Croatie-Islande (2-0), la Borussia Akadémie y était et ne s’en vantera pas

C’est donc fini pour l’Islande, fini pour Lagerbäck et fini pour l’espoir d’une hype croissante jusqu’à juin prochain. La Coupe du monde au Brésil, ça sera définitivement la compétition la plus mainstream de ces vingt dernières années. On peut s’atteindre à voir les gros éliminer les petits, le Brésil battre l’Argentine en finale, CR7 finir meilleur buteur avec 15 buts et la France partir sans Schneiderlin et Schmid. Entre autres choses.

 

La Croatie n’a même pas eu réellement peur. D’entrée, ils ont pris les choses en main, ils ont fait jouer l’Islande très bas, trop bas. L’Islande vieille, celle qui joue à dix derrière, a soudainement été de nouveau de mise. Fini les frissons sur des contres rondement menés (sauf une fois, vers la trentième), fini les ballons donnés merveilleusement par Gundmundsson. Il n’y a rien eu chez les Islandais. Même Gudjohnsen a fait valoir sa caution fantôme, aux côté d’un Finnbogason décidément pas dans le coup.

Quand Mandzukic ouvre le score, la Croatie était déjà nettement dominatrice dans les duels et dans la possession. Son but n’est pas très beau et doit beaucoup aux trois défenseurs statiques devant le but, tandis que Mandzu avait pris place au second poteau. Mais il fait l’essentiel : lancer la Croatie vers le Brésil, 1-0 alors qu’on s’approche de la mi-temps.

Quand Mandzukic prend le carton rouge, à quelques secondes de la pause, il y a un petit espoir. Peut-être l’Islande va-t-elle enfin croire en ses chances et jouer le coup à fond.

47′, Srna récupère un ballon sur son côté droit, à l’angle de la surface de réparation. Frappe croisée directe. Halldorsson se manque ? est mal placé ? laisse filer le ballon ? Peu importe. La Croatie mène 2-0. Il n’y a pas débat. Et si la Croatie manque les nombreuses occasions de 3-0, avec la générosité d’Olic ou de Perisic, elle pouvait se le permettre. La preuve par les stats de fin de match : l’Islande a tiré sept fois. Pour un tir cadré. Et un corner.

 

Les gars qui ont mérité une bonne note et une qualification :

Srna, le Evra croate n’a pas grand chose d’Evra, si ce n’est qu’il est capitaine et latéral. La Croatie fera-t-elle grève à Brasilia ? Ca serait mainstream.

Rakitic, Modric, Kovacic. Le milieu croate a été très bon.

Niko Kovac, qui s’offre une qualification après deux matches en tant que sélectionneur, et sans la moindre défaite au compteur.

 

Les gars qui n’ont pas mérité une bonne note mais qui ont une qualification :

Perisic ? Lol.

Pletikosa, pas de sa faute, mais il n’a pas montré grand chose. Un peu comme pour Pranjic, Corluka et Simunic.

Olic, mais qui ne mérite pas non plus une mauvaise note.

Eduardo, qui n’a pas joué ce match retour.

Mandzukic, héros et idiot.

 

Les gars qui n’ont pas mérité une bonne note et qui n’ont pas eu la qualification de toute façon :

Dans l’ordre, Jean appelle à la barre. Messieurs Halldorsson, Saevarsson, Skulason, Gunnarsson, Arnason, Sigurdsson (pas Gilfy), Gudmundsson, Sigurdsson (oui, Gilfy), Finnbogason, Gudjohnsen, Bjarnason. Jean vous condamne à faire mieux aux prochaines qualifications pour l’Euro et à venir ainsi lui rendre visite en 2016. On ira dans mon Backyard faire des bœufs et des jongles.

 

Jean va se chercher une équipe cool pour cet été. Peut-être la Jordanie ? Mais pas la Nouvelle-Zélande, malgré son Orchestre des sphères. En attendant, des images tristes.

Jan-Karl Sabatierung

Akadémitien. Niveau expert en (an)allemand.

Un commentaire

  1. Mais putain il a placé son schmid schneiderlin, dès le début quoi

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