Commun symbole des fêtes de fin d’année, Jean a le droit aux retrouvailles familiales.

 

L’Histoire :

La semaine dernière, le SC Freiburg plongeait en dernière position après une lourde défaite 4-0. Jean connait plutôt bien la ville de Freiburg-im-Breisgau, à l’entrée de la Schwarzwald, avec sa Münster où est allé le Pape en septembre dernier, avec ses Bächle (petits ruisseaux canalisés) qui parcourent la ville, avec la Dreisam qui coupe la ville entre le nord et le sud et avec son quartier Vauban bâti sur des ambitions écologiques, où Jean a grandi pendant quelques temps adolescents, où un squat a semé la discorde et le chaos dans toute la ville… Bref, Freiburg est une chouette ville.

Et l’année passée, la ville avait un chouette club en pleine réussite. Robin Dutt pour assurer sur le plan tactique, Papiss Demba Cissé pour assurer sur le plan comptable, Oliver Baumann pour assurer sur le plan . Cette saison, l’effectif n’a presque pas changé et la réussite a été transféré à Mönchengladbach. Scheiße.

En face, la ville d’adoption de Jean, Dortmund, sa Rhuralité, ses dimensions impressionnantes, sa vie tournée autour du club. Jean n’a pas parlé des deux derniers matchs nuls en championnat et n’y reviendra pas.

Après la victoire du Bayern vendredi, la place de champion à la fin de la phase aller était de toute façon plus atteignable. Il s’agissait surtout de rester devant Schalke et d’atteindre un ratio parfait de 2 points par match et 1 but par point. Ce qui est presque accompli (un but de trop, 35, et voilà le Borussia avec des stats plus tout à fait rondes). Il ne reste plus qu’à finir l’année avec une qualification en Pokal, mardi, face au Fortuna Düsseldorf, champion d’automne (sauf si Sankt-Pauli décide de faire mentir Jean lundi) de la 2. Bundesliga.

 

Le combat :

Freiburg rentre bien dans le match. Putsila manque sa première occasion. La première mi-temps en une-deux, comme un symbole de phase aller-retour, peut débuter.

08′ : 0-1. L’ouverture du score est déclenché par l’excellent travail de Kagawa. Déporté sur le côté gauche, Shinji s’appuie sur Gündogan qui lui remise dans la foulée. Le Japonais échappe ainsi à tout marquage, la défense de Freiburg se laissant gaiement dépassé, et offre une petite passe à Lewandowski qui n’a plus qu’à pousser au fond.

26′ : 1-1. Ce but donne des idées à Rosenthal, en face. Il reprend la même démarche, une-deux avec course vers la surface. La défense du BVB la joue comme Freiburg. Rosenthal se permet lui de conclure son action avec le but.

43′ : 1-2. Le trio arbitral, un peu jaloux, cherche un moyen de faire son propre une-deux. Il trouve la solution lors d’une remise en retrait étrange de Rosenthal. L’arbitre central envoie son regard sur l’arbitre de touche ; celui-ci lève son drapeau ; l’arbitre indique que le jeu continue et envoie Kuba et Gündogan vers un but facile.

Mis K.O. par ce Kuba des Schwarz-Gelben, les Freiburger vont passer la deuxième mi-temps à observer et progressivement laisser filer le match. Kagawa, au contraire, monte en régime et débute son show qui se finit avec deux passes en profondeur parfaites, successivement pour Lewandowski et Großkreutz, qui s’achèvent en but de Großkreutz et Lewandowski (dans cet ordre). 1-4, score final.

Jean a la colère heureuse : Freiburg plonge vers la 2. Bundesliga ; Dortmund reste devant Schalke et à trois point du Bayern. « Joyeuses fêtes », qu’ils disaient…

 

Les soldats :

Weidenfeller (3/5) : Il aurait peut-être pu intervenir plus vite et mieux sur le but de Rosenthal. À part cela, des interventions pas incroyables mais suffisantes. Comme d’hab’.

Piszczek (3/5) : Son entente avec Kuba a pu provoqué quelques combinaisons sympathiques. Et derrière, il a assuré le travail avec brio. Comme d’hab’.

Schmelzer (2/5) : En difficulté derrière face à Caligiuri (particulièrement en jambes, il faut dire), pas très inspiré dans la distribution devant ou sur les coups-francs, blessé. Ça n’a pas été un match simple pour lui.

Hummels (2/5) : Il a participé à la séance Rosenthal-Putsila, aux premières loges. Dommage, parce que sur le reste, il a été aussi bon que d’habitude.

Santana (3/5) : Légèrement fautif sur le but, globalement solide. Il a montré aussi qu’il pouvait forcer sur une cheville tordue en cas de danger, ce qui lui vaut son +1 par rapport à Hummels.

Kehl (3/5) : Mis à part lorsqu’il se prend Gündogan de plein fouet, il a réalisé une bonne rencontre. Comme d’hab’ (ou presque).

Gündogan (3/5) : Mis à part lorsqu’il se prend Kehl de plein fouet, il a réalisé une bonne rencontre. On a vu mieux cette saison (Leitner – Bender), mais on a aussi vu pire (Da Silva – Gündogan). La paire Kehl-Gündogan peut servir de plan bis, quand on a autant de blessés.

Kuba (4/5) : Il finit son année avec une énergie folle. Tant mieux, on en a besoin en l’absence de Götze.

Großkreutz (4/5) : Un but de grande classe, suivi d’une passe décisive. Globalement discret, mais serein ballon au pied. Comme d’hab’. C’est toute sa qualité.

Kagawa (5/5) : Omniprésent, il déclenche le premier, le troisième et le dernier but et laisse faire le boulot par Rosenthal pour le deuxième.

Lewandowski (5/5) : Il n’a pas grand chose à faire pour mettre ses deux buts. Mais il les met. Comme d’hab’.

 

Les réservistes :

Owomoyela (non noté) : rentré comme défenseur gauche, il finit défenseur central. Symboliquement, c’est classe, pour un latéral droit.

Perisic (non noté) : le seul à avoir encore vraiment envie de faire quelque chose en fin de match. Il a joué vingt minutes en même temps.

Barrios (non noté) : il est rentré. C’était la fin du match. Il est ressorti.

 

Les Freiburger :

Plutôt bons. Plutôt très bons même. Ils ont joué le jeu. Ils ont réussi à gagner en agressivité après leur égalisation et posaient même de sérieux problèmes aux Dortmunder. Mais défensivement, ils ont des soucis à se faire s’ils continuent avec le duo Krmas-Ferati, incapable d’un alignement correct. L’année dernière, le SC Freiburg avait fait un bon parcours notamment grâce à un duo Butscher-Barth solide et efficace. Ca sent quand même l’année en Fffffffffffuuuuuuuuuuu et une descente pour fêter les 10 ans du centre de formation, tant les week-ends se suivent et se ressemblent. Jean est triste et va passer ses fêtes dans une famille en dépression footballistique.

 

Bonus Pedobear :

 

 

Arsène, déguisé en Jürgen Klopp de Noël, pour ramener Mario Götze dans ses valise. Aux dernières nouvelles, ça n’a pas fonctionné.

 

Jean vous offre deux types d’images : de joie ou de colère. (pas d’inquiétude, ce sont les même avec juste un effet miroir pour les secondes…)

Il vous rappelle au passage qu’il passe parfois faire un tour sur Facebook. Par contre, par la peine de le chercher sur Twitter. Demandez plutôt à BundesligaFR pour avoir les dernières Nachrichten.

Enfin, Jean vous conseille un cadeau original pour Noël : abonner votre famille à Horsjeu pas net, un chouette site avec des académiciens plus beaux que natures.

« Au revoir. »

2 thoughts on “La Borussia Akademie note Fribourg-Dortmund (1-4)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.