Croix – ASSE (1-4, 1/32e Coupe de France) : la Forez Académie assure

Pour une fois qu’on claque pas du fessier sur ces tours de Coupe de France, on va pas s’en plaindre ma bonne dame.

Le match résumé en 1 phrase : « Rassurant, à défaut d’être convaincant »

Les Verts ont fait le boulot comme on dit. La saison passée, les Verts avaient galéré face à une équipe d’un niveau encore inférieur (Raon l’Etape, CFA2). Cette fois, ils sont passés sans aller aux tirs aux buts, et en marquant 4 fois. L’essentiel est fait, même si tout n’a pas été aussi facile que le score peut le laisser penser.

 

La compo :

Beaucoup d’absents encore pour ce mâche. Ruffier, Beric, Tannane et Pogba sont blessés, Selnæs est au repos, Lacroix et Moulin sont suspendus et enfin Saivet M’Bengue sont à la CAN. Heureusement, Lemoine fait son retour après 3 mois d’absence et une blessure face à Nantes. On pouvait penser que Galtier aurait misé sur un peu de jeunesse, mais l’élimination en Coupe de la Ligue l’a sans doute refroidi. Du coup, les Verts sont alignés en 4-3-3 à l’ancienne avec Maisonnial (seul jeune) dans les bois, KTC qui glisse dans l’axe aux côtés de Perrin, Malcuit et Polomat sur les côtés, classique. Lemoine en sentinelle accompagné par les seuls milieux d’expérience valides, Pajot et Veretout. Le trident offensif Hamouma-Søderlund-KMP devrait normalement arriver à faire sauter le verrou d’une CFA2. Normalement…

 

Le mâche :

Les Verts démarrent tranquillement ce mâche, mais font preuve de sérieux. Peu de ballons perdus, une relance appliquée et du mouvement sur les deux ailes (fait assez rare pour être souligné) afin de porter le danger sur les buts de Croix. 1e occasion avec ce coup-franc frappé de la droite par Veretout, Pajot devance son défenseur pour placer sa tête qui passe largement au-dessus alors qu’il semblait avoir la place de faire mieux (4e). Le mâche ronronne, Croix n’est pas forcément dangereux (frappe de loin pour lober Maisonnial qui passe au-dessus, 11e), et ce sont les Verts qui vont trouver la faille. Joli mouvement sur la droite entre Malcuit et KMP qui centre en retrait pour Veretout : sa frappe croisée à l’entrée de la surface semble non cadrée mais Hamouma est sur la trajectoire et dévie astucieusement la balle dans les filets (0-1, 25e). Les Verts ont fait le plus dur, ouvrir le score. Mais comme souvent, leurs approximations et hésitations en défense vont leur coûter un but : dégagement dans les tribunes mais trop proche de KTC, Malcuit qui se fait avoir dans le coin et concède le corner sur une balle contrée. La suite ? Perrin se fait avoir comme un bleu par Dia, le gros défenseur central qui avait collé une manchette à Søderlund 10 minutes avant, et qui cette fois plante un bon coup de boule piqué pour égaliser (1-1, 43e).

Voilà, les Verts se sont fait rejoindre juste avant la mi-temps, ça sent la douille ma couille. Surtout qu’on a déjà entendu le nom de Thomas Dumortier une vingtaine de fois pendant les 45 premières minutes, il a tout à fait le profil patronymique pour nous la foutre profond en 2e période. Pessimiste que je suis, puisque c’est bien Sainté qui va en mettre un autre : corner tiré côté gauche, repoussé au 1er poteau, Pajot a suivi et centre en se retournant juste avant que le ballon ne sorte. C’est dégagé par la défense vers Monnet-Paquet qui reprend, frappe contrée. Perrin rode à l’entrée de la surface, il va se saisir du ballon mais entend l’appel de Veretout qui lui grille la politesse et frappe du gauche : petit filet, parfait (1-2, 55e). 7 minutes plus tard, le même Veretout dépose un coup-franc dans la boite pour Perrin qui reprend d’une tête plongeante décroisée : ça heurte le poteau et rase la ligne mais ne rentre pas (62e). Dans la foulée, contre croisien avec Robail qui lance Dumortier dans la profondeur, résiste au retour de KTC et frappe : il faut le mollet de Maisonnial sorti à sa rencontre pour empêcher Croix de revenir dans le mâche (65e). Le dernier espoir des Nordistes vient de s’envoler : Søderlund sur un centre de Polomat (1-3, 79e) puis Keyta sur une offrande d’Hamouma (1-4, 90e+4) enterrent leurs adversaires et donnent un tour plus avantageux à cette victoire.

Les Verts ont assuré le principal : la qualification, avec un score flatteur et sans aller aux prolongations. Pas de blessé non plus : si Pajot est sorti en se tenant la cuisse, c’était plus par précaution que par nécessité. Ce genre de mâche de reprise n’est jamais évident et la saison passée, face à un adversaire d’un niveau équivalent (dans un contexte un peu plus chaud et un terrain moins bon aussi sans doute), Sainté avait beaucoup plus peiné. On va donc retenir cette qualification facile et un petit regain de confiance avec ces 4 buts marqués, dont 3 par des joueurs qui seront amenés à beaucoup jouer dans les prochaines semaines. On pourra reprocher aux Verts un petit manque d’allant, notamment sur les contre-attaques où j’ai parfois eu l’impression de les voir marcher pour aller vers le but, mais dans l’ensemble, le contenu est satisfaisant. La Coupe de France est un objectif et cette qualification fait du bien. Prochain adversaire : Auxerre, avant-dernier de Ligue 2, chez lui. En attendant, le but est d’aller tout de suite chercher les 3 points en Ligain à quelques kilomètres de là, puisque la prochaine rencontre se jouera à Lille.

Pour nous avoir infligé ça, Croix ne méritait de toute façon pas de passer.

 

Le résumé du mâche :


Croix 1-4 ASSE: le résumé par ASSE

 

Les notes :

Maisonnial (confirmation, 3/5) : il a pu sembler hésitant sur certaines sorties (notamment sur ce lob manqué par Betina je crois), sans doute parce qu’il ne communique pas encore assez avec sa défense, mais il a réalisé un bon mâche dans l’ensemble. Il n’a pas encore 19 ans, ne l’oublions pas.

Malcuit (sobre, 3/5) : il n’a pas fait d’étincelles, mais il a toujours cette facilité pour porter le danger devant. C’est de son côté que vient le 1er but, après un relais pour KMP. Dommage qu’il ne puisse sortir cette tête de Dia, mais rien à lui reprocher derrière sinon.

Perrin (mi-cuit, 2/5) : une 1e mi-temps vraiment pas belle, ponctuée par ce marquage de poussin sur Dia qu’il laisse placer tranquillement son coup de boule. Puis il s’est passé la tête sous l’eau et les bonnes habitudes sont revenues : anticipation, relance propre et presque but.

Théophile-Catherine (très bon, 3/5) : c’est lui qui a tenu la baraque derrière. Propre dans ses interventions ou ses relances, il foire juste ce dégagement avant le but. Il est même passé à 2 doigts de marquer en 2e période. Mâche complet.

Polomat (convaincant, 3/5) : après plusieurs sorties m’benguesques, PYP nous a enfin montré qu’il était meilleur que son concurrent. Sûr défensivement, et disponible offensivement, il délivre un joli caviar à Søderlund pour le 3e but. A confirmer face à un adversaire de plus haut standing.

Lemoine (le retour, 3/5) : pour son 1er mâche titulaire depuis 3 mois, Papy n’a pas déçu. Bien en jambes, il a essayé de faire vivre le ballon et de percuter dans l’axe, chose qui a cruellement manqué aux Stéphanois depuis le début de la saison. Une bonne mise en jambes avant d’attaquer les choses sérieuses.

==> remplacé à la 81e par Keyta (non noté), que je ne connaissais pas et qui est un joueur de 22 ans acheté cet été à Trelissac pour renforcer la CFA2. Bonne entrée ponctuée par 1 but.

Pajot (éternel recommencement, 2/5) : ce joueur a un HENAURME problème de finition. Il m’avait déjà fait hurler lors du derby aller, là il rate encore le cadre à 6 m des cages. Un match terne au final, même s’il a été utile au milieu.

==> remplacé à la 62e par Dabo (non noté), dont la nonchalance est en train de me casser vraiment les couilles. Pour preuve cette saucisse expédiée au-dessus des tribunes du Stadium Nord alors qu’il avait préparé sa frappe en marchant. Il a d’ailleurs passé le plus clair de son temps à marcher.

Veretout (affûté, 4/5) : il était arrivé avec des kilos en trop cet été. Il a fait attention à ne pas reproduire la même erreur cet hiver. Omniprésent au milieu, il a été directement impliqué sur 2 des 4 buts et envoie même Perrin taper le poteau. Il n’a pas envie de perdre de temps et ça fait plaisir à voir.

Monnet-Paquet (décentreur, 2/5) : ses appels sont bons, mais ses centres sont souvent très mauvais. Dommage parce que ça donne une impression de gâchis au final.

Søderlund (on m’voit pas, on m’voit, 2/5) : il disparaît pendant 75 minutes, marque un but et se fait remplacer dans la foulée. Partisan du moindre effort à l’efficacité redoutable.

==> remplacé à la 88e par Roux (non noté), pour faire un coucou à la famille.

Hamouma (pourvu que ça dure, 4/5) : il a toujours cette facilité à éliminer sur un contrôle ou une feinte de corps que personne d’autre n’a dans l’effectif stéphanois. On peut lui reprocher de disparaître un peu dans le mâche, mais comme il a pris énormément de coups, il s’est sans doute fait un peu oublier. Marque un but de renard, comme on les aime.

 

Les adversaires : Dia m’a rappelé Abdoulaye Meïté par son physique de déménageur. Dumortier a été très remuant et passe à 1 mollet de nous la foutre bien profond. Marrant de voir un des frères Robail de Lille, qui est par contre toujours aussi roux.

 

La question minitel : la question rime avec qualification cette fois.

Le fameux 1er mâche de Coupe de France en janvier. Et pour une fois, il a été bien négocié par les Verts. Qualification sans forcer, et sans blessés, c’est rare. Mais vous en retenez quoi de ce mâche ?

1e place méritée pour Veretout qui a été pour moi le meilleur sur le terrain dimanche. Au four et au (Jessy) Moulin, il a marqué, fait marquer involontairement et failli faire marquer. Déjà parmi les rares satisfactions pointées par Robert Binouzaret au niveau des recrues, il confirme pour ce mâche de reprise en 2017, et c’est bieng. Juste derrière, mais assez loin quand même, le cap’tain. Normal, il a eu du retard à l’allumage dans son mâche, et a laissé filer Jordan. Par contre, il est très bien revenu dans la partie en même temps que dans la question et finit à une honorable 2e place. Egalité enfin pour Søderlund (qui nous fait un mâche à la Hamouma : invisible 95% du temps mais 1 but à la fin) et Maisonnial qui sait jouer avec toutes les parties de son corps, comme un symbole d’actrice porno. Rocco likes this.

 

Roland Gromerdier

 

L’avis d’en face, tu te doutes bien qu’il n’y en aura pas. A la place, et parce qu’il n’y a pas de raison que vous n’en profitiez pas, la fameuse fanfare son et lumière de Croix.

Roland et ses collaborateurs tiennent à remercier EVECT, pour ses infos quotidiennes sur le club, le site asse-stats.com, qui est une mine d’infos chiffrées sur les Verts, Furania Photos pour ses images des tribunes stéphanoises à domicile comme à l’extérieur, ainsi que Poteaux Carrés, où l’on trouve un peu de tout.

N’oublions pas aussi d’encenser la Divette de Montmartre, qui permet à Roland d’étancher toutes ses soifs (de victoires et de houblon).

Si tu veux te bidonner sur des images qui bougent, alors Fouillasse est ton ami. N’oublie pas d’aller voir sa boutique avec pleins de t-shirts faits maison.

Enfin la fine équipe est aussi présente sur les réseaux sociaux, alors n’hésite pas à venir nous voir et à tailler l’bout d’gras, la page FB de la Forez Académie est fort enjaillante.

Et tu trouveras Roland sur fessebouc aussi, et sur touitère. Il ne mord pas et certains le disant même plutôt sympa. Gruger est aussi  sur le sôchôl net-oueurk, tout comme Robert Binouzaret : viens donc les saluer.

Roland Gromerdier

Né dans le Chaudron, de la verveine coule dans mes veines. Mes analyses sont aussi carrées que les poteaux de Glasgow. Peu importe les époques : je n’oublie jamais qui sont les plus forts.

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