Par Porthos Molise, en direct de l’Olympic.

Gentils lecteurs (trices),

 

Je le reconnais, j’avoue même, avoir un peu de mal à me cerner un style dans ces académies bordeleuses. Ici des fautes d’ortografe, ici un style impétueux et approximatif, là des tirades à n’en plus finir. C’est pompeux, grotesque et pusillanime. Ça se vautre tout seul par terre. Bref, comme disent les professionnels : je fais de la merde.

Bon, loin de moi l’idée de vous déblatérer mes histoires persos, je ne m’appelle pas Petit-Louis Fernandel. Donc je ne vous parlerai pas de mes tentatives de dragouille / touche-pipi de milf en chaleur, non. Surtout que de ce côté, ça va, je baise allègrement, même si je vaque constamment au même trou.

La question est plutôt « comment être dans l’esprit tout en gardant sa touche personnelle » ? Je vous le demande. Pourtant je pense bien que je l’ai, l’esprit, d’ailleurs je n’ai rien contre un petit doigt dans le cul si c’est demandé gentiment. Mais il faut un temps d’adaptation à toute chose et particulièrement à ce format mirifique mais néanmoins limité de site ouèbe. Ah ça, je me voyais déjà en haut de l’affiche, moi qui suis écrivain professionnel depuis mes trente ans, mais force est de constater que y’a encore du boulot.

Il faut se recentrer sur les fondamentaux, se concentrer sur l’objectif.

Bref, trouver les automatismes. Je vais faire simple. Très simple. Comme un symbole de supporter du Red Star qui ne sait pas quoi faire pour bouger ses joueurs et qui ne peut pas non plus jouer à leur place ni leur fournir un système de jeu. Ils en auraient tellement besoin pourtant.

Cette mise en bouche calimeresque aurait pu s’intituler « c’est facile d’être de gauche quand on est supporter du Barça1 » où l’on apprend que sport et politique ne font pas bon ménage… Sauf si on est de droite, évidemment.

Bref,

Ce vendredi face au Gazelec, nous avons eu droit à toute la panoplie d’incompétence d’un groupe qui ne se cherche pas vraiment vu qu’il lui faudrait déjà apprendre à se servir de ses pieds. Je l’avoue, c’est un spectacle assez navrant que de contempler une équipe qui ne sait pas tenir sa ligne de défense, qui renvoie systématiquement les balles chaudes pleine axe à vingt-cinq mètre du but et qui n’a pas appris la signification des termes « débordement » et « apporter un surnombre », et encore j’euphémisme.

Le CFA nous tend les bras, chaudement et amicalement. Nous n’aurions jamais dû le quitter.

Les pieds nickelés du 9-3 :

Gorgelin (4/5) : Dernier bastion d’une équipe à la dérive… Je compatis à sa douleur. Il ne peux rien sur les deux buts, a sauvé ce qui pouvait être sauvé.

Kébé (0/5) : Son jeu atroce n’a d’égal que sa coiffure approximative. Il faut le voir pour le croire. Ce joueur a l’incroyable capacité d’apporter du sous-nombre par ses passes foireuses, sa course calamiteuse et son placement hors de toutes logiques.

Clément (2/5) : Pas vraiment un bon joueur, mais pour le Red Star, c’est presque ce qui se fait de mieux. Sur son côté droit, il n’a pas vu beaucoup le ballon puisqu’il y avait boulevard de l’autre côté (celui de Kebé).

Allegro (2/5) : Ô divin chauve dont la douce symphonie s’arrêta au pied de la réalité du terrain. Après la correction, qui l’attrista fortement en son petit cœur meurtri et pour laquelle il ne put rien faire sinon gueuler de sa petite voix fluette, il reprit son bâton de pelerin et rentra chez lui à pied. Sa mama lui avait fait des nouilles.

Abadie (2/5) : Le side-kick idéal, le gendre envisagé, un honnête joueur de National.

Dieye (0/5) : Rien que d’y penser j’en ai les yeux qui piquent… Remplacé par Ribadeira (non noté) avant l’heure de jeu, comme un symbole d’inutilité.

Guyon (1/5) : Il ne pourra pas toujours se cacher derrière Allegro, ça va finir par se voir qu’il ne joue pas vraiment.

Beziouen (1/5) : Ne manque pas d’air, juste d’un peu de cerveau.

Doumbia (1/5) : Fidèle à ses valeurs et donc logiquement remplacé par Touati (non noté) avant l’heure de jeu.

Marlet (1/5) : Le temps passe inexorablement, emportant avec lui les fantômes d’une vie passée sur le terrain. Prépare mollement son jubilé avant la descente en CFA. Remplacé par Gagnier (non noté et verni pour sa 1ère apparition sur le terrain) à la 70ème.

Malfleury (3/5) : A un contre onze, c’est difficile de gagner un match, et a fortiori de ne pas le perdre.

Les Gaziers de l’île de toute beauté :

C’est beau, une équipe qui gagne… Et en plus ils ont des supporters. Donc ne comptez donc pas sur moi pour dire du mal de ces cons.

Bonus « Et pendant ce temps à Veracruz » :

La recherche avance...

Ces gens sont des geeks, mais indeed la recherche avance...

La prochaine Académie, je vous parlerai de mes vacances d’été en Vendée.

Yahou !

1Ou alors Sankt Pauli, si on est en pleine crise d’adolescence et qu’on a envie de dire « crotte » à papa et maman.

6 thoughts on “La Jules Rimet Académie note Red Star / Gazelec (0-2)

  1. Le Gazelec n’avait encore jamais gagné à l’exterieur, on s’en serait bien passé… Mais bon, en ce moment à Bauer les 3 points c’est cadeau !

  2. Allez le Red Star! C’est une équipe que j’aimais bien quand elle faisait de belles saisons en D2.

  3. J’aime bien ton académie même si j’avoue qu’étant jeune je connais pas l’histoire du red Star pour moi c’était juste un club de d2 des années 90 avec un nom cool(désolé si je te vexe et honte à moi) néanmoins j’aimerais savoir si il y a une forte rivalité entre le Red Star et le Paris FC?

  4. @Pius : Bof, pas vraiment de rivalité, puisque le Red Star revient depuis peu d’une longue période dans les divisions inférieures… Et le PFC est une équipe sans Histoire (hop, ça c’est fait) et n’existait pas lorsque le Red Star a écrit ses plus belles pages (c’était il est vrai, il y plus de 50 ans).

    Ceci dit, ça pourrait changer assez vite. L’équipe actuelle du PFC correspond à 75% à l’équipe du Red Star de l’année dernière (entraîneur compris) et ça peux poser quelques soucis lors des rencontres entre les clubs.

    La dernière victoire en championnat du Red a été à Charléty face au PFC (une vraie déculottée : 0-4).

    Sinon, certains esprits chafouins parlent d’une fusion entre PFC et Red Star, ce qui serait complètement con à mon avis : 2 équipes moyennes n’en font pas une bonne (et quand je dis « moyennes », je suis gentil).

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