Atletico Tucumán – Racing Club (2-1) : El Cilindro Academia trébuche au 1er pas de son tango

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Bienvenido Diego

L’Argentine, ses taureaux, sa Pampa, son tango, ses glaciers, ses fans hystériques, Maradona, et son Racing. Le championnat Argentin a repris ses droits le week end dernier. Toi, qui me lis, tu te dis « Tiens, c’est quoi ce championnat ? » BAH BON COURAGE !! Parce qu’une année en Argentine sans qu’il y ait un vaste bordel autour du football n’est pas une bonne année, cette saison ne déroge pas à cette sacro-sainte règle. L’an passé, et afin de calquer la Primera A sur les championnats européens, l’AFA (la LFP (+ gestion de la sélection) version argentine sans son moustachu mais au niveau intellec pas beaucoup plus élevé) avait proposé un championnat à trente équipes qui s’étalait sur trente journées. Je ne sais pas comment ils ont calculé leur machin là bas mais cette Primera 2015 s’est terminée en décembre. Or, je ne connais pas de championnat européen parmi les plus importants qui se termine à Noël. Pour rattraper le coup, ils ont eu une brillante idée ! « Et si nous scindions le championnat en deux poules de quinze clubs?».

Enfin, pour faire simple, les vainqueurs de chaque poule se rencontreront en finale en Mai prochain pour le gain du titre et ainsi pouvoir faire la fête en même temps qu’en Europe. Imaginez que nous en France, on se fout limite sur la gueule dans les bureaux pour décider si oui ou non il y aura deux ou trois relégués en Ligue 2 par saison, vous vous rendez ainsi compte du niveau de complexité en Argentine, nan sérieusement y a des gens qui sont plus câblés que d’autres à la naissance.

Et dans tout ce merdier, il y a le Racing Club d’Avellaneda (prononcez ave-ja-ne-da). Le Racing est une institution en Argentine, il fait parti des cinq grands clubs Argentins (Boca, San Lorenzo, son ennemi l’Independiente et River). Je serai bref sur la présentation du Racing parce que vous pouvez très bien aller lire deux trois dossiers sur le net à son sujet, mais si ses couleurs sont celles que nous connaissons aujourd’hui, c’est parce qu’en 1903, au moment de statuer, enfin, sur son nom et le reste, une revue traînait entre les mains d’un des membres du bureau du club et dans celle ci était illustrée l’équipe du Racing Club de France. Donc cocorico, y a donc eu pompage sur une idée française, la dernière fois qu’un pays étranger s’est inspiré d’une de nos idées, comme quoi ça remonte.

Le Racing c’est une Coupe Libertadores en 1967, une Intercontinentale la même saison, et dix sept titres de champion d’Argentine dont le dernier a été acquis en 2014 lors de l’ultime journée, au terme d’une remontée exceptionnelle des hommes de Diego Cocca. La saison passée, le succès fut moins au rendez vous, la Academia alternant le bon et le moins bon mais réussissant tout de même à atteindre la qualification pour le barrage de la Libertadores 2016.

Dans la nuit de dimanche à lundi (1 heure en France), se disputait, face au promu l’Atletico Tucumán, l’ouverture de cette nouvelle saison. L’ambiance en Argentine, y a pas à tortiller du cul, c’est quelque chose. Ne croyez pas que tout est permis dans un stade là bas mais les supporters se font bien plaisir. Entre les chants aux multiples couplets, les entrées des joueurs se font souvent sous feux d’artifice, jets de rouleau de PQ, ornées par des tifos XXL rythmés par des vagues provoquées par un public bouillant, ça se fout gracieusement sur la gueule dans les tribunes et en dehors, tout cela ne peut pas laisser insensible un amoureux du football. Nan c’est pas possible, sauf si celui-ci déclare être fan du PSG depuis 4 ans. Là, ouais, bon ok.

Sans transition, le match :

Composition Atlético Tucumán :

compo tucuman racing

Composition Racing Club :

compo racing tucuman

Les buts :

But de Zampedri (19′, 1-0)

But de Gonzalez (47′, 2-0)

But de Bou (60′, 2-1)

 

Le Racing aura eu le mérite de continuer à vouloir produire du jeu et à rester haut dans la récupération. Rodrigo de Paul, pour son retour, a causé bien des misères sur son côté à Molina et Romat. Saja a encore une fois montré une certaine faiblesse sur sa ligne, dans un autre style que face à Puebla la semaine dernière dans le match aller du barrage de la phase de poule de Libertadores. Le portier du Racing a été de nombreuses fois, l’année dernière, décisif, alors s’il vient à perdre confiance, ça sera la mierda. Il y avait la place dans les vingt dernières minutes de jeu pour que l’Acade égalise mais il a toujours manqué quelques centimètres, un pied, une couille, bref quelque chose pour que la pelota aille au fond. Dommage.

Les notes :

Saja : 2/5 – Fautif sur le second but de Gonzalez, ne peut pas faire grand-chose sur le premier, peu aidé par Voboril qui s’est chié dessus lors de sa perte de ballon et qui n’a pas su arrêter Zampedri sur sa reprise de la tête pour l’ouverture du score. Laisse une narine du Racing en dehors de l’eau sur

Bareiro : 2/5 – Comme tous ses camarades de défense, il a souvent été mis en difficulté par les accélérations adverses, est pris de vitesse par Gonzalez qui s’en va ridiculiser Saja. (Remplacé par Lisandro Lopez à la 55ème)

Cabral : 0/5 – Positionné en défense centrale, Cabral comme Vittor, a plus subi les assauts de l’Atletico qu’il ne les a contrés. L’image du petit pont à la 29ème minute peut illustrer tout ça. Expulsé en fin de match.

Vittor : 2/5 – Comme Cabral, a eu des sueurs froides à plusieurs moments, a fait le strict nécessaire mais insuffisant.

Voboril : 1/5 – « Et de gauche à droite, d’avant en arrière, et de haut en bas », ça c’est ce que l’on chante dans ma famille après 15 minutes de fête quand on est déjà tous à 5 grammes. Voboril, c’est la même. Jamais dans le tempo, débordé, véritable danseuse de l’Atletico sur le premier but, coupable de la perte de balle, pas à son poste sur le décalage dans la surface et mal positionné sur la passe décisive.

Vismara : 3/5 – A orienté le jeu vers l’avant, travail intéressant dans la coulisse entre la pseudo défense et l’attaque.

Camacho : 3/5 – Bon dans la récupération mais n’a pas assez apporté offensivement comme il peut parfois le faire. A tenté de lancer Bou dans la profondeur à plusieurs reprises, en vain.

Romero : 3/5 – A tricoté face aux défenseurs de l’Atletico, plutôt intéressant offensivement, manque de peu d’égaliser en fin de match. Bon travail sur le côté droit qui permet à Bou de réduire le score. (Passe décisive)

De Paul : 4/5 – Le meilleur de la Academia ce soir, juste dans ses dribbles, rapide, poison pour ses adversaires directs, frappe de 25 mètres en première mi-temps qui aurait mérité meilleur sort que d’être sorti par le brillant Lucchetti.

Noir : 3/5 – Remuant, pendant de De Paul sur son côté, tente des gestes mais se complique la vie au lieu de transmettre avec plus de facilité. Un 3/5 gentil. Il aurait pu obtenir un coup franc intéressant en fin de match mais non sifflé par l’arbitre, qui n’a pas sifflé grand-chose pour le Racing en passant. (Remplacé par Cerro à la 72ème)

Bou : 3/5 – Monsieur « 36 000 actions pour un but » Bou a eu le mérite de réduire le score à l’heure de jeu. A vu un but refusé pour un hors jeu limite mais avéré, a montré qu’il pouvait aussi redescendre pour aider le milieu de terrain mais forcément a du mal à animer l’attaque par la suite, donc les passes en profondeur de Camacho, il peut se les foutre profond. (Remplacé par Roger Martinez à la 70ème)

Milito : 5/5 : Il n’a pas joué mais c’est Diego bordel !

Prochain match de championnat le 14 février face à San Martín au Cilindro.

VAMOS MUCHACHOS !

Besos anales.

Diego

6 thoughts on “Atletico Tucumán – Racing Club (2-1) : El Cilindro Academia trébuche au 1er pas de son tango

  1. Ahahah une fois que t’as essayé de comprend la JUP, c’est du gateaux ;)
    Un beau premier jet mais faut mettre un peu de la tribune ;)

  2. Il me semble que le systéme de « double championnat » apertura / clausura, avec fin du premier en décembre, c’était justement pour permettre aux pépites truculentes du coin de rejoindre l’Europe pendant le mercato d’hiver sans dépeupler les équipes en pleine compétition.

    Dans mes rêves les plus fous, c’est Denis Balbir qui explique les différences de fond entre le championnat argentin et le belge.

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