La Bianconero Académie note enfin Juventus-Napoli (3-0)

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Michel et son train de sénateur vers le Scudetto.

Il y a quelques mois, les Napolitains avaient eu le bon goût de soutenir Francesco Schettino, capitaine du Costa Concordia, uniquement parce qu’il est originaire de cette ville que l’on doit voir, puis mourir. Dimanche, les Azzurri ont fait mieux, reproduisant sa gestion de la catastrophe navale au Juventus Stadium. Bilan : un naufrage et onze disparus sur le terrain.

La première période met en évidence une opposition stérile au cours de laquelle les deux modules tactiques s’annulent. Néanmoins, la Juventus se montre dangereuse dans le jeu aérien. En deuxième mi-temps, la rencontre s’avère être une nouvelle démonstration collective. D’abord grâce aux multiples coups de pieds arrêtés, admirablement bien tirés par Pirlo, mais est-il utile de le préciser ? Puis, profitant des espaces suicidaires laissés par Naples, Vidal démontre qu’il est un des milieux de terrain les plus complets d’Europe, tandis qu’en fin de match Pirlo, Del Piero et Caceres auraient pu alourdir la note des Pizzaioli Napolitains.

Avec 10 buts en 3 matches, mais surtout grâce à une condition physique optimale, l’espoir de glaner le Scudetto refait sa surface, la Cougar n’étant qu’à deux points du Milan. Une chose est sure, la deuxième place est assurée : préparez vos slips en Ligue des Champions.

 

Les notes :

Buffon : aurait pu expérimenter le concept du « je m’en gratte une sans faire bouger l’autre » tant les attaquants du Napoli ont été inoffensifs. La série de quatre matches sans encaisser de but se poursuit.

Lichtsteiner 3/5 : si le service minimum s’applique à la SCNF, pourquoi le Swiss Express n’en bénéficierait-il pas ? Pas con. D’ailleurs, il s’est contenté de centrer pour Borriello, autant dire pour rien.

Barzagli 4/5 : donne toujours l’impression d’avoir planqué les pâtes au pesto de la mamma dans ses joues, mais il n’en reste pas moins le meilleur défenseur Italien de la saison. Ses interventions sont propres et précises et si les attaquants du Napoli n’ont pas touché une canette, c’est qu’il y a un lien de cause à effet.

Bonucci 4/5 : a essayé d’escroquer tout le monde en s’appropriant la paternité du premier but tel un Stéphane Mbia face à Lyon en 2009 alors qu’après analyse, c’est Cannavaro qui détourne le ballon. Sinon, 100 % de tacles réussis et 7 ballons récupérés. Néanmoins, il a tendance à tourner son cul face aux attaquants, ce qui peut être interprété comme une invitation aux habitués du Fucking Blue Boy.

Chiellini 4/5 : Zuniga s’est proposé de lui moucher le nez avec son coude, l’arbitre n’est pas fan : carton rouge pour le Napolitain. Dans le système à trois derrière, il monte souvent, en témoigne l’intervention de Cavani dans sa propre surface afin de l’arrêter, sinon derrière c’est du tout bon.

De Ceglie 3/5 : un match sans erreur est un match correct.

Vidal 5/5 : patron des patrons, pas du CAC40 mais de tous les Mbia de la Terre. On avait presque oublié Mancini, l’ancien violeur de Réveillère et d’une jeune femme Brésilienne accessoirement, mais il a offert un remake qualitatif de sa fameuse action : passements de jambe, crochet du droit et frappe puissante du gauche. A ce niveau, il est injouable : 101 ballons joués, 13 perdus, 8 duels remportés. Toujours juste dans ses choix pour orienter le jeu, animé par une fougue inébranlable, et hargneux, il s’active aux quatre coins du terrain mieux qu’un jardinier ne le ferait.

Pirlo 4/5 : même quand il dribble, ce n’est pas vulgaire. Pourtant, il humilie souvent l’adversaire. Libéro du milieu de terrain, il a enquillé plusieurs coup-franc avec sa dextérité habituelle (rien de sanguinaire là-dedans), m’a surpris à récupérer un nombre honorable de ballon tout en étant celui qui en a caressé le plus côté Bianconeri.

Marchisio 3/5 : formait le triangle côté gauche avec De Ceglie et Chiellini. Remonte le ballon sur le deuxième but. Indispensable pour récupérer la sphère, comme en témoigne ses 16 ballons récupérés.

Vucinic 2/5 : s’est vu attribuer finalement le premier but. Il aurait pu en inscrire un autre refusé pour un hors-jeu peu évident. Pourtant placé dans l’axe, il a semblé perdu, et peu en vue.

Borriello 2/5 : pas à l’aise dans le jeu aérien, encore moins au sol, le San Marco vire à la Ricoré. On regretterait presque Matri. Dehors le mercenaire.

 

Les remplaçants :

Caceres : fait un bisou au buteur. Cette virilité teintée de féminité, c’est beau. Je milite pour qu’il prenne la place du Suisse côté droit.

Del Piero : dix minutes pendant lesquelles il aurait pu marquer, mais il sert bien son ex-Napolitain d’acolyte, Quagliarella, sur le troisième but.

Quagliarella : a d’abord voulu marquer de 50 mètres, avant de voir qu’en s’approchant, ça rentre mieux.

 

J’espère ne pas trop m’absenter durant les prochaines semaines, mais le train de mes obligations professionnelles a de fortes chances de rouler sur les rails de mon temps libre.

Amicanalement,

Michel Panini.

2 thoughts on “La Bianconero Académie note enfin Juventus-Napoli (3-0)

  1. « profitant des espaces suicidaires laissés par Naples », c’est mignon tout plein.

    T’es sympa Michou, mais t’es surtout mi-chèvre. L’Italie tout entière vient de doubler la mise sur une victoire du Napoli en coupe.

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