Ajax academy – Etrangers d’Eredivisie, je vous ai compté
Contient des statistiques, plein de statistiques
A l’heure de la mondialisation, dans un monde de plus en plus ouvert, où les frontières s’estompent et le libéralisme fait rage, faut-il que je me sente si jeune pour écrire une introduction de lycéen rebelle et m’amuser à compter les joueurs étrangers d’Eredivisie ? Oui.
Les moutons, c’est dépassé. Pour s’endormir, rien de mieux que recenser les danois, allemands, sud africains, et autres peuplades de son championnat.
Alors, quelle est la nation étrangère la plus présente en Eredivisie ? Quel club compte le plus d’étrangers, et le moins ? Les ghanéens sont-ils plus nombreux que les islandais ? Quel club peut prétendre tourner une publicité Benetton ? Où joue le portugais ?
Avec en bonus, la réponse à une question sulfureuse sur les binationaux. Qui sont-ils ? Et quel est ce pays surreprésenté en Eerste divisie ?
Méthode de l’enquête conforme aux règles de la CSA* d’Horsjeu : Epluchage minutieux des effectifs des équipes A, et comptage. Opération renouvelée pour les équipes d’Eerste Divisie. Données valables au 30 novembre 2013.
J’ai besoin de nos chemins qui se croisent, quand le temps nous rassemble. Ensemble, tout est plus joli.
18 clubs, 503 joueurs recensés dont 169 étrangers venant de 53 pays. 1 joueur professionnel sur 3 n’a pas la nationalité néerlandaise. Une moyenne de 9,4 étrangers par club, une médiane à 10 et une médiatrice impossible à calculer.
En 3e position, le Danemark avec 12 joueurs, dont 5 à l’Ajax. Arnesen, Lerby ont ouvert la voie dans les 80’s, le filon perdure, et malgré le départ d’Eriksen, le quota blond est assuré avec Poulsen, Schone, Andersen, Fisher et Boilesen.
2e, la Suède, 14 joueurs, éparpillés dans 9 équipes.
Et le numéro 1, la Belgique et son armada de 20 footballeurs. Présents dans 9 clubs, soit grosso modo 50% des clubs, les belges peuvent se vanter de représenter 11,8% des étrangers du championnat.
La Belgique explose tout en ajoutant l’Eerste Divisie. Sur les 117 joueurs étrangers de la seconde division, 45 sont belges, c’est formidable.
A relever, un Fc Eindhoven bigoût, qui dispose de 15 néerlandais et 10 belges. Le MVV Maastricht et le Fortuna Sittard aiment aussi le belge et en ont 8 chacun.
Enfin, Jong Twente pourrait prochainement germanophiliser l’équipe première si ses 8 allemands sont au niveau.
Retour à l’étage supérieur, alors quel club comporte le plus de joueurs étrangers ?
L’AZ et Twente avec 15 joueurs.
A moins que Nimègue soit en tête, car 16 est supérieur à 15. Avec autant de joueurs étrangers, soit 51,6% de son effectif, le NEC est le club le plus ouvert.
Par rapport à l’effectif, Nimègue n’est que 3e, et Alkmaar prend les devants avec 57,7% de joueurs non néerlandais en son sein. Le Vitesse Arnhem s’intercale avec 14 étrangers sur 26 joueurs, soit 53,8% de son effectif.
Mais le club le plus cosmopolite est Twente. Le club n’a pas d’italiens mais avec 13 nationalités différentes peut promouvoir des pulls sans choquer quiconque.
Celui qui n’a jamais été seul au moins une fois dans sa vie :
23 pays, 23 coups d’un soir: Zambie ; Uruguay ; USA (Johansson islando-américain est seul à l’AZ depuis le départ d’Altidore) ; Sénégal ; Roumanie ; Portugal ; Nigéria ; Monténégro ; Mexique ; Macédoine ; Italie (Pellé au Feyenoord) ; Israël ; Iran ; Guatemala ; Grèce ; Espagne (Bojan); Estonie; Corée du Sud; Costa Rica ; Cap vert; Canada; Bulgarie; Bosnie.
Le portugais joue au Vitesse Arnhem, il s’appelle Francisco Junior, prêté par Everton, et non pas Chelsea, pour changer. Le Vitesse a aussi les espèces uniques d’Estonie, le gardien Meerits, et d’Israël avec le défenseur Mori.
Entre nous
Go Ahead Eagles : 26 joueurs, 26 néerlandais.
Sc Cambuur : Un autrichien, un danois, 23 néerlandais.
Feyenoord, aujourd’hui principal centre de formation de joueurs néerlandais, est 4e ce classement avec seulement 5 joueurs étrangers.
Est-ce que ça ressemble, à de l’amour dis-moi, si j’accepte, si j’accepte, si j’accepte, si j’accepte…
La mode est à l’islandais, porté par ses buteurs Sightorsson à l’Ajax et Finnbogason à Heerenveen.
7 islandais, dont 3 rien qu’à Nimègue, alors qu’il n’y a que 4 ghanéens, et pas un à Nimègue. Ce n’est pas mal pour un pays de 320 000 habitants, dont 0,0021875% de la population joue au football aux Pays-Bas tout de même.
Proportionnellement à la population, l’Islande est devancée par une autre île…Curaçao, ancienne colonie, 174 000 habitants, qui place 4 joueurs, soit 0,0023068 % de sa population en Eredivisie.
Le Curaçao confirme sa représentativité d’autant plus que 10 joueurs possèdent la double nationalité.

Curaçao fait fort mais pas autant que les 21 néerlando-surinamiens et 16 néerlando-marocains.
Surinam, terre de Patrick Kluivert, Clarence Seedorf, JF Hasselbaink et autres beautés footballistiques, garde son influence sur le football batave : http://guytruite.wordpress.com/2012/03/13/le-suriname-fournisseur-officiel-de-joueurs-neerlandais/
Avec 10 joueurs, le PSV a le plus de joueurs binationaux dans son effectif, suivi de l’ADO Den Haag, 9 joueurs dont 4 surinamiens.
Restons dans les colonies, avec les clubs concentrant une même nationalité dans leur effectif.
L’Ajax est en tête avec ses 5 danois, mais Heracles Almelo se débrouille avec 4 allemands et l’AZ s’accommode de 4 belges.
On remarque aussi que sur 5 français jouant en Eredivisie (Duplan à Utrecht, Kakuta au Vitesse), 3 sont à Waalwijk (Amieux, Beauguel et Guano).
Quant au Vitesse Arnhem, il contient tous les georgiens du championnat (ils sont 3), avec un rapprochement à faire avec Merab Jordania, le propriétaire du club.
Ainsi sans surprise, les pays frontaliers ou à proximité, Belgique, Allemagne, Scandinavie, constituent la grande majorité des joueurs pros non bataves. Un football du nord, avec peu de joueurs d’Europe latine. 69% des footballeurs étrangers sont européens (14% africains, 11% sud américains).
Sans surprise également, les anciennes colonies telles Curaçao et Surinam sont bien représentées, tout comme les principaux pays d’émigration comme le Maroc et l’Allemagne.
Une exception avec une ancienne colonie, l’Indonésie, pays du badminton qui n’offre qu’un indonésien en Eerste divisie et 6 binationaux en Eredivisie. C’est toujours mieux que la Turquie, autre exception. Le turque s’exporte très bien depuis des années, étant même la première source annuelle d’étrangers aux Pays-Bas, mais seulement 4 sont présents en Eerste divisie. Il est probable que des binationaux turques fleuriront prochainement en Eredivisie et équipe nationale, et accompagneront des joueurs originaires du Maroc et du Surinam.
En conclusion, nous pouvons dire, à une époque où nous sommes de plus en plus nombreux mais pourtant de plus en plus seuls, que le football professionnel néerlandais est plein de belges.
Rhinit Michuls, de la CSA d’Horsjeu
*Cellule des Statistiques Anales




Tu as oublié un point essentiel: mettre en rapport le nombre d’étrangers, leurs origines et les résultats des clubs.
Il serait ainsi possible de prouver que les noirs n’en branlent pas une et que les chinois sont besogneux.
Tu me fais penser que j’ai oublié le graphique « Reste du monde », sans chinois de Chine, mais du Japon et de Corée du Sud:
http://wp.me/aCMNv-b8u