligue des Champions, mais Deschamps, l’ex de la Juventus, le picouzé aux dents de lait, en a décidé autrement.

L’Inter continue sa folle remontée au classement. Distancé, voir même menacé par un ventre mou bien flasque, car près d’une dizaine d’équipe le compose, il a fallu un effort surhumain aux hommes de Pioli pour ne pas lâcher et rester en position de choper quelque chose en fin de saison. On y croit, moi j’y crois dur comme fer et quoi qu’il arrive je serai derrière eux. Je peux gueuler, les insulter, mais bordel que j’aime ces couleurs, cet écusson, son Histoire. J’y crois à un retour à la lumière, la plus belle d’Europe.

Palerme – Inter Milan, 21ème journée de Serie A.

Les compositions : 

Assis confortablement sur mon siège, feuille sur les jambes, crayon à la main, je m’en vais vous conter le déroulé de cette rencontre.

Primo Tempo :

2ème : Nestorovski bien servi par Pezzela se retrouve à proximité de la surface d’Handanovic, il tente sa chance mais ça passe de peu à côté. D’ambrosio est déjà à la ramasse.

4ème : Incursion de Rispoli, Ansaldi est déposé tel une vieille pute qu’on avait pris par erreur dans sa voiture… Mais vu sa gueule cinq euros et un dépôt au premier stop feront sa soirée, il centre fort mais c’est dégagé. Deuxième avertissement pour l’Inter en moins de cinq minutes.

9ème : Miranda du rond central envoie une balle en cloche à Icardi en profondeur et à la limite du hors jeu, il se retrouve dans la surface, contrôle de la poitrine, puis s’oriente le ballon du pied droit, met dans le vent Gonzalez en enchaine avec une frappe un peu. Posavec le capte sans problème.

A partir de là, l’Inter se réveille et pose le pied sur le ballon. C’est aussi à ce moment où l’Inter va alterner jeu court dans lequel il excelle et le long où il n’est pas précis. 

20ème : Déboulé de Quaison sur le côté gauche, Murillo en face à face, le Colombien trébuche et perd son duel, Quaison entre dans la surface et frappe dans le petit filet extérieur d’Handanovic.

21ème : Superbe construction de l’Inter, Ansaldi quasiment au point de corner de Palerme, remise en arrière à Perisic, puis Brozovic, pénétration de Brozovic qui grâce à un relais avec Banega entre dans la surface, l’attaque de l’Inter un peu statique offre peu d’alternative à Brozovic, 7 joueurs de Palerme sont devant les buts de Posavec, Brozovic temporise, arrive à donner à Icardi plein axe mais faisant face à un mur rose et noir, décale pour Candreva qui frappe en force, Posavec repousse sur sa ligne, c’est dégagé.

24ème : D’Ambrosio remonte le terrain le long de la ligne de touche, voit l’appel d’Icardi, centre, mais l’Argentin ne peut qu’effleurer le ballon qui sort.

26ème : Corner pour l’Inter, Perisic pour le tirer, c’est joué à deux pour Brozovic qui depuis l’angle de la surface de réparation oblige Posavec à une belle envolée.

Vu les trente premières minutes, Pioli sait clairement quoi travailler la semaine prochaine : l’animation offensive. Les joueurs ne proposent pas assez de solutions et demeurent trop statiques pour apporter le danger dans la surface de Palerme. A ce moment, à part une frappe lointaine, je ne vois pas ce qui pourrait nous permettre d’ouvrir le score. D’ailleurs, le jeu se cantonne au milieu de terrain, et après 30 minutes de jeu c’est quasiment du 50/50 dans la possession du ballon.

35ème : Faute conne de Murillo, dans l’axe du but d’Handanovic à 30 mètres. C’est frappé, D’Ambrosio prolonge de la tête en corner. Il ne donne rien, c’est récupéré par Banega qui lance le contre, il transmet à Candreva dans l’axe, puis Brozovic récupère le ballon, centre à ras de terre qui oblige Cionek à dégager comme il peut et contre son camp mais Posavec se couche et capte.

41ème : Ansaldi transmet à Perisic sur le côté, le Croate centre pour Icardi dans la surface mais il est devancé de peu par la défense. Corner. Perisic le tire, Murillo le reprend de la tête, à côté.

42ème : Icardi est lancé en profondeur, Goldaniga arrive dans son dos et le déséquilibre à l’entrée de la surface. Le coup franc est situé à 22 mètres, Icardi (????) pour le frapper, ça contourne le mur et ça part au dessus. POURQUOI ICARDI??? Putain je ne comprends pas.

Fin de la première période sur ce score de 0-0. Après ces 45 premières minutes, je me demandais si j’allais avoir beaucoup de choses à vous raconter, pis finalement y a eu quelques trucs. Bref, 0-0 peu flatteur quand on voit la différence de niveau entre les deux équipes. L’Inter s’est mis à la hauteur de Palerme, tout ce qu’il ne faut pas faire. Pioli a du taf. Il faut serrer les boulons.

« Moi, dubitatif devant le jeu des Nerazzuri »

Secondo Tempo : 

57ème : Perisic, balle au pied, remonte le camp de Palerme, il se présente aux abords de la surface, repique dans l’axe et tente sa chance d’une frappe travaillée qui passe à côté des buts de Posavec.

60ème : Gagliardini, dans l’axe, voit l’appel de balle en profondeur d’Icardi, il lui transmet, à la limite du hors jeu, l’Argentin, du bout du pied, reprend la balle mais Posavec s’interpose.

62ème : Corner de Perisic, le ballon s’élève, Murillo de la tête, ça arrive sur Gagliardini qui reprend de volée, c’est détourné miraculeusement par Cionek en corner.

64ème : Candreva hérite du ballon côté droit, il travaille son adversaire puis arrive à centrer, Joao Mario jaillit dans l’axe et reprend, CON IL DESTROOOOOOOOOOO??????? RETE RETE RETE RETEEEEEEEEEE JOAO MARIO!!! Coaching gagnant pour Pioli, l’ex du Sporting, entré 10 minutes auparavant à la place de Banega, ouvre le score sur sa première tentative. Très belle offrande de Candreva. 0-1 PER INTER!

78ème : La défense de Palerme tente de lancer Nestorovski, Ansaldi se jette dans ses pieds pour le stopper, les deux joueurs se téléscopent et se roulent à terre comme deux grosses merdes. Ça s’agite, j’ai envie de dire que les deux sont fautifs, mais seul Ansaldi, déjà averti pour une faute qui ne méritait pas un jaune, écope d’un second carton, l’Inter finira à 10. Forcément, ça ne pouvait pas se dérouler calmement, il va falloir une nouvelle fois poser ses couilles sur le terrain et serrer les dents car Palerme va sortir le marteau dans ces dix dernières minutes. Seul point positif, Ansaldi ne sera pas là pour le prochain match.

82ème : Miranda à 30 mètres des buts d’Handanovic bat Bruno Henrique de la tête, l’arbitre y voit une faute. Cet enculé siffle donc coup franc. C’est joué rapidement et à ras de terre pour Quaison qui pénètre dans la surface et fusille Handanovic, égalisation. Bah nan, c’est annulé par Irrati qui n’avait pas donné son accord pour que le coup franc se joue. Putain quelle blague.

En fin de match, l’Inter négociera au mieux son court avantage en privant Palerme de ballon et en jouant la montre sur les côtés. 

Trois nouveaux points dans la besace interiste, et sixième victoire d’affilée pour Pioli! 4 ans, ça faisait même un peu plus de 4 ans (septembre 2012) que l’Inter n’avait pas aligné six victoires à la suite. Certains porteront Pioli sur les épaules comme le sauveur du bon côté de Milan, d’autres comme moi regarderont UNIQUEMENT le bilan comptable et la remontée qu’est en train d’opérer l’Inter pour aller chercher la Ligue des Champions en fin de saison.

Les notes :

Handanovic 3/5 : Serein dans les airs, peu mis à contribution par lors des attaques de Palerme, il n’a pas eu besoin de faire parler son talent pour garder ses buts vierges.

Ansaldi 0/5 : Peu inspiré, encore une fois, capable de montées intéressantes, mais plombe la fin de match à cause de son second carton totalement con. Il est vraiment temps de faire quelque chose pour les latéraux car ça ne pourra pas durer comme ça longtemps. Donc zéro parce que de toutes manières il n’aurait pas eu plus que 2+/5. Donc ça + le rouge, ça fait zéro.

Murillo 3/5 : Tout comme Handanovic, il aura dégagé les rares ballons qui se trouvaient aux abords de la surface de Samir, a tenté d’apporter quelque chose sur les coups de pied arrêtés.

Miranda 3/5 : Comme Murillo, avec la présence sur les coup francs/corners en moins. Mais sobre dans sa manière de jouer. Sa passe en cloche pour Icardi en première période aurait mérité un meilleur sort.

D’Ambrosio 3/5 : Je ne vais pas taper dessus car la seule connerie de Daniele sera faite d’entrée de jeu quand il se fait déborder comme une merde sur son côté, heureusement sans gravité. Ensuite il aura alterné entre la phase offensive et de difficiles retours en défense.

Banega 3/5 : Juste dans ses passes mais trop discret. Devant le manque de mouvement de ses coéquipiers de l’attaque, sa vision du jeu n’a pas suffit à offrir des situations chaudes à l’Inter. Remplacé par Joao Mario 4/5 qui a offert la victoire à l’Inter et qui a ensuite pesé au centre du terrain en ratissant pas mal de ballons (55ème).

Gagliardini 4/5 : Toujours super précieux. Bordel, cette justesse dans les passes. Gagliardini c’est 100% de ses passes réussies. Il aurait dû inscrire son premier but sous ses nouvelles couleurs mais un contre miraculeux en décida autrement. Gagliardini dégage une sérénité. Vraiment coup de coeur pour ce jeune joueur. Très heureux de son arrivée, sa bouche et son nez sont les seuls à avoir vu rouge pendant la rencontre.

Brozovic 3+/5 : Très intéressante copie du Croate. Voyant que devant l’Inter n’y arrivait pas, il a utilisé sa force de frappe pour forcer l’addition. En vain. Tampon entre l’attaque et la défense, il a bien joué son rôle de coulisse entre les deux secteurs du terrain en orientant le jeu vers l’avant et en prêtant main forte à la défense en fin de rencontre.

Perisic 3/5 : Je peux pas aller au dessus du 3/5 car Perisic a eu beaucoup de déchets aujourd’hui. Je ne peux pas lui enlever son envie de proposer quelque chose, mais il a fait les mauvais choix. Remplacé par Kondogbia pour bétonner un peu plus le milieu de terrain en vue de la fin de match (78ème).

Candreva 3/5 : Auteur de la passe décisive pour Joao Mario, Antonio était un peu emprunté aujourd’hui. Quelques pertes de balle, des passes qui n’arrivent pas, il s’est cherché jusqu’à sa merveille de centre à la 64ème et l’ouverture du score de Joao Mario. Une passe décisive de plus. Remplacé par Davide Santon à la 82ème.

Icardi 3/5 : Peu en réussite, il y aura toujours eu un pied, une cuisse, un gland pour détourner un tir ou une passe pour Icardi. Gros bémol, il aurait dû laisser le coup franc bien placé avant la pause car il y a meilleur tireur que lui, mais voulant absolument scorer… Il reste tout de même un poison pour les défenses, il avait constamment deux défenseurs sur lui.

 

L’Inter reçoit Pescara dans une semaine, lanterne rouge de Serie A. L’occasion est trop belle pour aligner une septième victoire à la suite. Peu après l’Inter recevra la Lazio pour les 1/4 de finale de Coupe d’Italie avant d’aller défier la Juventus au Juventus Stadium. Au soir de cette 21ème journée, l’Inter est cinquième avec 39 points.

 

 

Forza Inter,

Baci anali,

Diego.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diego

Ce qui ne me tue pas me laisse en vie

Un commentaire

  1. Putain si Joao Mario retrouve son niveau on va faire comment nous pour aligner seulement 11 joueurs avec la seleçao?

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