Vous le savez je ne suis généralement pas diserts lors de mes quelques comptes-rendus mais, que voulez-vous ? Je ne tiens pas à être reconnu pour des raisons qui me sont personnelles. Cependant, il me faut signaler l’excellence de la performance de l’équipe de Mazzarri lors de ce match aller, inventive, généreuse, accrocheuse, physique, puissante, bref les bleusailles venues trainer dans le coin ont eu droit à un racket en règle, les poches vides, le futal en mois et le slip au niveau des chevilles. Villas-Boas, le coach le plus cher du monde peut nous remercier pour les indemnités. Qu’il sache que nous sommes intéressés. Allez, je dois raccrocher, il y a comme un écho. Ah, non, ce sont les chants de la victoire qui raisonnent dans ma tête, excusez-moi. Je raccroche.

 

Les représentants des grandes familles : De Sanctis – Campagnaro Cannavaro Aronica – Maggio Gargano Inler Zuñiga – Hamsik Lavezzi – Cavani.

 

Les buts:

Chelsea, 27′ : Une entame de match dominée par le Napoli, mais c’était sans compter sur le généreux Cannavaro qui se troue littéralement sur un dégagement dans sa surface. L’Italien lance Mata d’une belle passe lobée dans son propre dos à 3 mètres du gardien et l’espingouin sanctionne sans hésitation.

Napoli, 38′ : Sur le côté gauche Cavani repique et donne la gonfle à Lavezzi à l’entrée de la surface. Plein de sang froid, l’Argentin enroule une jolie frappe au ras du poteau droit que Petr Cech (j’ai regardé le match en streaming mais j’aurais aimé savoir comment Stéphane Guy le prononce…) ne pourra qu’effleurer.

Napoli, 47′ :  Juste après la pause, Inler adresse un bon centre de la droite dans le dos de la défense en retard, Cavani surgit au second poteau et marque, de l’épaule a priori, mais quelle belle épaule.

Napoli, 65′ : Passe lumineuse de Campagnaro dans le dos de la défense anglaise pour El Matador qui prend le meilleur sur un Tahiti Bob aux abois. A l’entrée de la zone de vérité, l’Uruguyen se joue de Pètresèche et délivre à El Pocho une passe superbe pour un but immanquable puisque les bois étaient aussi vides que les bourses de Lexington Steele après une journée de labeur.

 

Les récompenses :

De Sanctis (4/5) : Après une mauvaise sortie et un but encaissé, Morgan a multiplié les bons arrêts. Bon, Chelski n’avait pas sorti l’artillerie lourde hormis une grosse frappe de Lampard en fin de match, mais De Sanctis s’est montré serein et rassurant jusqu’au bout.

Campagnaro (4/5) : Dû à un vilain choc il se retrouva affublé d’un filet blanc sur le crâne pour contenir l’hémorragie, ce qui n’est pas très seyant mais passons. Et c’est donc sans aucun swag et se vidant de son sang qu’Hugo a contenu les attaquants anglais, avant de délivrer une superbe passe pour Cavani à l’origine du troisième but des Partenopei. Un très bon match.

Cannavaro (2/5) : Une sale bourde en dégageant alors que Naples dominait les débats, et c’est le lutin Mata qui profite de la superbe passe du capitaine pour inscrire « le-but-à-l’extérieur-qui-compte-double ». Prix Costa Concordia pour le capitaine. Une erreur de débutant mais après tout Paolo joue tel un Minime depuis le début de la saison. Meilleur en seconde période mais capitaine en carton. J’ai dit qu’il est capitaine ?

Aronica (4/5) : S’il est toujours capillairement impeccable, on ne peut pas en dire autant de sa rigueur défensive en général. Pourtant ce soir il a livré un match plein, sérieux dans ses affaires, dans la façon dont il parle à ses frères. Avant le match je m’attendais à voir Britos qui restait sur de bonnes prestations mais Mazzarri lui fit confiance et n’aura pas à le regretter.

Maggio (4/5) : Il a mangé le bouffeur de craie anglais au prénom de fille tout le long du match, même si ce dernier eut le dernier mot en sauvant sur la ligne la balle de 4-1. Vespa kité Polini, c’est l’maillon fort qui tarte Laurence Boccolini, me souffle une jeune pousse. Je le gifle.

Zuñiga (3/5) : Dribbles chaloupés sur son aile gauche, énergie débordante, mais surtout bon repli défensif. Match sérieux du Colombien.

Inler (3/5) : Match correct mais sans plus. Il effectue le centre pour l’épaule/bras/poitrine/main de Cavani mais ne fût pas transcendant.  De plus, lui qui possède une petite frappe pas dégueulasse, ses missiles non cadrés sont en train de devenir sa marque de fabrique..

Gargano (4/5) : Patron au milieu, des relances précises et intelligentes, une touche technique pour le spectacle. Un grand match du milieu def’ de poche.

Hamsik (2/5) :  Pas en vue ce soir, casper du match, alors que le reste du trident magique fonctionnait à merveille. Beaucoup de déchets dans ses transmissions, des pertes de balle en pagaille mais une bonne période avant d’être remplacé en deuxième mi-temps.

Cavani (5/5) : Face à la charnière Cahill-Luiz inexpérimentée à ce niveau, El Matador ne s’est pas fait prier pour planter de la banderille. Un but moche du bras diront les mauvaises langues mais ô combien important, et surtout un caviar pour son compère Lavezzi qui n’a plus qu’à ajuster une cage vide.

Lavezzi (5/5) :  Fuoriclasse! Quel joueur! El Pocho a sorti le grand jeu ce soir en plantant ses deux premiers pions en Champion’s. Menés au score, c’est lui qui égalise d’une belle frappe enroulée avant de crucifier Chelski d’un troisième but, servi sur un plateau par Cavani. Homme du match, âme de l’équipe, héros d’un peuple, il fit exploser un San Paolo qui n’attendait que ça depuis 22 ans. Pourquoi vouloir rejoindre Londres ?

 

Les petites mains :

Dzemaili (3/5) : Remplace Lavezzi à la 74′ et fait une bonne entrée en jeu en participant aux offensives napolitaines. On sent que le Suisse a pris du poil de la bête.

Pandev (non noté) : Remplace Cavani à la 82′. Est gros.

Mister Mazzarri (5/5) : Condamné à suivre son match des tribunes, c’est son bras droit Frustalupi qui donnait les consignes sur le banc. Qu’importe, les deux hommes se connaissent très bien et la mécanique napolitaine est bien huilée  depuis le début de cette compétition, pas comme un symbole du championnat. Si Chelski a été étouffé, abusant de longs ballons pour Drogba, c’est surtout l’animation offensive qui a fait la différence. Des courses intelligentes, des joueurs toujours en mouvement, une bonne utilisation des couloirs et surtout deux magiciens au front auront eu raison de cette faiblarde équipe londonienne. 3-1, très bon résultat pour Walter et ses troupes qui prennent une option pour la qualification et auront forcément des occasions à Stamford Bridge, avec un Chelski obligé de s’exposer au match retour. Une bien belle soirée au San Paolo. Cette fois je raccroche.

Highlights du match.

Le match vu d’ailleurs.

Lorenzo De Aureliis.

6 thoughts on “La Napoli Académie note Naples-Chelsea (3-1)

  1. C’est clair que Pandev il a pris cher. Je me suis fait la remarque que la bouffe du sud ca doit le changer.

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