La Borussia Akademie note Werder- Borussia (0-2)

Jean Colère est resté calme au combat


Jean a souffert, mais il se contient grâce au résultat final.

 

L’Histoire :

A l’origine, le combat Werder Bremen – Borussia Dortmund se devait d’être un bel affrontement offensif, dans lequel les prises de risques seraient le maître-mot.

Cette année, le Werder a repris ses largesses défensives. Mais avec une meilleure réussite devant, il aligne un bon ratio de victoires et une place prometteuse dans le classement. Il était jusque-là invaincu à domicile. Il a même réussi à revendre Per à Arsène au dernier moment. Preuve que tout va bien chez les hommes verts.

Du côté jaune, on offre des buts à foison depuis le début de la saison, par excès de confiance ou d’enthousiasme. On est moins bien que la saison dernière, même si l’équipe semble avoir repris le bon bout de chemin contre Augsburg. Et avec une victoire chez les Bremen, on repasse devant eux.

 

Le combat :

Résultat, le match aura été décevant en terme de spectacle. Loin de l’excellent match de l’autre Borussia, M’Gladbach, contre le Bayer Leverkusen (2-2). Jan-Karl en parlera sûrement.

La première mi-temps débute assez bien. Chaque équipe joue haut, sans prendre l’ascendant. Dortmund fait de belles percées à l’aide de ses ailiers. Le Werder applique peu ou prou la même tactique et pose de plus en plus de problèmes en conservant la balle très haut. Dortmund recule, subit et ouvre le score. A la 42′, Perisic envoie une très jolie frappe sous la barre après avoir éliminé son défenseur direct. Juste avant la mi-temps, Subotic s’offre lui un (carton) jaune, préférant prendre le ballon dans ses mains que de jouer un duel normalement.

Sans franchement l’avoir mérité, mais grâce à son sérieux (pour une fois que cela arrive, Jean ne va s’en priver de le souligner), Dortmund repart avec une avance d’un but.

Finalement, les moments les plus palpitants auront été offerts par le streaming en français que Jean a dû subir pendant cinq minutes. Gernot Rohr aura réussi à vanter les qualités défensives de Pizarro puis la forme étincelante ces dernières semaines de Robert Lewandowski. Merci Gernot, et merci le live « ohne kommentar » de Sky Sport qui a pris sa place au plus vite.

Jean ensuite n’a pas somnolé devant la deuxième mi-temps, mais presque. Il s’est surtout posé beaucoup de questions.

Cela a débuté avec un tacle propre, bien exécuté mais quand même pas malin de Perisic. En voulant reprendre le ballon à Sokratis par derrière, alors qu’il a déjà pris un jaune, Perisic se fait exclure… Quand c’est après 45 secondes de deuxième mi-temps, Jean trouve que ça commence à être vraiment idiot de la part du croate. But en première mi-temps ou pas. Jean s’en veut presque d’avoir vanté son intelligence de jeu quelques minutes avant.

Puis Jean a cru s’être trompé de streaming et avoir récupéré celui d’un match de l’OM avec des couleurs bizarres. Comme un négatif photographique du dernier match de Ligue des Champions, Dortmund n’a rien montré de convaincant et gagne facilement. Le joueur qui a le plus énervé Jean en première mi-temps, Owomoyela, marque on-ne-sait-trop-comment. Ça fait 2-0. Et le Werder s’empalera toujours autant sur la défense jaune et noir.

Jean s’est alors demandé s’il préfère quand Dortmund joue à la balle pour un résultat moisi à l’arrivée. Putain d’esprit de Reynald Denoueix qui le hante. Mais quelque chose lui fait dire qu’on tiendra pas longtemps en s’appuyant seulement sur la chance et inefficacité adverse.

En attendant, Dortmund monte à la troisième place. Le Werder est derrière nous, enfin. Les choses se passent et reprennent leur place. Jean fermera peut-être les yeux si ça se passe encore comme ça mercredi.

 

Les soldats :

Weidenfeller (3/5) : Toujours aussi solide, à défaut d’être brillant, pour garder les buts. Il a la barre avec lui. Jean ne s’en séparerait pour rien au monde.

Owomoyela (2/5) : Sa première mi-temps aura été effrayante. Pat’ a montré l’envie d’un Alou Diarra dépressif en phase terminale de contrat. Pour aider Götze ou Großkreutz à combiner, il fallait le forcer. Même pour se replacer défensivement, il était à la rue et laissait tout le boulot à Subotic. Il aura même réussi à se trouver traînant dans la surface pour contrer une frappe qui partait trois mètres à côté… En deuxième mi-temps, Patrick va un peu mieux : il réussit un centre et pousse un ballon au fond grâce à sa non-vitesse. Oui, c’est tout, mais c’était incroyablement mieux. Ca vaut bien son deux.

Löwe (3/5) : Très présent défensivement. Le Werder a rarement tenté de passer sur son côté. Jean en oublierait presque que Schmelzer est le numéro un à ce poste.

La charnière Subotic – Hummels (4/5) : Enfin un match référence pour les deux compères de la défense central. Ils ont retrouvé leur sérénité au bon moment, alors que le Werder a passé son temps à vouloir les contourner. Subotic a même accompli le travail pour deux en jouant alternativement défenseur droit et défenseur central pendant toute une mi-temps. La grande classe.

Bender (2/5) : moins ramasseur de ballons qu’à l’accoutumé. Même si le Werder profitait surtout des largesses sur le côté droit pour pénétrer vers l’avant (Arsène liked this), il n’a véritablement jamais permis de pénétrer les Verts par derrière (Arsène didn’t like this). Il peut mieux faire et il le sait.

Gündogan (3/5) : les trente premières auront été parfaites. Ensuite, il a commencé à se rendormir, justement quand le Werder prenait l’ascendant. Mais il a montré son potentiel, enfin. Jean demande à le revoir pendant 90 minutes.

Großkreutz (3/5) : Il y a du mieux. Mais Kevin partait de loin. Il offre en tout cas une très belle passe décisive.

Perisic (4/5 divisé par deux = 2/5) : En quarante-cinq minutes, Perisic aura fait un beau boulot côté gauche, débordé le plus souvent possible, profité d’un contre pour marquer un superbe but et rappelé aux supporters Schwarz-Gelben que le mercato a été intelligent. En quarante-cinq secondes, Ivan fait un tacle par derrière correct mais trop dangereux quand on a déjà un jaune et se fait sortir. Comme dirait Mourinho : Warum ?

Götze (2/5) : Quand l’équipe n’a pas la maîtrise du ballon, Mario a plus de mal à se montrer utile. Un match vraiment pas évident pour lui, où le peu qu’il aura touché aura été trop souvent perdu.

Lewandowski (4/5) : Robert a retrouvé la foi. Il fait un énorme travail sur le premier but, en récupérant la balle alors qu’il est seul contre quatre. Temporisation, décalage sur Großkreutz. Jean n’oublie pas que Lucas Barrios revient. La concurrence a l’air d’avoir eu un bon effet. L’UE likes this.

 

Les réservistes :

Kehl, Barrios et Leitner (non notés) sont rentrés en deuxième mi-temps. Quand il y avait déjà 2-0. Et que rien ne se passait. Alors il ne s’est rien passé.

 

Le maître ès tactique :

Jürgen Klopp (3/5) n’a pas donné l’impression de maîtriser les événements, mais il est resté d’une sérénité exemplaire, que son équipe n’arrive pas à développer son jeu ou qu’elle soit réduite à dix. Ça a marché.

 

Jean Colère.

Jean est de bonne humeur, il vous file les images de la paix dans le monde. Il signale qu’il est aussi sur le ouèbe d’ailleurs.

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