Champions League

 

FC Bayern München – Manchester City 2-3

Veni Vidi…. Et puis merde on est qualifiés, sortez les chaises longues !!

40 matchs de championnats de suite  sans défaite,  11 victoires de rang toutes compétitions confondues, 10 en Champions League…Ces derniers temps, à chaque match du Bayern ce qui intéressait ce n’était pas si ils gagnaient, combien de buts ils marqueraient. Non, les médias Allemands et internationaux passaient plus de temps à décortiquer les records battus, et se projeter sur les prochains records à battre, qu’à s’intéresser aux contenus réels des matchs de cette équipe.

Mais pourquoi donc ?

Qui aujourd’hui se rappelle des records qu’a pu battre l’Ajax de Cruyff ? Le Milan de Sacchi ? Le Barça de Guardiola ? Ce dont on se rappelle, ce ne sont que les titres, certaines finales ou des matchs de légende pour ceux qui ont une mémoire un peu plus entrainée. Mais les records, ça reste quelques chiffres, écrits dans un gros livre poussiéreux que personne n’ouvre jamais ! Si ce n’est quelques fanatiques de statistiques à l’occasion de l’émergence d’une nouvelle force du football mondial.

Au final, battre des records reste quelque chose de tellement anecdotique dans le football, que même les quelques lignes que je viens d’y consacrer ne mériteraient pas l’encre qu’il faudrait pour l’impression… (Heureusement que j’écris pour un support dématérialisé).

Du coté bavarois on est depuis quelque temps agacé de la nouvelle BayernHype. Les néoGalactiques, le Bayerlona, les invincibles… rien de tout cela n’arrange les dirigeants du FC Bayern München et en premier lieu Matthias Sammer qui l’a sévèrement fait remarquer à un journaliste allemand. Non le Bayern n’est pas un invincible, non le Bayern n’est pas « au-dessus » du lot, le Bayern est un club sérieux qui par un travail acharné de tous les instants arrive à engranger des résultats positifs. Matthias Sammer a en même temps été engagé sur ce principal critère, sa capacité à faire les sorties médiatiques nécessaires pour garder le groupe pro sous tension. Son titre officiel est : « Vorstand für Lizenzspielerangelegenheiten », traduisez par : père fouettard, ou encore rabat-joie professionnel. Après le match de coupe, il avait pointé du doigt l’agressivité systématique des adversaires du Bayern, après le 7-0 contre brème, c’est donc la Hype autour du club qui l’agace, et oui, vous l’avez devinés il a poussé sa petite gueulante après le match contre City. Alors, oui, après 20-25 minutes furieuses, l’équipe a salué son gardien, et l’a laissé finir le match tout seul. Après tout il reste un match de Bundesliga avant le camp détente/entrainement… pardon, coupe du monde des clubs. Les bavarois ont donc décidé de ne pas humilier encore une fois le club historique de Manchester, et ont même laissé la victoire à City… c’est bien, ils pourront le mettre sur leur CV. Match plaisant tout de même et qui aura l’avantage de faire retomber un peu la Hype bavaroise et de permettre aux joueurs de se remettre en question le tout dans le but de revenir encore plus fort après la trêve hivernale.

Début de crise donc au Bayern ? Oui, mais quand on connait ce club, on sait que dans 99% du temps, les crises sont parfaitement orchestrées et font partie d’une politique de communication globale qui n’ont pour seul but de renforcer encore et encore le FC Bayern.

On se refait la même en 2014?
On se refait la même en 2014?

 

Olympique Marseille – Borussia Dortmund 1-2

Malaga 2.0 Reloaded !

12 Points !! De mémoire de Töbias, jamais un club n’avait été éliminé de la Champions League après avoir engrangé 12 points en phase de groupe. Régulièrement, 12 points suffisent même à être premier et ainsi, tête de série pour les tirages des 8emes. D’ailleurs Naples, en assurant la victoire face à Arsenal se voyait déjà au prochain tour grâce à ces 12 points.

Mais Dortmund ne l’entendait pas de cette oreille. Bien que décimés en défense, et largement amoindris dans la récupération au milieu de terrain, le BVB ne voulait pas espérer un aux pas du Napoli pour se qualifier. Et tout commençait parfaitement bien. À la 3eme minute, Durm (et non Reus !) sert parfaitement Lewandowski qui n’a aucun mal à tromper Mandanda. Pendant un instant on pensait retrouver le Lewandowski de l’année dernière, celui qui mettait des quadruplés au Real. Mais on allait très vite déchanter, et se rendre compte que c’est bien le Lewandowski actuel, celui qui est déjà en train de réfléchir à la coupe de cheveux qui irait bien avec son nouveau maillot rouge, qui était sur le terrain. Un nombre de chances incroyable qui lui auraient surement permis d’établir un nouveau record en d’autres temps. Ainsi, le match allait être l’une des parties les plus tendues que j’aurais vécue cette année. On n’est pas loin de l’ambiance Malaga de l’année dernière.

Dortmund dominait donc assez stérilement la partie jusqu’à cette 34eme minute. Sur une incursion de Payet, Sahin sort le tacle, frôle le tibia en même temps qu’il enlève le ballon, Payet après 3 bonnes secondes de réflexion (moi, chauvin ?), décide de perdre l’équilibre et nous sort un petit plongeon. L’arbitre, pas dupe, n’hésite pas et sort le deuxième jaune. Exit Payet. Ok, je l’avoue, c’est sévère. Mais en bon allemand que je suis, je dirais qu’il y a des lois et des règles… Ordnung muss sein !

Et alors que les commentateurs de ce match passionnant s’interrogeaient encore sur le bien-fondé de cette expulsion, je finissais ma 25eme clope depuis le coup d’envoi… Supporter le football allemand nuit gravement à la santé. Hop, Santé ! Mi-Temps !

Au retour des vestiaires, Dortmund n’avait pas de couteau, mais une tronçonneuse entre les dents. La surface de Marseille était assiégée. Et par-dessus la marché (placer une expression des années 20 : Check), Marseille avait la bonne idée de s’aligner assez haut. Quand tu as des Reus, des Kuba, des Durm et des Gro?kreutz en face je ne suis pas sûr que ça soit le meilleure idée, même avec trois latéraux, mais bon, c’est José le coach, je ne suis qu’un petit observateur de rien du tout. Toujours est-il que Dortmund n’arrive absolument pas à marquer ce maudit but qui leur permettrait de se qualifier, peu importe le résultat de Naples. Et pour calmer les ardeurs de ceux qui ne comprenaient pas l’expulsion de Payet, l’arbitre a décidé de contrebalancer en n’accordant pas un penalty flagrant pour une charge de Mandanda sur Lewandowski. Pas grave, crie Klopp sur son banc « Weiter ! Immer Weiter !! » (On continue, encore et encore !)

Un homme va alors s’illustrer, et ce n’est pas celui que l’observateur externe attendait. Gro?kreutz ! Kevin de son petit prénom !  Limité techniquement, 60% de ses amortis sont approximatifs, les 40 autres sont ratés. Mais c’est n véritable fils de Ruhrpott ! Bercé aux sons de la Südkurve, personne ne respecte autant le maillot jaune que lui. Beaucoup d’activité durant tout le match. Et c’est sur une des dernières actions du BVB que Gro?kreutz loupe complètement sa frappe sur une passe de Schieber. Heureusement pour le BVB d’ailleurs, car c’est ce loupé qui lui donne l’effet nécessaire pour tromper Mandanda et plonger l’équipe et ses 3000 supporters dans une transe générale !!

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87eme minute, 2-1, et peu importe si Naples est en train de battre Arsenal, et peu importe si Hummels, Gündogan, Schmelzer, Subotic, artisans de la grande saison 12/13 sont blessés, peu importe même si l’exclusion se Payet était justifié ou non. Schei?egal !!! Et bien que je ne pourrais jamais prouver ce que j’avance, mais Marseille aurait pu jouer à 15, Dortmund l’aurait quand même fait. Tant cette équipe a du cœur, tant cette équipe fait vibrer, et tant cette équipe trouve des solutions, là ou d’autres voient des problèmes. Et si c’était là l’acte fondateur d’une nouvelle grande saison européenne du Borussia Dortmund ? Car au retour de la trêve hivernale, le BVB reviendra en Champions League avec ses blessés, remis, mais aura en plus des certitudes sur le banc, à l’image du jeune Sarr qui a livré une grande prestation du haut de ses 18 ans.

"Echte Liebe"
« Echte Liebe »

 

FC Schalke 04 – FC Basel 2-0

Version Chauvine

Schalke avait besoin d’une victoire contre l’équipe surprise de ce premier tour pour se qualifier. Avec un peu de chance, Schalke pouvait même accrocher la première place du groupe. Mais les hommes de Jens Keller avaient bien d’autres soucis que de s’occuper d’une hypothétique première place. Après l’élimination en coupe d’Allemagne et une saison de Bundesliga bien mal engagée (6eme après 15 journées), il fallait se qualifier, coûte que coûte (cf. version non chauvine) peu importe si c’était en tant que premier, ou deuxième.

Schalke entame le match de manière très nerveuse et la pression se faisait clairement ressentir. Bâle avait la possession, et tentait de créer le danger en passant par les ailes. Après 12 minutes Schalke arrivait à placer le premier coup et a déjà failli assommer le club Suisse. Sur un centre de Farfan, Xhaka (grand frère du petit frère qui joue à Gladbach) dévie la balle sur la transversale Meyer arrive en embuscade bat le gardien mais trouve Ivanov qui squattait par là. On continuait sur un match d’un rythme moyen avec quelques points d’exclamation. Comme à la 29eme minute, lorsque Streller s’en va seul au but, seul une faute flagrante du capitaine Höwedes arrivera à arrêter le grand Suisse. Coup franc et carton jaune (parce que Streller, même avec 3mètres d’avance sur tous les autres défenseurs, et toute la bonne volonté du monde, on ne peut pas franchement considérer qu’il y avait une action de but). Mauvaise nouvelle par contre, Höwedes se blesse sur l’action, et il me demeure incompréhensible comment l’arbitre n’a pas pu avoir adressé un carton à Streller qui clairement à volontairement risqué cette blessure en se laissant faucher par le défenseur allemand !

3 minutes plus tard, l’arbitre a par contre très bien réagi face à Ivanov en l’expulsant pour son ignoble faute sur Szalai (qui venait de remplacer Höwedes) en partance pour marquer le premier but de la partie. Après cette expulsion, et c’est absolument pas lié, Schalke domine son adversaire des pieds et de la tête ! Les occasions pleuvent et il ne manque pas grand-chose pour que Schalke ouvre le score.

On voit clairement qu'il n'y avait pas hors jeu...
On voit clairement qu’il n’y avait pas hors jeu…

Après la mi-temps, Schalke trouve la faille dès la première occasion. Farfan, très actif dans ce match, trouve Draxler sur un centre, celui-ci arme la volée et trouve le petit filet. Schalke vient d’entre-ouvrir la porte vers les 8emes. Peu de temps après, Joel Matip sort le Bazooka pour définitivement la défoncer la porte. Sur un coup franc de Farfan, Bâle a la bonne idée de jouer le hors-jeu. Mais comme souvent sur ce genre d’entreprises, il y en a un pour ne pas suivre. Ainsi, Matip se retrouve seul devant le but et n’a plus qu’à choisir de quelle manière il allait fêter son but.

Coup de grâce, Bâle ne s’en remettra pas et aura pour lot de consolation les joies de l’Europa League dès le printemps. La tête de Keller est donc sauvée… jusqu’à Samedi. Chelsea ces rabat-joie ont gagnés de manière minimaliste et condamnent ainsi Schalke à la deuxième place… Schalkegal !

...En plus le juge de touche avait la vue légèrement "obstruée"
…En plus le juge de touche avait la vue légèrement « obstruée »

 

Version Non-Chauvine

En une image :

 

On a aperçu l'arbitre à la sortie du match...
On a aperçu l’arbitre à la sortie du match…

 

 

 

 

Real Sociedad – Leverkusen 0-1

« Oublie que t’as aucune chance, vas-y fonce ! »

Leverkusen devait gagner à San Sebastian, tout en espérant une victoire de Man United face à Donetsk. Les chances étaient donc minces puisque les diables rouges sont en ce moment en mode « Journée portes ouvertes à Old Trafford », et que déjà à domicile, le Bayer avait eu un mal fou à se défaire de cette belle équipe espagnole.

La première mi-temps se passera en toute discrétion, Leverkusen craignait les espagnols qui eux, n’allaient pas se dépenser outre mesure dans un match qui ne leur prometait absolument rien si ce n’est l’honneur d’avoir pu remporter au moins une partie.

Au retour des vestiaires, c’est le défenseur Ömer Toprak, sur un corner, qui arrive à reprendre un ballon qui trainait par là pour l’envoyer au fond du but. Leverkusen était par la suite bien plus détendu. Tellement détendus qu’ils ont oubliés faire le break ce qui aurait pu leur couter cher, malgré la désinvolture espagnole.

De l’autre côté Phil Jones permet à Manchester de gagner contre les Ukrainiens de Donezk et s’éxcuse en quelque sorte de la raclée infligée à Leverkusen en leur permettant d’atteindre les 8emes de finale de la Ligue des Champions.

 

Ligue Europa

 

Pas de surprises en Ligue Europa. Frankfurt, poussé par des supporters phénoménaux  s’impose facilement  contre l’APOEL Nikosia. Les Frankfurter terminent donc 1ers de leur groupe avec 15 points tout à fait respectables, exceptionnels même quand on pense que l’Eintracht jouait en 2eme division il y a 18 mois.

Freiburg de son coté, beaucoup moins poussé par un publique moins phénoménal, bien qu’extrêmement sympathique, n’aura pas réussi l’exploit de battre le FC Séville. Trop de fatigue, trop peu d’envie de s’infliger les semaines anglaises au printemps. Et personne ne peut leur en vouloir. Contrairement aux clubs français qui se battent pour arriver en Europa League, se renforcent à l’intersaison, puis ne jouent pas la compétition à fond. Le SC Freiburg s’est qualifié par accident et a été littéralement vampirisé cet été. Si l’on prend les seuls Milieux de terrain et Attaquants, sur les 8 joueurs les plus utilisés l’année dernière, Freiburg en a perdu 6. Ajoutez à cela un Jonathan  Schmid qui ne retrouve plus son niveau et des recrues qui n’ont absolument pas le niveau de leurs prédécesseurs. Hanke qui remplace Kruse est la meilleure illustration.

Finalement, cette élimination est la meilleure chose qui puisse arriver à Freiburg pour espérer se maintenir en Bundesliga en fin de saison.

 

Les supporters de l'Eintracht, toujours au Top
Les supporters de l’Eintracht, toujours au Top

5 clubs allemands sur 6 passeront donc l’hiver au chaud, sachant que le printemps leur réservera de passionnantes affiches européennes. C’est moins que l’an dernier, certes (7/7). Mais contrairement à l’an dernier ce sont  représentants allemands qui seront présents en Champions League. Ils devraient connaitre des destins bien différents pourtant. Si Dortmund et le Bayern risquent d’être grands favoris, peut importer quelle équipe ils affronteront. Schalke et Leverkusen risquent d’avoir fort à faire face à des adversaires redoutables. En Europa League, Frankfurt peut espérer encore passer un tour ou deux. Mais le principal sera bien évidemment d’assurer le maintien.

 

Töbias

 

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2 thoughts on “Coupes d’Europe : Vues d’Allemagne

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