Après le Choa hier, c’est Roazh Takouer, académicien rennais, qui a décidé de nous écrire une longue lettre épistolaire au sujet de l’aftertwittos.

Les bibles du football et le coran alternatif.

J’étais tranquillement occupé à rien foutre et v’là t’y pas que l’actualité chargée me pousse à prendre la plume en plein mois de juin, mois où j’ai pris la délicieuse habitude de rien glander.

Le Roazhon Celtic Kop qui boude, Montanier qui arrive, Dréossi qui part, les Socios Paris qui s’émancipent… A peine le temps de digérer un de ces événements, confortablement allongé sur mon dolmen de chambre plus communément appeler lit, qu’un nouveau me frappe de plein fouet. Comme une troisième galette saucisse, puis une quatrième qui arrive avant le café de pomme, plus communément appelé calva.

Pourquoi prendre la plume, lorsque l’on se sent si lourd, faute de pouvoir digérer en paix ? Parce qu’est arrivée depuis la galette saucisse de trop, celle qui vous fait vomir, à la fois parce qu’on a déjà trop mangé et parce que la saucisse est probablement avariée. Je parle bien sûr du passage des footwittos à l’after de rmc, jeudi dernier.

Je ne sais pas si footwittos est l’appellation exacte, mais elle me semble suffisamment claire pour ne pas avoir à la définir davantage, ce qui est une qualité certaine à mes yeux du mois de juin.

En quoi cela nous concerne me demanderez-vous ? Tu peux pas plutôt écrire sur le Stade Rennais, ajouterez-vous inconsciemment, car je ne suis pas du genre à accepter de faire ce qu’on me propose surtout quand on me tutoie avant que je donne la permission.

La vérité est que je ne sais pas trop.

Twitter ? Bof, méga-bof, archi-bof, et mieux à foutre sont les principaux termes qui me viennent à l’esprit lorsque le réseau social m’est évoqué. Je ne déteste pas, je n’aime pas trop non plus. Voilà. Quand bien même c’est un outil très pratique, il faut bien dire que la pioche aussi. Mais ce n’est pas pour autant que j’éprouve le besoin de m’en servir fréquemment.

L’After de RMC ? Alors, là, pardonnez ma vulgarité, mais j’ai carrément envie de vous répondre un « lol xpldr !!! » dans vos faces. Il y a 36 000 raisons (à peu près, j’ai tronqué) de ne pas écouter l’After, mais reconnaissons-leur tout de même le mérite de ne pas être pire que la concurrence. Mais si vous êtes mauvaise langue, reconnaissez que c’est peut-être le pire justement.

Ajoutons à cela que j’ai écouté l’émission, qu’elle était affligeante, et qu’en fait, j’aurais été bien mieux à lire un vieil X-men dans mon ker-de-cul, plus communément appelé fauteuil, en mettant n’importe quel album de Godspeed You Black Emperor en fond.

Sauf que le non-événement fait réagir, qu’il semble que tout le monde soit parti pour donner son avis, et qu’il est donc de mon devoir en tant que doyen des académiciens, c’est-à-dire garant d’une certaine sagesse qui se situe au-delà même de la très grande connaissance du monde de Daniel Riolo, d’apporter mon point de vue sur cette histoire et d’assombrir un peu la situation, l’esprit anal étant en moi depuis maintenant tant d’années.

Sur l’émission en elle-même, il n’y a pas grand chose à en dire. Personnellement, j’ai entendu du Riolo. C’est-à-dire, qu’après s’être ennuyé 10 ou 15 minutes qui lui ont paru être une demi-heure parce qu’on ne parlait pas de lui, il est parti à l’assaut d’invités avec son mépris habituel pour ce qui lui semble trop différent, son indignation surjouée coutumière, sa pertinence surévaluée par ses soins, ou encore son refus de laisser à l »accusé’ un droit de réponse. Il a encore trouvé le temps de s’auto-congratuler à de nombreuses reprises (au point de s’imaginer même une influence sur les cahiers, qui existent depuis plus longtemps que son émission) entre deux critiques pas vraiment justes faites à son interlocuteur. Si on ne s’intéresse qu’au fond des propos des ‘clashes’, on soulignera que Riolo ne veut pas s’expliquer davantage sur un article de son blog parce que celui qui l’interroge n’a pas lu son livre, et que le football vrai est l’incarnation d’une jeune génération de relativistes-je-m’en-foutistes qu’il ne comprend pas. Comme à son habitude, il s’est permis deux ou trois légères insultes dans ses propos et une bonne dizaine de raccourcis. La routine riolienne à laquelle nous sommes tous tentés de répondre ‘ce n’est pas en se répétant qu’on est pertinent qu’on le devient réellement’. Du moins quand on est de bonne humeur. Il y a d’autres moments, on aurait juste envie de lui coller le majeur en plein dans sa tronche de gros prétentieux, bien que d’homme de petite taille.

Ma grande sagesse de doyen des académiciens m’a heureusement permis de résister à toute tentation en ne faisant absolument rien pour être invité. Je twitte très peu. Je supporte un club dont l’after ne veut parler qu’en mal. Et j’ai choisi dès mes débuts un pseudo bien trop subtil pour attirer l’attention des journalistes, qui sont des gens très pressés (c’est du moins ce que m’incite à écrire ma grande sagesse).
Ainsi lorsque l’éditeur, ce bel homme, refusa de me donner le mail de Riolo alors que j’avais un superbe mail d’insultes en tête dues à des critiques excessives prononcées par la vedette de l’émission envers Jean-Mamelle Kana-Biyik, ma grande sagesse de doyen des académiciens me fit réaliser que ce n’était pas la peine d’insister. D’autant qu’il me suffisait juste d’avoir son adresse postale pour déféquer sur son paillasson, ce qui revenait à peu près au même, l’odeur en plus.

C’est cette même grande sagesse qui me fit rapidement relativiser l’After twittos, dont la nullité me conforta à continuer à n’écouter rmc que les soirs où j’ai besoin de m’énerver. Saluons d’ailleurs le recruteur de la radio qui eut la bonne idée de laisser la parole à Karine Galli, les soirs où Daniel Riolo est absent.

Pourtant, que ne fut pas ma surprise en ce lundi matin, peu après mon réveil vers 13h, de lire le papier de mon honorable, bien que plus jeune, confrère Choa d’Arelate, académicien émérite, à la culture musicale très limitée.

Choa dans sa lettre montre à quel point nous, académiciens, sommes très différents des journalistes, puisque nous préférons nous en prendre à notre confrère plutôt que de faire preuve d’une consanguinité professionnelle qui nuit gravement à toute réflexion. Je tiens du coup à saluer son intervention, en tant que doyen des académiciens, titre dont je n’aime pas trop me vanter même si je le vaux bien.

Pourtant, il y a de nombreux points qui me turlupinent. Ce qui n’est certes pas grand chose. Mais qui montrent en réalité que nos visions diverge,t. Et ça par contre c’est énorme.

– Malgré tout mon profond respect pour Claude Pèze, le vice-doyen des Académiciens, et pour Guy Moux, l’Emile-Louis de Bourgogne, je ne crois pas qu’il s’agissait ici de représenter l’Alterfoot ou même Horsjeu. Personnellement en tous cas, je ne me suis pas senti représenté. Chaque invité l’était pour son unique qualité de tweet-man (c’est-à-dire de super-tweetos, quelque part entre un super-héros et DSK). Je ne suis même pas sûr que l’Alterfoot ait même été mentionné. Je ne crois même pas avoir entendu parler de Sportdub, qui est pourtant l’autre élément qui reliait tous les invités entre eux (sauf Alex C., il est vrai).

– J’aurai été plus étonné que Claude Pèze et Guy Moux passent à l’antenne sans mentionner horsjeu.net. Je tiens aussi à les remercier d’avoir délicatement rectifié Gilbert Brisbois et tous les autres qui s’obstinent à voir horsjeu.net comme « un blog ».

– Est-ce que venant d’horsjeu.net, on peut vraiment reprocher à quelqu’un de ne pas s’être préparé ? Perso, la dernière fois que je m’étais préparé à quelque chose d’autre qu’une défaite du Stade Rennais, c’était le permis de conduire. Ça c’était pas mal passé, mais du coup, ça m’a confirmé que ce n’était pas la peine de trop se préparer non plus, la preuve, je l’avais aps raté.

– Le football vrai, je m’en fous complètement.

– Est-ce que je peux quand même avouer sans honte que je n’ai pas lu Racaille Football Club et que je ne compte pas le lire ? Je suis très loin d’avoir lu tout Balzac, tout Zola ou tout Hemingway. Un peu moins loin de tout PPDA et de tout Anne Frank. Je n’ai même pas encore essayé un jour de lire du Marc Lévy, alors c’est vous dire à quel point Racaille Football Club est loin dans ma liste des « à lire un jour ». Est-ce que pour autant ça doit me dissuader d’avoir un avis sur ce que je peux entendre ou lire de Riolo ? Au moins l’intervention de Guy Moux aurait permis de continuer à voir le mécanisme de défense riolien : pinailler sur un truc qui n’est pas spécialement lié au sujet mais permet à force d’insistance de discréditer l’interlocuteur.

– Si on ne peut reprocher à Riolo d’avoir fait du Riolo, que peut-on finalement reprocher aux twittos invités, puisqu’eux aussi ont joué le rôle qui  était prévu, celui de gars globalement sympa, avec qui Di Méco prendrait sans problème l’apéro, ce qui est sans doute la raison pour laquelle Gilbert Brisbois les avait invités.

– Ça fait un peu flipper de voir que Riolo puisse être comparé à un arbitre, alors qu’il n’a aucune notion d’impartialité ; que son seul projet est de garder la parole et d’attirer les projecteurs.

– Que dire d’ailleurs de la préparation de l’émission elle-même par ceux qui sont censés l’organiser, et qui se sont encore plus mal débrouillés que Luke Seafer et moi pour l’émiffion ? Autant dans leur gestion du casting (des noms annoncés comme Emmanuel Imorou ou Luke Seafer d’ailleurs mais absents finalement) que dans le sujet en lui-même ?

– Allons même plus loin, qu’est-ce que cette idée à la con d’émission sérieusement, et d’où vient cette obsession un peu glauque des mass media pour twitter et leur persévérance à nous servir du micro-trottoir et course au bon mot du web ? Mis à part qu’il n’y a du coup pas besoin de trop chercher et que c’est sans doute l’un des trucs les plus chronophages du monde ?

L’idée de ce papier n’est pas de défendre les collègues qui sont peut-être allés à l’after sans précaution, au risque que ça puisse ensuite brûler quand on fait pipi.

L’idée de ce papier n’est pas non plus d’attaquer l’After. Ce serait beaucoup trop simple bien que pas franchement immérité pour 37000 raisons à peu près (j’ai préféré arrondir au millier supérieur, je trouvais que ça faisait sinon trop de tiers de douze = quatre, comme le nombre de saisons et de fromages sur la pizza. Les chiffres sont toujours à manier avec précaution, nous serons tous d’accord sur ce point.)

L’idée n’est pas non plus de m’en prendre à Choa, qui a également dit des choses très justes, et qui a en plus le grand mérite de proposer une autre vision des choses.

Le but de ce papier, c’est surtout de rappeler qu’en fait, on s’en fout quand même de tout ça. L’After n’a jamais eu besoin d’horsjeu.net pour exister, et la réciproque est également vraie. Le rendez-vous est peut-être manqué par les deux bords. Il n’en demeure pas moins que ça n’aurait de toute façon pas dépassé le cadre d’une relation d’une nuit.

Mieux, cela aura finalement permis de voir en petit comité à quel point la nébuleuses horsjeu.net est complexe, et l’alterfoot riche intellectuellement parlant.

Je me suis auto-excité avec toutes ces histoires. J’ai à peine le temps de me masturber avant de faire ma sieste pré-apéro.

Amicanalement

Votre dévoué doyen des Académiciens.

28 thoughts on “Au courrier alternatif du ker

  1. Ça me coûte de le dire mais : ce Rennais a raison. Et pas seulement concernant Godspeed…

  2. Je le dis et je le répète ; parler de lettre épistolaire, c’est comme évoquer une sodomie anale : l’adjectif est superflu.

  3. Pour n’avoir rien suivi à l’histoire et n’écoutant rmc que les soirs de match, je suis entièrement d’accord avec toi.

    Faut pas avoir lu « j’aime lire » pour savoir que Riolo est une bande de cons racoleurs mal élevés à lui tout seul…

  4. « lol xpldr !!! »

    vous êtes décidément trop vulgaire… et sinon c’était quel X-Men ?

  5. ça + celle de choa c’est bien, on peut tourner la page comme pour les bleus avec knysna (objectif comparaison foireuse).

    A propos je mettrais plutôt ti-de-cul pour le fauteuil, ker fait plus référence à une ville. A moins qu’il n’y ait une ville de cul sur ton fauteuil évidemment.

  6. « (au point de s’imaginer même une influence sur les cahiers, qui existent depuis plus longtemps que son émission) »

    et donc ? c’est censé être une raison valable pour ne pas se faire influencer ?

  7. Si ça permet de tourner la page, tant que c’en est pas une de Racaille Football Club, c’est du tout bon.

    Bon, elle est où la soirée réconciliation sur l’oreiller ?

  8. Prout.
    Désolé Roazh, mais je pense que ce petit homme est déjà bien trop exposé pour qu’on en parle encore. De plus, s’il faut goûter à la merde pour savoir quel goût ça a, inutile de finir l’assiette : tu ne t’es pas retapé l’émission en entier quand même ? ;-)

  9. Est-ce que Riolo va venir s’excuser en claquettes chaussettes lors de la prochaine émiffion ?

  10. Milles excuses cher compatriote mais Horsjeu.net est un blog.

    Définition : Un blog est un type de site web – ou une partie d’un site web – utilisé pour la publication périodique et régulière de nouveaux articles?, généralement succincts, et rendant compte d’une actualité autour d’un sujet donné ou d’une profession. (wikidéfinition)

    De plus techniquement « Propulsé par WordPress » me fait automatiquement pensé à un blog.

    Cela n’enlève rien à la qualité du blog (qui n’est pas une insulte).

  11. la radio nazie RMC n’a pour but que d’empêcher la mise en place de l’alterfoot.

  12. Quand j’entends Gilbert Brisbois je pense à Paul Prébois et Riolo suggère immanquablement un soupe au lait car le nom sonne comme riz au lait. J’espère avoir contribué à tourner la page des débats sur un réseau que j’ai quitté le jour où je m’y suis inscrit au sujet d’une émission que je ne suivrai jamais.

  13. Bonjour,

    Vous me turlupinez tous avec cette aftertwitos du 13/06. J’ai cherché le podcast pour l’écouter, mais pas trouver. Quelqu’un a un lien ? Il/elle gagnera la satisfaction de se sentir un brun plus beau/belle que moi

  14. Entre le commentaire de brinquin hier et cette missive de Roazh Takouer, je me sens aussi sale que Raynald de reconnaître la fraîcheur rennaise à l’approche de l’été.
    Pour autant, il ne s’agirait pas de sous-estimer l’influence bretonne dans les médias sportifs. A la fois à décrypter un pseudo (plus d’un sont convaincus qu’il s’agit d’argot breton), ou à maudire le Stade rennais par amours sincères du Stade Brestois, du FCN, voire d’En Avant.
    Comment leur jeter le pavé?

    Au comité: Un académicien guingampais serait le bienvenu.

  15. On n’est peut être passé pour une bande de branleurs mais au moins pas pour des aigris, là ça m’aurait encore plus fait chier perso. Après être traité d’aigri par Riolo, c’est comme si CJP demandait de tempérer une gaule devant Messi.

    Mais l’éditeur a bien résumé sur l’autre lettre. La radio, au tel ou en studio, t’y vas pas comme ça sans rien préparer surtout quand tu sais que ces mecs lisent le comité and co. C’est comme avant un rendez vous avec une gonzesse. Tu laves bien ton gland et ton col roulé car t’es jamais à l’abri d’avoir une proposition de léchouilles.

    Sinon, pour 89 % des auditeurs de RMC, Luke Seafer n’existe pas depuis cette émission. Et ça, c’est bien pire.

  16. « Rien de pire qu’une bite qui sent Le Petit Marseillais », je comprends maintenant ce que maman voulait dire.

  17. Ordinal’vez un ibil gantan~da lakaat en toull, Riolo ar penn-dotu, avat ne chomin ket pelloc’h o selaou ar kozh kaoc’h.
    Digant mignonn eo gwelloc’h kaout dour eget gwinn digant un treitour. M’em bo ur banne Horjeu (ha Lancelot) gant Roazh Takouer. Da viken.

    P.S : Vous avez un doute sur l’âge de Roazh, le voici en vrai sans l’énorme travail de la maquilleuse de l’émiffion :
    http://www.panoramic-360.info/flash/taverne.htm

  18. pour l’académicien Guingampais, il y a eut tentative, apparemment il n’a pas souhaité poursuivre, j’ai aussi vu avec un ami (ouais j’en ai même là bas) qui n’a pas forcément le temps en fait.

    Mais je ne doute pas qu’il s’en trouvera bien un pour venir avec la Ligue 1, peut-être même qu’il aura été à Francis le Blé pendant la L1 et avec le plaisir de dire qu’il croyait en cette équipe.
    Il y a beaucoup plus de spectateurs que d’habitants à Guingamp, mais ne vous étonnez pas si cette année il y a quelques tornades supplémentaires à cause de vestes retournées dans la région de Morlaix qui a toujours eut le cul (et le viaduc) entre deux chaises.

    Bref, Roazh est sage et il n’attend qu’une chose c’est que le PSG et Monaco fasse disparaitre Severino Lucas de l’histoire des plus gros transferts de la division 1.

  19. fallait envoyer l’Francis, en duplex des water du Balto

    …le café de pomme, ça c’est pas un brevage de puceau, nos regions ont du talent

  20. les gars, prenez exemple sur la fouine et booba, on se met un poing dans la gueule une fois pour toute, et on se reconcilie sur une tournante a st-jean-de-luz ou en mode shopping gossip a L.A.
    Faites comme ces gossebo, prenez de la hauteur.

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