Impact Montréal – Saunders de Villa (1-2) : L’Impact Académie livre ses notes

Ca va pantoute !

« Monsieur Vincello ? MONSIEUR VINCELLO OUHOU ! »

Qui c’est qui vient m’emmerder jusque dans mon Havre de Paix, alors que je sirote tranquillement un diabolo fraise ? Merde quoi… On ne peut plus être peinard nulle part.

« C’est interdit l’entrée ici mademoiselle. Ou alors, faut signer une décharge, mais c’est un engagement à vie. Après, libre à vous de devenir une Vincellette, mais n’allez pas croire que vous serez privilégiée. Vous êtes 74 ici, et je ne fais aucun classement de valeur. En revanche, je suis libre de décider si vous êtes assez canon pour rester.

– Non Monsieur Vincello, ce n’est pas pour ça que je suis venue. En réalité, je suis journaliste à L’Anal des Prairies. J’aimerai discuter avec vous de vos Académies.

– Ah… Désolé mademoiselle, mais pour tout ce qui est partie écrite, il faut voir ça avec mon nègre. C’est lui qui rédige les Académies depuis la finale de la Ligue des Champions, j’ai pris un congé sabbatique. Allez le voir, il est au niveau du caldarium je pense. Il s’appelle Pascal.

– Justement, j’en viens. J’ai juste eu le temps d’échanger trois mots avec lui et il est parti à la nage.

– À la nage ? Mais on est au milieu de l’océan indien. Le seul truc qu’on ait vu passer ici depuis des lustres, c’est un avion qui volait vraiment très bas. J’ai d’ailleurs eu peur qu’il nique toutes mes colonnades. Vous êtes sûre de ce que vous avancez ?

– Certaine, Monsieur Vincello. Votre secrétaire m’a directement envoyée vers lui. À peine le temps de lui demander pourquoi nous n’avions vu aucune Académie depuis plus de deux mois qu’il avait sauté…

– PLUS DE DEUX MOIS ?! Mais vous vous foutez de ma gueule ? Je l’ai engagé uniquement pour ça, il publie une Académie à chaque match qu’il signe de mon nom, comment ça personne ne me fait chier. Et en échange, il a le droit de se taper une de mes Vincellettes par jour. En plus du gîte et du couvert.

– Non Monsieur Vincello, rien depuis mai…

– Oh le petit fils de pute. »

Alignement

Rien de nouveau sous le soleil les amis. On cherche toujours à savoir comment avoir un milieu offensif efficace et, visiblement, on n’a pas trouvé. Alors on prend les mêmes et on recommence.

Le Matchauricio

Face à une des équipes les plus faiblardes de l’Association Est, l’Impact a joué un très bon match. Récupération rapide, projection vers l’avant plus violente qu’un éjaculat après des mois sans se branler, intense pression sur une défense adverse bien trop haute pour ne pas se faire prendre dans son dos, ligne défensive solide et rugueuse comme un sexe turgescent. Tout y était, ou presque. Seulement voilà, ces connards de Manchester New York City n’ont eu besoin que de deux joueurs pour nous la mettre profond.

Le premier, tout le monde connait, c’est le descendant de Pancho Villa, David. L’histoire dit que ce sont Parra et Alvarado qui lui ont appris à tirer. Mon avis, c’est que c’est plutôt un certain Rocco, vu le plaisir qu’il y prend cet enfoiré. Bref, pour faire simple : la première occasion de New York City arrive tranquillement à la 40′, avec la première erreur de la défense de l’Impact qui coulisse trop lentement, comme dans un vagin mal lubrifié. Un contrôle, une frappe et il n’en faut pas plus pour battre Evan « Crozon » Bush. L’acte 2 survient à 5 minutes du terme de la rencontre. Villa tape un coup franc à l’entrée de la surface montréalaise. Mur contourné, lucarne ? Que nenni l’ami, Villa tape côté ouvert, bien conscient d’avoir en face de lui un manchot (pas l’animal, l’humain. Quoi que non en fait, c’est pareil on s’en fout). Alors que le commun des mortels aurait sorti la balle avec ses couilles juste par plaisir de faire la nique à David, la frappe rentre tranquillement dans le but et met un terme à un match foutrement frustrant.

Quant au second homme impliqué dans cette partie, c’est le gardien Josh Saunders. Et là putain, je ne sais pas ce qu’il avait pris, mais c’était le même que dans la pub Frosties. Un mur. On lui a quand même envoyé une quinzaine de parpaings dans la gueule pendant 90 minutes, et le gars a juste fini par céder sur un penalty. Josh, tu n’es plus le bienvenue à Montréal. La prochaine fois, je m’occuperai personnellement de te prendre par les couilles à la croix du Mont-Royal.

Résumé du match.

Retrouvez les faits saillants en vidéo ici.

Un pack de Montréal

Evan Bush (1/5) : Sans déconner. Deux arrêts à faire dans le match, et pas les plus difficiles. Résultat : zebi. On prend deux pions dans la gueule sur une action et demie de NYCFC. Alors oui, « c’est pour moi », « pardon », « les gars méritaient mieux ». C’est bien beau de se répandre en excuses, mais contente toi d’arrêter les ballons bordel. T’es Golden Gloves de la ligue des champions je te rappelle. Respecte toi !

Donny Toia (3/5) : Honnêtement pas grand chose à dire sur le match de Donny, qui fut très sérieux comme il l’est depuis le début de la saison. Il manque peut-être un peu de prise d’initiative au niveau offensif, mais ça m’évite de me chier dessus en voyant un côté découvert. Surtout que c’est pas comme si on misait tout sur les centres pour marquer.

Victor Cabrera (3/5) : Ça y est. Après avoir pallié l’absence de Camara côté droit, s’être blessé et revenu, le voilà enfin à son poste de prédilection. Et autant dire que pour le moment, il fait le boulot avec Laurent. Certes, ça fait sauter mon Wandou sûr du XI de départ, mais l’Argentin assure. Bon, à la première boulette venu, il sera remplacé par Soumare. Parce que.

Laurent Ciman (4/5) : Le Belge pose un petit peu plus à chaque match ses énormes rouflaquettes de taureau sur la MLS. Infranchissable, meneur d’hommes, guerrier. Il a toutes les qualités pour faire un excellent mari. D’ailleurs, je lui offre mon anus coeur quand il veut.

Ambroise Oyongo (3/5) : Et ouais les gars, Oyongo est là ! Bon depuis quelques matches, ok, mais c’est pas de ma faute, c’est celle de Pascal que j’ai payé à rien branler depuis deux mois. Le Camerounais est une sacrée recrue. Rapide, technique, environ 5 poumons selon mes anal-ises. Ça promet une belle bataille concurrentielle quand Camara sera revenu de blessure. Profondeur de l’effectif mon frère.

Calum Mallace (2/5) : Bon, je ne vais pas vous le cacher, je suis plutôt sceptique sur le cas Mallace. Trop limité à mon goût, il a dû mal à franchir un palier. Pas vraiment 6, puisqu’il galère pas mal niveau placement en phase défensive, pas vraiment 8 parce qu’il n’est pas assez bon dans les 40 derniers mètres. Patrice Bernier ?

Marco Donadel (3/5) : Plus ça va, plus Jaunadel prend le rythme et réalise de bonnes performances. Bon, il prend toujours son jaune hebdromadaire avant la mi-temps, mais en attendant, il fait le boulot défensivement et nous tape de bien jolis coups de pied arrêtés. Pour le moment et vu son niveau dégueulasse du début de saison, ça me suffit.

Andres Romero (3/5) : Beaucoup d’efforts, mais surtout LÂCHE TA PUTAIN DE BALLE ET ARRÊTE DE FAIRE SYSTÉMATIQUEMENT 48 TOUCHES.

Ignacio Piatti (4/5) : Se démène, dribble, frappe, obtient des pénos, les transforme. C’est un bel homme, je l’aime, et il mérite un attaquant devant lui tellement il est fort, tellement il porte l’équipe devant, tellement il est efficace.

Dilly Duka (2/5) : J’avais dit lors des quarts et demies de ligue des champions, et avant que Pascal ne soit chargé d’écrire les Académies, qu’il ne fallait pas se leurrer quant au fait qu’il ne garderait pas un tel niveau toute la saison. Bah voilà.

Jack McInerney (1/5) : Ça y est, j’ai atteint ma limite de bienveillance. STOP avec JackMac. Autant d’utilité dans le jeu qu’une capote pour faire des enfants, difficilement décisif, pas chaland pour un kopeck. C’est trop. Achetez moi un attaquant (mais un DP 6 avant), et mettez moi Oduro, bien plus intéressant, en attendant des jours meilleurs.

Les substituts

Dominic Oduro : Trois fois plus d’efforts que JackMac en seulement 25 minutes.

Anthony Jackson-Hamel : Même pas 10 minutes de jeu, trop peu pour se montrer.

Eric Miller : Coucou Eric !

Le tableau

J’espère que vous n’aviez pas perdu l’habitude de regarder vers le bas.

Voilà, les garde-côtes des Maldives m’annoncent avoir repêché Pascal au large de leur archipel. Fini de glandouiller, on reprend du service. Prochain match le 11 juillet, contre Columbus.

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