La Penn Ar Bed Académie note PSG-Brest
Mèch Tuyot a aimé le show malgré la défaite
Paris-Brest, en direct live prime-time à 21h le dimanche soir, comme une émission de Daniella Lumbroso, une mauvaise idée donc, on fait comment pour être bien au boulot le lendemain ?
On espère secrètement la victoire, que Pastore va nous faire un peu rêver, ce qu’on a pu difficilement faire lors des match précédents de Brest, mais qu’il ne sera pas décisif, qu’il prenne pour le match un peu de l’esprit de Jérôme Bonaldi : j’annonce, ça commence bien et au dernier moment ça foire, pourtant à la répet ça marchait super bien, sacré Jérôme.
Toujours le 442 voulu par Dupont cette année du côté brestois, avec toujours une défense décimé par les blessures et suspension, ce qui permet à Tripy de revoir la pelouse du Parc de dessus, le jeune Dieng de la réserve se retrouve seul défenseur remplaçant. Côté parisien on ne peut pas parler de classique vu la modification de l’effectif à l’inter-saison, mais du lourd pour sûr ! Les présences combinées de Camara et Tiéné permettent de se dire que sur un malentendu tout est possible, malheureusement c’est du côté faible de l’attaque brestoise que se trouves les deux points négatifs théorique parisiens, Poyet ne marchant pas sur l’eau depuis le début de la saison, loin de là.
Le match commence, et Mèch se rend compte que c’est Enjimi qui officie, pourquoi faire ça le dimanche soir et pas dans un match qui a moins de chances d’être vu? Si ce n’est pour donner du grain à moudre aux journalistes… Au mieux cela fera un autre sujet de conversation au gros Fierrot en cas d’erreur arbitrale et de victoire finistèrienne que sa belle histoire de grand mère tenancière du café de la gare.
Le match est plutôt équilibré, Brest tient bien le ballon mais c’est Paris qui apporte le danger, et des frissons parcourent le dos de Mèch et ses collègues à chaque prise de balle de La Recrue, c’est pourtant un centre devant le but de Nenê à la 10e bien capté par Elana qui sera la première occase parisienne. Zebina et Gentiletti jouent bas ce qui empêche Gameiro d’être lancé dans leur dos, sans pour autant que Brest soit totalement replié sur son but. Un Roux remuant commence à embêter le côté gauche de la capitale combinant bien avec Poyet.
Menez et Nenê en font trop et permutent régulièrement ne profitant que des approximations de Coulibaly ou du moins bon repli défensif d’un Lesoimier fatigué. Pastore n’est pas en reste avec de nombreux geste techniques mais bien souvent il est repris par un Culma encore excellent devant sa défense et très propre dans ses (courtes) relances, secondé parfois par un Grougi qui retrouve de l’aisance au milieu du terrain après des matchs catastrophiques, les milieux latéraux parisiens ne défendant pas, et un Bodmer pas au mieux lui laissant de l’espace pour s’exprimer.
A la 25e l’ami Bruno se permettra même une belle frappe contrée à l’entrée de la surface par le bras de Camara, le ralenti montre qu’un pénalty aurait pu être sifflé alors qu’à vitesse réelle Mèch n’avait pas vraiment trouvé à redire que ce ne soit pas sanctionné, passons donc.
Des bonnes combinaisons, mais des frappes, centres, coups francs qui ne donnent rien, une belle inspiration de Sirigu, des exploits techniques suivi d’enfermements dignes de Bernard Fa côté parisiens et on arrive au drame de la 36e, Roux s’enfonce dans la surface du portier italo-qatari-lutécien jusqu’à la ligne de corner, remet en retrait pour Ben Basat qui du gauche rate l’immanquable. Brest a laissé passer sa chance. Avant et Après cette action Menez et Roux s’étant livré à un duel de simulation, match nul, un jaune partout, SuperPippo n’a pas encore de successeur pour les simulations en attendant qu’un frêle mancuno-mexicain ne pige le truc pour en être une copie améliorée.
On change de côté sans modification des effectifs, Paris se fait plus pressant par moments mais se relâche sans cesse, le contrôle du milieu de terrain restant le domaine de John Jairo Culma et Matuidi.
Double faute de Lugano, un deuxième jaune plus que mérité, mais non puisque le premier a été donné à Matuidi pour protestation, Mèch, le bar, Canal, et le Parc des Princes se sont tous fait posséder tels Michel Drucker devant Sylvain Mirouf.
68e, Ménez se rappelle qu’à l’entrainement Kombouaré lui a parlé d’un truc qui s’appelle courir, il s’exécute donc, perce la défense brestoise et met en retrait pour Pastore, qui d’un beau mouvement de corps élimine Gentiletti et d’un merveilleux piqué (pas le copain de Shakira) trompe Elana qui s’était avancé pour couper les angles, rien à dire c’est magnifique, c’était l’ancien Romain qu’il fallait neutraliser, le reste n’est que football. Mèch a aimé.
Des offensives parisiennes bien bloquées, des erreurs techniques brestoises en attaque, des remplacements Ligue 2 de chaque côté et le PSG passe les 20 dernières minutes à contrôler le ballon et le rythme du match malgré la combativité des visiteurs.
Ce match peut donc laisser des regrets aux Brestois qui vont rapidement devoir régler le problème de l’efficacité offensive sous peine de se retrouver en fâcheuse position d’ici peu. Un match ouvert et plaisant à regarder, où l’on a retrouvé certains joueurs et qui se débloque par la classe d’un bonhomme qui doit maintenant continuer, contre les autres, afin que le Stade Brestois ne soit pas le dindon de la farce.
Les Joueurs
Elana 3/5 : Il a fait son travail, de bonne sorties, des beaux arrêts, notamment un double sur un hors-jeu pas évident à la 41e, et s’incline sur un geste que même Corneille n’aurait pas renié, lui-même il sait.
Coulibaly 2/5 : N’a pas été mauvais dans l’ensemble, mais il se fait avoir par Ménez sur le but, prend un carton jaune stupide pour une main volontaire en fin de match, et encore des erreurs techniques à la relance qui peuvent coûter cher face à une formation rodée, il compense par une présence physique utile face aux rapides ailiers parisiens.
Zebina 4/5 : A de l’expérience, ça se sent, va devenir le nouveau patron de la défense, fera progresser Baysse. Manque cruellement de vitesse mais il compense par un bon placement, peut être une faute sur Gameiro dans la surface, on a déjà vu des penalty sifflés pour moins que ça, attention. Dans l’ensemble, c’est du costaud et la confirmation d’une très bonne pioche.
Gentiletti 3/5 : Un peu moins en vue que son partenaire de la défense centrale, il a pourtant contribué au mauvais match d’un Gameiro, apparemment encore dans les tribunes de Bucarest pour ses partenaires qui n’ont que trop peu essayé de le trouver. Avec Zebina, il a bien contré les incursions parisiennes dans la surface, mise à part celle du but où de toute façon, seul Hugo Lloris aurait pu faire quelque-chose et réveiller un peu Maxime, transfert, Arsenal, signature, demain, source sure…
Makonda 3/5 : Après son match Anal contre Evian-Thonon-Saupiquet-CachouLaJaunie-Delpeyrat on s’attendait au pire, dépassé par un Govou finissant à peine sa dernière bouteille d’ouzo de contrefaçon, qu’allait-il se passer face à Nenê, Ménez, Pastore et Bodmer, non pas lui en fait. Et bien du propre défensivement pour son retour au parc, rarement dépassé, il a été perfectible à la relance mais n’est pas encore mort pour le foot, c’est bien.
Culma 5/5 : Il était partout, beaucoup dans les pieds de Pastore pour l’empêcher de se promener tranquillement dans son nouveau jardin, un peu dans ceux des duo-solistes ailiers, un peu dans ceux de Bodmer, les ballons qu’il n’a pas récupérés, il en a pourri la transmission, parfois juste en arrivant cheveux au vent, naseaux ouverts sur son adversaire apeuré, le tout en s’appelant John Jairo, ce qui fait quand même plus fleurs dans les cheveux, ananas dans le cul que guerrier du rectangle vert.
Grougi 3/5 : Des encouragements pour le petit Bruno, toujours du déchet dans ses coups de pieds arrêtés mais une présence bien supérieure tant à la récupération que dans l’animation offensive, trouver un Roux renaissant qu’il connaît bien lui permet-il de s’exprimer mieux dans ce système de jeu qui n’est pas fait pour lui? À confirmer les match prochains.
Lesoimier 2/5 : A l’extérieur il est toujours moins à l’aise, de plus son début de saison tonitruant doit bien se payer un peu, en retrait par rapport à ses 3 comparses offensifs habituels, bien pris par Ceara, il a manqué de lucidité chaque fois qu’il a pu passer. Une frappe loin au dessus à la demi-heure suite au ballon boxé par Sirigu.
Poyet 3/5 : Comme Grougi c’est en guise d’encouragements, tout ne fut pas parfait, mais il recommence à s’envoler, à défendre même en faisant quelques fautes, et il combine bien avec Roux sur le côté droit. Une alternance avec un autre joueur devrait lui permettre de garder la fraicheur physique qui semble lui manquer pour pouvoir tout donner lorsqu’il est sur le terrain.
Ben Basat 1/5 : N’a pas le droit de se louper sur l’offrande de Roux, on ne peut pas se permettre de rater des buts tout faits alors qu’on a des difficultés à se procurer des occasions nettes. Semble se réveiller uniquement quand le ballon est dans les parages, de bonnes intentions, de jolis dribbles mais doit lâcher la balle plus rapidement, défendre un peu plus, et surtout, être efficace. Décale bien ses partenaires lorsque l’opportunité se présente, signe qu’il n’est pas à envoyer tout de suite en réserve.
Roux 3/5 : Le revoilà, de l’envie, du combat, n’a toujours pas retrouvé l’insouciance qui lui permettait d’être imprévisible, il subit aussi le traitement spécial qui consiste à boiter le mec dangereux d’en face tout au long du match précocement dans l’action pour ne pas risquer de sanction arbitrale. Son réveil est probablement la cause des meilleurs matches de Poyet et Grougi qui ont enfin pu combiner avec un attaquant concerné. Efforts à poursuivre, efficacité à retrouver, saleté de mercato.
Les Remplaçants
Ils sont deux, encore une fois Dupont cherche à battre un record qui consiste à ne faire que des remplacement inutiles, trop peu nombreux, et le plus tard possible dans le match. Soumah et Micola (79e) à la place de Poyet et Ben Basat. Nul et pas concerné pour l’un, brouillon pour l’autre. Pendant ce temps là, Licka passe son temps sur 1001 cocktails et vient d’apprendre que l’Italie talonne la Chine à la 9e place des producteurs mondiaux de citrons.
L’Arbitre
voir http://horsjeu.net/fil-info/la-porte-de-saint-cloud-academie-note-paris-vs-brest-1-0/
Les Adversaires
Pour une fois que Petit-Louis lui trouve quelque chose Bodmer m’a paru bien inutile, Lugano accroche les maillots sur chaque corner et coup-franc, mais a plutôt belle allure sur le terrain, attention à ce qu’il ne provoque pas de pénalty stupide contre les candidats à la relégation. Nenê et Ménez sont plus jaloux qu’une actrice débutante cantonnée au balls and ass licking pendant que la porn-star se fait honorer par l’acteur principal. Chienne de vie. Et puis Pastore qui en fait sûrement un petit peu trop et perd beaucoup de ballons, mais quelle classe, quel but, Hazard a un concurrent, c’est bien pour la Liguain. Attention à la saturation, le moindre de ses clins d’oeil étant décortiqué par une palette.
Le résume du match se limitant pour l’instant au but de Javier, Mèch vous propose une partie du match dans le match
La main de ZoumZoum est en dehors de la surface pour la précision
Merci Patam, sur le coup elle m’avait semblé dedans d’où le fait de ne pas la siffler car ça aurait pu être sévère, et surtout qu’Ennjimi n’a pas besoin de casser le nouveau jouet pub de Thiriez à 80millions pour passer pour un con en sifflant un péno contre eux.
J’ai cherché un résumé video pour m’en assurer, j’ai trouvé que le but de Pastore, je te fais confiance pour le devant/derrière la ligne.
Mais donc tu me confirmes qu’il y a bien main qu’elle aurait du être sifflée, ça aurait toujours fait un coup franc dangereux. La prochaine fois peut-être.
Naturellement, je me suis + intéressé aux parisiens mais on a vu sensiblement les mêmes choses (exceptés pour vos ailiers que j’ai trouvé affligeants). Par contre, vous avez de la chance que Culma soit trentenaire, sinon vous ne l’auriez pas garder longtemps. Moi qui hurlait au scandale en voyant Ewolo sur le banc, je me suis ravisé
Très bonne perf les gars, notamment de vos ailiers et de votre charnière. J’ai trouvé le zébina intelligent, c’est ce qu’il faut pour bien couper les courses de notre kevin.
Juste sur les pénaux, je trouve que plusieurs interventions sont plus que limite du côté brestois, je parle pas de la vieille simulation de Ménez mais plutôt du saut sur le dos de Gameiro avec main involontaire du DC en première mi-temps, laquelle est certes passée totalement inaperçue mais n’était pas 100% régulière.
En tout cas je vous souhaite d’être plus réaliste offensivement parce que du point de vue du jeu ça tiens la route.
Merci, oui pour le pénalty c’est ce dont je parle dans le passage sur Zebina.
La j’ai l’impression que marquer un but nécessite un exploit individuel et c’est assez dommage…