La porte de Saint-Cloud académie note PSG-Montpellier (2-2)

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Les paroles de Petit-Louis n’engagent que lui mais son compte-rendu est de toute beauté.

Pas de bla-bla sur l’équipe adverse pour une fois, étant donné qu’on affronte Montpellier pour la troisième fois de l’année déjà, et qu’on ne les a toujours pas battus. Même au Parc, la bande à René est une de nos bêtes noires. Pour reprendre l’expression d’Antoine, on serait bien inspirés de les « écraser 1-0 ». On saurait s’en contenter. D’autant que la série de matchs à venir va conditionner notre fin de saison. On peut autant rester en course dans toutes les compétitions et avoir une fin de saison passionnante, comme on peut se faire éliminer jeudi, et se faire sortir définitivement de la course au titre par Marseille dimanche prochain.

Bref, les Parisiens feraient bien de vaincre ce soir, d’une part pour se mettre en confiance, d’autre part pour stopper la série de défaites (Auxerre, puis Benfica). Malheureusement pour les spectateurs de Canal, ça sent le match fermé, avec très peu de buts…

Retour du Parc…

Bon, j’avais tort sur l’aspect spectaculaire du match. Au moins, il y a eu des buts. Mais comme je le pressentais, Paris a craqué, et voit sa saison cliniquement morte. Heure du décès : environ 22h20, quand on se prend le second but. J’annonce d’ores et déjà une élimination jeudi soir contre Benfica après un match nul probable, et une défaite au Vélodrome dimanche prochain pour enfoncer le clou.

Enervement, colère, rage, fatalisme, abattement, incrédulité, déception, résignation, lassitude, soupir. Vous venez de traverser le cerveau d’un supporter du PSG pendant les 10 minutes suivant le coup de sifflet final. Comment a-t-on pu se foutre dans cette merde ?

Tout avait pourtant bien commencé. On avait entamé la partie tambour battant, en inscrivant coup sur coup deux buts en moins d’un quart d’heure. Giuly rate une occasion monstrueuse de tuer le match alors qu’il est à moins de cinq mètres des cages. Il s’en voudra certainement vu ce qu’il se passera ensuite. Alors que les cartons jaunes se succèdent aussi rapidement que les partenaires de Zahia, le MHSC nous plonge dans le doute dès le retour des vestiaires.

La partie s’emballe peu après avec l’expulsion de Jeunechamp (second jaune pour contestation, sur une touche pourtant anodine et au milieu de terrain). On respire un peu dans les gradins. Un joueur de plus, un but d’avance, une opposition plutôt faiblarde, a priori, on devrait finir sereinement. Mais Paris sera toujours Paris. On se prend un deuxième but, suite à un corner inexistant, et grâce à la passivité de nos joueurs qui n’ont pas cru bon monter sur le porteur du ballon. La confiance change de camp. On craint maintenant d’en prendre un troisième, tant les pertes de balles succèdent aux approximations, et au déchet technique. La supériorité numérique n’en a que le nom. On poussera dans les 5 minutes d’arrêt de jeu, comme on aurait du le faire pendant la dernière demi-heure complète.

Voilà. Une saison identique à celle d’il y a deux ans, où on avait tout perdu à peu près à la même époque ; et où l’on s’était nourri de regrets après avoir été éliminé en ¼ de l’UEFA, et où on avait fini aux portes de l’Europe en championnat malgré un beau parcours tout au long de l’année. Quel dommage, quel gâchis…

A noter deux faits extérieurs au match, mais qui méritent d’être cités ici. Primo, les rares supporters montpelliérains à avoir fait le déplacement avaient conçu une banderole, que je vous transcris de ce pas (faute d’orthographe comprise) : « 15 minutes de silence malgrés nos différences. Soutien aux ultras parisiens ».

Surprise dans nos travées, mais initiative saluée par des applaudissements nourris (sauf par un mec derrière moi : « bah, ça reste quand même des fils de pute »). Seconde surprise ensuite, et incompréhension surtout, lorsque l’on voit débarquer dans la foulée une compagnie de CRS chez les visiteurs, pour tenter de leur arracher la banderole en question. Les Héraultais n’écoutant que leur courage, et les vivas d’Auteuil, s’accrochent, résistent, luttent, et dans la confusion arrivent malgré tout à la maintenir à flot. S’ensuit alors un craquage de fumi’, ainsi qu’un début d’incendie, que tout le Parc salue comme il se doit.

Le calme revient en tribune, alors que Paris entonne un hymne à la gloire de la vie dépravée des casques et des tonfa (« les CRS sont des salopes »). Secundo, honneur soit rendu au jeune supporter, vainqueur de la « golden barre » lors de la mi-temps, et qui remporte une bagnole, grâce à la précision de son pied droit, en envoyant des 40 mètres le ballon sur la transversale.

Edel : (3/5) une seule vraie intervention en première période, quelques bonne sorties aériennes, des dégagements mieux réussis que d’habitude. Sur le premier but, je regardais ailleurs, donc j’ai pas vu s’il était responsable (même remarque pour les défenseurs du coup). Quant au second, il se fait fusiller, et est probablement masqué au départ du ballon.

Jallet : (2/5) moins tranchant, et moins inspiré que lors de ses derniers matchs. Le danger est venu de son côté en 2° mi-temps à cause des nombreuses fautes sifflées par l’arbitre.

Armand : (2/5) bien aidé par Mamad’, l’autre larron de notre charnière centrale a bien tenu le coup, puis a craqué physiquement, et peut-être aussi moralement, comme les autres, comme un symbole. Ça devrait être interdit de ne pas monter sur un attaquant adverse qui se trouve dans la surface de réparation (cette remarque vaut pour toute la ligne défensive).

Sakho : (3/5) impressionnant de maîtrise, de sang-froid, et de détermination, Kirikou a été au four et au moulin pendant toute la durée du match ; un véritable dernier rempart qui nous a évité bien des désagréments, et qui a évité une note qui aurait pu être bien plus salée.

Tiéné : (2/5) au moins il n’aura pas fait d’erreur aussi coûteuse que contre Auxerre… Un match correct, mais sans plus, avec quelques tentatives de montées et de centres. Pas toujours très adroit.

Makélélé : (2/5) un Big Mac sans saveur. Il avait commencé au petit trot, et puis l’énervement a pris le dessus. Il a passé tout le match à se prendre la tête avec Belhanda, et s’est pris un jaune bêtement pour contestation. Utile dans le jeu, mais parfois trop lent, il n’a pas réussi à remobiliser ses troupes pour aller chercher la victoire.

Clément : (1/5) c’est pas encore ce soir qu’il nous fera oublier Chantôme. Ok, il n’a pas de rythme dans les jambes, mais quand même… C’est incroyable le nombre de passes ratées et d’interventions loupées. De bonnes chances d’être sur le banc lors des deux prochaines rencontres.

Nêné : (1/5) il le dit lui-même, il était la solution du PSG avant, c’en est devenu le problème. Sur ce qu’on a vu hier, on ne peut pas lui donner tort. Mis à part son caviar sur la tête d’Hoarau, le reste est une fois de plus très décevant. Du déchet technique, des coups de pied arrêtés foireux, un jeu trop individualiste (notamment la frappe en tribune en première mi-temps). Et puis trop souvent à terre, sans qu’on sache vraiment s’il y a faute sui lui ou non.

Giuly : (2/5) en jambes au début, de quoi déclencher le second but ; puis une maladresse fatale sur ce qui aurait dû être le troisième but et qui aurait achevé définitivement les rêves de remontée du MHSC, alors qu’il était seul dans les 6 mètres.

Erding : (2/5) que le Parc est versatile ! Sifflé pendant la compo des joueurs, puis ovationné pour son but (aidé par le défenseur, certes !), et de nouveau hué à sa sortie. Pourtant, il a rendu une copie bien meilleure qu’à l’accoutumée. Il a enfin compris qu’il fallait jouer vers l’avant, réussissant même quelques beaux dribbles. Comme ses partenaires, il a été moins tranchant après la pause.

Hoarau : (2/5) buteur sans trop de difficulté vu le cadeau offert par Nêné, sans oublier ses traditionnels déviations de la tête, et voilà.

Les remplaçants :

Bodmer : non noté

Bahebeck : non noté

Maurice : non noté

Les adversaires : René Girard n’est plus le bienvenu au Parc. Une opposition très faible au début, un réveil soudain ensuite, des mecs qui jouent bien le coup même à 10. Mais des joueurs qui en font des tonnes dès qu’on les touche, et qui s’énervent trop facilement. Bref, des sudistes.

L’arbitre, M.Buquet : je me permets de paraphraser ici un grand philosophe contemporain (comptant pour rien ?) du XXI° siècle retranscrit par un grand journal unique du football et du sport en général un soir d’été.

Pour connaitre la prestation des Montpellierains, la Paillade académie se trouve ici.

17 thoughts on “La porte de Saint-Cloud académie note PSG-Montpellier (2-2)

  1. Bonne acad’ Petit-Louis,n’empeche que je l’ai encore en travers de la gorge aujourd’hui. Putain mais qu’est-ce qui s’est passé dans le vestiaire à la pause ? Pourquoi Néné a mis 30 plombes a revenir sur le terrain ? Et pourquoi cette deuxième période si affreuse alors que la première était très bien ?

    Tant de questions qui resteront sans réponse, j’ai bien essayé d’aller voir du coté du meilleur journal sportif du monde, mais au bout de la 3ème ligne c’etait au-dessus de mes forces.

    Sinon RAS sur l’arbitre, mauvais comme tous les arbitres tous les week-ends,mais il a eu le mérite d’équilibrer ses erreurs entre les 2 camps, se laissant tromper par la quinzaine de simulations montpelieraines et en « oubliant » de siffler pour plusieurs fautes de main des parisiens, dont 2 aurait du nous couter un péno.

    La bise anale gamin.

  2. bah d’après ce que je lis à droite à gauche, visiblement y’a eu embrouille dans le vestiaire, suite aux occaz’ jouées trop perso par Nêné. Dont cette fameuse frappe du brésilien, suivie par les bras en l’air de Guillaume voulant dire: « putain, je suis seul au 2° poteau, pourquoi tu me sers pas? ». J’imagine après que voulant faire acte de repentance, Nêné a voulu s’auto-sortir, mais Antoine n’en avait cure.

  3. Si c’est ce qui s’est passé sa voudrait dire que notre Néné commence a avoir un caractère de diva, Hoarau a eu raison de le recadrer a la pause, parce que c’est pas 2-0 qu’on aurait du mener a la mi-temps mais au moins 3 ou 4 sans les excès d’individualisme du brésilien.
    C’est un super joueur mais faut qu’il arrête d’en faire trop parce que ca nous coutera cher. Je veux bien qu’il ait grave envie de marquer pour se redonner confiance, mais y a un moment faut se rendre a l’évidence que ca veut plus rentrer et faire jouer ses partenaires.Quand on voit les caviars qu’il donne quand il le décide, moi je veux bien qu’il ne marque plus de la saison mais qu’il nous fasse minimum 1 passe décisive par match.

  4. Bon Petit Louis, bon billet encore une fois.
    J’avais dit que je serais neutre pour ce match, mais je me suis rendu compte qu’en fait, je suis bien plus attaché a Montpellier, donc j’ai fini par gueuler derrière les pailladins.
    Bref, j’ai été frappé le changement brutal de physionomie du match après la mi-temps. Le but de Giroud arrive très tôt après la reprise, et presque aussitôt après, Jeunechamp vient faire une bise anale au juge de ligne. A partir, de ce moment la, les pailladins continuaient a enflammer la rencontre comme ils avaient commencés, et même après l’ égalisation, ça continuait. J’ ai été assez bluffé par leur motivation, et leur courage.
    Sinon, j’aimerais bien savoir clairement ce qu’il s’est passé chez les parisiens a la mi-temps, parce qu’ils ont creusé leur tombe et acheté les pelles.

  5. J’ai vu sur le CFC, une exécrable émission télévisée traitant de foot, que Tiené a attrapé froid au Portugal. Ceci explique peut être cela.
    Amicalement,

  6. C’est quoi le CFC ?
    Si c’est vraiment exécrable comme pipo le dit c’est normal que je ne connaisse pas.RaymondD est un homme de qualité qui ne regarde que des programmes de qualité.

  7. Ironie bien sur. J’entendais déjà Oxianor se ramener et me reprendre de volée, mais n’est pas Moké qui veut.

  8. C’est quand notre prochaine rencontre ?
    Au plus vite j’espère.
    Car en ce moment Néné ne pourrait pas nous escroquer.
    Sinon encore une bonne académie de ta part.
    Et il faut reconnaitre à cette équipe une chose : il on envie de gagner tout leurs matchs (pas comme le losc).

  9. @Raymond : Moké est le Adam Macleod de la reprise de volée verbale. Sympa le compliment. Tu aimes le travail bien fait, Moké apprécie.

    « Et puis trop souvent à terre, sans qu’on sache vraiment s’il y a faute sur lui ou non. »
    Pourquoi quand c’est Diawara qui le dit, y a scandale ?

  10. @Moké: avant y’avait vraiment faute sur Nêné. Maintenant, comme tt le monde fait croire le bruit qu’il plonge, les arbitres n’osent plus siffler. Mais il faut reconnaître que parfois, il tombe sans qu’il y ait matière à crier au scandale.

  11. C’était quand le but de Erdinç ? :-D

    Le plus inquiétant c’est le physique : Montpellier a joué à 10 plus de 40 minutes et c’est le PSG qui a souffert (équipe coupée en deux).

  12. Petit Louis, tu supporteras donc l’ OM, ton club de coeur secret, en final de la prestigieuse coup de la ligue.

  13. Nêné mange trop à Noël c’est tout, à Monaco c’était pareil, un début de saison canon, la trêve et puis  » par où t’es passé on t’as pas vu sortir « 

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