Au programme de cette Jornada 11, le derby de Lisbonne, le derby de Madère et le Dragon qui mange des Archevêques.

Benfica – Sporting Portugal

140ème derby en championnat de l’Histoire, 150ème match de Paciência en tant qu’entraîneur, un record de victoires consécutives à battre pour Jorge Jesus, sans oublier le titre de patron de Lisbonne. Match incandescent évidemment mais un peu plus cette année. En effet, contrairement aux dernières saisons, le Sporting fout les miquettes avec son recrutement modèle géant. Et quand on sait que JJ l’Amoroso et Domingos ne peuvent pas se piffrer, la température augmente encore de quelques degrés. Pour compléter le tableau, le SLB a mis en place une cage pour contenir la torcida sportinguiste; en guise de réponse, les dirigeants du SP ont boycotté la tribune présidentielle pour suivre la partie aux côtés des supporters. C’était ça ou envoyer la CFA!

Surprise au coup d’envoi: Paciência a placé Daniel Carriço devant la défense alors qu’il est défenseur central de formation. Côté benfiquiste, Luisão, blessé, est absent, remplacé par Jardel. Sur 22 joueurs, seulement trois sont Portugais, tous côté Sporting.

Benfica: Artur – Emerson, Garay, Jardel, Maxi – Javi Garcia, Witsel – Gaitan, Aimar, Bruno César – Cardozo

Sporting: Rui Patricio – João Pereira, Onyewu, Anderson Polga, Insua – Carriço, Schaars, Matias Fernandez, Elias – Ricky, Capel

Match

D’entrée, l’arbitre Capela (qui n’a rien à voir avec le Capela joué par Eric Cantona pour Mookie. Oui, le Choa est cinéphile!) serre la vis et colle direct une biscotte à Elias (2′). Le début d’un festival. A la 12ème minute, Aimar adresse une galette à Gaitan qui claque une volée Pagistrale…sur le poteau de Rui Patricio. Avec le début d’época canon des deux équipes, le derby est bouillant. L’engagement est au rendez-vous, les joueurs se savatent, l’image de Maxi et Insua (de son plein gré). Au milieu, Carriço est aux fraises et prend un carton dès la 20ème pour un tacle sur le Clown Aimar, virevoltant. Visiblement, Paciência a bluffé avec un 2 et un 7… Coup dur pour les Leões à la 23ème minute: le Chilien Matias Fernandez se claque et doit laisser sa place à André Carillo. Toujours dangereux, Ricky se prend 2G sur le râble (Garay et Gaitan). Comme à son habitude, Maxi est excellent, ce qui n’est pas vraiment le cas d’Emerson, son alter ego côté gauche. Quand Benfica a voulu le récupérer, le LOSC a dû lui offrir le billet en première classe, trop heureux de l’offrande… A la 37ème minute, Artur sauve la patrie encarnada face à Carillo. Cinq minutes plus tard, Aimar dépose un corner sur la ganache de l’Espagnol Javi Garcia qui ouvre le score (42′). Espagnol de naissance car, aux dernières nouvelles, Javi aurait très envie de jouer le prochain Euro sous les couleurs portugaises. A l’heure des citrons, les Aigles font plaisir au Choa. Fin de ma 2ème Sagres.

Dès le début de la seconde période, Cardozo a le but du KO au bout du pied. Crochet, feinte, re-crochet, frappe…parade de Rui Patricio! Tacuara n’est plus que l’ombre du joueur qu’il était en 2010. Il ne marque plus et pour couronner le tout, il est expulsé à l’heure de jeu pour deux contestations. Quand on pense que City était prêt à mettre 40M€ pour l’attirer…LFV doit encore l’avoir en traviole. Depuis qu’il est entré, Carillo pose beaucoup de problèmes au SLB. Heureusement qu’Artur a des réflexes (59′) et un peu de fion aussi (65′). Ricky tente une bicyclette mais ne trouve pas le cadre; Gaitan répond par un corner sur la barre. Malgré une dernière sortie aventureuse d’Artur, Benfica tient jusqu’au bout et prend les trois points. Je vide ma 5ème Sagres pour célébrer ça. Moins jouasses, les supporters sportinguistes crament les sièges de leur parcage. Les Lions risquent une amende colossale de 2500€. Au passage, Jesus bat le record du club de matches consécutifs sans défaite détenu jusqu’alors par Sven Göran (prononcez i-eu-ranne) Eriksson depuis la saison 1982/83! Désormais, le total est fixé à 22. La série s’est arrêtée la semaine dernière en Taça après la défaite face au Maritimo (2-1).

Clairement, Aimar et Gaitan ont crevé l’écran. S’il n’est resté que 65 minutes sur le pré, le Clown a été le détonateur du Glorioso. A ses côtés, Gaitan confirme match après match qu’il est bien le franchise player benfiquiste, lui qui avait déjà marqué lors du dernier derby joué à l’Alvalade. En revanche, c’est un coup d’arrêt pour le SP qui, malgré les bonnes prestations de Ricky et Carillo, n’a pu trouver les filets d’Artur. Par conséquent, les Aigles prennent 4 longueurs d’avance sur leur rival et restent co-leader en compagnie de Porto.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.