La Lens académie t’offre un Onze Mondial Historique pour Noël

Comme un symbole du Racing, la Lens académie n’a pas eu une année facile et 2014 restera comme une année particulièrement agitée pour les Sang et Or. Si la remontée aura sportivement marqué le club, le merdier en coulisse aura atteint un tel niveau d’analité que votre serviteur, ne sachant plus vers quel sein saint se vouer, il s’est dit qu’une petite mise à jour du Onze mondial paru en 2010 pourrait remettre un peu de baume au cœur des fervents lecteurs de la Lens Académie. Il faut dire qu’à l’époque, la Lens Académie manquait de moyen, de liens et du temps nécessaire pour rendre un travail aussi qualitatif que certains de mes collègues. Mais le virement est arrivé, du coup, on est pété de thunes chez HJ.

Tellement qu’il n’est pas exclu que suivent  : le Onze anal, l’académie de la fin d’année, avec les matches vs ces pédés venant de Lille, Montpellier et Nice, et l’académie de l’année, avec gros focus sur notre duo de choc : Martel & Mamad’.
Enfin, ça, c’est si le Père Noël est en forme.


On commence donc par Le Onze Mondial. Principe : un élu, deux Dauphins et, parfois, selon l’envie, des accessits. Prends ton temps, ne boude pas ton plaisir et ne lis pas ça entre 2 réunions, savoure avec moi : t’as des liens pour passer la journée.

Parce que c’est Lens, on s’organisera à 4 derrière, 2 sentinelles  juste devant, un tricoteur et , un relayeur et 2 mecs an attaque.


Gardiens :

Titulaire : Guillaume Warmuz :

Gardien pendant plus de dix ans, il a vécu les meilleures années du Racing. On pourrait même inverser la phrase en disant qu’il a permis au Racing de connaître ses meilleures années. Titré en 98, coupe de la ligue en 99, il est également des deux campagnes en Champions league (son match à Wembley est monstrueux), de la campagne 2001 ayant mené le Racing aux portes de la finale de feue la coupe UEFA.

Deux énormes saisons, en 97-98 et 99-2000, où il est pour moi l’un des tout-meilleurs en France. Pas de bol, Lama puis Barthez confisqueront les sélections, sans que ce ne soit d’ailleurs un scandale, le privant de la consécration en bleu que connaîtront des mecs comme Charbonnier, Porato ou Dutruel…

Très peu porté par les sorties aériennes, il est plutôt un goal à l’ancienne : réflexes sur la ligne sans chichis mais efficaces et une grande spécialité : les sorties dans les pieds. Il rate malheureusement sa dernière saison à Lens avec une campagne européenne ratée (deux csc contre Porto) et surtout un match raté en 2002 : le dernier face à Lyon. Fautif sur les deux premiers buts lyonnais, le Racing perd le titre bêtement lors de la dernière journée d’une saison qu’il avait mené de bout en bout. Il part alors à Arsenal jouer les doublures, puis Dortmund et Monaco. Il y finira à chaque fois sur le terrain, glanant au passage quelques belles lignes à son palmarès.
Pour le plaisir, le Arsenal – Lens de 99. 1e victoire française à Wembley et un Warmuz vs Anelka, Overmars & Parlour.

1e dauphin :  Arnold Sowinski

A cette époque, les gardiens jouaient en costard en velours.

Présent au club quasiment toute sa vie, d’abord comme joueur, puis comme entraîneur, à deux reprises. Il laisse au club la marque de son époque, amour du maillot et dévouement, à une époque où le Racing réussissait ses saisons quand il se maintenait en D1. Comme aujourd’hui en fait.
Sowinski, c’est d’abord une grande gueule, capable d’assaisonner sa défense pendant 90 minutes, puis l’arbitre, puis les mecs d’en face, pour que ceux-ci le fassent au final briller. C’est enfin le capitaine d’une équipe estampillée Sang et Or. Comprendre : on donne tout, et si on perd, on n’aura rien à regretter. Toute une époque.

Gardien de 52 à 66, il finit ses dernières saisons en tant qu’entraîneur-joueur. La suite est légendaire : Lens se casse la gueule, très bien d’ailleurs, et atterrit en D4. Le club est au bord du gouffre, on file les clés à Arnold. En 4 ans, le Racing remonte en D1, se qualifie pour l’UEFA et finit en finale de coupe de France face aux Verts. En 88, dernier retour du bon Arnold, juste histoire de sauver le Racing de la relégation. Il laisse définitivement la main en fin de saison au plus jeune président de la D1 : Gervais Martel.

2nd Dauphin : André Lannoy

Gardien élégant, il portait des chemises sous son maillot. Question de classe.

La moustache la plus célèbre du Pas de Calais, même si ça ne se voit pas forcément sur cette image Panini, a gardé les bois du Racing de 68 à 76, le tout, dans 4 divisions différentes.
En 68, les Houillères, à bout de souffle, lâchent le Racing dont elles étaient le quasi seul financeur. La chute est brutale car Lens perd son statut pro et redescend en CFA mais la remontée n’en est que plus belle. En 2 saisons, le Racing remonte en National, puis en D2, les Sang et Or atteignant même la demi-finale de Coupe de France (contre Bastia) alors qu’ils évoluent en D2. Dans la foulée, la remontée de 73 sera suivie d’une finale de coupe, perdue contre les Verts.

Après sa carrière de joueur, il devient entraîneur des gardiens et restera au club jusque 2001. Car oui, le mec avec la moustache qui squatte une place d’adjoint sur le banc lensois l’année du titre, c’est bien Dédé Lannoy.

cette saloperie de volée de Larqué…

Accessit & médailles en chocolat.

Michel Patulacci, gardien de but avant tout.

  • Francis Hédoire :
    Gardien de 78 à 83. Il arrive à Lens alors que le club vient d’être relégué. Après une bonne saison en D2, le Racing joue les barrages face à Paris. Au retour, Francis a le bon goût d’arrêter trois pénalties parisiens, le Racing remonte et Francis est le héros de la saison. Derrière une défense en carton, il assure match après match et s’impose durablement dans les bois permettant à Lens de rester à flot pendant tout son bail, ce qui n’est pas rien. Sa fin de carrière lui donnera l’occasion de  couver un petit jeune prometteur : Gaëtan Huard.
  • Gaetan Huard (80-88) a.k.a Guéguette, qui serait sans doute dans le TOP 3 s’il était resté au Racing au lieu de devenir une légende du côté de Bordeaux…
  • Georges Duffuler (47-57) s’il avait gagné quelque chose,
  • Bernard Lama (91-92) s’il n’avait pas explosé au Racing pour juste faire sa carrière au PSG,
  • Charles Itandje, juste pour la déconne.

Défenseurs : les latéraux

A Gauche :
Titulaire : Jimmy Adjovi-Boco

Combo Moustache-dreads-maillot Shopi : check.

Le choix du cœur plus que de la raison.
Un rasta à Lens, sous le ciel gris du PdC, forcément ça marque, surtout quand il vient du Bénin. Pour son premier match avec Lens, il est expulsé à la 16e minute… Ça aussi, ça marque.
Mais s’il devient le chouchou du Kop, c’est bien qu’il y a quelque chose. Il représente à mes yeux, un peu à l’image du milieu de terrain Hervé Arsène, ce football vrai, clui où l’argent n’est pas le principal critère pour les joueurs. Celui du dimanche entre copains où t’as un mec super fort qui met tout le monde d’accord sur le pré mais se met 3 bières à la mi-temps, rend dingue les nanas venues voir le match et repart en R 21 à la fin du match après avoir claqué un triplé. Adjovi-Boco c’est un peu ça. Un peu, car il jouait arrière latéral, le pire poste de ce sport, mais il le faisait là où on aurait tous rêver de le faire : le long de la Marek…

Alors certes, son compteur-but en D1 n’a jamais été ouvert (malgré un péno tiré pour son dernier match, à Cannes), certes, il est parti une saison trop tôt pour connaître la joie d’être champion avec Lens mais , pour la légende, il y a ce match, LE Match. Celui qui a vu près de 52 000 personnes s’entasser dans un Bollaërt qui ne pouvait pas en contenir plus de 45, celui que tous les mecs que tu croises au stade disent avoir vu, même ceux qui ont 12 ans…

Ce débordement, le tacle de boucher de Boli, l’esquive, ce but de l’autre Boli et cette folie. Légendaire.

Pendant ses sept saisons à Lens, il est le quatrième larron d’une défense qui n’a plus bougé pendant une quasi-décennie.
Depuis, il s’est lancé, un peu comme Jean-Marc Guillou, dans la formation en créant  une académie de football en Afrique noire, avec comme seul but de donner de vraies chances aux talents locaux, et non de faire du pognon sur leur dos. Un grand Monsieur.

1e dauphin : Yohann Lachor

Coucou, j’ai marqué le but du seul titre de champion du Racing. Et vous, ça va?

Il restera à jamais LE joueur qui a donné le titre à Lens, son seul titre de champion de France.
Replantons le décor : Lens, lancé comme un boulet finit la saison sur 8 victoires d’affilée, dont une chez le leader messins et une branlée contre le Paris de Ricardo à Bollaërt. Présents sur tous les fronts, les S&O lâchent des forces en coupe, se faisant sortir à Paris en demi-finale de CdL. Pire, une semaine avant cette dernière journée, les lensois perdent la finale de la coupe de France, 2-1, toujours face à Paris. Une semaine plus tard, la donne est simple : ne pas tout perdre. Pas comme ça.

Dernière journée de la saison, Lens se déplace à Auxerre qui joue l’Europe avec une équipe blindée d’internationaux (Lamouchi, Guivarc’hn Charbonnier…), pendant que le second, Metz reçoit une équipe qui n’a plus rien à jouer, Lyon. Lens a une obligation, ne pas perdre, et comme l’équipe de Leclerc n’a pas fait un match nul à l’extérieur de la saison… autant gagner.
Dans un match de fou, les lensois se ruent sur les buts de Charbonnier, puis de Cool, mais se retrouvent menés 1-0 à la mi-temps. Emmenés par un Vairelles de folie et un immense Foé, Lens égalise à l’heure de jeu par un gamin de 18 ans, formé au club. Ouverture de 50 m de Déhu sur le côté, Lachor se présente face à Cool et gagne son duel. Malgré 40 occasions de plier le match, on devra attendre la délivrance de l’arbitre que Lens soit champion. Rien qu’en l’écrivant, j’en pleure.

Lachor s’installe ensuite durablement à la place laissée libre par Adjovi-Boco, alterne avec Siko ou s’incruste dans une défense à trois pour passer, au total, près de dix saisons au club. Auteur de quelques coup-francs fameux dans les petites coupes d’Europe (UEFA, Intertoto), il a finit sa carrière à Boulogne/mer en 2011, laissant là encore, de bien beaux souvenirs aux supporters.

Pour toi, et grâce à RCLArchives, le match contre Auxerre, en intégralité, tel qu’il était diffusé sur Canal à l’époque.

Pas de second dauphin, tant le poste d’arrière gauche est un sacerdoce. Vous faire la bio de 3 d’entre eux est au-dessus de mes forces.

 
A droite :
Titulaire : Eric Sikora

Histoire de rappeler aux JF en fleur, qu’à 16 ans, j’étais déjà un putain de beau gosse.

S’il est vraiment un poste où la question ne s’est même pas posée, c’est celui-ci. 545 matches pros, une carrière entière passée dans l’Artois, on ne voit pas qui pourrait lui contester la place. Arrière gauche du Racing 85 à 2004. Élu meilleur joueur de l’histoire du club en 2006, il est aussi celui qui a le plus porté la tunique lensoise en match officiel. En clair, une légende.

Il a formé avec ses compères Wallemme, Magnier et Warmuz l’essentiel de la défense pendant plus de dix ans, pour y écrire les plus belles pages du club. Pas très rapide pour un latéral, Captain’ Siko avait par contre une science du placement qui lui permettait de prendre toujours un ou deux pas d’avance sur son adversaire. Il était en revanche très technique pour le poste qui est traditionnellement laissé aux pieds-carrés-qui-courent-vite, centreur et tireur de coup-franc à ses heures. Une grave blessure à un moment-clé le prive de la reconnaissance en sélection qu’il aurait mérité.

S’il a tout gagné avec Lens, ou presque, Lens a tout gagné avec lui. Resté au club après sa carrière de joueur, il a pris les rênes des équipes de jeunes, puis de l’équipe 1e en L2. Martel revenu, il laisse sa place à Kombouaré mais reste au club pour entraîner la CFA. Niveau amour du maillot, ça se pose là.

Bonus « coup-franc à la dernière minute » :

Derrière Siko, deux joueurs plus anciens, juste récompense pour des mecs qui acceptent de jouer au poste le plus ingrat du foot, arrière latéral.

1e dauphin : Jean-Pierre Bade

Un blond, un brun, un black. Bennetton rules


Réunionnais débarqué en France, donc à Paris, en 77, JP commence à Lens par un coup de foudre : il y rencontre sa femme. Un Réunionnais avec une nana du 6-2, forcément ça attire l’œil. Comme l’ami Bade s’accommode bien au climat, il signe au Racing en 78, à l’époque les agents n’emmerdaient pas le monde. Arrivé là un peu par hasard, il s’installe durablement sur le flanc droit de la défense, à 18 ans… Suivront les sélections en espoirs, A’ et olympique. Comme son compère Sénac il sera sacré en bleus aux JO de Los Angeles en 84 et partira gagner des titres ailleurs qu’à Lens (OM, Nantes, époque Deschamps – Dessailly, Bordeaux). Il est désormais entraîneur – sélectionneur de la sélection de la Réunion.

2nd dauphin : Robert Budzinski

En haut, 3e en partant de la gauche. Figurent aussi, dans l’ordre : BIEGANSKI Guillaume, BONVIN Gilbert, CLEMENT Yvon, COURTIN Michel, DELOFFRE Jean, DEROUCK Gérard, DOBAT Marcelin, EDOM Frantz, FATOUX René, GERENCSERI Kalman, HARABASZ Freddie, KRAWCZYK Henri, LUCZAK Jean, MALICKI Fernand, MARGOTTIN Michel, OUDJANI Ahmed, PLACZEK Bernard, POLONIA Louis, SOWINSKI Arnold, TOMZACK Gérard, WISNIEWSKI Maryan, WOGNIN Ignace, ZAMPARINI Enzo

Si le « Bud » est plus connu pour son passage à Nantes, il n’en aurait rien été s’il n’avait été Lensois au préalable. Comme tous les Polonais du bassin, il est fils de mineur et fan de foot, donc du Racing. Il est repéré après un passage par Béthune pour rejoindre l’effectif du Racing. Il y débutera sa carrière pro, y gagnant au passage sa première cape en EDF, avant de partir s’installer à Nantes et contribuer à y bouleverser le jeu de l’époque en créant « le jeu à la Nantaise ».

Défense centrale : Titulaires

Jean-Guy Wallemme :

Époque François Valéry.

Capitaine de l’équipe championne, JGW aurait pu, comme Sikora, passer toute sa carrière au Racing. Il l’aura néanmoins débutée et terminée, malgré un intermède un peu foireux après le titre (Coventry, St-Etienne en tant qu’entraîneur-joueur, Sochaux). Libéro à l’ancienne, Jean-Guy a formé, d’abord avec Magnier, puis avec Ismaël, les meilleures charnières de l’histoire du club, les plus complémentaires aussi. Revenu en 2002 pour être simple doublure, il met tout le monde sur le banc et joue la saison complète, Lens finissant meilleure défense du championnat et finissant à 90 minutes d’un second titre.

Une vraie science du placement, une tête à faire flipper n’importe quel attaquant, Jean-Guy c’était aussi la gueule de l’équipe, le garant des valeurs du club. Du sang et de l’or. Pas pour rien qu’il a fini capitaine dans tous les clubs où il est passé.
Sa carrière se poursuit désormais sur les bancs de touche même si son parcours ressemble plus à celui de Robert Nouzaret qu’à celui de Guardiola. Pensez donc, La sélection du Congo, Auxerre, Les White Stars de Bruxelles, le RWDM et désormais l’USM Bel Abbès. Reviens en France Jean-Guy, tu verras, on se marre bien.

Parce que JGW ne pouvait décemment pas être seul dans l’axe il y fait la paire avec un de ses ex-entraîneurs-adjoints :
Didier Sénac 

Roux ou blond vénitien, le débat reste ouvert

Un casse-patte de première, un dur, un vrai, le complément idéal de Jean-Guy, même s’ils n’ont jamais joué ensemble. Fils d’un ancien joueur du club, (Guy) Sénac connaîtra tout avec le Racing : la descente, les roustes et la défaite mais aussi les remontées, l’Europe, l’équipe de France et sera de l’équipe championne olympique en 84. Il s’inscrit dans la durée comme l’un des meilleurs stoppeurs Français, à une époque où malheureusement pour lui la concurrence est rude (Bossis pour ne citer que lui). S’il est du France-Bulgarie de 84, il ne sera pas retenu durant l’Euro victorieux et devra se consoler avec les JO. Après 300 matches en Sang et Or, il part vers Bordeaux gagner les trophées qu’il méritait.
Il est depuis revenu au club après sa carrière pro en tant qu’entraîneur-adjoint puis recruteur. Pas forcément heureux dans ses premiers choix, on lui doit notamment la petite pépite Henri Bédimo, partie depuis briller à Montpellier et Lyon. Le merdier actuel du Racing n’est pas forcément propice à vous dire ce qu’il fiche encore là…

Les Dauphins :

  • un mec qui a demandé la nationalité allemande pour prouver à la France qu’elle aurait mieux fait d’en faire un international.
  • un mec qui a tout fait pour ne pas devenir allemand à l’époque où son pays disparaissait un temps, avalé par le Reich.
  • un gars qui avait largement sa place dans le onze s’il n’était pas parti se fourvoyer dans des clubs miteux comme Barcelone, le PSG ou l’OM.

Valérien Ismaël

Oui, il y a eu une époque où les colliers coquillage et cette coupe de cheveux étaient hypes.

Une grande tige peroxydée débarquée de Strasbourg, un jeu de tête de premier ordre mais surtout des tacles, des coups (de gueule) et de la hargne. En cette fin fin de décennie 90’s le grand Valérien était sans doute l’arrière le plus physique du championnat, une vraie terreur pour les avant-centre … et les arbitres. Pas pour rien s’il a fini en Allemagne. Si on ajoute à ça qu’il a côtoyé au club les poètes qu’étaient Rool, Song, Bouba Diop, Dacourt ou Coly, on ne vous précisera pas qu’on n’a pas gagné des masses de challenges du Fair-Play ces années-là.

Oui mais… un jeu long précis, un sens aiguisé du placement et la chance d’avoir toujours joué à Lens avec un vrai complément (Wallemme, Song ou Bak) ont fait de lui le dernier vrai libéro du club. Il finit forcément capitaine lors des campagnes européennes qu’il jouera sous le maillot lensois. La demi-finale de l’UEFA jouée par le club finira par le médiatiser un peu… et le faire partir sous les cieux allemands.

Cadeau : le 1/4 retour vs Vigo qui voit Ismaël égaliser avant l’explosion de tout un stade. Et celui-là, j’y étais…

 Anton Marek, dit Tony :

La tribune la plus célèbre du stade, celle du Kop, porte le nom d’un défenseur autrichien que personne ne connaît. Et pourtant, il a débarqué à Lens avec le flot de mineurs venus s’échiner dans les fosses artésiennes. Il est très vite repéré et intègre l’équipe première en 34. Parce que le Nord est occupé en 40, il s’exile à Toulouse avant de rentrer au bercail en 42. Entraîneur-joueur de 45 à 47, puis entraîneur dans les 50’s il est un des exemples de l’apport des Houillères au club et du lien entre la fosse et le stade. Dans les tribunes, mais aussi sur la pelouse. Pas pour rien, que Bollaërt s’appelle Bollaërt.

A une époque où les défenses étaient peuplées de plots vivants et où les remplacements n’existaient pas, Marek impose sa masse mais aussi un jeu de tête de tout premier ordre. Il le met en évidence dès 35, quand il sauve à lui tout seul le Racing de la relégation. Pour son dernier match, Lens ne doit juste pas perdre à St- Etienne. Mené 3-0 à l’heure de jeu, Lens perd un attaquant sur blessure et finit à 10. Oui mais, Tony s’énerve et va claquer un triplé… de la tête. 3-3, Lens reste dans l’élite. Des questions ?

Frédéric Déhu :

Camiseta 96

Milieu de terrain défensif reconverti en stoppeur, Fred Déhu c’est, à cette époque, ce que Lens pouvait produire de mieux dans son centre de formation. Un joueur qui aurait pu être LA légende du club s’il était resté un peu plus longtemps dans l’Artois. Oui Déhu a tout connu très jeune avec Lens, le titre, une coupe, la LDC et l’équipe de France. La passe déc’ pour Lachor lors de la dernière journée du championnat à Auxerre est l’illustration de ce que Déhu pouvait apporter : la classe.

Suivront un transfert à Barcelone, une renaissance à Paris et une agonie à Marseille. Déhu, c’était Wallemme avec plus de talent, un meilleur dentiste mais le charisme en moins.

Derrière ces trois-là, auraient pu aussi en être :

  • Hervé Flak : neuf ans au club, de 75 à 84, 203 matches pro et dixit mon daron : « le meilleur à son poste dans l’histoire du club ». Comme je n’étais pas forcément né, il jouera sur le banc mais sans rancune aucune.
  • Cyrille Magnier, pendant de Wallemme pendant dix ans, homme de l’ombre et de devoir, le gars dont on s’aperçoit combien il est important quand il n’est pas là.
  • Guillaume Bieganski, international avec Lens mais aussi ex-lillois. Rédhibitoire pour être dans ce Onze.
  • Rigobert Song, un boucher comme Lens les aimait tant. Une masse physique impressionnante, des cuisses larges comme des pylônes et une faculté à dépoupiller en plein match ont contribué à la légende du Camerounais. Si t’as 3 minutes, mate son match contre le Milan, le lien est plus bas, et regarde son match face à Shevchenko.
  • Francis Gillot, patron de la défense lensoise de 82 à 88, revenu ensuite s’avérer très bon entraîneur tant chez nous qu’à Bordeaux.

Déjà imbattable au « je te tiens, tu me tiens… »

Milieux de terrain :

La notion de milieu de terrain variant significativement selon le schéma tactique adopté, j’ai choisi ici le parti de jouer avec deux défensifs, un 8 et un 10 . Si les milieux latéraux sont de fait exclus de ce dispositif, il n’en est rien au regard de ce milieu composé de joueurs qui auraient peut-être eu du mal à évoluer ensemble, mais bon, on peut rêver non ?

Les défensifs :

Le Racing des 20 dernières années a une constante à un poste : le 6. Le profil de joueur est toujours plus ou moins le même : un grand, si possible costaud, qui joue dur, juste, n’hésite pas à monter placer un ou deux coups de tête si besoin et qui, par son positionnement, conditionne l’équilibre de l’équipe. Le premier de la lignée fut Marc-Vivien Foé, débarqué à Lens en 95.

Profession : équarrisseur.

Dire qu’il a tout cassé à Lens est un euphémisme. Mieux, son impact était tellement colossal qu’il reste la référence à ce poste, à s’en demander si certains de ceux censés lui succéder n’étaient pas recrutés pour leur ressemblance physique… Suivirent ainsi, avec plus ou moins de succès, Alex Nyarko, Bouba Diop, Seydou Keita, Alou Diarra, Kader Mangane, Adil Hermach

Au club de 95 à 98, il a, malgré ce passage relativement court, marqué profondément le club. Référence absolue à son poste en France, il a ouvert la voie à un jeu différent de ce que faisait un numéro 6 à cette époque. Pas pour rien que Ferguson l’avait courtisé très tôt et que Wenger l’avait préféré à Vieira. Malheureusement, une grave blessure juste avant la coupe du monde 98 le priva sans doute d’une immense carrière. Man U était en effet en négociation juste avant qu’il ne se blesse (fracture du tibia-péroné) … et ne finisse à West Ham, puis Lyon et City.

Très dur dans les duels, imprenable dans les airs mais aussi et surtout une énorme endurance, un jeu de passe très sûr et une technique irréprochable lui ont permis de se balader durant toute la saison du titre. Sa mort tragique en 2003 lors d’un match de sélection a marqué le club alors qu’il l’avait quitté depuis cinq ans. Son numéro, le 17, est définitivement retiré de l’effectif lensois. Hommage encore, l’avenue menant à la tribune Trannin porte son nom. Une fresque lui est dédiée sur toute la longueur du mur d’enceinte avec comme épitaphe : Un lion ne meurt jamais, il dort.

Son match face à Paris (3-0) avait définitivement lancé Lens vers le sacre, alors, cadeau, le match en entier. (Attention, contient du Raï complétement bouffé, du Alain Roche blond mangé tout cru et du Marco Simone impuissant)

Pour faire la paire avec Marco, l’un de ses disciples, sans doute le meilleur :

Seydou Keita :

Arrivée via un prêt de Lorient, Seydou ne s’impose pas sous la direction de Joël Müller, qui, comme chacun sait, était une buse et il faut attendre Francis Gillot pour qu’il trouve une place (de choix) dans l’équipe artésienne. D’abord associé à Alou Diarra, puis à Jérôme Leroy, il devient capitaine d’une équipe qui finit régulièrement dans le Top 5. Très bon joueur de tête, excellent relanceur, il est la sentinelle que Lens attendait depuis Foé. Sa dernière saison avec Lens est la plus réussie. Si le Racing, longtemps en course pour le titre, s’écroule pour finir finalement cinquième, Seydou aura tenu l’équipe à bout de bras, allant même planter onze pions en championnat dont un doublé lors du fameux Lens-St-Etienne.
Déjà trop sentimental à l’époque, Martel le laisse partir pour3 fois rien en fin de saison pour Séville où il s’imposera de suite dans l’équipe type de la Liga, y grattera une coupe de l’UEFA, avant de signer au Barça, et tout y gagner. Sympa… mais con quand même.

Attention, cette vidéo contient du Denis Balbir hystérique.

 Le Dauphin : Cyril Rool
« Cyril Rool, Cyril Rool, Cyril Rool c’est mon idôle. »

Un des joueurs les plus sous-cotés de la L1 de la décennie écoulée. Si on parle très souvent de ses records de cartons jaunes et rouges (en langage d’arbitre, Sang et Or se dit Jaune et Rouge), on oublie une technique sûre, une polyvalence et une endurance qui portait souvent Rool vers l’avant. Si le lien mis en début de page pour Arsenal-Lens (Warmuz) ne suffit pas, ceux de la campagne LDC 2002-03 sont toujours dispos. Son départ de Lens a laissé un couloir béant à droite qui a mis 10 ans à être comblé par Aurier. Entre-temps? Yohann Démont…

Mais aussi :

  • Raymond François : Hommage ici au premier international du club, en 36. Au club de 26 à 39, il est le seul joueur d’avant-guerre dans cette sélection mais rappelle aussi que le Racing a désormais dépassé les 100 ans et qu’il a fallu des mecs comme lui pour ouvrir la voie.
  • Alou Diarra : Parti très jeune au Bayern puis à Liverpool, c’est un peu sous l’estampille « tocard » que Diarra déboule à Lens après un passage par Bastia. Deux saisons plus tard, il totalise 11 sélections en Bleu et participe à la finale de CM 2006. Entre temps, il a explosé à Lens. La paire qu’il forme avec Keita assure à Lens le meilleur milieu de terrain du pays. Gros récupérateur et nettoyeur de ballon, il ne manque à Alou que quelques saisons de plus sous le maillot lensois pour être intégré au Onze Mondial.
    Perdu de vue depuis, il a laissé au football français son empreinte en créant à Marseille SA classique : la passe latérale inutile qui ralentit le jeu.

Les accessit :

  • Olivier Dacourt, le défensif le plus technique qu’il m’ait été donné de voir jouer, ou le meneur de jeu le brutal, c’est selon, s’il était resté plus longtemps à Lens,
  • Nenad Kovacevic, serait aujourd’hui reconnu comme l’un des meilleurs à son poste, s’il n’était pas resté chez nous. Sa participation à la saison de la 1e redescente est néanmoins rédhibitoire.
  • Ladislas Smid, dit Siklo, s’il avait joué 40 ans plus tard. International alors que Lens était d’avantage une équipe de beaux-frères plus que de foot…
  • Ryszard Gregorczyk : international polonais à une époque où c’était tout sauf une équipe en bois, finaliste de la coupe de France en 75. Lui aussi.

Les créateurs :

On parle ici des 10, mais aussi des 8, des relayeurs et autres « inters ». Finis les bouchers, eux ils jouaient.

Numéro 8 : Daniel Leclercq :

Élu aussi « mec le moins photogénique de tous les temps »

Quand on parle de Leclercq en tant que joueur, on dit Le blond. Entraîneur, il sera Le druide. Formé à VA, qu’il sortira bien plus tard de CFA dans les années 2000, c’est à Marseille que sa carrière débute réellement. Il rejoint Lens après deux saisons à l’OM et un détour un peu foireux par Angoulême.

Milieu offensif doté d’une frappe canon, il est le dépositaire du jeu du Racing de 74 à 83. Leclercq est avant tout un joueur « simple » : pas de gri-gri, pas de dribbles de folie, mais des passes, des transversales, des ouvertures, et une recherche constante du jeu. « Le dribble ralentit le jeu d’une équipe, la passe met l’équipe en mouvement ». Une philosophie de jeu qu’il appliquera plus tard, quand il sera devenu entraîneur. Son passage à Lens est marqué par des exploits (6-0 contre la Lazio en coupe UEFA, finale de coupe contre le grand St-Etienne, vice-champion de France…) mais il lui manquera les trophées qu’il s’offrira après être devenu le Druide.

Cadeau : le Lens-Lazio dont tout le monde t’a parlé. A l’aller, Lens s’était incliné 2-0 à Rome, le retour à Bollaërt appartient à l’histoire du club.

 Numéro  10 : Philippe Vercruysse :

Considéré par Beckenbauer, qui le fait venir après son passage à Lens à Marseille, comme l’un des meilleurs 10 mondiaux, Vercruysse a débuté à Lens (80-88, un an à Bordeaux en 87, champion) où il y a glané ses premières sélections. Très bon techniquement, adroit devant le but et à la vision du jeu parabolique, il est l’un des successeurs désignés par la presse de Platini. S’il n’a jamais su s’imposer en EDF (12 sélections seulement pour un tel joueur), il a très vite régalé à Lens où il connaîtra les joies de l’Europe sous la direction de Gérard Houllier. Positionné derrière un trio de folie Brisson-Xuereb-Ogaza, il régale l’attaque lensoise et contribue aux bons résultats du Racing dans ce début 80’s. Il partira gagner 4 titres avec Bordeaux puis l’OM, avant de voir du pays (Suisse, Nîmes…) puis de revenir à deux reprises à Lens, la dernière étant de trop.

Antwerp-Lens, en coupe UEFA : La HD de l’époque, c’était quelque chose.

 1e dauphin : Antoine Sibierski


Sans doute l’un des meilleurs joueurs français à n’avoir jamais été international. La faute à une concurrence intouchable, mais aussi à un caractère de merde bien trempé. Accueilli à Lens sous les huées réservées aux anciens lillois, il devient le capitaine de la plus belle armada qu’ait connu le Racing. Ismaël, Pédron, Diouf, Moreira, Sakho : tous sont au sommet de leur forme.
Une frappe chirurgicale, une technique irréprochable mais aussi un vrai sens du spectacle (cf le but ci-dessous) et une classe insolente ne pouvait pas laisser Bollaërt de marbre. Trois saisons pleines avant un transfert purement financier vers City et une carrière anglaise bien remplie.
Il revient au club après l’éviction de Martel et l’intermède Dayan. Mal lui en a pris car Martel l’a éjecté, sitôt revenu pour son ancien coéquipier, Blanchard.


Pierre Laigle :Plusieurs fois international, il est des 6 que Jacquet remercie juste avant la CM 98 : il ne s’en remettra jamais vraiment. Relayeur d’avantage que meneur de jeu, c’était le meneur d’homme sur le terrain par excellence. Une frappe digne de la Bundesliga, un abattage énorme au service d’une vision de jeu impressionnante. 187 matches avec le Racing avant de faire les beaux jours de la Samp’, puis de filer à Lyon inscrire le but de leur 1e titre contre… Lens.Les accessit.

  • Daniel Krawczyk : Près de 250 matches au Racing, de 76 à 87. Il débute à 16 ans en pro et passera plus de 10 ans au club.
  • Stéphane Ziani : Une seule saison à Lens, mais quelle saison! 32 matches de championnat, 12 buts, 15 passes, finale de coupe de France, ½ de coupe de la ligue et champion de France. Le duo qu’il forme en attaque avec Drobnjak détonne et son sens du jeu fait des merveilles. 10 de poche, fin dribbleur, son passage fut d’autant plus remarqué que le club n’a jamais vraiment su lui trouver un successeur.
  • Robbie Slater, un Australien perdu dans l’Artois. Une frappe de fou pour un abattage de tous les instants, l’idole de mon enfance,
  • Louis Xercès, premier antillais sélectionné en Bleu, fallait vraiment qu’il soit bon. Plus de 250 matches à Bollaërt ont fait de lui un des joueurs préférés des supporters. Hommage suprême, il laisse son nom à une tribune du stade,
  • Frédéric Meyrieu, un 10 à l’ancienne, très technique, tireur de coup-franc hors pair, un sudiste perdu dans le Nord, une grande gueule donc.


Attaquants
:

Maryan Wiesnieski

Sans doute le meilleur joueur de l’histoire du club, 33 sélections en équipe de France, 277 matches en 10 saisons à Lens, 93 buts en championnat. Deuxième plus jeune joueur de l’histoire sélectionné en équipe de France (18 ans et quelques mois), il participe aux épopées en CM 58 (la France finit 3e, avec Kopa et Fontaine) puis à l’Euro 60 (4e) où il finit à chaque fois meilleur passeur.

Dribbleur phénoménal, rapide, adroit devant le but, il est repéré à l’US Auchel, club champion de France amateur en 46, où il forme avec le futur lillois Jean Vincent, la plus belle paire d’ailiers du pays avant d’être celle de l’équipe de France. Joueur d’une autre époque, il passera par la case prison pour ne pas être rentré à l’armée directement après la coupe du monde. Il passe 10 ans à Lens qu’il porte à bout de bras. Deux fois deuxième du championnat il filera à la Sampdoria puis à St-Etienne enquiller de nouveaux buts.

Ahmed Oudjani :

Co-meilleur buteur du club avec Wiesnieski, il est le premier joueur du club à finir meilleur buteur du championnat (30 pions en 63-64). Avant ça, Ahmed Oudjani a déjà enchaîné cinq saisons à Lens à 15 buts minimum. Facile.

Oui mais voilà, il y a un petit problème : Ahmed est Algérien à une époque où le pays n’en est pas encore un et où toutes les raisons sont bonnes pour tester le patriotisme des ressortissants. Il choisira l’Algérie, ce qui lui coûte deux saisons blanches mais lui permet d’être le premier capitaine de sa sélection.

93 buts avec le Racing, seul joueur à avoir claqué un sextuplé en championnat en Sang et Or, (contre le Racing CF, score final 10-2) Ahmed Oudjani laissera sa moustache traîner autour de Bollaërt jusque 98, après avoir été détecteur et entraîneur des jeunes.

1e dauphin : Georges Lech 

Ailier droit, 35 sélections en bleu dont il porte une fois le brassard, il est l’un des meilleurs joueurs de son époque et sans doute l’un des plus grands ayant joué à Lens. Titulaire en CFA à 14 ans, c’est suite à un arrangement d’un autre temps qu’il déboule à Lens, en provenance de Billy-Montigny. Pisté par V-A, il signe dans le club qui accepte de trouver un boulot à son père, mineur usé. C’est ainsi que le recruteur Henri Trannin (tient, encore un qui a laissé une tribune à son nom) et le Racing embauchent la pépite pour fouler une pelouse que le père est désormais chargé d’entretenir. True story.

Après une 1e saison compliquée à 18 ans, (Lens finit 16e) son frère le rejoint l’an suivant. Cette saison 63-64 voit Lens tout détruire sur son passage. Le mélange des vieux (Guy Sénac, père de, Bourrier, Zamparini et Placzek) et des jeunes talents (Oudjani, Deloffre, Krawczyk, les frères Lech) fait des étincelles : meilleure attaque, meilleur buteur avec Oudjani, (Deloffre finit 5e du classement avec 18 pions). Georges forme une doublette de feu avec son frère Bernard, ailier gauche et le Racing finira 4e d’un championnat où il aura battu tous les gros…  Joueur de poche, il prendra les rênes de l’attaque lensoise après le départ d’Oudjani (25 buts en 65-66), lui qui excelle dans les espaces réduits où sa technique superlative et sa vitesse font des ravages. Bilan matériel lourd : 213 matches au club, 78 buts, un café, l’addition.

Incontournable en bleu, il finira par quitter le club après la relégation de 69 pour Sochaux, puis Reims. Une grave blessure au genou stoppera prématurément sa carrière à 30 ans, riche de 117 buts en D1.

2e dauphin : François Brisson

Encore un ailier, (je les aime bien) encore un gaucher, cette fois-ci formé au PSG. Dribbleur explosif piqué à Paris en 81, où il était barré par Dalheb, Brisson explose à Lens où il inscrit 40 buts en quatre saisons, dont 17 sur la saison 83-84. Dragster aux dribbles meurtriers, Brisson est également doté d’une capacité à centrer qui régale match après match ses autres comparses de l’attaque : Xuereb-Ogaza-Vercruysse.
Sélectionné en équipe de France à deux reprises (où il subit la concurrence de Six et Stopyra), il est de l’épopée olympique de 84 mais rate l’Euro à la maison.
Après des piges à l’OM, Laval, Lyon ou Lille, il reviendra à Lens en tant qu’entraîneur en 2000, chapeautant l’une des plus belles aventures du club : l’épopée en UEFA. Malheureusement, des conflits avec les Doré, Collado et une partie des dirigeants mettra un terme à l’affaire.

Les accessit :

  • Didier Six : Une seule saison à Lens, juste histoire de jouer la CM 78, 32 buts sur la saison, dont un quadruplé d’anthologie en prolongations de coupe UEFA contre la Lazio. Ailier gauche de l’équipe de France, il forme avec Lacombe et Rocheteau l’attaque des Bleus et portera le maillot national 52 fois. Costaud pour un mec formé à Valenciennes.
    Il raccroche les crampons… en 92 après avoir arpenté les pelouses allemandes, anglaises, turques et belges.
  • Eugeniusz Faber : cité par tous les vieux qui arpentent Bollaërt, c’est donc qu’il devait être bon.

Mais aussi :

  • Daniel Xuereb, s’il n’avait pas été la plus grande imposture du foot des 80’s,
  • Tony Vairelles, s’il était resté à Lens plutôt que de partir jouer arrière gauche à Lyon. 80% du titre lui est dû tant sa fin de saison avait été phénoménale. Il rate pour on-ne-sait-quelle-raison la coupe du Monde 98 et passe sans doute à côté d’une toute autre carrière.
  • Roman Ogaza, s’il avait été champion en 63,
  • Roger Boli, dernier meilleur buteur du championnat qu’ait connu le club

 

Pour toutes ses stats, ses liens et ses images, Luissette s’est aidé de wikipédia et de moults sites de stats. La majorité des liens de matches vient de Youtube, Daylimotion, Youporn et http://rclvideosarchives.hautetfort.com , les photos de Panini et www.oldschoolpanini.com.
Forcément, le lecteur averti décèlera quelques coquilles qu’il me pardonnera en visionnant, au bas mot, 5 bonnes heures de football.
La bise.

Et vive le Racing.

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

3 Comments

  1. Joli article…..mais il me semble que charles edouard coridon aurait pu y …eut egard à son talent incomparable

  2. bonjour, ma famille ne souhaite pas que le nom de mon frére soit cité et associé à ce club merci de faire le nécessaire salutations. Frédéric Vercruysse

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