Impact Montréal – Analjuelense (2-0) : En orbite, l’Impact Académie livre ses notes

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Non y a pas de faute de frappe.

À l’aube idyllique, l’Impact reprend son chemin.

Le nécessaire retour chez les mortels fut vain,

Ce qui arriva à DC n’est plus permis,

La route vers les étoiles est pavée d’ennemis.

L’homérique épopée relate les héroïques

Faits d’arme de nos guerriers aux accents chimériques.

De la triple légendaire taupe de Pachuca,

Au hérisson malicieux du Costa Rica,

Nacho Piatti et ses hommes se sont rebiffés

Espérant, un jour, tout un continent biffler.

En cette fin d’hiver au froid toujours téméraire,

Accueillons en demie, la radasse Kimberly,

Elle vient plus que fière, avec ses grosses boules de pierre,

Poliorcétique oblige, elle repart bien punie.

Montréal continue son parcours émérite,

Il vous sera conté en fin d’hélicobite.

Alignement

Quel artiste putain.

Mapp tout cassé, un petit changement s’impose dans le XI de départ pour affronter les Costariciens d’Analjuelense. La Klope (suspendue) ou un adjoint avisé (plus probable) décide de faire redescendre Oduro milieu droit, avec pour mission de courir très vite sur l’aile, et de titulariser le jeune Porter en attaque. Comme de par hasard ce que je disais dans la dernière Académie. Sinon, Camara ressaute et Cabrera prend sa place.

D’accord, c’est plus propre. Mais c’est moins rigolo.

Le Matchauricio

Journée difficilement supportable. Attendre si longtemps pour ensuite angoisser comme un âne pendant une heure et demi, y’a pas à dire faut quand même être un peu con. Ceci dit, le ratio d’émotions procurées est plutôt intéressant. C’est finalement assez proche de l’ambiance d’un club échangiste.

-5’. Ça fait un sacré moment que je suis tout moite. J’ai l’impression que quelqu’un est constamment en train de me pisser entre les mains, c’est fort désagréable. En plus, ce salopard de Camelus m’a mis la pression avec la finale 100% ticos de Kimberly. Déjà que les gars d’Analjuelense (ou la LDA, la Liga de los delanteros anales) ont pulvérisé les muqueuses de DC United au tour précédent, autant vous dire que je n’en mène pas large.

0’. Le plan a l’air simple et sans accroc, si on attrape les gaziers, on les éclate à coups de marteau. Le but, c’est d’attaquer comme des malades d’entrée, de marquer et de laisser venir après. C’est-à-dire maîtriser son match. Pendant 90 minutes. Et les quelques de plus. Chaud.

5’. ‘Sont rapides les hérissons. J’ai le temps de sentir une goutte se former sur ma nuque et descendre le long de mal colonne vertébrale jusqu’à la raie de mes fesses avant que l’Impact ne s’adapte à son adversaire.

7’. Gros point positif : on arrive à s’approcher de la surface d’Analjuela (ce club n’a définitivement pas de nom officiel). Sur un malentendu…

10’. Minute explosion dans mon caleçon. Oduro déborde côté droit et centre en retrait. Porter, au point de penalty, touche à peine la balle réussit une talonnade de génie pour Piatti. Le beau Nacho contrôle, viole son adversaire direct d’un crochet et déchire en lambeaux la virginité de la lucarne. 1-0, un bijou de Nacho qui, embrassant ses tatouages, me rend jaloux d’eux. Je baigne dans ma semence.

Fap fap fap fap fap fap fap fap fap…
Forcément.

14’. Pas le temps de se ranger le membre dans le pantalon que Montréal, comme dans un rêve humide, est de nouveau à l’attaque. Piatti, bien aidé par l’appel de Porter,  prend les espaces depuis la gauche. Après divers actes de barbarie sur les défenseurs costariciens dans la surface, l’Argentin enchaîne d’une frappe croisée miraculeusement sortie en corner par Lewis. Après nous avoir gratifiés d’un corner « rebond avant la surface », et quelques secondes avant de reproduire ce geste difficile, Donadel met tout son cœur dans un beau centre. Ciman est devancé, met la balle revient sur Cabrera après avoir tapé le bumper Soumaré. Le jeune défenseur reprend alors du tibia et glisse la balle au fond. Lewis perd une deuxième fois en 5 minutes, un mythe s’effondre. Nous sommes au quart d’heure de jeu, l’Impact mène 2-0, je suis en pleine crise de priapisme.

D’autant plus qu’on me signale dans l’oreillette que c’est le premier but de l’Impact sur phase arrêtée depuis environ la sortie d’Astérix chez les Pictes. Je saigne du zizi.

18’. On pensait alors qu’on allait passer 75 minutes la tête dans l’anus. Que nenni. On s’est fait complètement blouser, cette équipe de la LDA est complètement prenable en fait, et pas vraiment dangereuse offensivement. Piatti en profite en contre pour partir seul et tenter la frappe. Oduro en fera de même quelques minutes plus tard.

34’. Bon coup franc obtenu par l’Impact. Ciman s’en charge mais sa frappe est stoppée par le mur. Porter, aux aguets, reprend mais ne peut tromper Lewis. On est tellement proche de marquer un troisième but que je ne m’étonnerais pas de me réveiller dans la 5e dimension.

60’. La deuxième demie se déroule comme la deuxième partie de la première demie (vous suivez ?). Montréal se contente de gérer son avance grâce à un jeu de passes bien huilé. Analjuelense se crée une petite occasion sur une frappe lointaine. Une approche bien timide pour une équipe réputée joueuse.

85’. Faute de trouver une solution honnête, les Costariciens décident donc de la jouer salope en se roulant par terre à la moindre occasion. Manque de chance pour eux, l’arbitre de la rencontre est américain et pas mexicain, ce que la LDA lui reprochera avant et après le match, et ne siffle pas le penalty réclamé pour un contact tout ce qu’il y a de plus correct de Soumaré. Bande de couilles molles.

Hérisson où Analjuelense ?

91’. Analjuelense, incapable de porter le danger dans les dernières minutes, s’expose plutôt aux contres de l’Impact. Porter, à défaut de s’enfermer au point de corner, prend un des derniers ballons et envoie un cachou des 20 mètres. Lewis claque en corner, je commence l’hélicobite dans le salon, la LDA ne récupérera jamais le ballon.

Retrouvez les faits saillants en vidéo ici.

 

Un Pack de Montréal

Evan Bush (3/5) : J’ai bon espoir qu’Evan ait fait sa boulette semestrielle dès le premier match de MLS contre DC. Mercredi soir, il a été plutôt bon, bien que peu sollicité par les attaquants d’Analjuelense. Il a surtout été important lors de ses sorties, dans les airs ou au sol, permettant au groupe, au stade et à mes sphincters de souffler. Une grosse frayeur tout de même en fin de match, quand il a voulu faire une relance rapide à la main sans voir le gars derrière lui. Heureusement, le ref’ a sifflé faute. Mais trop tard pour mes bobettes.

Donny Toia (3/5) : Donny continue son bonhomme de chemin. Solide, appliqué, excellent soutien des excentricités de Ciman, mais également utile à l’offensive par des débordements et des combinaisons intéressantes. Il a dû entendre que la place de meilleur arrière gauche du club était jouable, mais j’ai mis la barre assez haute petit.

Laurent Ciman (3/5) : Moins aventureux que contre DC, ce qui n’est pas pour me déplaire mais ce qui ne l’a pas empêché non plus d’aller placer son passement de jambes dans la surface de réparation adverse. Avec les couilles qui dépassent du short. Toujours aussi solide sinon derrière, n’allez pas essayer de le prendre en traitre.

Bakary Soumaré (4/5) : Tour de contrôle à Baky, tour de contrôle à Baky, nous recevez-vous monsieur Soumaré ? Oui ? Très bien. Nous avons constaté que vous évoluez à environ un mètre du sol depuis votre arrivée à Montréal. Nous recevons de nombreuses plaintes des aéronefs étrangers qui voudraient entrer dans votre espace aérien. Comment ça vous les défoncerez tous un par un ? Et pardon ? Qu’ils ne viennent pas chercher le penalty dans votre zone sinon…? Vous leur refaites l’anus style Yucatan ? Très bien, votre message sera communiqué préventivement au plus grand nombre.

Victor Cabrera (4/5) : Titulaire, dans la continuité des précédents matches de Ligue des champions, au détriment de Camara (vrai choix ou Hassoun de nouveau en disgrâce avec sa cheville), le jeune prêté nous a offert le match le plus accompli depuis son arrivée. Pas un joueur d’Analjuelense n’a réussi à le prendre en défaut sur son côté mais, surtout, Victor est allé tranquillement marquer son premier but en carrière, du tibia qui plus est. Bref, un match presque parfait.

Nigel Reo-Cocker (3/5) : La paire NRC-Donadel commence à se trouver et ça fait plaisir car c’était difficile. Nigel a réussi une grosse performance, dans le sens où on devrait en voir des comme ça à chaque match. Récupération, transmission, NRC s’est vite projeté vers l’avant et a souvent réussi à faire le lien entre milieu et attaque. Présenté comme un joueur box to box, il s’était contenté de faire du box pour le moment. Mais mercredi, il a élevé son niveau technique et en a profité pour coller quelques misères.

Marco Donadel (3/5) : Un premier quart d’heure catastrophique. Marco était constamment en retard, récoltant au passage un jaune après seulement 5 minutes. Erreurs de transmission, coups de pied arrêtés ratés… Jusqu’au corner du deuxième but qui l’a remis dans son match. Il est monté en puissance crescendo, avant de jouer une deuxième demie en roue libre, solide à la récupération et efficace dans ses passes. Ouf !

Dilly Duka (3/5) : Moins dedans que lors de ses précédents matches, il a vite été gêné par une blessure qui entraînera sa sortie à la mi-temps. Avant ça, conscient de ses limites du jour, il s’était intelligemment concentré sur son travail défensif.

Ignacio Piatti (4/5) : Et le fooooot n’existe paaaaaas, si tu es loin de moi, loin loin loin loin loin de moiiiii ! Fais moi l’amour Nacho, fais moi des choses… Je ne te cacherai pas que c’est ton visage que je vois quand je fais l’amour avec Mauricette. Que ce sont tes fesses musclées que je caresse du bout des doigts. Crochète-moi, vise ma lucarne. Et tant pis si ça touche le poteau avant de rentrer, ça n’en sera que plus excitant.

Je t’aime.

Dominic Oduro (3/5) : Le Djibril Cissé noir était délocalisé sur le côté droit mercredi. Il a sa moyenne, grâce au résultat, son débordement gagnant et son envie. Mais qu’il est limité techniquement. Deux actions magiques : son coup du sombrero-chandelle à 20 mètres d’altitude, et sa spéciale, le vol de but raté. Regardez avec quelle aisance et quelle grâce il manque de reprendre la frappe de Cabrera sur le second but. Un bijou.

Cameron Porter (4/5) : La pépite. Techniquement, le jeune Porter (21 ans) est au-dessus des trois quarts de l’équipe. Il a tout fait contre la LDA. Conservation de balle, dribbles, frappes, appels qui ouvrent les espaces… Et une gnac ! Porter, c’est le type de joueur qui obtient toujours quelque chose quand il reçoit le ballon. Il ne lui a manqué qu’un but. Mais bordel qu’il est doué.

Substituts

Maxim Tissot : Une excellente mi-temps. Un gros travail défensif et des coups en contre joués à fond, malgré parfois un manque de lucidité.

Calum Mallace : Rentré au bon moment, quand le milieu défensif commençait à souffrir. Il a remis de l’ordre là-dedans, sans trop en faire, conscient qu’il fallait surtout préserver le résultat.

Patrice Bernier : Le retour du capitaine. Grosse érection à son entrée. Et le boulot a été fait avec classe.

Voilà, c’est tout pour aujuord’hui et c’est déjà pas mal. Si vous m’aviez dit que l’Impact allait mener 2-0 en demi-finale de Ligue des champions, je vous aurais probablement sodomisés avec du fromage en grains pour vous faire ravaler vos moqueries. Mais la maîtrise du match laisse augurer du bon pour le retour. Résultat fantastique donc, mais gare au syndrome Santos Laguna, quart de finale maudit de 2009, où l’Impact, après une victoire 2-0 à l’aller, s’incline 5-2 au Mexique en prenant deux pions dans les arrêts de jeu. Rien que d’y penser, je sens la gastro arriver. Dans l’autre demi-finale, Herediano a pris une grosse option en tapant América 3-0, mais ça, Kimberly le raconte mieux que moi dans la Ticos Académie. Mais avant le retour prévu le 7 avril au Costa Rica, c’est d’abord le New England Revolution qui se dresse sur la route de Montréal, samedi 21. Un match probablement pas académisé, car j’ai été forcé par quelques terroristes ligériens d’aller voir un autre match à l’heure du Bleu-Blanc-Noir. Belle connerie.

Bec anaux,
Mauricio Vincello.

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5 thoughts on “Impact Montréal – Analjuelense (2-0) : En orbite, l’Impact Académie livre ses notes

  1. Au fait ça fait quoi par rapport à la MLS si vous gagner la ligue des champions?
    A part que vous pourrez vous promenez dans tous les states avec la coupe en faisant des doigts?

  2. @Mauricio ok merci, la coupe du monde des clubs avec l’impact, comme si Guinguamps y allez quoi O_o
    @Kimberly : je ne présume de rien soyons clair, je me pencherais sur les futurs adversaires de Porto quand on aura la 3ème LDC pour notre 3ème intercontinentale.

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