Par Porthos Molise

chez sa mamma.

Beurp,

C’est l’œil mi-clos et l’esprit léthargique que je vous ponds laborieusement ce petit résumé. Mon esprit s’évade à l’idée d’entamer un nouveau repas tandis que le précédent fait du surplace au niveau de la 15ème du classement. J’évacue à peine le pot-au-feu que le gigot vient prendre le relais. Les fritons du matin cèdent la place au marrons glacés du soir. Les plats en sauces s’enchaînent et ne se ressemblent pas. J’ose espérer avoir un succédané de faim pour, en direct de la blanquette. Car j’aime beaucoup la blanquette, surtout si la viande est de premier choix, un bon petit veau sous la mère mijoté dans son jus. Des carottes pour la couleur et une sauce blanche à faire pâlir un grec.

La corne d’abondance se déverse en flots continus dans mon estomac. Je digère le monde.

Chaque fois que je rend visite à ma mamma, les pieds au chaud sous la table et n’ayant d’autres soucis que la direction des gaz, je me dis que le modèle patriarcal à l’ancienne a du bon. C’est ce que doivent d’ailleurs se dire tous les mâles latins hétérosexuels et Cristiano Ronaldo lorsqu’ils s’en reviennent pour un temps chez papa et maman.

Sauf peut-être les enfants battus et les orphelins… Va savoir.

A ce sujet, j’ai toujours considéré que les principaux responsables du machisme ordinaire étaient les femmes qui, une fois devenues mères, n’en démordaient pas de gâterie et de chouchouteries face à leurs petits connards de rejetons. Faut dire que quand on développe l’image d’une femme équivalente à celle d’un autocuiseur et d’un ramasse-miette, il ne faut pas s’étonner que les adolescents finissent aux urgences la bite coincée dans un tuyau d’aspirateur.

Heureusement pour l’épanouissement sexuel de chacun, de nos jours il y a YouPorn

A mon époque, c’était plus compliqué1.

‘Fin bref, je m’égare, et comprenez que je ne veuille point trop m’étendre sur ce sujet, ni sur l’autre d’ailleurs. On fera court.

Le résumé du match :

Doudou avait peaufiné un petit gueuleton de derrière les fagots à l’attention des Cristoliens, gavés de brandade. En attaque, un duo de tanches agrémenté d’un filet de sécurité suivi d’un gratin de courges fourrés aux patates. Ambiance grenobloise pour le deuxième service avec une spécialité savoyarde : le blindage d’arrière-train.

Le plat servi plombera l’ambiance et la digestion adverse pendant un bon bout de temps. Boire ne fera qu’aggraver le problème.

A la mi-temps : frites grasses surgelées et demi-merguez.

Au retour, l’indigestion est proche pour les deux équipes mais c’est finalement Créteil qui parviendra à lâcher sa dragée fuca dans l’assiette adverse. C’est con, il ne restait que cinq minutes à tenir.

Bon bah les gars, régime !

Les indigestes :

Gorgelin (1/5) : A gardé la tête froide et le slip propre pendant longtemps, malgré toutes les couleuvres enfilées. A fini par se faire dessus, salement.

Berthomier (3/5) : Dur à avaler, mais on en reprendrait bien un peu, pour voir. A passé le plat à Kébé à la 60ème (?)

Allegro (4/5) : Le constipateur en chef, a bloqué presque toutes les actions adverses d’un coup de tête bien placé.

Abissonono, (2/5) : No no no no no no no no no no A-bi-so-no-no-no.

Cerielo (croc en jambe/5) : Un peu de piment (jaune) pour agrémenter la digestion.

Dieye (inodore/5) : Mes pets ont plus de caractère.

Fardin (incolore/5) : Est passé comme une lettre à la poste, d’ailleurs je serais infoutu de donner son goût.

Guyon (insipide/5) : Aussi consistant qu’un salsifis, aussi caractériel qu’un radis noir. Évacué par Ribadeira à la 75ème.

Bezouien (1/5) : Casse des œufs, mais ne sait pas faire d’omelette.

Touati (3/5) : Ça ouvre l’appétit… Mais on reste un peu sur sa faim.

Malfleury (3/5) : Est paré pour la grande distribution. Doumbia tenta de le remplacer à la 60ème.

Les picanteries :

Doumbia (kebak frites sauce blanche/5) : C’est dur de courir l’estomac plein.

Kébé (BigMac Grande Frite/5) : ???

Ribadeira (non noté/5) : N’a eu que des restes.

Le coupe-faim du jour :

Coaching perdant pour Doudou, le cuisinier en chef… Un plat difficile à digérer, mais on vous laisse regarder quand même.

Prout,

PS : Porthos tient à saluer au passage et gratuitement les membres du Gang Green et du collectif des amis du Red Star. Des gars a l’estomac solide, pour sûr.

1Voir à ce sujet la collection complète des albums de Jean-Claude Tergal.

2 thoughts on “La Jules Rimet Académie Créteil-Red Star (1-0)

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