La Bianconeri Académie note Juventus-Bologne (1-1)

Michel Panini a quand même la classe.

Ciao les horsjeun’s.

Michel est partagé entre deux sentiments. Entre une humeur taquine parce que l’Inter s’est incliné. Et comme un symbole, c’est contre l’équipe promue de Novara, ville dont Michel et sa famille sont originaires. Comme quoi, on ne choisit pas toujours sa famille, mais c’est positif parfois. Michel ne s’attardera pas sur le fait que Forlan et Sneijder étaient dans une boîte Milanaise la veille du match, ni sur le fait que Gasperini a déjà été renvoyé, ni la placardisation de Pazzini et encore moins sur le Ricky Alvarez – soit disant nouveau-Kaka à 12 millions d’euros – qui a disparu de la circulation.

Mais Michel est énervé également. Par le résultat et par le match. Des fautes en pagailles, match haché, comme un symbole d’un lien en streaming du même niveau. Dire qu’on balance 700 millions d’euros pour la Ligue des Champions, mais que Michel n’a même pas droit à une bonne connexion. Restriction budgétaire de merde..

Le match :

Un match marqué davantage par des fautes que par une efficacité offensive. En première mi-temps le 4-2-4 n’a pas apporté de certitudes. Des ailiers aussi immobiles que des fonctionnaires dans un concours de Mikado. Des attaquants qui ont aussi faim de ballon qu’une anorexique dans un Mac Donald’s. Ainsi, la Juve ne se procure pas de réelle occasion, pire son jeu d’équipe disparaît, Michel s’emmerde, les fautes se succèdent et en plus la défense laisse l’adversaire se créer des occasions. Le match prend la forme d’un challenge Fabrice Fiorèse avec des fautes, des simulations et un rythme encore plus cassé que la tronche d’Ousmane Dabo après sa rencontre avec Joey Barton. Néanmois, sur une énième faute, Michel retrouve la Juve sans pitié qui profite d’un coup franc à quelques mètres de l’angle de la surface. Pirlo le joue rapidement, Vucinic lancé côté droit et libre de tout marquage n’a plus qu’à croiser sa frappe et ajuster le gardien de Bologne Jean-Francois Gillet (Oui, Michel avait à coeur de le placer celui-là). Michel se dit qu’une nouvelle fois les Juventini vont remporter un match qu’il ne mérite pas de gagner, que le plus dur est fait et que la Vieille Dame est à nouveau une machine à gagner, froide et efficace. Mais non, Bologne égalise sur corner à la 52e. Il s’ensuit l’habituel match à domicile pour une équipe de tête qui pousse pour reprendre l’avantage et se découvre tandis que Bologne fait rentrer Di Vaio pour nous la mettre au fond en contre. Le score n’évoluera plus. Pirlo a tout essayé. Michel hésite entre déception du match nul et satisfaction de voir que les joueurs ont tout tenté sans succès.

Les notes :

Buffon (4/5) Rassurant, classe et serein. Un arrêt miraculeux sur l’action qui précède le but sur corner de Bologne. Gigi revient fort.

Lichtsteiner (3/5) Un bon premier match, puis depuis deux matchs il disparait. Ses montées offensives se comptent sur les doigts d’une moufle. Defensivement, s’il n’a pas été mis en difficulté outre mesure, il s’est quand même fait rentrer dedans par Diego Perez dans un duel d’anciens de L1.

Barzagli (3/5) Plutôt à l’aise dans la relance, il a perdu peu de ballon. Michel reconnait que défensivement c’est un mystère. Si Michel ne le remarque pas, est-ce parce qu’il fait son job de l’ombre efficacement ou bien parce qu’il est en retard sur les actions ? Une chose est sure, il n’a pas le profil d’un taulier.

Chiellini (2/5) Michel attend plus. Il a fait le coup du « Je fais semblant de monter rageusement, puis je me ravise et passe à mon latéral » qui a le don d’exaspérer Michel. Battu de la tête sur le but de Portanova, Giorgio a déçu.

De Ceglie (2/5) Michel a trouvé son coupable idéal. Faites entrer l’accusé. Un carton jaune alors qu’il est de retour après une suspension. Un apport offensif proche du néant, à faire regretter Fabio Grosso. Le corner sur lequel le but est inscrit provient directement de son son amorti poitrine dans la surface intercepté par Acquafresca, et que Gigi a repoussé miraculeusement.

Krasic (3/5) A d’abord voulu jouer à l’homme invisible. Dommage, il était pile sur le côté du banc de touche de l’entraineur. Et vu son début de match, Conte n’a pas du le louper. Toi, t’as vraiment envie de faire suer Michel en se coltinant Pepe-Giaccherini. Puis, Michel se dit qu’il a vraiment oublié de jouer au foot jusqu’à une première chevauchée à la 34e. Puis une grosse occas’, une autre en seconde période. Oui Krasic c’est mieux que Pepe. Mais c’est moins bien que si on avait un véritable ailier droit. Michel est sevère, parce que Milos a fait plus d’appels que Pepe et Giaccherini réunis en deux matchs. Dommage qu’il ait été signalé hors-jeu à chaque fois. Bref, Michel a été un peu dur, mais en fait, il veut le revoir. Même avec du déchet à la finition, il a montré une capacité de destabilisation intéressante. Attention à ce qu’il ne se dribble pas lui-même.

Pirlo (5/5) Michel a d’abord cru que son influence avait baissé, puis non. Des tacles, une classe inouie pour obtenir des coup-francs sur des fautes immaginaires, une deuxième mi-temps de folie : des passes, des tirs, des dribbles, des tacles (…) Il a tout tenté. Passeur décisif en première mi-temps, hyper-actif en deuxième, le seul joueur capable de faire la différence. Il a enchainé plus de « café-crème » que Jean-Michel Larqué de dérapages nauséabonds, et a distribué plus de caviar qu’un bassin d’esturgeon.

Marchisio (3/5) Mis en difficulté par le 4-2-4 de sa propre équipe. Pirlo n’est pas un grand récupérateur, même s’il commence à tacler dans tous les sens, et le petit Claudio se retrouve seul au milieu devant l’ampleur de la tâche. Un milieu à trois s’impose.

Pepe (2/5) On prend les mêmes et on recommence. 15e, carton jaune pour l’attaquant qui fait plus de fautes qu’il n’en subit. Il se positionne sur le terrain à moins de deux mètres de son latéral gauche, c’est dire son apport offensif. A croire qu’il est pressé de rentrer au vestiaire avec lui.

Del Piero (2/5) Michel ne va pas vous mentir. Une mi-temps avant de subir la re-organisation tactique à 10 contre 11. Rien à se mettre sous la dent à part un enroulé plus proche du Thierry Henry New-Yorkais que de Henry d’Highbury. Michel n’a pas envie d’être plus sévère, laissons-le sur le banc pour entrer en fin de match.

Vucinic (2/5) Michel allait vous dire qu’il était transparent sur le terrain, mais que comme il est encore une fois décisif, il n’en tiendra pas rigueur. C’était valable avant que Mirko se fasse expulser pour un tacle qui n’a rien à envier aux grandes heures de Cyril Rool. Intervention chirurgicale latérale sur un individu en pleine course rectiligne. Impact dans les tibias, cible éliminée, deuxième jaune significatif de rouge. Terminé bonsoir.

Les remplaçants :

Matri (2/5) Où es-tu Matri? Un seul tir en 45 minutes. Michel perd patience.

Giaccherini (/) Oui bon bah voilà quoi.

Vidal (/) Entrée décevante comme sa coupe de cheveux de collégien pré-pubert. Souvent en retard, il a commis plusieurs fautes et son apport offensif ne s’est pas fait ressentir.

Les faits marquants :

9e minute. Tacle dans les genoux de Pirlo. Un message pour ses anciens employeurs qui lui ont préféré Van Bommel ?

La Juve a tiré dans tous les sens, comme un symbole de DSK. La comparaison ne s’arrête pas là, les deux ont fini leurs actions dans le tapis.

Elia, toujours pas. Estigaribia vient de fêter ses 24 ans. Son cadeau ? Etre convoqué dans le groupe. Hallelujah. Mais pas sur le banc non plus, Conte n’est pas un grand déconneur. Ah, et puis Quagliarella, toujours 0 minute en Serie A.

Michel Panini.

Michel est sur le ouèbe : facebook et twitter.

Michel se permet de vous offrir les images du match en plus du geste de l’année.

6 thoughts on “La Bianconeri Académie note Juventus-Bologne (1-1)

  1. Michel a tu deja joué au foot?! pke tes critik avec tes jeux de mot a 2 balle jé lé garderai pr moi si jété toi!

  2. bart tu as déjà été à l’école? parce que ton orthographe et ta grammaire à 2 francs je les garderais pour moi si j’étais toi!

  3. Le geste de l’année c’est le stadier chétif qui reste les bras croisés et s’écarte de la meute?

  4. Merci Chantivlad.

    Je crois qu’on a eu un lecteur du 10sport qui s’est égaré sur horsjeu.

    Bref, en fait un supporter gifle Di Vaio depuis la tribune et le stewart a pas l’air d’avoir compris quel était son rôle. « Nouvelle culture pour l’Italie » ce genre de stade comme dit la fille dans la vidéo. Marrant.

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