« Vindelle Pounze comprit peu à peu que le corps humain n’obéit pas au cerveau, quoi que s’imagine ledit cerveau. Il obéit en fait à des dizaines de systèmes automatiques compliqués, qui cliquettent et ronronnent sans relâche avec une précision dont on ne prend conscience que le jour où ils tombent en panne. »

Et le jour où ils tombent en panne, ça peut faire mal. Combien de victimes ? Combien de corps meurtris avant que l’on ne comprenne ? Que l’on accuse ? Que l’on punisse ?

« Le turf, l’arène… On a grandi avec les jeux, gladiateurs courageux, mais la vie est coriace, on lutte comme on peut. »

Le turf… Coupable. Criminel tout désigné. Enculé commis d’office. Tu nous as pris Cameron. Tu lui as pris sa jeunesse et sa fougue, toi qui n’es plus que le résidu d’un produit de synthèse. Jaloux. Il ne nous reste que nos larmes… Et une vive douleur anale.

Songe d’une nuit d’hiver.
Porter, de la gloire aux ténèbres.

Alignement

Oui, l’Impact Académie a raté le match face aux Revs et la blessure de Porter. Oui, l’Impact Académie a glandé toute la semaine avant d’enfin pondre le texte du match face à Orlando. Oui, j’étais allé brailler dans mon Havre de Paix, seul au milieu de mes nymphes, l’absence longue durée de notre jeune pépite. J’en ai également profité pour faire pleurer le Chinois. D’une part pour satisfaire mes dames, d’une autre pour fêter la titularisation du beau Wandrille Lefèvre en lieu et place de notre non moins beau belge Ciman.

Kaka au Big A !

Le Matchauricio

0’. Match d’ouverture à domicile pour l’Impact. Et premier invité de marque : Kaka (tu mets l’accent où tu veux, moi j’ai bien une idée). Le Brésilien du club de Mickey qui n’a réussi qu’une piètre performance : réunir 25 000 personnes au stade olympique, contre les 60 000 du garçon épicé en bobettes de Les Anges, jadis. Enfin, je (DJ) médis, car on a quand même une belle tripotée de vrais supporters ici-haut. Avec de la banderole de qualitay.

Coeur avec les doigts.

8’. Bonne nouvelle : d’entrée, l’Impact met en place sa tactique Ligue des champions qui a notamment si bien fonctionné contre Analjuelense. Grosse pression sur la relance adverse, milieux-relayeurs serrés de près et dynamisme de la projection offensive une fois la balle récupérée. Avec une équipe d’Orlando remaniée, ça paye. Donadel récupère un ballon aux 30 mètres, combine avec Reo-Cocker et Alexander sur le côté et vérifie une première fois que les gants de Ricketts ne sont pas couverts de leur habituelle cyprine d’une frappe lointaine.

13’. Monopolisant la balle dans ces premières minutes (oui, oui), Montréal obtient un corner botté par Donadel. À la réception, Jack Mac et trois joueurs d’Orlando. Dans une chorégraphie digne des meilleurs spectacles de danse contemporaine, les trois Lions, visiblement éméchés, se débrouillent pour toucher le ballon de la main (une, deux, voire trois fois). Secondes d’incompréhension, comme quand tu glisses dans le mauvais trou, lors du coup de sifflet du ref’. Mais c’est bien un péno qu’on nous offre. C’est si rare. Merci.

Merci les gars. Beau cadeau.

Évidemment, qui d’autre que l’apollon Piatti pour le tirer ? Et le transformer, en profitant au passage de la performance de Donovan « butterfingers » Ricketts, le préféré de victimes de sécheresse vaginale. Le bel homme en profite pour dédier le but à son Opa (oui, comme tout Argentin qui se respecte, j’ai des notions d’allemand). Qualifie nous pour la finale Nacho et j’irai lui claquer une bise en hélicobite. 1-0.

C’est qui qu’a pas tiré la chaaaaaaaaaaasse !

23’. Première incursion des Violets et on est tout proche de se faire violer. Récupérant un centre en retrait foireux dans la surface, Kaka s’amuse de Soumaré d’un jongle et balance une demie volée digne des plus belles femmes battues que Kronberg détourne divinement en corner intéressant.

27’. Intervient alors le AT&T Goal of the week (petite semaine visiblement). Sur une longue ouverture de Baky Soumaré, Hines enlève le ballon à Shea, et apparemment aussi à Ricketts quand on voit la gueule de sa sortie, puis s’en désintéresse totalement. McInerney, pas sorti du dernier utérus, se glisse entre ces messieurs pour lober habilement un Donovan tout penaud. Heureux d’être à l’Impact, Jack Mac célèbre son but dans sa tête. De mon côté, je commence à me frapper le sexe contre le rebord de l’évier pour tenter de me calmer en révisant mes conjonctions de coordination : mais, ou, et, donc, or, lan, do. 2-0.

Deuxième cadeau.

29’. C’est alors que débutent les deux minutes dont on aimerait ne pas se souvenir. Comme la fois où tu t’es masturbé mutuellement avec ton ami avant de te rendre compte que ça changerait à jamais vos relations. Acte 1 : pour la deuxième fois de la rencontre, Cabrera, trop loin de son adversaire, laisse un centre en retrait arriver. Une nouvelle fois lancé, Kaka pénètre comme papa maman dans la surface et prend le dessus sur Donadel, statique. Comme l’action de la 23’, le cafouillage profite à Kaka qui peut transmettre à Ribeiro qui n’a plus qu’à ajuster Kronberg. 2-1.

30′. Il faut moins de 60 secondes pour que le scenario aussi prévisible qu’un film de Luc Besson s’enchaîne sur le second acte. Soumaré, plein axe, envoi une passe plus molle que la bite d’un paraplégique vers Donadel. Ayant oublié de desserrer les freins de son fauteuil, l’Italien est incapable d’attaquer son ballon et laisse Ribeiro filer au but. L’attaquant d’Orlando temporise et attend l’appel de Kaka, lui glissant tendrement la balle. Peut-être cul de jatte, mais pas manchot (ou l’inverse), le Brésilien bat Kronberg d’un plat du pied. 2-2. Niquez-vous. C’est la complète débandade.

Méchant relent de 2014.

La deuxième mi-temps ne sera qu’un long questionnement personnel de chaque supporter de l’Impact. Une seule peur alors que les deux équipes se contentent tranquillement du nul… Et si, coutumier du fait, l’Impact reproduisait ce genre d’ânerie contre Analjuelense ? L’avance de deux buts de l’aller ne vaudrait pas cher. Mon ventre gargouille, je sens la diarrhée venir. Elle va me suivre jusqu’à mardi prochain et la demi-finale au Costa Rica. J’ai peur, mais positivons : l’Impact ne peut pas faire ce genre de boulettes deux matches de suite ; il met également en place un jeu offensif, et avec un but marqué à la LDA, c’est quatre qu’il ne faudra pas encaisser. Et ça donne déjà plus de confiance. Allez, on sert les fesses.

Retrouvez les faits saillants en vidéo ici.

Un pack de Montréal

Eric Kronberg (3/5) : Pour sa première, l’ancien de Kansas City n’a pas réalisé une mauvaise performance. Difficilement incriminable sur les buts encaissés, il a réalisé un miracle face à Kaka avant de s’en prendre deux. Pas super serein sur ses sorties, le temps de prendre confiance j’imagine. Ça peut prendre un peu de temps, vu le peu de matches qu’il va jouer.

Donny Toia (3/5) : Toujours aussi solide. Les joueurs d’Orlando ont vite compris que c’était de l’autre côté qu’il fallait passer. Du coup, Donny a été plutôt tranquille, sans pour autant apporter énormément offensivement.

Wandrille Lefèvre (3/5) : Profitant de l’absence de Ciman, Wandou a retrouvé du temps de jeu. Affuté, concentré, il a réalisé une bonne partie, même s’il avait souvent deux joueurs sur le dos. Quelques interventions cimanesques, preuves qu’il apprend auprès du Belge.

Bakary Soumaré (2/5) : Un seul membre vous manque et tout est dépeuplé. Sans doute le moins bon match de Soumaré depuis son arrivée, même s’il fut loin d’être catastrophique. Malgré tout, il a semblé un peu perdu sans son compère Ciman, beaucoup moins incisif et présent dans la surface. C’est lui qui balance la chique à Jack Mac sur le 2-0, mais aussi lui qui perd le ballon du 2-2.

Victor Cabrera (2/5) : Ouch, Victor a beaucoup souffert. Mangé sur le côté, toutes les offensives d’Orlando sont venues de son côté et sont régulièrement passées. On avait presque oublié qu’il était défenseur central à l’origine. En espérant qu’Analjuelense a cassé son magnétoscope en prévision de mardi.

Marco Donadel (2/5) : Difficile d’accabler Marco pour ce match. Difficile également de le féliciter. Il a fait ses 25 grosses minutes, au début du match cette fois-ci, avant de sentir son arthrite se réveiller. Dépassé sur le premier but d’Orlando, incapable de rattraper la passe molle de Baky sur l’égalisation… Patrice qui ?

Nigel Reo-Cocker (2/5) : Mêmes commentaires que pour Donadel mais en moins exacerbé. Il a fait le boulot une demi-heure avant de tranquillement s’éteindre au fur et à mesure que la rencontre avançait. A passé une deuxième demie somme toute relax.

Eric Alexander (3/5) : Impliqué, combattif, Eric a su se montrer à son avantage pour le home opener. Il récupère quelques bons ballons en première demie, amenant des actions dangereuses. Efficace donc offensivement mais aussi en soutien de ses milieux défensifs. Profil très intéressant.

Ignacio Piatti (3/5) : Dans absolument tous les bons coups de l’Impact pendant le temps où le Bleu Blanc Noir en a eu. C’est à dire une mi-temps.

Dominic Oduro (3/5) : A fait son boulot. Sans étincelle. Bien défendu. M’inspire autant que la dernière coupe de cheveux de Katy Perry.

Jack McInerney (3/5) : Un but malin sur une de ses seules opportunités. N’a pas fait grand chose pour s’en créer d’autres.

Substituts

Andres Romero : Encore en manque de rythme mais de retour. De quoi pallier l’absence de Mapp. En espérant qu’il est sur sa lancée de l’an passé.

Patrice Bernier : Mérite un départ pour Donadel. Je pense encore que c’est le meilleur de l’équipe à son poste.

Romario Williams : Du temps de jeu pour le drafté Romain Guillaume. Enfin, juste un peu.

Oops, you did it again. Déconne pas mon Impact. Le vrai match, c’est mardi au Costa Rica. D’ailleurs, les gars ont débarqué, prêts à assécher les muqueuses de Kimberly.

L’Impact au Costa Rica.

Becs anaux,

Mauricio Vincello.

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3 thoughts on “Impact Montréal – Orlando City (2-2) : L’Impact Académie livre ses notes

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