Michel vous aime, vous avez dû le remarquer.

Michel a assisté au Derby d’Italia. Le match entre les deux équipes les plus titrées d’Italie et dont la rivalité a pris une nouvelle dimension dans le contexte du Calciopoli. Un match intense et ouvert entre deux équipes joueuses. La Juve reprend la tête du championnat au Milan AC. Conte désirait une Juventus antipathique, monsieur est servis.

L’avant-match :

On remarquera la faute de frappe sur Barzagli, noté Bazagli ci-dessus. Bizarrement, ils ne se sont pas plantés sur Lichtsteiner…

Le live du match :

Michel retrouve ses amigos d’ESPN Vivo. C’est bieng.

Les premières minutes sont Intéristes. L’équipe de Ranieri évolue dans le camp de la Vieille Dame et se procure une occasion nette par l’intermédiaire de Cambiasso.

4’ Javier Zanetti prend de vitesse Marchisio, puis fait danser le twist à Chiellini avant de délivrer un centre vicieux. Papy fait de la résistance.

Quand les Bianconeri ont la balle, c’est propre, néanmoins les joueurs ne parviennent pas à déstabiliser la défense Milanaise.

11’ Inter 0-1 Juve. La Juventus est plus froide qu’un Mister Freeze. Ouverture du score sur la première véritable incursion dans la surface. A l’origine, Matri au centre du terrain oriente le jeu sur Lichtsteiner qui centre devant le but pour le premier en pleine course. Alessandro bute sur Castellazzi qui repousse le ballon, Vucinic conclut tranquillement.

12’ Matri peut tuer le match, bien lancé par Vucinic sur une contre-attaque jouée à deux, la frappe de l’ancien Sarde va mourir en sortie de but.

14’ Barzagli calme Sneijder devant sa surface. Sur le contre, Matri échoue à nouveau sur le portier de l’Inter après une belle passe de Vidal.

21’ Lichtsteiner appelle ses coéquipiers au calme. Un comble pour un Suisse.

23’ Pirlo se croit dans son jardin. L’ex-Milanista se met à dribbler aux abords de sa propre surface de réparation. Ballon perdu. La frappe de Zanetti est contrée.

27’ Inter 1-1 Juventus. Maicon, comme en 2009, égalise pour les Nerazzurri. Le numéro 13, bien servi par Sneijder arme une frappe soudaine depuis le côté droit de la surface. Sa tentative est détournée légèrement par un Bonucci passif. La frappe surprend Gigi Buffon.

Jusqu’à l’égalisation, la Juve évoluait en contre-attaque et contrôlait le match.

30’ Vucinic prend des risques et perd la balle. Maicon en profite pour centrer à destination de Pazzini qui casse la transversale d’une tête incroyable. Luca Toni likes this.

32’ Inter 1-2 Juventus. Marchisio, encore et toujours. Un génie. Le Capitaine du Futur. Le plus grand. Le Juventino sollicite un une-deux avec Matri à l’entrée de la surface du pied gauche, puis conclut d’un plat du pied précis à ras du poteau. Ti amo Claudio.

39’ La Juventus se fait escroquer en Mondiovision. Pirlo lance Marchisio d’une belle ouverture dans l’espace. « Ça rentre plus facilement que Papa dans Maman » dirait Thierry Roland. Le milieu de terrain lobe le gardien Italien d’une balle piquée en pivotant sur lui-même. Problème : Castellazzi le fauche par derrière, le ballon file en sortie de but. L’arbitre demande à Claudio de se relever. Jusqu’à quand la Juve va payer les années Lucky Luciano ? Nicola Rizzoli, l’arbitre du match, a l’habitude de ne rien gérer, notamment ici.

44’ En cette période de fête des morts, Vidal réveille le fantôme Intériste de Materazzi. Un tacle qui emporte tout sur son passage, y compris Pazzini comme un symbole d’un ouragan chanté par Stéphanie de Monaco.

MT. La Juve est très compacte. Elle se déploie habilement en contre-attaque. Cependant, elle est également capable d’envoyer du jeu. Marchisio, 95% de passes réussies. La rencontre est ouverte, c’est agréable mais aussi inquiétant dans la mesure où la Juve n’est pas parvenu à inscrire le but du break.

46’ Pepe prend son humiliation hebdomadaire. Maicon contrôle le ballon de la cuisse, puis jongle du droit sous ses yeux. Faute.

Castaignos a remplacé Zarate, qui ne touchera pas son chèque de 25 000 euros en cas de passe décisive. C’est déjà ça.

53’ Chiellini fait gouter son coude à Pazzini, qui visiblement n’est pas fan. Jaune pour Giorgio.

59’ Vucinic hérite d’un ballon à cinq mètres des cages suite à un coup-franc de Pirlo. Son pointu termine directement sur le gardien… Pendant ce temps-là, Conte rejoue le tableau « Le Cri » de Munch en se tenant la tête à deux mains…

64’ Pirlo prend Zanetti de vitesse sur un intérieur-extérieur avec le ballon.

66’ Cambiasso écrase le pied de Vidal. L’arbitre s’en fout. Sneijder ne veut pas sortir le ballon. Pirlo lui assène une balayette. Jaune pour Andrea. Ne cherchez pas à comprendre…

68’ Matri est remplacé par Estigarribia. Vucinic passe en pointe.

Castaignos est encore plus inutile que Zarate. On dirait un puceau dans un Marc Dorcel.

75’ Chiellini ne respecte plus rien. Il bouscule même un petit vieux, Javier Zanetti.

Ranieri, roi du coaching, continue son grand chelem en faisant entrer Ricky Alvarez. Non, rien à voir avec la sublime Lara Alvarez de la Télé espagnole. Simplement, un pseudo-Kaka Argentin payé 12 millions d’euros. Ah oui, Sneijder sort.

81’ Estigarribia s’infiltre dans la surface mais sa frappe croisée est détournée du pied par le portier Milanais. Il semble tellement maladroit que l’arbitre ne lui accorde pas le corner.

83’ Vucinic sort et laisse place à Alessandro Del Piero, 310 buts en 775 matchs.

87’ Del Piero loupe la balle de match. Oublié par la défense sur un appel à la limite du hors-jeu, sa tentative termine en sortie de but…

88’ Pazienza prend ses habitudes, il remplace Vidal.

89’ Nagatomo au duel avec Pepe glisse comme un symbole de John Terry. Pepe, qui n’est pas la moitié d’un con, ne trouve rien de mieux que d’ajuster un mètre à coté son centre en retrait à destination de Pirlo libre de tout marquage.

Fin du match. La Juve a terrassé le Milan, la Fiorentina et l’Inter. A qui le tour ?

Les notes :

Buffon (4/5) Concentré et non consterné cette saison, Gianluigi est serein. Si la frappe de Maicon est aussi soudaine que Bonucci est passif, il n’est pas à incriminer. Bien aidé par sa transversale, sur le coup de casque de Pazzini. En seconde période, il s’est contenté de capter les ballons qui trainaient dans la surface.

Lichtsteiner (4/5) Des montées, des centres, de la disponibilité. Il a fait plaisir à Michel. Il a pilonné le côté droit davantage qu’un employé des Ponts et Chaussées. Dans sa comparaison avec Maicon, il n’a pas à rougir.

Barzagli (5/5) Le champion du monde 2006, et oui, a été excellent. Très bon en couverture de Lichtsteiner. L’ancien de Palerme n’a pas hésité à sortir très haut dès qu’un joueur de la Juve perdait le ballon. Un pressing risqué, mais payant. Des interventions propres sur Sneijder notamment. Le Gerard Piqué du Piémont.

Bonucci (3/5) Ce n’est pas l’assurance tout risque, mais la Juve gagne quand même avec lui. Sa passivité sur l’égalisation Intériste est regrettable, mais durant le reste du match il n’a pas souffert outre-mesure.

Chiellini (3/5) Humilié par Zanetti d’entrée, puis malmenée de tous les côtés, l’Apprenti Footballologue faisait part de son inquiétude à son sujet sur twitter. Cependant, il a repris le dessus en seconde période en jouant plus haut.

Marchisio (5/5) Et si c’était lui, le meilleur 8 de la planète ? Ses mouvements sont des éclairs d’intelligence dans un football de marathoniens décérébrés. Marchisio n’est pas loin de la perfection dans ses gestes. Tout est propre, efficace et juste. Déjà buteur en 2009, il récidive. Après avoir planté le Milan il y a quelques semaines, il se charge d’envoyer l’Inter dans les profondeurs du classement. Claudio fait vibrer le cœur de Michel.

Pirlo (3/5) Match inhabituel. Son rendement a été moyen durant ce match avec plus de pertes de balles qu’à l’accoutumé. Néanmoins, son ouverture pour Marchisio, fauché par le gardien, démontre qu’il peut toujours créer des différences. Andrea a semblait plus en retrait, se contentant de longs ballons.

Vidal (4/5) Le Chilien se promène sur le terrain avec une décontraction déconcertante. Même lorsqu’il perd la balle, il reste calme. Mobile, doué pour trouver ses partenaires dans l’intervalle et souvent ciblé par les adversaires, Arturo a fait passer la Juve dans une nouvelle dimension.

Pepe (2/5) Une énième performance banale. Direction le Onze Anal. Michel est content de voir que sa passe décisive face à la Fiorentina était l’exception qui confirme la règle. Il n’élimine personne, n’a pas tiré au but et a même envoyé en touche une transversale en fin de match. La sentence est irrévocable.

Vucinic (4/5) Facile techniquement, ses feintes et sa protection de balle sont un délice lorsqu’il décroche. Devant, il a fait forte impression. Tout d’abord en marquant, puis en donnant quelques caviars. Le Monténégrin est agréable à voir jouer et démontre qu’il un attaquant complet : rapide, technique, passeur et de plus en plus efficace. L’ancien Romain aurait pu s’offrir un doublé.

Matri (4/5) S’il a été décevant dans la finition en début de match, il est à l’origine des deux buts. C’est lui qui oriente le jeu sur l’ouverture du score, puis dans un rôle de pivot il décale Marchisio pour le but de la victoire. Son poste était ingrat puisqu’il a touché peu de ballon et a beaucoup couru dans le vide. De plus, il a constitué une menace permanente pour la défense en jouant à la limite du hors-jeu.

Les remplaçants :

Estigarribia (1/5) Marcelo semble bénéficier de la confiance de Conte. Néanmoins, Michel aimerait qu’il lui rende. Son entrée fut terne. Beaucoup de ballons perdus, ses prises de balles approximatives. On devine qu’il est dribbleur, mais à moins d’être inhibé, il s’est ridiculisé en un contre un.

Del Piero (5/5) Ce sera le tarif habituel jusqu’à la fin de son contrat. Une occasion ratée certes, mais l’art et la manière d’obtenir deux coup-franc qui soulagent, signé du Pinturicchio.

Pazienza (3/5) Noter un joueur pour six minutes n’a aucun sens, mais après tout, la vie a-t-elle un sens ?

L’entraineur :

Antonio Conte (4/5) Sa communication d’avant-match est parfaite. L’ancien milieu de terrain souhaite inspirer de l’antipathie chez ses adversaires en gagnant. C’est plutôt bien parti. Son onze titulaire ne souffre d’aucune contestation. Cette Juve est joueuse, cynique, solide, travailleuse et organisée. Antonio Conte mérite amplement les éloges du maitre, Arrigo Sacchi.

Les faits marquants du match :

  • La bise à Yolanthe Cabau, femme de Sneijder .

  • Zarate, 25 000 euros la prime de match en cas de passe décisive. En fait, c’est une escort ? Ou une belle salope. Au choix.

  • Joel Chukwuma Obi. Rien à voir avec Obi Mikel, ni Obi Wan Kenobi. Les tresses d’Oruma, l’intelligence de jeu de Taiwo.

  • Derby d’Italia se dit « El Super Clasico » d’après les muchachos.

  • 5 victoires, 4 nuls. Et toujours invaincu. Nom de Zeus, dans quelle époque sommes-nous Marty ?

  • Des « Muchos » ainsi que des « Pelota » sans oublier des « Jugador » mais aussi des « Hombre » ou encore des « Partido ». Heureusement que Michel a fait LV2 Luis Fernandez pour suivre les gars d’ESPN.

  • Nagatomo vs Lichsteiner, duel de latéraux inattendus.

  • On ne sait pas si Nicola Rizzoli a touché le Juste Prix pour ses décisions arbitrales.

  • « La Juventus devant nous ? En six ans, ça peut arriver. » Moratti, fait une Aulas. Après, les dérapages à répétition sur les arbitres, Massimo s’essaye à la démagogie. Dommage, une remise en question serait plus judicieuse. Combien d’entraineurs depuis Mourinho ?

  • Après le Genoa, la Fiorentina et l’Inter. Prochain test face à Naples. Un match qui sent bon les années 80, Diego et Michel.

BONUS BEL HOMME

On a frôlé la vie.

BONUS FIGHT CLUB

Il y a un adage qui dit qu’on fait toujours du mal à ceux qu’on aime mais il oublie de dire qu’on aime ceux qui nous font du mal.

BONUS MAICON

Maintenant une question de protocole. Pour passer je vous présente mon cul ou bien ma queue ?

BONUS IMPROBABLE

Felipe Melo marque de la cuisse. Mourinho crie au complot. La Juventus bat l’Inter. En fait, c’est assez (b)anal.

BONUS ANNIVERSAIRE

La bise anale à Florent Toniutti. Un bel homme sans qui Michel ne serait surement pas là pour vous parler. En plus, il a bon goût.

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Bref, Michel est pour le fair play, alors il vous propose le résumé ici.

7 thoughts on “La Bianconero Académie Note Inter-Juventus (1-2)

  1. Bon beh une Juve qui avance et qui surtout bat les gros. Milan, l’Inter ça commence à être bien. Il faut juste qu’ils arrivent à gagner contre les « petits ». Les guillemets car en Italie aucun match n’est facile à gagner.
    Je te rejoins totalement sur Marchisio, quel joueur. La nonchalance de Vucinic m’énerve mais c’est assurément un beau joueur. Derrière Lischteiner, moi j’aime bien, avec un centre décisif sur une montée. Bonucci passif sur le but de l’Inter. Chiellini vieillissant, il ne sera peut-être pas titulaire avec l’Italie cet été… Rannochia-Barzagli?

  2. Kammars.

    Chiellini n’a que 27 ans. Et en équipe d’Italie, il est indéboulonnable. Rannochia est blessé, recemment il a joué avec Barzagli et même Bonucci. Mais les joueurs de côtés sont différents. Maggio à droite est monstreux avec Naples tandis qu’à gauche c’est soit Criscito (ex-Juve au Zenith) soit Balzaretti (Suivit par le PSG)

    Sinon, contre les petits, c’est déjà mieux que l’année dernière, puisqu’au moins, l’équipe ne perd. Après, quelques points ont été perdu contre Chievo, Bologne à la limite. Mais à Catane, ce n’est pas un mauvais résultat quand on sait qu’ils ont battu l’Inter et qu’ils enchainent les bons résultats.

    Rendez-vous, le WE prochain, face à Naples. C’est difficile à pronostiquer parce que d’un coté, on serait tenté de dire que Naples décroche alors que la Juve enchaine, mais il y a trop de bons joueurs à Naples pour qu’ils ne restent pas dans la course. Cependant, gros avantage pour les Turinois, Naples joue en C1 cette semaine, et déjà qu’ils sont entrain de souffrir, c’est tout bénéf.

  3. Oui ça va être un match très intéressant ce match du week end! Maggio j’aime beaucoup et en LDC il montre qu’il a le niveau international largement. Et oui Naples a une super équipe mais jouer la LDC c’est dur pour eux, surtout qu’ils font un parcours admirable, j’ai vu tous leurs matchs et c’est vraiment bien ce qu’il font. Mais je trouve que Cavani et Hamsik fatiguent un peu.
    De Ceglie latéral gauche, impossible à la Juve, pour mettre Chiellini dans l’axe?

  4. De Ceglie a joué le premier match de la saison, il s’est fait expulsé. Puis Grosso a joué deux matchs durant lesquels il a été archi-nul.

    Non, je trouve que comme ça, ça fonctionne correctement. Chiellini est sur courant alternatif, c’est assez inexplicable, un coup il est bon, un coup il se troue. Mais ça va, dans l’axe Barzagli tient le truc et Bonucci est fautif sur le but, mais sinon il n’est pas si catastrophique.

    Don’t worry.

    La seule chose qu’il faut espérer c’est que Pirlo et Vidal ne soient ni blessés, ni suspendu. Tout part de Pirlo, et Vidal est le joueur qui permet ce 4-3-3.

  5. Oui, en 8 est un relayeur.

    Michel est à l’ancienne. Le 6 est un récupérateur, même si selon les pays, ça n’a pas la meme signification. En France, un 6 est un Alou Diarra qui ne sait rien à faire avec le ballon. En Espagne, un 6 c’est Guardiola, Busquets, Xabi Alonso, Javi Martinez, etc.

    Et, en Argentine, un 5 désigne aussi un milieu relayeur. Comme quoi…

  6. Ok ok Michel. Bon beh espèrons une victoire le week end prochain face au Napoli. Avec un trio Vidal-Pirlo-Marchisio à la baguette que j’aime vraiment beaucoup. Marchisio furioclasse.

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