La Breizhou Académie note Celtic-Rennes (3-1)

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Anto en a plein la patate, les Rennais en ont plein la…

C’était le match de la dernière chance disait-on aussi bien à Rennes, où une ambiance portée vers la frustration commençait à se pointer, qu’à Glasgow, où la dépression s’était franchement installée, entre équipe faiblarde, valeurs bafouées, et humiliations fréquentes en championnat.

Mais c’était surtout un rendez-vous historique pour le SRFC qui pouvait compter sur la venue en Ecosse de pas moins de 600 Bretons, un record dans l’histoire longue et tranquille du vieux club breton presque puceau, mais bien sympathique, à part aux yeux de la presse française.

Bref, c’était deux bonnes raisons pour le SRFC de rater ce match, comme à chaque fois qu’il est question d’histoire, d’attentes et de pression(s). Ça n’a pas manqué. Toutes nos félicitations.

 

Le « Celtico »

Après la rencontre cordiale et mémorable à Rennes, qui avait vu autant les spectateurs que les joueurs se quitter en bon termes, il était temps de mettre fin au fest noz sur la place du Parlement et de proposer une séance de fighting spirit sur pelouse. Parti s’exiler là où la source de Sassay prend ses forces pour nous permettre à tous de couper notre petit jaune sans nitrate, Roazh Takouer posa son gros paquet sur la roche et fit appel aux nombreux héros du Tachen, le champ de bataille, pour transmettre un peu de sa rage de perdre, mais dignement, aux jeunôts du Stade Rennais Sympa Football Club. Cyril Jeunechamp, Petter Hansson, Patrice Carteron, Yoann Bigné, Brian Jensen, Stéphane Grégoire… Soyez avec nous.

Car le match aller l’avait montré, il allait être question de sortir les cougnettes pour aller s’imposer en terres celtiques. Si les Ecossais portent des kilts, c’est pas pour garder la paire au chaud.

Terminant sa prière, le druide footballistique sortit la bouteille de Pernot pour s’en servir un à la gloire de Cyril Jeunechamp, qui a retrouvé une place de titulaire en ligue 1 à 35 ans. Pas de doute, mais nîmois ou pas, la paire de couilles au cul qu’il traîne est bien la sienne.

Puis, Roazh Takouer reprit la route vers une nouvelle destination que personne ne savait, pas même lui, parce qu’il était bourré. En tous cas, ce ne fut pas Glasgow, parce qu’il avait sacrément la flemme de traverser la Manche au mois de Novembre à la nage, qu’il n’avait pas de bateaux, et qu’il se méfiait grandement des douaniers et de leur amour de la fouille-à-nu, surtout sur les barbus. Regardant encore l’état de ses bourses, il dût s’y résoudre, elles n’étaient pas prêtes pour l’affrontement tant attendu. Seuls ses prières et son regard seront à Glasgow. De toutes façons, ce n’est pas si grave, un vrai Rennais se doit de rater un rendez-vous historique.

Sans doute bourrées elles aussi, ses prières ne parvinrent visiblement à rejoindre le royaume de Strathclyde. Ou alors, noyées dans le whisky, elles parurent comme de vagues recommandations embrumées à nos jeunes héros qui rejoignirent le lendemain la capitale bretonne avec une forte douleur anale pour ceux qui ne s’y étaient pas encore habitués au point de ne plus la sentir.

 

Konpozision

Parfait dans le rôle du Olivier Thomert du 4 novembre 2011, Bouk’a-ri les supporters aussi mais jaune, devra animer la pointe de l’attaque rennaise. Féret sera chargé de repiquer dans l’axe à partir du couloir gauche comme pour dire que le SRFC va la porter à droite.

Au milieu, on délaisse le rôle de 10 pour mener une construction plus basse à partir de Yann M’Vila. Vincent Pajot et Alexander Tettey complètent le trident du milieu de terrain, ce qui signifie slip au pressing.

Derrière, Beau-Georges Mandjeck remplace Kana-Biyik, blessé aux adducteurs. La grosse surprise est de savoir qu’Apam est dans le groupe. Comme pour faire fuir les vieux fantômes et taire le mauvais esprit.

 

Ar matc’h

Inutile de préciser que la Breizhou n’a pas pris et ne prendra pas l’effort de revoir ce match. Déjà la réalisation est pénible avec une caméra très proche du porteur du balle. Ensuite, parce que pour revoir ce match, il est fortement conseillé, tant qu’à faire, de se pincer les tétons, et ce n’est pas trop l’humeur de la Breizhou.

ça commence pourtant sur les chapeaux de roue pendant que l’unique fan au monde de « Sylvain Danzé » affiche fièrement son écharpe ‘Celtic-Rennes’ à l’écran. Comprendront ceux qui pourront parmi les 600 supporters qu’on entend sauter, hey, à travers les hauts-parleurs, et les milliers d’autres qui sautèrent de joie à leur tour lorsque Kader Mangane coupa parfaitement un corner magnifique de Julien Féret.

Pendant les 20 minutes suivantes, la balle est confisquée par le Stade jusqu’à ce qu’elle parvienne à Razak Bouk’ qui la perd. Néanmoins, Forster n’est pas prêt de couler sous la menace qui se limite donc principalement aux coups de pied arrêtés.

C’est d’ailleurs sur un coup de pied arrêté que le Celtic décide de rappeler son existence à Billy Costil. Mais Stokes frappe dans le mur, et Tongo Doumbia n’est pas là pour tenter une passe anale au gardien rennais qui n’a toujours pas touché le moindre ballon.

Qu’à cela ne tienne, Juju Féret tente un une-deux avec l’adversaire qui n’a pas compris et qui tente l’action en solitaire. Arrivé aux 20m, peut-être 25, on ne sait plus, et on va pas regarder les images pour vérifier, il décoche une frappe « bof + » cadrée sur laquelle Billy intervient pour servir idéalement Stokes, seul, quelque part entre Captain Kader et Vice-Capitaine Armoricain. Coup dur. Un coup qui réveille les Ecossais, en plein doute depuis le coup d’envoi, et affaiblit alors les Rennais qui avaient la maîtrise du match.

Puis c’est le coup de bambou, Samaras s’arrache devant Tettey qui commençait à peine à s’endormir pour chercher dans la profondeur Stokes. Mangane, fort de son marquage à 3m, le sert idéalement grâce à son air dégagement, et l’Irlandais place le ballon hors de portée du pauvre Billy. 2/1. ça commence franchement à fouetter et à sentir la faim des haricots rouges et des artichauts noirs. Mais Roazh Takouer se rassura en se souvenant qu’il avait eu un peu cette peur à Belgrade après le pénalty transformé par l’Etoile Rouge.

À ceci près que les guerriers serbes, portées par les chants guerriers du Marakana(l), avaient tout donné durant le premier quart d’heure pour finalement s’effondrer. Au Celtic Parc, les chants des bardes écossais semblent à l’inverse transcender une équipe limitée mais qui montent en puissance et donnent tout ce qu’elle a. Ce sont les Rennais qui prennent et qui se retrouvent là dans la peau de l’Etoile Rouge. Non pas que le Celtic déroule, mais plutôt qu’il ne semble pas avoir grand chose à craindre si les choses continuent de la sorte.

 

S’en rendant compte, Totonetti tente de remplacer les pièces défaillantes à son choix tactique. Totorugo, tueur colombien assez efficace en coupe d’Europe remplace Boukari, bouginette, et Tongo Doumbia plus imposant physiquement remplace Alexander Tettey.

Si les Rennais attendent quelques secondes voire quelques minutes les Bhoys, une fois le coup d’envoi sifflé, ces derniers n’affichèrent cette fois-ci plus aucun complexe, ni même doute. Bien décidés à tenir leur avance, et se doutant peut-être que les offrandes rennaises pouvaient encore tomber, ils ne prirent pas le moindre risque et se recroquevillèrent afin d’empêcher les Rennais de profiter du moindre espace.

Côté rennais, on ne parvient pas à emballer le match. Les Ecossais sont trop volontaires et bien trop regroupés, pour que les rares duels gagnés n’aboutissent. On s’en remet alors aux coups de pied arrêtés, et à ce jeu-là, Julien Féret n’est pas le plus manchot. Il trouve une tête de Montano, qui ne sera pas le sauveur puisqu’elle passe assez nettement au-dessus.

Reste sinon les offrandes de l’adversaire. Ou plutôt de l’hôte en l’occurrence. Le duo Féret-Montano tente de se la faire discrétos en profitant d’un deuxième ballon sur pelouse qui trouble la concentration de l’axe Majstorovic-Fraser, mais le colombien, sur sa tentative de balle piquée rate de peu le poteau de corner.

Décidant d’apporter un peu de mouvement et de vivacité à une attaque des plus amorphes, Totonetti sort sa dernière carte, en l’occurrence Youssouf-‘plan B’-Hadji, qui entre en lieu et place de Julien Féret. Le côté gauche revenant maintenant à Pitroipa, le Colombien et le Marocain permutant entre l’axe et le côté droit.

Youssouf se met directement en valeur, montrant qu’avec encore un peu plus de bonne volonté, on pourrait y arriver. Reprenant un centre en retrait de Doumbia du pied, et un centre aérien d’une tête piquée au deuxième poteau, il ne fit finalement que briller Forster, comme au match aller. Et les corners de Pitroipa n’apportent aucune perturbation aux danses tribales auxquelles s’adonnent les outre-manchots dans l’enceinte.

Offensivement, les ‘Jeunots’ du Stade Rennais n’abdiquent pas mais se cherchent trop. Ils ne refusent pas le duel mais commencent à s’énerver, jouant un peu le jeu des Ecossais, plus convaincants dans le rôle du guerrier.

C’est finalement sur un contre qui passe enfin, le marquage ayant de nouveau lâché, que le Celtic tue le match, bien qu’on ne doutait pas vraiment que nos espoirs seraient quasiment réduits à néant après le coup de sifflet final. Rentré en cours de jeu, Hopper décale Samaras et part seul plein axe. Servi sur un plateau par le celto-grec, il gagne son duel face à Costil, et le just can’t get enough retentit une 3e fois. Ça ira pour nous par contre, merci quand même « cousin ».

 

Les gars du stade (anal)

Rennes apprend et la route est longue. Peut-être autant même que Van Bommoul.

Costil 1/5 : Un, comme le nombre d’arrêts qu’il a réussi à faire. Soit une passe décisive de la main pour Stokes. Un match à oublier pour lui, de toute façon, il n’aura pas grand chose à en retenir. À part une petite douleur anale, c’est le tarif maison. Il est des nôtres, donc. Il a pris comme les autres.

Danzé 2/5 : N’a pas abdiqué, et on savait qu’il n’abdiquerait pas. Il a offert donc une belle résistance à Samaras. Tombé au champ d’honneur en quelques sortes. Sans avoir pu racheter les erreurs défensives de ses partenaires qui pèsent lourd comme une dette et un sandwich grecs.

Mangane 1/5 : Un pour son but. C’est cher payé vu ses marquages à 3 m, ses air-dégagements. Disons qu’en bon meneur de troupes Captain Kader s’est chargé lui-même de marquer le but du « et si ce soir… » avant d’offrir sur un plateau les buts adverses, les trois points du soir, les dernières illusions qui pouvaient nous rester dans la compétition et la rondelle de toute l’équipe.

Mandjeck 2/5 ; Beau-Georges a sorti son air de bad-boy à crète blonde et sa détermination à ne pas se laisser marcher sur les pieds. Et comme la meilleure défense, c’est l’attaque, il a marché sur les pieds de l’adversaire le premier, par derrière parce qu’il est un peu vicieux. Mais le vice ne pouvait vaincre en ces terres de légende. Bad boy dilaté aussi donc.

KTC 3/5 : Il a préservé son honneur et peut-être bien plus encore en se montrant plus fin duéliste que l’ensemble de ses partenaires. Plus fin, et surtout plus tranchant. Une fine lame donc. À ne pas confondre avec Filip Lahm, ou encore moins avec la chanteuse qui veut chanter pour ceux qui sont loin de chez eux et qui ont vu leur équipe perdre à Glasgow.

M’Vila 1/5 : N’a pas abdiqué non plus, mais a préféré endosser le rôle de kamikaze plutôt que de super-héros, comme un symbole de nouvelle star qui se fait choper aux putes. Son organisation du jeu était par contre stérile, à deux ou trois ouvertures de classe près. Bref, il y a quelque chose de frustrant chez Yannou en ce moment.

Tettey 2/5 : Avait commencé le match avec plein de bonnes intentions, comme souvent en coupe d’Europe. Puis quand Rennes a commencé à un peu trop ronronné, le gentil nounours du milieu s’est endormi. Antonetti n’a pas préféré essayer de le réveiller à la mi-temps.

Pajot 1/5 : Il avait été impressionnant de sérénité pour un jeune égaré dans l’enfer du Marakana. Il a été en revanche dépassé dans la Vallée de Dana(l). Il aura au moins montré du caractère, preuve qu’il n’était pas consentant.

Pitroipa 1/5 : Ah lui, c’est sûr, vu comment il était paumé, traversant le terrain comme une âme en peine, c’est pas des dieux celtes qui nous l’ont envoyé.

Féret 2/5 : Plus un pour sa passe. Qu’on pourrait mettre au pluriel si Montano s’était avéré plus adroit. Et auxquelles on pourrait rajouter ‘nombreuses’ si l’on en incluait celles faites au banc de touche, et celles faîtes à l’adversaire.

Boukari 0/5 : Le Boukari n’est pas le cousin du Cha-Du Ri. Il n’y avait d’ailleurs aucune chance de voir le Boukari marquer un but, les seuls moments où le Boukari se trouvant en position de frapper étant les moments où il est horsjeu.net. Une prestation encore plus anale que celle de l’équipe donc.

 

Les entrées en jeu

Montano – 45e pour Boukari – 1/5 : On a hésité entre deux comme le nombre d’occasions manquées, et zéro comme le nombre de tirs cadrés. On a donc tranché au milieu, sans prise de risque, comme un duo Pajot-Tettey.

Doumbia – 45e pour Tettey – 2/5 : A apporté ce qu’on attendait de lui… Deux fois en 45 minutes. Le compte est bon.

Hadji – pour Féret – 2/5 : La Breizhou aurait préféré écrire Hadji et Féret, mais c’était dangereux d’avoir un joueur offensif supplémentaire alors qu’on tenait bien les contres adverses grâce à notre superbe trident du milieu. On aurait pu s’en prendre un troisième sinon…

 

Les autres apparitions

Les supporters rennais 6/5 : Ils partirent 600. Sans prompt renfort, ils ne seront pas 3000 en arrivant à Madrid.

Le fighting spirit 4/5 : En voyant cette équipe de branques rayés, on s’est rendu compte que ça aidait quand même à gagner un match. Même quand celui-ci était mal barré.

Patoche Le Laid 1/5 : Est venu se prendre le bec avec Anto à la fin du match, comme pour rappeler qu’il ne sert effectivement à rien mais qu’il est quand même bien là.

Le duo David-Janal 0/5 : Le duo de dépressifs a encore sévi à l’antenne comme si les pauvres supporters rennais avaient besoin de s’infliger ça. Presque euphorique (pour eux) pendant la première demi-heure, ils sont ensuite entrés en déliquescence, le scénario du match aidant. D’abord attristés par l’injustice du 1er tir= but, ils ont fini par conclure que « le Stade Rennais ne faisait pas honneur au football français ». Le thème de l’anal étant inévitable vu la tronche du match, on ne devrait pas après tout s’étonner d’avoir été commenté par deux trous du cul.

 

La non-apparition

La win 0/5 : Toujours pas la moindre victoire obtenue par le SRFC à ce stade de la compétition, et toujours pas le moindre résultat satisfaisant à l’extérieur non plus. Le Stade n’est pas encore officiellement éliminé, mais c’est tout comme. Malgré cette nouvelle déception légitime, il va devoir apprendre à rebondir rapidement, le gagne-pain n’attendant pas, et offrir de surcroît deux matches de gala à ses supporters en Europa league. C’est tout le défi qui attend maintenant les jeunes padawans bretons dans leur apprentissage. Après tout avoir perdu à Glasgow, ce n’est pas si  sale. Et il fallait déjà avoir ‘les couilles’ d’avoir survécu à Belgrade.

 

Roazh Takouer ne vous offre pas les images de ce match. Vous pouvez lui signaler son manque de politesse sur  compte twitter qui pourrait bien être encore actif au moins une semaine.

2 réflexions sur “La Breizhou Académie note Celtic-Rennes (3-1)

  1. Allez la victoire ça viendra, enfin peut-être… ou alors d’ici 10ans le Stat’ Bressoa 29 gagne la Ligue Deutschmarkpa (l’euro ayant été abandonné d’ici là au profit d’un retour global au DM) et fera un petit coucou amical à Erminig du stade Francis Arkea Leclerc Geodis GuyotEnvironnement Ifremer DCNS le Blé (la naming étant négocié par la personne qui négocie les sponsors maillots actuels), en leur offrant le maintien à la dernière journée, l’entraineur, un certain Yoann Bigné assisté d’Yvan Bourgis ayant aligné l’équipe u19 pour le match.

    Faut garder espoir quoa…

  2. Totonetti devrait pas porter des maillots manches courtes taille S en espèce de conférence de presse (passée sur 100% truc), surtout quand il s’énerve sur les uns les cons les pétants, ça fait bébé Evian Thonon pas gaillard. Il devrait garder sa salive pour mieux molarder à la prochaine recrue du mercato d’hiver que va lui dégoter Dr Dre…

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