La Metz que un club académie note Metz-Bastia (0-1)

Joie de vivre au FC Metz

Saloperie de diantre de saperlipopette, Rigobert avait encore les yeux qui faisaient « splatch » qu’il devait déjà se vêtir, beaucoup, et sortir sous le soleil hivernal messin pour prendre la route de Sinsinf’, puisque Metz recevait le Terroriste Club de Bastia, choc des cultures, à 14h30, horaire impraticable.

Le FC Metz avait trois points de retard sur ses rivaux du jour, mais n’espérait pas combler ce trou, considérant la gueule affreuse de l’équipe alignée et plus largement du groupe messin. Du coup ça joue lâchement le nul à la sauce Bijotat, espèce de sauce un peu chaude, insipide mais qui reste immangeable. Les Bastiais, quant à eux, avaient des vraies têtes de maures et Jérôme Rothen, ou ce qu’il en reste : un gros boudin proche de l’apoplexie. Tous les éléments étaient donc une fois de plus réunis pour que le spectacle manque encore le rendez-vous.

Bastia entamait bien et le FC Metz, conciliant, débutait mal, commun symbole de cette année de fin du monde. Mais Bastia s’avéra finalement bien nul à chier dans une cithare. Du coup certaines choses se passèrent mais ne doivent pas sortir de l’enceinte de Saint Symphorien, qui, pour sûr en a vu d’autres. Pour contrer l’ennui, supporters bastiais et messins s’unissent dans un concours bon enfant de celui qui dira le plus de gros mots emplis de méchanceté envers le moustachu et sa Ligue, puis pour finir s’auto-applaudissent, histoire de ne pas être venus pour rien.

Des enfants lancent des avions, se moquent de la petite taille vraiment pas grande d’un bastiais tout petit ; pendant que leur papa boursouflé et porcin se complait dans un râle lancinant et suraigu à l’encontre de l’arbitre assistant, lequel pleure d’avoir choisi ce métier, alors que lui son rêve c’était d’être tailleur de pierres. Pendant ce temps Rothen entame sa première course, il la finira directement aux vestiaires, mi-temps.

La seconde s’avère bien plus plaisante. Ah non. Quelques semblants d’occasions se perdent dans le flot innommable d’actions manquées, de passes démodées, et autres dribbles inconvenants. Rigobert préfèrerait être au Zoo. Son voisin de droite préfèrerait être mort. Bijotat préfèrerait prendre moins de risques. Du coup il ne change rien. Stratégie payante : rien ne change.

Faut dire qu’il manquait du monde à l’appel : Traoré, Tamboura et Sissoko sont au chaud (Sissoko est de toute façon suspendu 6 matchs), Duhamel est à l’infirmerie, Delle en revient tout juste, Abdoulaye est suspendu (8 matchs, ce qui fait pas peu), Fallou est à Fribourg (D’Onofrio, tu ne l’emporteras pas au paradis), Pirès est en Inde (et fait honte à Rigobert), Socratès est mort, et Hristo est parti. Mais reste Sammy Kehly !

Même pas. La Bige a peur de Rigobert et n’ose pas relancer son poulain. C’est à ce moment précis que rien d’autre ne se passa, en dehors de ce pénalty obtenu vers la 85ème par le seul entrant côté grenat : le frêle mais remuant Sadio Mane, pour sa première apparition dans la vie active. C’est le zBoub qui s’en charge, et charge une barre à mine sur la barre transversale, laquelle rebondit sur la ligne puis finit dans les pieds inoffensifs d’un autre attaquant messin qui n’en fera rien. Et comme le registre du FC Metz, c’est le vaudeville, la défense se troue gentiment, laisse un bastiais anodin centrer pour Toifilou Maoulida et son arrière-train de mulet qui finit dans le but désert. Ça fleure bon l’anus, la maladie, la faim dans le monde et Jacques Santini. Et puis y’a plus de saison…

Les couilles de la Bige :

Anthony M’Fa, 2/5 : Il n’est pas grand, pas rassurant, et sûrement pas bien beau.

Pierre the zBouby, 0/5 : Le zBoub de mort a réussi l’immense exploit de faire regretter à Rigobert l’absence de Tamboura. Mangé tout cru par ce gros sac de Toifilou, le zBoub a raté toutes ses passes ; pas une Rigobert vous dit ! Et, non content d’arborer cette teinture toujours aussi hideuse, il a même eu le culot d’aller pourrir le hold-up qui se dessinait, en queutant son pénalty. Vieille pine, Dieu te jugera.

Romain Métanire, 1/5 : En pleine ascension au mois de décembre, Métanire a employé sa trêve à redevenir l’ombre de lui-même, et réussit plutôt bien. Des centres en sortie de but à tire larigot, une accélération de chanoine franciscain, et un travail défensif d’octogénaire délabré. Romain est en dessous de tout et pire encore.

Kalidou Koulibaly, 2/5 : Kalidou est un chic type. Ayant appris la présence de Redknapp lors du dernier match contre Evian-Thonon-Soupe-aux-choux (venu observer Sagbo et picoler du local), et la peur de Rigobert de le voir kidnapper par des recruteurs, suite à sa prestation magnifique, Kalidou a fait mine d’être une grande tige maladroite. Il l’a bien fait d’ailleurs.

Ludovic Guerriero, 3/5 : Meilleur défenseur messin, le milieu chauve a prouvé à tous que rien n’est jamais perdu dans la vie, même quand elle ne fait pas de cadeau à vos cheveux, qu’elle vous éloigne de vos parents à l’âge de 8 ans, vous envoie en vacance au Kosovo à l’âge de 11 ans, vous arrache un œil lors d’un match de badminton -votre premier sport-, et vous place sous les ordres de Dominique Bijotat.

David Fleurival, 1/5 : Élégant, disponible et ample en début de saison, David est désormais introuvable, emprunté et étriqué. En perte de vitesse, en perte de confiance, Fleurival de Marne.

Yohann Betsch, l’homme qui n’avait pas de talent, 3/5 : Trisomique à la naissance, Betsch a su jouer de sa malchance pour en faire une force et a transformé son inaptitude sociale en un atout. Rigobert ne sait pas comment, mais constate qu’encore aujourd’hui Betsch a été le moins pire. Devrait donc se faire les croisés d’ici peu.

Alexander Odegaard la balle pour toujours tant que tu y es connard, 1/5 : Faire une passe ? Jamais. Ce crédo, contrairement à ce que croit le supporter messin de base (qui n’est pas beau à voir), n’est pas choisi mais bel et bien subi. Si le gros Norvégien ne lâche pas la chique, c’est juste qu’il n’a pas le temps. « En Norvège tout est calme, tout est lent ; ici, tout va si vite ! » témoignait le joueur pendant le match. Une fois sur cinq, Alexander fait un geste de classe (coup du sombrero, petit pont, salto arrière, etc…) et quatre fois sur cinq il perd la balle, pris de vitesse. Ce qui fait donc 1/5. Classique.

Oumar Pouye, 2/5 : Inconsistant et perméable. Maladroit et malagauche. Pouye va vite mais en vain.

Kévin Diaz du 57, 1/5 : Rigobert a retrouvé cette appréciation sur une copie de Mathématiques de Diaz alors qu’il était en CM2, pour la troisième fois. C’était l’année dernière, et ça colle à merveille : « Tout faux ! »

Yéni N’Gbakoto, 1/5 : « Je vous jure M’sieur Rigobert, j’étais pas là, j’ai rien vu ! » Rigobert vous croit.

Le remplaçant qui murmurait à l’oreille de Guerriero :

Sadio Mane, 4/5 : Une entrée haute en couleur. Et Rigobert ne préjuge jamais de la couleur d’un noir.

L’entraineur qui n’y entrainait pas :

Dominique Bijotata, 18/5 : Coach de génie.

Bonus fond du fond :

Rothen est de retour : il a un peu bronzé !

Nota Bene : Si Rigobert n’avait pas fait vœu de ne plus polémiquer sur l’arbitrage, la polémique étant un truc de lâches, de pisses-froid, d’hommes de main, et de journalistes, il aurait volontiers craché son venin sur Freddy Sauterelles et ses deux petits gitons poilus et mal bâtis.

Rigobert Song n’est pas sûr de revenir un jour. Ou s’il revient, il sera armé.

4 thoughts on “La Metz que un club académie note Metz-Bastia (0-1)

  1. Metz est un club qui m’importe autant que le prénom de mon rencart hebdomadaire sur les boulevards, par contre le compte rendu est un régal! Hum bravo!

  2. Jérôme Rothen jdis ça comme ça jsuis pas bastiais mais c’est un tout petit peu le meilleur joueur de L2 (selon le classement france football). Faut vérifier certains trucs quand meme.

  3. Laurent, qui a dit que Jérôme Rothen était nul ? Rigobert a juste dit que Rothen était gros, lent, et a subodoré qu’il était laid. Pas plus, ni moins.
    Et le classement France Football n’est pas en odeur de sainteté de par chez nous.

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