La Metz que un club académie note Metz-Lens (2-0)

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Rigobert mérite les excuses du service qui l’avait oublié.

Salut la Terre et les terreux !

Metz c’est la classe. FAR, y’a plus rien à faire. Avant Lens, c’était 4 victoires de rang en championnat, plus deux victoires en coupe de France, soit d’après mon assistant, 6 victoires de suite ! Et ça, ça fait plaisir au Rigobert.

 

Les observations d’avant-match :

  • Dominique d’Onofrio (ex-entraineur reconverti directeur sportif du Standard de Liège), venait assister au match, et discuter avec le Prési de son nouveau poste (directeur sportif du FC Metz, Joël Muller devenant « conseiller spécial » de Bernard Serin). Commun symbole de la Bige (voire même de tous les Dominique du monde), sa page Wikipédia est une liste exhaustive d’échecs et de crises. Mais comme le Rigobert ne juge pas avant d’avoir vu, ne regarde pas la paille dans l’œil du voisin avant d’enlever la poutre de son slip, et n’insulte pas gratuitement, il souhaite une bonne intégration à D’onofrio et espère que sa nomination entrainera plein de bonnes choses. Non, je déconne, ça va être la merde, les supporters vont réclamer sa tête, on va couler, il va violer des gosses, ça va être chiant et mon voisin de droite va encore beaucoup pleurer.

 

  • Fortement critiqué par le Républicain Lorrain (torchon local), suite à la nouvelle bagarre générale de la fin du match d’Amnéville (coupe de France), le FC Metz avait réagi sobrement, essuyant le soufflet avec une petite vidéo bien placée qui montrait qu’en plus d’être partiaux, les journalistes du Répu sont myopes et cons.
  • La Horda (un des groupes de supporters), elle, n’entendait pas en rester là, et arborait avant le match une banderole « Battez vous ! ».
  • Le Racing Club de Lens, c’est plus ce que c’était : ils viennent en pyjama bleu clair fluorescent sur le terrain featuring chaussettes jaunes vomitives, en hommage à la coiffure de Yoann Demont (ballon de plomb de l’année 2010), lequel trahit ses coéquipiers et vient cheveux même pas décolorés.
  • L’image de leurs supporters rigolards et gutturaux, un peu gras et alcooliques, peu aidés par la vie mais pas méchants pour un sou,  est devenue caduque : ce sont des ânes gutturaux, pas mal gras, bien alcooliques, méchants et agressifs. Et pour Lens en plus !
  • Guerriero retrouve sa place de titulaire chauve. La Bige a entendu le message de la Horda…

 

Les observations pendant le match :

  • Une occasion pour Lens : Sissoko. Une occasion pour Metz : 1 à 0. La différence c’est que Metz a le meilleur gardien du monde, et que Duhamel, à force de tirer dans toutes les positions, finit par marquer. Comme à chaque fois.
  • Ben Saada, Demont, Queudrue, Yahia, Toudic et Jean-Eudes Maurice : ça fait pas sérieux.
  • Ben Saada, Demont, Queudrue, Yahia, Toudic et Jean-Eudes Maurice : c’est pas sérieux.
  • Peu avant la mi-temps, le zBouby tire un coup de franc, qui était un centre, et qui finit au fond sans que ça ne paraisse gêner les Lensois. Nous, on prend : 2 à 0.
  • Pas cons, les dirigeants du FC Metz choisissent d’exciter les Lensois à la mi-temps, en faisant défiler sur le terrain des gamins de la région. Habile.
  • A la pause, Gervais martèle à ses joueurs de faire abstraction du contexte, de ne pas se préoccuper de la physionomie du match, d’être des compétiteurs, et de prendre les matches les uns après les autres. Une analyse psychologique du comportement alcoolisé de cet individu en mal de reconnaissance est disponible sur Horsjeu, chez Barnabé la Plume.
  • La deuxième mi-temps est le lieu d’un spectacle multi-dimensionnel, un poil irréaliste, où Metz massacre Lens à grands coups de jeu à une touche, de combinaisons et de Guerriero.
  • Rigobert verse une petite larme : du foot à Metz, c’est encore possible.
  • Fin du match. Metz l’empote deux buts à rien du tout, mais alors vraiment rien.

 

Les observations d’après-match :

  • Depuis que Sissokal est dans les cages, en championnat, c’est 5 victoires et 0 but encaissé. Ça fait plaisir cette réincarnation de Songo’o.
  • Dominique Bijotat vient d’obtenir plus de victoires en deux mois, qu’en dix ans.
  • Dominique Bijotat, même s’il est tombé dedans quand il était petit, sait finalement se défaire de temps en temps de la loose.
  • Bernard Serin a la moustache qui frise.
  • Ludovic Guerriero.
  • Mon voisin de droite n’a pas décroché un mot.
  • Metz est sixième, à un point de la troisième place, de la montée, d’un rachat par un milliardaires luxembourgeois.

 

Les notes des joueurs admirables :

Oumar Sissokal, 5/5 : Tout ce qu’il faut pour être heureux.

Adama Tambouricot, 3/5 : Adama est un joueur atypique : il ne sait pas défendre mais il ne sait pas attaquer non plus. Cependant, s’il n’a pas de talent, Adama compense à l’envie. Et s’il n’a pas la classe, Adama assume.

Romain Métanire, 5/5 : En plus de courir, maintenant il sait centrer. Et défendre. Et faire des touches. Ça bouffe un Chaouky Ben Saada en moins de deux cette bête là !

Kalidou Koulifacile et Fallou Digne, 5/5 : Les deux là s’entendent comme deux gouttes d’eau. Ils se séparent, se rassemblent, se compensent, s’entremêlent dans un ballet majestueux qui fait de l’attaquant adverse un jouet, grotesque. Impressionnant.

Ludovic Guerriero, 3/5 : De retour sur le pré, le Ludo a mené bataille au milieu, sans étincelles. S’est permis de sortir sur civière pour se faire applaudir avant de rentrer à nouveau dans l’arène, avec de la rage dans les yeux et de la bave aux crocs. Un esprit sain dans un corps sain.

Yohann Betsch, 5/5 : Mais pourquoi diable ne jouait-il pas avant ? Betsch est partout, le dos arc-bouté sur le labeur d’un bon milieu défensif, et le regard hagard près à distiller son jeu court avec une précision d’orfèvre. Et en plus parfois il se met au tricot, mais ne perd jamais le ballon.

Mahamane Traoré, 3/5 : Finesse et vélocité ; impact et feintes : ne manque plus qu’à Mahamane ce petit plus, qui ferait de lui la classe incarnée.

Kévin Diaz, 3/5 : A nouveau très remuant. Queudrue a fini le cerveau en confiture et les reins en miettes. Dommage que son manque de précision ne lui permette pas de ponctuer son jeu de réelle efficacité.

Pierre zBouby, 3/5 : Buteur malgré lui, le zBoub est lent, mais le zBoub est précis, mais le zBoub n’est pas très incisif, mais le zBoub pose le jeu, mais le zBoub a un nom de zizi.

Mathieu Duhamel, 5/5 : Standing ovation pour un match de gros monstre. Ses frappes inattendues, son jeu dos au but, son abattage de fou furieux, et son sens du but font de lui le meilleur attaquant messin depuis Pete Sampras.

 

Les remplaçants :

David Fleurival, 4/5 : Très bonne rentrée et forte à propos alors que Metz devait tenir le ballon. Fleurival a fait l’albatros et Rigobert aime ça. Des passes appuyées, décontractées, un jeu éthéré, fin bref c’est bon quoi.

Sammy Kehly, 0/5 : Juste pour toi mon petit Sammy. Pas de point. Même si t’as joué quatre minutes. Et encore je note sympa aujourd’hui.

Yéni Ngbakoto, non noté : deux minutes pour dire qu’il y était. A fait une tête.

 

Rigobert Pirès.

3 thoughts on “La Metz que un club académie note Metz-Lens (2-0)

  1. Rassumre-moi Rigobert, D’Onofrio se casse à Metz mais il reste aussi à Liège au moins ?

  2. Assez oui, projet de jeu assez pourri, des résultats qui suivent pas tellement. Ca m’étonnerait qu’il soit regretté à Liège. Moi ça m’emmerde, j’aime pas trop le Standard

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