Impact Montréal – Chicago Fire (1-0) : L’Impact Académie livre ses notes

Le Klopàsico

L’herbe est verte… peut-être trop qui sait. Les gens autour de moi ne s’en soucient pas, leur regard est rivé sur ceux qui foulent cette pelouse. C’est l’heure, mes muscles fessiers jouent des cymbales et mon rectum de la trompette. Partout, je sens l’air devenir plus dense, la suante angoisse perlant le long de tous sillons. L’enjeu est parait-il énorme, ce sont là les quelques propos qui parviennent à mon oreille. La foule frémit, mais je ne sais toujours pas ce que je fais là. La structure dans laquelle je me trouve est étrangement baignée dans une lueur bienveillante. En face de moi, il n’y a rien d’autre qu’une brume opaque dans laquelle tout disparaît. L’omniprésence du bleu me fait tourner la tête. Dans les travées du bleu, sur le pré du bleu. Et cette odeur de fleur de lys… C’en est presque divin et je pourrais perdre la raison à laisser mon esprit vagabondé en ces lieux.

Un rugissement me sort de ma torpeur, comme un enfant vous réveillant d’eau fraîche après une sieste estivale sur la plage, ou comme les cris non feints de plaisir d’une délicate fleur que j’honore. C’est l’annonce du grand commencement. Le pré si verdoyant se noie dans le tumulte de bleu et de blanc. Je sais d’où vient ce bleu, mais le blanc est si pur qu’il nous force à parfois baisser le regard. J’ai néanmoins le temps d’apercevoir des animaux à cornes dans l’arène.

Et puis, tout s’éclaircit. Les discussions si lointaines de mes voisins de travée se font désormais clairement audibles, alors qu’elles n’étaient qu’un sourd bourdonnement auparavant. Je n’entends cependant que des bribes… « Finale », « Real Bulls de New Madrid », « Titre mondial ». C’est tout simplement l’enjeu de ce que je comprends enfin être un match de football qui atteint là mes esgourdes. Si tôt cette révélation perçue, j’entre dans une espèce de transe. Sans comprendre pour une telle réaction se produit, je me lève et hurle à la gloire de mon équipe, l’Impact de Montréal. Tout s’explique, ce match, ma présence, cet enjeu.

C’est la finale de la coupe du monde des meilleurs clubs du monde. C’est écrit sur la tribune face à moi, qui se dessine à travers la brume. Comme quand tu décuves en fin de soirée, et que tu te rends compte que la demoiselle t’ayant ramené chez elle n’a rien de la Shakira que tu voyais. Ou alors une Shakira sous intraveineuse de bonbons-patates. Sauf qu’ici le stade est beau et resplendit. Le brouillard a découvert un Saputo de beauté.

Mais soudainement, tout s’affole. Le génie Piatti vient d’effacer 8 joueurs adverses en marchant sur le main. Sa passe magique à destination de Justin Mapp produit une traînée de sparkles derrière le balloune. De l’amorti de Mapp jaillissent mille fleurs des champs, toutes plus belles les unes que les autres, dont le parfum enivrant parvient jusqu’aux estrades. D’un habile passement de jambes, Justin baisse le short de son oppposant direct avant de lui mettre une claque. L’arbitre applaudit. Un halo de lumière venu tout droit des Cieux illumine alors le superbe Patrice Bernier, qui joue torse nu et dont les muscles saillants et oints de sa sainte sueur me provoquent instantanément une solide érection. Plusieurs spectatrices s’évanouissent et convulsent orgasmiquement. Le centre de Mapp est parfait, le contrôle de la poitrine de Patrice l’est tout autant. Il tente alors un geste incroyable, un coup du sombrero sur 4 joueurs. D’un coup de genou, il envoi la balle dans les airs, et d’une main baisse son short. Il décolle alors en hélicobite et plane quelques instants au-dessus des joueurs, comme un ange, diront plus tard les observateurs. Mais avec une énorme verge. Récupérant la gonfle au passage, il atterrit avant de transmettre d’une talonnade au divin Di Vaio. D’un crochet, l’Italien efface encore 5 adversaires de plus et frappe un missile qui perce le gardien, les filets et la tribune.

C’est fait ! Nous sommes champions ! Nous sommes champions ? Nous sommes… Attendez, tout ceci n’a pas de sens. Tout ceci n’a absolument aucun sens… Mes yeux grands ouverts fixent pourtant un Marco Di Vaio heureux, bras en l’air… Mais pas de Real Bulls de New Madrid, non, un maillot rouge hideux… Ah ça y est ! Je me remets, une purge incroyable, Morphée me faisant une turlutte, un but rêvé… Mais non ! Mais non bon dieu ! Ce but est vrai, Marco est vrai, tout est vrai ! On a gagné ! À la 85e minute ? Impossible… Et si ce rêve était une prémonition…?

Alignement

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C’est pas beau ça ?

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C’est pas beau ça.

Un pack de Montréal 

Evan Bush (3/5) : À nouveau préféré à Troy Perkins, sans doute le résultat de la boulette à Philadelphie, Evan a fait son habituel match solide, décisif sur le peu d’arrêts qu’il a eu à effectuer. Il a cependant multiplié les mauvais dégagements et relances, terminant souvent en touche voire en tribune, alors qu’il n’était pas vraiment sous pression adverse. Tant que ça ne finit pas sur un joueur d’en face, ça va, j’arrive à me contrôler. Il enregistre quand même son premier blanchissage et sa première victoire en MLS. Mérité.

Eric Miller (4/5) : Exit Krol, peu à son avantage depuis quelques parties et surtout le match de Philadelphie où il en est sur les deux buts. Bon, je veux pas la ramener, mais OUI putain trois fois oui pour Eric Miller. Il nous avait fait de bons matches en début de saison, il recommence là où on l’avait laissé. Solide en défense, il est plus que dans le coup du but victorieux puisque c’est lui qui va faire des passements de jambes dans la surface à la 85e (?!). On veut bien sûr le revoir.

Wandrille Lefèvre (4/5) : Patron sérieux. Quasiment impassable en un contre un, placement décisif, impact physique parfaitement dosé. Tu te dis que c’est normal, c’est sa job. Sauf qu’à mieux y regarder, on se rend compte que c’est lui qui dirige la défense, fait monter, aligne… Pendant que l’expérimenté Ferrari attend la soupe de l’hospice. Et puis ses ballons longs au Wandrille sont mes petits plaisirs du match. Du bonbon.

Matteo Ferrari (2/5) : Donc le penchant feignant du défenseur central. S’oublie dans l’alignement, couvre comme un âne, se fait passer comme un bleu… Mais il est capable (on le sait, encore faut-il qu’il le fasse) de superbes interventions, au compte-goutte certes, mais vas-y pendant tout le match sérieux. Et puis t’es grand, les duels de la tête c’est quand tu veux.

Hassoun Camara (3/5) : J’ai d’abord adoré ses vingt premières minutes offensives. J’ai ensuite eu très peur pendant 30-40 minutes où il a un peu perdu confiance après quelques ratés techniques et des fautes, avant de rattraper tout ça d’un monstrueux tacle sur Nyassi dans la surface pour nous sauver la quiche de notre habituel but ridicule.

Gorka Larrea (3/5) : Quel bien il fait au milieu. Certes, un Bernier en-dessous n’a pas permis au milieu montréalais de s’imposer plus que ça, mais on a quand même vu l’Impact maitriser le ballon, fait assez rare pour être souligné, et c’est en grande partie grâce à Gorka. Excellent passeur et ratisseur également. Seul point sombre son carton, suite à une énorme, mais nécessaire, faute au milieu de terrain. Attention à la fatigue en fin de match, il a perdu un ballon très dangereux à 30 mètres, sauvé par Hassoun ci-dessus.

Patrice Bernier (2/5) : Lui qui tenait l’équipe sur ses épaules précédemment a un peu relâché samedi, sans doute un peu fatigué. Moins précis, plus lent, son impact sur le jeu a été très léger, il est d’ailleurs sorti à la mi-temps, probablement préservé pour la Ligue des Champions ce mercredi.

Ignacio Piatti (3/5) : Le messie est arrivé, celui qu’on attendait depuis des mois, le tout juste vainqueur de la Copa Libertadores. 50 minutes pour le public car un peu blessé au genou, il a d’abord très bien combiné sur l’aile gauche avec Di Vaio à plusieurs reprises avant de tenter un peu trop en solitaire et de goûter à quelques boites made in MLS.

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Arrivée détendue de Piatti à l’aéroport Trudeau.

Dilly Duka (2/5) : Beuarf… Volontaire, mais pas numéro 10. Un joueur qui me semble assez limité mine de rien, surtout un joueur qui doit être mis dans de bonnes conditions pour donner son meilleur et gratter son 3/5. Dans un rôle de meneur, c’est même pas la peine.

Justin Mapp (3/5) : Fatigué lui aussi, il a énormément joué depuis le début de la saison. Du coup, moins lucide et moins tranchant, ses débordements et ses centres sont moins éclatants. Attention à ne pas trop le cramer, d’ailleurs Klopas l’a bien vu en le faisant sortir à la…75e minute.

Marco Di Vaio (1000/5) : Il a joué 25 minutes avec Piatti en première mi-temps, a été invisible le reste du match, avant de claquer le but de la 4e victoire de la saison en MLS à 5 minutes de la fin. Génie.

Substituts

Felipe (3/5) : Il s’est un peu plus bougé que d’habitude, mais son influence sur le match est restée limitée. Il a quand même montré qu’il en voulait, sans doute un peu vexé de voir Duka débuter, même si je pense que Klopas le préservait plutôt qu’il ne le sanctionnait.

Andres Romero : Toujours aussi mobile, dangereux… Une entrée tout à fait bénéfique. Piatti à gauche alors que Romero est si chaud ? Voyons…

Maxim Tissot : Énorme entrée encore pour Tissot, qui a transmis un ballon parfait à Miller pour le gain du match. Doit débuter d’avantage.

Retrouvez les faits saillants en vidéo ici bas

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Le tableau

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On remonte, non ?

Ça y est wallah, après 7 défaites consécutives en MLS, on a enfin regagné. Étrange, car ce même match on aurait très bien pu le perdre de la même façon qu’on en a perdu un paquet cette année. Mettons qu’Hassoun Camara ne reprend pas Nyassi à la 80e et c’était encore un but à la noix sur une perte de balle de débutant. La routourne en somme. À mercredi, pour la Ligue des Champions, quelque part au Salvador.

Becs anaux,

Mauricio Vincello

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Mauricio Vincello

Vraie fausse légende du soccer montréalais (ou l'inverse), Mauricio Vincello, après une carrière bien remplie sur les terrains des Amériques, a décidé de prendre sa grosse plume pour conter au commun des mortels les folles aventures de l'Impact de Montréal.

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