La Breizhou est peut-être en retard, d’après vous, mais après cette victoire obtenue dans l’antre du Barça de Bretagne, elle s’est demandée ce que ça faisait d’être publiée un lendemain de ligue des champions, par simple curiosité. Par la même occasion, cela lui a permis de respecter les mêmes délais que Fernando, l’académicien barcelonais.

 

Deuxième prime-time consécutif pour les Rouges-et-Noirs, qui devaient cette semaine faire un court déplacement dans le Sud-ouest, à Lorient, terre de pécheurs et de 4-4-2. Choix qui pourrait paraître plus qu’étonnant, d’autant que le match aller avait déjà été choisi, réalisant au passage la plus faible audience de l’année pour un « grand match ».

Cela dit, à y regarder tout le programme de la journée, on ne peut que constater qu’à priori, le calendrier ne proposait rien de plus alléchant. À part peut-être un OM-TFC, mais le club « viola » (ce n’est pas sale, mais c’est vrai que c’est moche) paye sa croix d’équipe défensive juive sur le manteau d’une certaine époque. À l’inverse total d’ailleurs des Merlus, moyennement amicalement surnommé par certains les Morues d’un côté, mais souvent considéré comme de dignes ambassadeurs du beau jeu. Un digne ambassadeur en réalité, car au FC Lorient Bretagne Sud, il n’y a qu’une seule star, c’est le collectif. Et Christian Gourcuff, ce génial génie aussi. Et Loïc Féry, un peu aussi. En tous cas, il ne manque jamais l’occasion de se montrer à la caméra quand son équipe gagne.

Autant dire qu’en ce moment, le célèbre trader est très discret et qu’il n’affiche plus avec sa fierté de grand (faute de frappe) son écharpe orange ou son sourire de parigot-londonien. Pas même un tweet de rappel à ses followers pour la diffusion du  « faux » derby de Bretagne malgré une vague proposition de biffle de Roazh Takouer. Aux dernières nouvelles, le président du club morbihannais reste confiant quand à la situation de son club et s’inquiète bien plus du sort des banques en France.

Car oui, Lorient va mal, le club n’a pas gagné depuis fin novembre en championnat et voit la zone rouge se rapprocher d’autant plus que tous les résultats de la veille sans exception se sont placés sous le signe de la surprise. Les Sudistes ne comptent plus qu’un point d’avance et entament une opération survie qui ne correspond pas à leurs habitudes. Le génial génie a même procédé à un huis-clos tout au long de la semaine, comme pour élaborer une géniale tactique de génie, mais secrète.

Côté rennais, en revanche ça va pas mal. Le groupe a pris conscience de certaines de ses possibilités après ce nul arraché contre Lille, et tous les résulats de la veille font bien son affaire. Les pessimistes durs annonçaient ainsi que ça n’allait pas rater, et que Rennes allait encore manquer l’occasion inespérée et tant attendue depuis des années. Roazh Takouer eut soudainement l’envie de les insulter. Il se calma rapidement en bon gentleman en vidant une canette de 8.6 cul sec, puis prit la parole après avoir vomi : « ben justement, si la logique veut qu’on perde, c’est donc qu’on va gagner. ».

 

L’enjeu

Nouvelle rubrique de la Breizhou Académie écrite par le professeur Roazh en personne. Dans ce cadre évolutif et concurrentiel, quelle stratégie doit guider les acteurs ?  Quelle place pour la communication, et quelle place pour l’action ? Pourquoi jouer en orange ? Le professeur Roazh nous éclaire.

Il n’y a que deux motifs valables pour jouer en orange

  • vous êtes hollandais et vous appréciez à juste titre votre équipe nationale et votre pays. Vous n’avez pas tort, d’ailleurs Roazh Takouer est bien loin de le détester et même que quand il va, lui consomme local.
  • Vous tombez en panne sur la route et la nuit, et vous décidez de lancer une partie de foot en attendant la venue d’une dépanneuse.

Toute autre raison est aussi insuffisante qu’elle laissera sceptique n’importe quel esthète et autre homme de bon goût.

La question serait donc plutôt de savoir comment on peut oser jouer en orange quand on se prétend justement esthète comme Christian Gourcuff, ce génie ?

Il faut noter que d’autres clubs obscurs comme Wolverhampton ou Hull City ont choisi de jouer avec une telle couleur. La principale motivation semble les concernant une désespérante recherche d’originalité, à mi-chemin entre un ado qui décide de se faire des dreads deux mois après avoir découvert le reggae et une ado qui prend la décision de se faire un tatouage pour attirer l’oeil.

Certes, tout le monde ne peut pas jouer en rouge et noir, mais tout de même…

Il faut également prendre en compte la dimension mercantile de la chose, et ce d’autant plus que nous venons de parler d’adolescents, ces êtres ingrats y compris envers Dame Nature mais qui sont d’excellents consommateurs. L’industrie footballistique a pleinement saisi leur potentiel « acheteur », seulement quelques décennies après l’industrie du disque. Les jeunes n’ayant plus trop besoin d’acheter des CD à la con avec l’avènement du mp3, ils ont donc légitimement décidé de nous saloper les yeux après nous avoir salopé les oreilles. Apparaissent alors d’innombrables maillots thirds dégueulasses, dont certains oranges donc, proposés par tous ces vendus de « grands clubs ».

Mais dans ce cas précis, nous parlons du FC Lorient Bretagne Sud de Christian Gourcuff, génial génie, il est bon de le rappeler, mais également homme idéaliste qu’on ne saurait donc accuser sérieusement de comportement d’adolescent provocateur ou de commerçant irresponsable. En outre, il serait trop facile d’incriminer Loïc Féry, sous le seul motif qu’il est question d’argent. Il ne faut pas sombrer dans l’anti-traderisme primaire, qui n’est jamais utile et constructif, unique point commun avec les traders d’ailleurs.

Non, la réponse est bel et bien à chercher dans les convictions profondes de son guide religieux, apôtre du 4-4-2 à plat, du génie collectif, le seul capable de l’égaler ; du football offensif et en mouvement, du beau jeu même. Il n’est point homme à participer aux polémiques mises en avant par les média ou à s’interroger de longues heures sur les stratégies de communication. C’est un homme qui vise le fond plus qu’il ne caresse les formes. Peu donc pèse le maillot lorsqu’il fait face à la passion.

Cet aspect romantique des choses reste néanmoins à nuancer. Christian Gourcuff n’est pas seulement génial génie, il est aussi homme de défi et compétiteur dans l’âme. Ainsi, son idéalisme selon certains, son utopisme selon d’autres, sa mégalomanie selon moi, le pousse à corser la noble tâche qu’est de tenter de développer du beau football en y ajoutant comme complications un maillot moche et une surface pourrie.

En refusant ainsi des lois naturelles aussi évidentes que « un vrai match de foot se joue sur une pelouse » ou que « le orange, c’est quand même pas facile à porter », le gourcuffisme s’avère être un mouvement supranaturaliste que certains comparent à une secte. Nous n’irons tout de même pas aussi loin, et nous préférerons incriminer, plutôt que les croyances personnelles, Loïc Féry pour ça  , ou encore ça.

 

Konpozision

Mevlut est rentré trop fatigué de Turquie. Totonetti a du coup confié le poste de pointe sur synthétique à Youssouf, expert en la matière.
Totorugo n’est pas totalement délaissé pour autant, puisqu’il se voit confier le rôle d’ailier droit. Pitroipa et Féret sont toujours indiscutables.
Pajot est préféré à Doumbia, question aussi de profil pour jouer sur synthétique. Le gars Tongo est remplaçant et Alexander Tettey est envoyé en tribunes. Un fidèle et sympathique lecteur de Melmac (situé sans doute quelque part entre Loudéac et Pontivy) attend de la Breizhou qu’elle ajoute quelque chose. Mais c’est un peu comme les matches du Norvégien, il n’y a franchement rien de bien intéressant à en dire.
Jean-Mamelle a également des petits soucis, Apam est suspendu, c’est donc notre défense centrale à priori B Mangane-Boye qui est alignée.

Il est à noter que pour l’occasion, Rennes jouera avec son maillot third mauve et fuscia, ce qui fait presque une contrepéterie judicieuse pour peu que fuvia puisse être un synonyme de honteux ou de gerbatoire. Le maillot gwen-ha-du aurait probablement été perçu comme un saint bol de cidre de Cornouaille de la prétendue « arrogance rennaise ». Pour éviter tout malentendu, ce « celtico » propose donc en animation un concours de mocheté.

En face, on s’en fout, l’important c’est le collectif.

Il est également à noter que pour l’occasion, le match sera commenté par le duo Berger-Baup. On savait déjà que Dugarry n’avait aucune envie de foutre les pieds à Rennes, mais on ignorait que Margotton avait du mal avec Lorient.

 

Ar Matc’h

Le match se découpe en deux parties.

La première voit des Lorientais maladroits menacer à plusieurs reprises le but de Costil. Un premier round d’observation d’un peu plus de 5 minutes confirme ce qu’on pouvait attendre : Rennes tente d’imposer ses capacités athlétiques, mais trouve du répondant avec Romao, Ecuélé-Manga ou surtout Koné. Lorient se projette tout de suite vers l’avant et se montre assez à l’aise dans la profondeur.

Emeghara obtient aussi un premier corner après un bon appel, suite à une intervention de Koné. La défense rennaise montre des premiers signes de fébrilité sur ce coup de pied arrêté, Costil est gêné dans sa sortie par Alliadière, et Boye envoie le paquet sur l’Monnet dans la surface avant de se rouler au sol, rendant un bel hommage à Dixon aux yeux de certains observateurs, aux gamins d’école qui se font des auto-coups-de-boule à d’autres (ce n’est pas sale, non). À chaque récupération, Lorient parvient trouver de la profondeur, essentiellement avec Emeghara. À l’inverse, Youssouf Hadji est injoignable.

Le deuxième quart d’heure n’est pas encore vraiment commencé que les Merlus affichent davantage de confiance et parviennent à développer le jeu sur la largeur du terrain par ses latéraux, et un Monnet-Paquet qui remue (ce qui n’est pas sale non plus, bon ça suffit on arrête avec cette blague). Ce dernier tente même une frappe de loin. Emeghara bouge encore et montre au passage qu’il a les chevilles solides après avoir survécu à un tacle de Boye, toujours dans sa surface. Rennes joue moins vite vers l’avant et reste encore tributaire d’un exploit de Pitroipa pour atteindre le but d’Audard. Les tentatives collectives s’éteignent également face au pressing des Sudistes et à la vigilance d’Ecuélé-Manga. L’autre coté semble plus fragile. Enfin, ce n’est pas tout à fait le mot juste concernant le nommé Lamine Koné qui confond ballon et tibia de Vincent Pajot à la 21e. Le jeune Rennais survit à l’assaut et l’arbitre ne dégaine pas le rouge.

Très grosse occasion rennaise à la 25e minute de jeu avec Montano, réalisant un dribble à la surprise de beaucoup, filant côté droit, s’appuie sur Hadji et centrant parfaitement à ras de terre pour Féret qui coupait au premier poteau et décide de laisser passer la balle pour… personne. À croire que se cache un Ulysse parmi les pécheurs. Grosse réponse lorientaise dans la foulée avec Emeghara qui bute sur Costil après avoir récupéré un ballon suite à une faute de Mangane sur Autret. Lamine Kone passe devant John Boye au concours de poésie en écrasant le pied de Pitroipa, deux fois plus fin que le sien. L’envoyé des dieux tient le choc, l’arbitre tient toujours le match et ne sort donc pas un rouge « tournant du match ».

Sur le coup franc qui suit, la défense lorientaise se dégage et profite du trou béant laissé dans la défense rennaise pour foncer droit au but. Emeghara reprend du tibia le centre de Mareque au 6m, prenant ainsi Costil à contre-pied. Ça passe un peu au-dessus, et c’était une conclusion plus à l’image du maillot que du projet.

Rennes reprend le jeu en mains et la balle en pieds. KTC apporte de nouvelles solutions sur le côté gauche, sans que cela ne puisse aboutir sur un centre. Le débordement du Kévin adverse, sur l’autre aile, aboutit lui aussi à un centre, vendangé cette fois-ci par Romao, qui cherche pourtant à assurer le coup d’un plat du pied-sécurité, mais doit manquer de cran.

 

Le tournant du match survient à la 40e minute. Une mauvaise touche de KTC à hauteur du rond central est intercepté par Romao, qui lance directement Emeghara. Ce dernier prend de vitesse Boye, centre en retrait vers Autret, mais Costil sort pour dégager le centre. Danzé récupère, transmet à Montano qui lance le contre. Le Colombien donne à Hadji, qui décroche pour mieux lancer Pitroipa parti dans l’axe en profondeur. L’envoyé des dieux nous offre un amour d’enroulé qui frôle le poteau et rentre dans les filets après avoir pris soin de contourner Audard. Le réalisateur a d’ailleurs besoin d’un 5e ralenti pour enfin cadrer correctement toute la beauté du tir et son effet.

« Le hold-up rennais » brêle (mix entre brailler et bêler) David Berger. Hold-up, on veut bien, mais on ne peut pas dire qu’ils n’avaient pas été prévenus par Féret plus tôt. Le Briochin avait eu l’élégance de ne pas tirer, un peu comme pour dire « j’ai oublié mon flingue chez moi, mais je reviens tout à l’heure vous braquer avec mes copains. Bonne journée. »

Les 5 minutes et 3 d’arrêts de jeu qui suivent indiquent le nouveau visage qu’a pris la confrontation : Lorient est assommé, Rennes maîtrise. La mi-temps arrive alors que l’on est plus proche du 0-2 que du 1-1, mais le missile de Pitroipa ne finit pas dans la lucarne lorientaise, et Audard se détend bien sur une frappe de Féret, qui avait cette fois-ci, bien pensé à jouer le ballon.

 

La deuxième mi-temps sera davantage à sens unique. La paire de récupérateurs rennais est descendu un peu plus bas, Montano également pour mieux contenir Mareque dont les montées avaient la fâcheuse tendance à provoquer un surnombre côté gauche merlu ; et Féret est plus présent, plus juste, toujours plus élégant. À l’inverse Mvuemba est aussi transparent que la petite culotte de Mallaury Nataf, pour ne pas dire donc absent.

Pitroipa manque de tuer le match, mais frappe quand il faut centrer et centre quand il faut frapper. Néanmoins, avec le score, il dispose de davantage d’espaces pour s’exprimer et montre à toute la France (enfin celle qui regarde le match, n’exagérons rien non plus) pourquoi Lyon a vendu son jeune Gassama sans le regretter.

À la 70e, les Lorientais commencent un peu à ressortir la tête de l’eau. Emeghara n’existe plus réellement, et c’est davantage un Aliadière, tantôt remuant, tantôt plongeant, surtout dans la surface, qui réveille le public gourcuffiste, un peu assommé aussi par la tournure des évènements. D’ailleurs, on ne l’entend plus beaucoup. Contrairement à l’an dernier, on entend même pas un bagad en fond. L’animation musicale de cette deuxième mi-temps semble se limiter à un concert en solo de Totonetti qu’on entend autant qu’à Rennes, et cette fois-ci sans que les micros lui collent aux basques.

Un petit « boum » vient enfin saluer un corner lorientais, les commentateurs canal + rappellent que Lorient marque beaucoup dans le dernier quart d’heure, et facilement sur c. p.a., mais Roazh Takouer reste sage et serein. Pour tout vous dire, il fait même une comparaison avec le SRFC de l’an dernier pour cette incapacité à sembler pouvoir revenir au score avant de recommander une nouvelle pinte.

À l’inverse, le Rennes de cette année confirmant ses progrès se révèle capable de maîtriser ce genre de matches sans problèmes avant de porter une estocade fatale permettant de dissiper tout malentendu. Un dégagement de Costil, une déviation d’Hadji, un contrôle de Pitroipa qui fait disparaître le ballon du champ de vue puis du champ d’action de Gassama avant de centrer pour Féret, qui laisse encore le ballon continuer sa route, cette fois-ci pour mettre dans d’idéales conditions son « attaquant de pointe » (les guillemets sont importants). La frappe du Marocain part mieux que sa crête et finit dans le petit filet opposé, hors de portée encore une fois d’Audard.

L’affaire est entendue, pliée, dans le sac. Kenavo ar wech’all. Peut-être même en ligue 1.

 

Une victoire importante obtenue dans la lutte pour l’Europe, et qui confirme les progrès des rouges et noirs, qu’ils soient sportifs grâce notamment à un effectif plus riche, ou mentaux, comme peut l’indiquer la gestion de ce match. Totonetti affiche même son sourire au micro de Paga, le virage a été bien négocié, et les dispositions sont bonnes avant de négocier ce 3e tiers de championnat.

 

Les bons gars du Stade

Costil 3/5 : Resté calme sous l’orage, bien aidé aussi par l’incapacité des attaquants merlus à cadrer tel un caméraman essayant de montrer l’effet de la frappe de Pitroipa., il a ensuite vécu l’embellie tranquillement dans son coin. Pas seulement puisqu’il est à l’origine des deux buts rennais.  Le fameux « joueur de champ supplémentaire » qu’on nous promettait au début peut-être.

Danzé 3/5 : Quelques difficultés en première mi-temps, entre la vitesse de KMP et le surnombre apporté par Mareque. Problème réglé définitivement à la mi-temps ou presque. Mention « ben dis-donc » pour son dégagement dégueu de la 80e qui finit en touche, lui qui est d’habitude plus précis dans le jeu long.

Mangane 3/5 : Dans la meute « défenseur central », je demande le Golem. On craignait un match compliqué entre ses blessures récurrentes, ses sautes de concentration, le synthétique et la vitesse adverse, mais il a globalement tenu la route, fort de son jeu de tête et de sa masse physique. Puis qu’on arrête de nous emmerder sur sa légende, à côté de Koné, c’est un défenseur propre. Qui connaît toujours des sautes de concentration, certes, mais face au FCL 2012, visiblement, ça pardonne.

Boye 3/5 : Dans la meute « défenseur central », je demande le chien fou. Défend comme un furet qui court partout, avec un côté kamikaze qui semble parfois ignorer les risques pour sa santé et également les risques que l’arbitre puisse siffler. Bon complément cela dit à captain Kader, bien moins mobile, surtout sur pelouse en plastic.

KTC 3/5 : A dû perdre encore moins de duels que d’habitude. Déjà qu’il n’en perd presque jamais. Mais il faut préciser que contrairement à celles de Mareque les montées de Gassama n’appportaient pas vraiment du danger. Celles du petit Kévin pas trop non plus d’ailleurs, entre centres en 6m et frappes en touche. Mention « ben dis-donc » pour sa célébration dans le vestiaire, lui qui d’habitude est si discret. Ça commence comme ça, puis il va vite faire tourner les serviettes en chantant du Patrick Sébastien avant de lancer une gavotte enflammée. Un classique.

Pajot 4/5 : La Breizhou l’aime de plus en plus ce petit-là. Volontaire, endurant, appliqué et solide au moins du tibia, il a encore marqué de points le week-end dernier dans le duel qui l’oppose à Tongo pour compléter M’Vila. Mention « ben dis-donc » pour son tacle dans la surface à la 88e qui était tellement propre, que si Alliadière a bien fini par terre, il n’a cette fois-ci rien réclamé à l’arbitre.

M’Vila 2/5 ; Match très moyen, et joueur probablement fatigué. Montre ou pas, il est encore dans les temps sans problème pour jouer l’Euro avant de nous rapporter le jackpot, mais ce ne serait pas foncièrement une mauvaise idée de le faire souffler un peu. Pas dans le ballon, non.

Montano 3/5 : Il faisait un peu tache dans ce quatuor offensif d’esthètes, entre son jeu et sa tête qui ne va même pas avec un maillot mauve moche. Match intéressant toutefois, pour sa capacité à remonter les ballons dans son couloir, son profil de guerrier qui continuerait le combat même au sol avec deux jambes en moins, et même une qualité de centres qu’on ne lui connaissait pas vraiment.

Féret 3/5 : Bon match dans l’ensemble, avec une très bonne distribution du jeu qu’il a vraiment commencé après l’ouverture du score, mais ça fait quand même un peu blaireau cette non-frappe sur le centre de Montano.

Pitroipa 4/5 : L’envoyé des Dieux a commencé le match assez tranquillement pour que la machine se mette en marche, puis il s’est mis à pitroipater dans tous les sens, souvent à bon escient, parfois non. Un but superbe, son 4e, une passe décisive, sa 4e aussi. Faut-il y voir le signe qu’il s’est mis au quatre quarts ? Et si oui, cela veut-il dire qu’il va bientôt représenter la force de la galette saucisse nature ?

Hadji 4/5 : Invisible jusqu’à la 40e ou presque, pas bien folichon dans le jeu, coiffé n’importe comment avec cette crête de travers… Youssouf s’est finalement surtout distingué par un sens de l’efficacité qui a dû faire baver de désir le moindre supporter merluchon et par son traditionnel azou-zou sympa du vestiaire. On l’a peut-être bien acheté que pour ce match-là, vu son habitude du synthétique, et c’était pas si mal vu. En revanche, sa complémentarité avec Féret laisse d’autant plus sceptique que ce dernier le trouve mieux quand il ne touche pas le ballon.

 

Les remplaçants

Kembo 3/5 : Est rentré un peu bougon, mais a pu se procurer une occasion et a fait un bon appel en profondeur, soit un de plus qu’Hadji.

Boukari Non noté : On l’a vu sauter haut, défendre bas, et serrer la main à Romao sans se faire arracher un bras. Bravo à lui.

 

Les autres apparitions

Mvuemba 2/5 : A dû jouer à peu près 15 minutes, a totalement disparu ensuite. Il semble apporter un peu de Stade Rennais spirit au FCL, on ne peut donc pas trop lui en vouloir.

Christian Gourcuff génial génie/5 : A l’air préoccupé. Va-t-il tenter de transmettre un esprit commando à son collectif ou mourir avec ses idées ? En tous cas, ça reste un léger plaisir un rien coquin de voir sa tête après la défaite, même si cette semaine personne ne nous a trop gonflé avec son échec à Rennes et ses énièmes soi-disant désirs de revanches personnelles qu’il dément chaque année.

Pag-anal-i 1/5 : Absent la semaine précédente pour cause d’arrêt-maladie, on ne peut pas dire qu’il nous avait manqué, ça non. Attention, on vous ressort sa meilleure vanne de la soirée « Pit’, c’est Pitroipa, c’est pas Brad Pitt ». On en est pas sûr mais ça doit quand même être sa meilleure vu qu’il a ri pendant deux minutes dans le micro après.

Le débrief canal 1/5 : D’habitude la Breizhou ne regarde pas, mais l’euphorie de la victoire l’a poussé à rester scotcher au comptoir avant d’attaquer le pastis. Contraste avec le plateau où tout le monde semblait faire la gueule, surtout Ménès, gourcuffiste avéré bien que ce ne soit pas tout à fait officiel. Comme Tom Cruise le scientologue, Ménès ne semble pas vouloir sortir du placard. Et avoir réussi à le faire entrer est un nouvel exemple du supra-naturalisme gourcuffien.

 

Les non-apparitions

Tettey 3/5 : Non, vraiment, désolé, mais la Breizhou ne voit pas quoi ajouter. En son hommage, on fera une passe en retrait la prochaine fois qu’on sera sur un terrain de foot.

Jean-Mamelle et Mevlut 2/5 : Pas la peine de les abimer plus en imposant à leur muscles cette moquette en plastic. Surtout que, aussi étrange que cela puisse paraître, on aura peut-être davantage besoin d’eux pour battre Auxerre. Vu le résultat obtenu à Lille, cette équipe semble capable de réagir.

 

Les images

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Roazh Takouer est sinon sur twitter, où il lui arrive de tweeter, et sur facebook, où il ne facebooke pas trop.

Roazh Takouer

4 thoughts on “La Breizhou Académie note Lorient-Rennes (0-2)

  1. Le chevalier noir n’est qu’une lopette, je l’ai toujours dit.

    En tout cas, mentionner South Park et Sacre Graal dans la même acad, c’est bieng.

  2. Si Rennes ne va pas bien haut et ne marque pas c’est parce qu’ils sont limités et pas l’esprit,

    Si Brest ne marque pas c’est parce que c’est des gros nuls qui jouent la défense,

    Si Lorient est encore plus nul, ne marque pas plus et joue sur du synthétique en orange, c’est parce qu’ils ont des blessés.

  3. Avec les Olympiques en chute libre, on peut rêver d’une nouvelle place en Coupe d’Europe. Pis, Fredo a tellement fait tourner l’effectif qu’il peut changer sans souci ses compo…

    Sinon, bien trouvé Benoît Brisefer pour Pajot!

  4. Une victoire propre, qui fait plaisir. Surtout en voyant Hadji en pointe, qui a balayé mon scepticisme avec son réalisme de ouf.

    Après, Lorient était super chaud en début de match, ils ont eu deux balles de but et nous on était quand même bien flippés.

    Je te trouve d’ailleurs bien sympa sur l’action qui amène le premier but, Roazh. Il me semble plutôt que Costil plonge et que la balle lui passe sous le ventre et que Danzé dégage un peu comme il peut sous la pression d’un adversaire… Après, le contre est très bien mené.

    Putain le résumé d’Arsenal-Lens, ça fait mal, surtout avec Rémi Garde titulaire au milieu de terrain Gunner !

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